Commanderies par département   Commanderies par département   Commanderies par département

Les commanderies de France triées par département

Département de l'Ain

Abergement (L')   (01)
Abergement (L'), hameau de Polliat
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Viriat, commune: Polliat - 01


Domaine du Temple à l'Abergement
Domaine du Temple à l'Abergement


— Ce village l'Abergement, appartenait au XIIIe siècle aux Templiers de Laumusse. Le droit de Garde à parcevoir sur les habitants fit le sujet, en 1292, d'une transaction entre le commandeur Jean de Châtelus, et Guichard, seigneur de Corgenon.
Archives du Rhône, titres de Malte, Inventaire de Laumusse, folio 12, vº.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Acoyeu   (01)
Maison du Temple d'Acoyeu
Département: Ain, Arrondissement: Belley, Canton: Belley, Commune: Brens - 01


Maison du Temple d'Acoyeu
Maison du Temple d'Acoyeu


Cette maison de Templiers d'Acoyeu doit son origine au chapitre de Belley qui, en 1142, en concéda l'emplacement aux frères de la Milice du Temple par une charte datée de Virieu. Guillaume, évêque de Belley, en fut signataire. Il consacra l'église au mois de décembre 1149 et confirma la concession: « Campum videlicet de Malliaco in quo ecclesia de Cohiaco eorumque edificia fundata sunt. » Hugues de Peyrieu fut témoin de cette concession.
Le premier commandeur du Temple d'Acoyeu fut Georges Faisandier qui réunit à son Ordre plusieurs gentilshommes du voisinage.

Outre des possessions étendues dans les paroisses de Brens et de Virignin, les Templiers d'Acoyeu possédaient encore à Passin, en Valromey, quelques fonds qu'ils aliénèrent en partie, en 1283, aux Chartreux d'Arvières.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.

Acoyeu, commune de Brens


Maison du Temple d'Acoyeu
Maison du Temple d'Acoyeu


— Ecclesia de Cohiaco
— Acouieux.
— Cette maison du Temple d'Acoyeu, la plus ancienne du département, doit son origine au chapitre de Belley, qui en concéda l'emplacement aux frères de la Milice du Temple. Guillaume, évêque de Belley, en consacra l'église, au mois de décembre 1149, et confirma la concession: «Campum videlicet de Malliaco in quo ecclesia de Cohiaco corumque edificia fundata sunt. » Outre des possessions étendues dans les paroisses de Brens et de Virignin; les Templiers d'Acoyeu possédaient encore à Passin, en Valromey, quelques fonds qu'ils aliénèrent en partie, en 1283, aux Chartreux d'Arvières. Après la suppression de l'ordre célèbre du Temple, Acoyeu fut donné aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et devint un simple membre de la commanderie de Chambéry. Au XVIIe siècle, le commandeur y faisait d'ordinaire sa résidence, de là le nom de Commanderie qu'a conservé la maison. Louis du Mesnil-Simon de Maupas, commandeur, y fit édifier, vers 1645-1650, une nouvelle habitation et trois nouvelles granges.
— Les revenus d'Acoyeu s'élevaient alors à plus de 1,000 livres.
— La chapelle était sous le vocable de la Sainte-Vierge.
— Voyez Hauréau, Gallia christiana, tome XV, Instrum. col. 310.
— Notice sur la Chartreuse d'Arvières, page 49.
— Archives du Rhône, Visites de Malte, manuscrits H, 2107, folio 10.


Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.

Maison du Temple d'Acoyeux
L'évêque Guillaume siège en 1142, date â laquelle le pape Innocent II autorise le chapitre de la cathédrale â suivre la règle de Saint Augustin.
La même année eut lieu l'établissement d'une Commanderie du Temple, sur le territoire de Belley, qui comprenait alors toute la commune de Brens.

L'évêque Guillaume et son chapitre donnèrent aux Templiers la maison et le champ de Mailleu, sur lequel furent construites l'église et la commanderie d'Acoyeu, près du pont sur le Furans qui porte encore le nom de pont de la Commanderie.

L'église fut bâtie par l'évêque de Belley, et pour que les revenus du chapitre ne soient pas diminués par cette fondation, les Templiers prirent l'engagement de payer eux-mêmes la dime, et « que si quelqu'un veut donner aux Frères sa personne ou ses biens, il ne pourra être reçu par eux, qu'avec l'autorisation de l'évêque, après qu'on lui aura représenté la primauté et les droits de l'église paroissiale, et encore â la condition expresse qu'il viendra se présenter lui-même, â cheval (equitans ipse) ou marchant sur ses pieds « (vel pedibus suis ambulans). »
Sources: Société Le Bugey (Belley, Ain). XXIVe fascicule - aout 1930, page 592 - Bnf

Acoyeu, commune de Brens
— Cohiacus, 1149 (Gall Christ, tome XV, instr., c. 309)
— Acoieu, 1149 (Ibidem)
— Accoyeux, 1261 (Guigues, Cartulaire de Saint-Sulpice, page 118)
— La Maison d'Acoyeu avait été donnée à l'Ordre des Templiers, en 1149, par Guillaume, évêque de Belley; après la suppression de cet Ordre, les Comtes de Savoie la donnèrent aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui en firent un membre de leur commanderie de Savoie.
— Templum de Cohiaco, 1149 (Gall Crist, tome XV, instr., c. 309)
— Ecclesi de Cohiaco, 1149 (Ibidem)
— Domus Templi d'Acoyeu, 1261 (Guigue, cartulaire de Saint-Sulpice, page 118)
— Accoieu, membre dépandant de la commanderie de Savoie, 1577 (Archives de l'Ain, H 869, folio 13 r)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.
Top

 

Asnieres-les-Bois   (01)
Domaine du Temple à Asnière-les-Bois
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse, Commune: Confrançon - 01


Asnière-les-Bois
Localisation: Domaine du Temple à Asnière-les-Bois


En 1198, Renaud d'Asnières, gentilhomme vivant à la fin du XIIe siècle, fit une concession aux Templiers de Laumusse. Humbert de Genod (de Crottet) fut témoin de cette donation.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.

Asnières-les-Bois
— Asneres.
— Seigneurie d'Asnières-les-Bois avec château-fort, possédée originairement par des gentilshommes des noms et armes d'Asnières, parmi lesquels Jocerand, Guillaume et Renaud d'Asnières, vivant à la fin du XIIe siècle.
Le dernier fit une concession aux Templiers de Laumusse.
— Archives du Rhône, titres de Malte, commanderie de Laumusse, dans la série H.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Bage-la-Ville   (01)
Domaine du Temple à Bâgé-la-Ville
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Bâgé-le-Châtel - 01


Domaine du Temple Bâgé-la-Ville
Domaine du Temple Bâgé-la-Ville


En 1273, les Templiers en la personne de Geoffroy, précepteur de Laumusse, reçoit des mains de Barthélémy Cholet, bourgeois de Bâgé, deux mas au hameau de Montépin, qu'il possédait en franc-alleu.
Montépin était un fief seigneurial avec maison-forte en la commune de Bâgé-la-Ville.

En 1276, au mois de février, Damons, soeur de feu Ogier dit Borgeis, de Bâgé, vend aux Templiers de Laumusse une maison sise à Bâgé-la-Ville où l'on vend des souliers, et une vigne sise vers la porte de Condenor.


Domaine du Temple Montépin
Domaine du Temple Montépin


En 1279, au mois de juillet, Jeannette, fille de feu Guichard dit Potet, de Bâgé-la-Ville, fait donation générale de tout ce qu'elle posséde aux Templiers de Laumusse, sous réserve d'usufruit.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.

Bagé-La-Ville, commune du canton de Bagé-Le-Châtel
— Baugiacus villa, 1245 (Archives du Rhône, fonds de la Maison du Temple de Laumusse: Epaisse, chapitre I, n. 3)
— Baugé la ville, 1667 (Archives du Rhône, fonds de la commanderie de Laumusse: Epaisse, chapitre II, n. 47)

Montépin, hameau de Bagé-la-Ville
— Magnus et parvus mansus de Mont Espin, 1273 (Arvives du Rhône, titres de la Maison du Temple de Laumusse, chapitre II, n° 21)
— Montépin, 1344 (Archives de la Côte-d'Or, B 552, folio r°)
— En tant que fief, Montépin était une seigneurie, avec maison forte, relevant des commandeurs de Laumusse.
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.
Top

 

Bage-le-Chatel   (01)
Domaine du Temple à Bâgé-le-Châtel
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Bâgé-le-Châtel - 01


Domaine du Temple Bâgé-le-Châtel
Domaine du Temple Bâgé-le-Châtel


En 1274, au mois de mai, Clément le Gays vend à au Templiers de Laumusse pour 4 livres parisis un mas appelé « à la Frustria » en la paroisse de Bâgé-le-Châtel.

En 1275, au mois d'avril, Jeannet Dopier, bourgeois de Bâgé, vend à Martin, prévôt de la maison du Temple de Laumusse, pour 18 sols, monnaie de Macon, un cens de 12 deniers qu'il avait sur une vigne dite « de Barra. »

En 1298, au mois de janvier, Jeannette « li Benderi », fille d'Etienne Moncaner, donne à Etienne Chacilou, son neveu, une pièce de terre pour laquelle celui-ci paiera au Temple de Saint-Martin-le-ChâtelDomaine Saint-Martin-le-Châtel
Domaine Saint-Martin-le-Châtel
un cens de 2 deniers parisis.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.

Bagé-Le-Châtel, commune de l'arrondissement de Bourg.
— Parrochia Baugiaci castri, 1274 (Archives du Rhône, fonds de la Maison du Temple de Laumusse chapitre II, n. 13)
— Il y avait un hôpital à Bagé, dès le XIVe siècle, Domus hospitalis Baugiaci (Archives de la Côte-d'Or, B 552, folio 5 r°)
Saint-Martin-le-Chatel, commune du canton de Montrevel
— Domus Sancti Martini lo Chastel, 1242 (Archives du Rhône, titres de la Maison du Temple de Laumusse: Saint-martin, chapitre II, n°3)
— Sanct-Martin le Chastel, 1559 (Archives du Rhône, Saint-Jean)
— Dès le commancement du XIIIe siècle, les Templiers possédaient à Saint-Martin une maison qui était membre de Laumusse.
— 1312, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem succèdent aux Templiers.
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.
Top

 

Balmont   (01)
Temple de Balmont
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse, Commune: Saint-Martin-le-Châtel - 01


Temple de Balmont
Temple de Balmont


— Apud Bellum montem: subtus Bemont, Beaumont.
— Dès le milieu du XIIIe siècle, les Templiers étaient possessionnés dans ce village.
— Ils acquirent de nouveaux fonds en 1276, 1286 et 1288.
Voyez Archives du Rhône, titres de Malte.
— Inventaire de la commanderie de Laumusse, manuscrits H, 2242, folio 67.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Beligneux   (01)
Domaine du Temple à Béligneux.
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montluel - 01


Domaine du Temple à Béligneux.
Localisation: Domaine du Temple à Béligneux.


— Cimiterium Biligniaci; Bilignieu, Biligneu, Billigneu, Biligneux, Beleigneu, Belligneu.
— Paroisse sous le vocable de saint Pierre; le chapitre de Saint-Paul de Lyon nommait à la cure.
— Au commencement du XIIIe siècle ce chapitre reçut en don d'une dame nommée Gandelma, femme d'Aimon de Pomaret, une verchère sise dans le cimetière de Béligneux. En 1253 il acquit de Guy de Meximieux toute la directe qu'il avait sur les fonds de cette paroisse, et, en 1294, celle qu'y possédaient avec la moyenne justice, Thibaud et Beraud de Versailleux.
— Les Templiers de Molissole possédaient aussi à Béligneux des droits de fief, qui leur avaient été donnés, en novembre 1253, par Hugues, fils de Pierre Mouton.
Archives du Rhône, titres de Malte, commanderie de Laumusse, dans la série H.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Belley   (01)
En 1149, sur le hameau de Coron, vivait un Bernard de Coron qui fut témoin d'une concession faite aux Templiers d'Acoyeu par l'évêque de Belley.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.
Top

 

Beny   (01)
Domaine du Temple de Bény
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Coligny - 01


Domaine du Temple de Vacon
Domaine du Temple de Vacon


En 1253, au mois de mai, Albert de la Tour, seigneur de Coligny et de Treffort, cèda aux Templiers de Saint-Martin-le-Châtel tous ses droits, le domaine, le fief et l'usage qu'il avait sur la forêt de Vacon.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain
Top

 

Bey   (01)
Biens du Temple à Bey
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle - 01

En 1255, au mois de juin, Robert de Saint-Cyr, damoiseau, prête hommage à frère Paris, commandeur des maisons du Temple de Laumusse et de Belleville, pour une pièce de terre qu'il posséde dans la paroisse de Bey.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain
Top

 

Biziat   (01)
Domaine du Temple de Biziat
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Châtillon-sur-Chalaronne - 01


Domaine du Temple de Biziat
Localisation: Domaine du Temple de Biziat


En 1275, au mois d'avril, Jacques, Henri et Marguerite de Féliciat confessent tenir en fief des Templiers de Laumusse un mas appelé « Namandri-Gilonier », situé à la Moussière.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.
Top

 

Bocarnoz (Coligny)   (01)
Maison du Temple de Bocarnoz
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Coligny - 01


Maison du Temple de Bocarnoz
Localisation: Maison du Temple de Bocarnoz


Peut-être était-ce Saint-Jean, écrat de Coligny, sur la carte de cassini au XVIIIe siècle ?
Bocarnoz, écart de la commune de Coligny (01).
— Bocarno, 1425 (Archives du Rhône, H 2759)
— Bocarnout, 1425 (Archives du Rhône, H 2759)
— Bocarnod, 1563 (Archives de l'Ain H 923, folio 33rº)
— Bocarnoz, 1563 (Archives de l'Ain H 923, folio 33rº)
— Bocarnoz, 1674 (Archives du Rhône, H 2248, folio 2 rº)
— Beaucarnoz, 1836 (Cadastre)
— Les Templiers possédaient une Maison à Bocarnoz.
— Le Temple de Bocarnoz, titres de ce Temple: (Archives de l'Ain, H 909-910)
— Après la suppression de l'Ordre du Temple, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, héritèrent de la Maison du Temple de Bocarnoz, qui est devenue sous les Hospitaliers le septième membre de la commanderie de Laumuse.
— La Maison de Boccarnod, 1675 (Archive du Rhône, H 2238, folio 7 rº)
Sources: Dictionnaire Topographique de l'Ain, rédigé par Edouard Philipon. Paris MDCCCCXI.
Top

 

Brens   (01)
Domaine du Temple de Brens
Département: Ain, Arrondissement: Belley, Canton: Belley, Commune: Virignin - 01


Domaine du Temple de Brens
Domaine du Temple de Brens


— Ecclesia, villa de Brens, de Breins.
— Paroisse sous le vocable de Saint-Michel unie, au XVIIe siècle, à celle de Belley.
— Les Chevaliers de Malte possédaient dans cette paroisse des biens qu'ils avaient recueillis dans l'héritage ou succession des Templiers d'Acoyeux, après 1312.
— Un arrêt du parlement, en date du 10 juin 1610, condamna les Chevaliers de Malte à en payer la dîme au chapitre de Belley « soit que ces fonds fussent cultivés aux frais du commandeur ou qu'ils fussent amodiés. »
— Guicheron, Bresse et Bugey, page 72, premier paragraphe, page 181.
— Collet, Statuts de Bresse, tome I, page 58.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Bressolles   (01)
Domaines du Temple de Bressolles
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montluel - 01


Domaines du Temple de Bressolles
Domaines du Temple de Bressolles


— Villa de Breissolla, Breissola, Brusola, Breyssolla, Breyssola, Bressola, Bressolle.
— Paroisse sous le vocable de saint Marcellin.
— L'abbé de l'Ile-Barbe nommait à la cure.
— Bressolles fut confirmé à l'Ile-Barbe en 971, par le roi Conrad, et, en 1183, par le pape Lucius.
— En 1220, Rainard et Albert de la Fontaine reconnurent qu'ils n'avaient aucun droit sur la garde du village dont Guichard de Rigneux, damoiseau, prit un tiers en fief de l'abbé de l'Ile-Barbe, en 1230.
— La dîme de Bressolles dépendait très-anciennement de la manse abbatiale.
— En 1309, elle fut unie à l'aumônerie. Cette union fut confirmée en 1325.
Les Templiers de Lyon possédaient dans cette paroisse des fonds qui leur avaient été donnés, en 1274, par Barthélémy de Pomiers.
— Le chapitre de Saint-Paul y possédait aussi des droits acquis en 1237 et en 1296.
— Le revenu de la cure consistait dans la moitié des dîmes de la paroisse et dans le produit d'une vigne et d'une terre.
— Le Laboureur, Masures de l'Ile-Barbe, tome I, page 84.
— Ménestrier, Histoire consul, de Lyon, premier paragraphe XXXVII.
— Abbé Chevalier, Inventaire du Dauphine en 1546, page 181.
— D. Bouquet, tome IX, page 702.
— Obituaire Lugd. ecclesiae, page 141.
— Documents des Dombes, tome I, pages 46, 92, 183, 502.
— Archives du Rhône, grande pancarte de l'Ile-Barbe, 41º peau.
— Titres de l'Ile-Barbe, Arm. Moab, vol. 7, nos 1 et 2, p. 17 de l'Invent.
— Inventaire Saint-Paul, fº 76, nº 1.
— Titres Malte.
— Cartulaire de l'aumônerie de l'Ile-Barbe, folios 19, 24.
— Visite pastorale de 1656, folio 26.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Broiselant   (01)
Maison du Temple de Broiselant

En 1286, en juin, au hameau de Broiselant, Guillaume Rebutin, chevalier, y prend en fief une maison noble de Jean de Chazelles, précepteur de la Milice du Temple de Laumusse.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain
Top

 

Bruel   (01)
Domaine du Temple à Bruel
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse, Commune: Saint-Didier-d'Aussiat - 01


Domaine du Temple à Bruel
Localisation: Domaine du Temple à Bruel


— Breuil, Brueil.
— Ce village, au XIVe siècle, était possédé presque entièrement par les Templiers de Saint-Martin-le-Châtel.
Archives du Rhône, titres de Malte, Inventaire de 1627, folio 66.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Buchipotière   (01)
Domaine du Tample à La Buchipotière
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle, Commune: Bagé-la-Ville - 01

— Ancien mas, dépendant du Temple de Laumusse.
— Au mois de mai 1230, Guillaume de Biolière vendit aux Templiers les droits qu'il avait sur ce mas du chef de sa femme.
Archives de l'Ain, titres de Laumusse.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.

Buchipotière (La)
— Ancien mas aujourd'hui disparu
— Ancien mas à ou près de Bagé-la-Ville.
— Mansus de la Buschipoterie, 1230 (Archives du Rhône, titres de la commanderie de Laumusse, chapitre I, n.2)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.
Top

 

Chavagnat (Saint-Jean-sur-Veyle)   (01)
Domaine du Temple de Chavagnat ou Saint-Jean-sur-Veyle
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle - 01


Domaine du Temple de Chavagnat
Localisation: Domaine du Temple de Chavagnat


— Nom primitif de la paroisse de Saint-Jean-sur-Veyle
— In villa Cavaniaco; super Chavaigniacum, Chavenna, Chavaigneu, Chavaigna, Chavagnia; parrochia Chavaignaci super Velam; de Chavaigniaco super Velam; caratus Chavagnaci super Velam, Chavagnat-sur-Veyle.
— Ancienne paroisse sous le vocable de saint-Jean-Baptiste, remplacée, vers 1605, par celle de Saint-Jean-des-Aventures ou de Sain-Jean-sur-Veyle.
— Le chapitre de Saint-Vincent de Mâcon nommait à la cure.
— Vers 1020, Otton, comte de Mâcon, se désista des droits qu'il pouvait avoir sur un alleu situé à Chavagnat, alleu donné à l'église de Saint-Vincent par un des chanoines nommé Aimard. Les chanoines de Mâcon possédaient dans la paroisse deux moulins, qui firent le sujet d'une contestation avec Bernard de Mézériat, vers 1074-1096.
Dès le XIIe siècle, les Templiers de Laumusse étaient possessionnés à Chavagnat.
— Les hospitaliers d'Epaissey possédaient aussi deux moulins et un battoir qu'ils avaient reçus en don, en 1250, d'Etienne d'Espeysse.
— Par son testament du 1er septembre 1360, Pierre de Sachins, curé de Chavagnat, fit un legs à l'église.
— Cartulaire Saint-Vincent de Mâcon, page 267, charte 161, et page 323; charte 518.
— Bibliothèque Sebusiana, cent. I, cap. 66, p. 141.
— Cartulaire de Savigny et d'Ainay, p. 929, 950, 977,1006 et 1016.
— Archives du Rhône, titres de l'Ordre de Malte; Ibid., Registre des insinuations de l'officialité A-B, folio 71.
— Visite pastorale de 1656, folio 580.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Chazeau   (01)
Domaine du Temple à Chazeau
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse, Commune: Saint-Didier-d'Aussiat - 01


Domaine du Temple à Chazeau
Localisation: Domaine du Temple à Chazeau


Chazeau, hameau de Saint-Sulpice.
— Apud Chazaus.
— Ce hameau est mentionné dès 1286.
— Les Templiers de Laumusse y étaient possessionnés.
Archives du Rhône, fonds de Malte, titres de Laumusse, chapitre I, nº 18.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Clermont (Ain)   (01)
Fief du temple de Clermont
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse - 01


Fief du temple de Clermont
Localisation: Fief du temple de Clermont


— Ce hameau paraît avoir été un ancien fief possédé par des gentilshommes qui en portaient le nom, parmi lesquels on connaît Robert et Humbert de Clermont, frères, qui donnèrent, au mois de septembre 1236, aux templiers de Laumusse, ce qu'ils y possédaient, et Gérard de Clermont qui transigea sur cette donation, en 1250.

— Ce hameau ne figure pas sur la carte de Cassini, il devait être situé entre les lieux-dits: La Lèchère, La Forêt, La Curtillere, Le Carouge.
Inventaire manuscrits de Laumusse de 1627, folio 8, aux archives du Rhône H, 2212.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Cocogne   (01)
Domaine du temple à Cocogne
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle, Commune: Saint-Genis-sur-Menthon - 01


Domaine du temple à Cocogne
Localisation: Domaine du temple à Cocogne


— Cosconacum.
— Ce tout petit hameau, qui seul a conservé le nom ethnique ou civil de la commune de Saint-Genis, était, aux Xe et XIe siècles, le chef-lieu de« l'ager Cosconacensis », lequel comprenait les paroisses de Saint-Genis, Confrançon, Curtafond et Mézériat.
— En 1272, Bonet de Porteboeuf, damoiseau, reconnut tenir du fief d'Amé de Savoie, comme mari de Sibille de Bâgé, tout ce qu'il possédait à Cocogne, ou étaient aussi possessionnés les templiers de Laumusse.
Sources: — Cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, pages 288 et 318.
— Carlulaire de Savigny et d'Ainay, pages 1075 et 1090.
— Aubret, tome I, pages 100, 176, 178.
— Guichenon, Bresse, paragraphe premier, page 17.
— Archives du Rhône, Inventaire des titres de Laumusse.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Condamine-la-Doye   (01)
Domaine du Temple de La Condamine
Département: Ain, Arrondissement: Nantua, Canton: Brénod, Commune: Chevillard - 01


Domaine du Temple de La Condamine
Localisation: Domaine du Temple de La Condamine


— Condamina; de Condamina de la Doys; villa Contamine de la Dueys; la Doys de Condamina.
— Paroisse sous le vocable de saint Pierre, ancienne annexe de Vieu-d'Izenave.
— Condamine n'apparaît que vers le commencement du XIIIe siècle.
— Il dépendait alors du fief des seigneurs du Balmey, dont les aînés prenaient le nom de Condamine.
— Les droits des seigneurs du Balmey passèrent peu à peu, par suite de donations et de ventes, aux chartreux de Meyriat et aux prieurs de Nantua.

— Vers 1230, les templiers de Molissole tentèrent de s'établir à Condamine et d'y fonder une maison de leur ordre, dans les fonds que leur avait donnés un gentilhomme du pays, Garnier du Balmey. Les chartreux de Meyriat s'opposèrent à leur installation en invoquant leurs priviléges, et, par sentence arbitrale rendue en 1232, par les prieurs de Portes et de Saint-Sorlin, conjointement avec l'archiprêtre d'Ambronay, les Templiers furent condamnés à démolir la maison qu'ils avaient élevée, tout en conservant la libre disposition de leurs terres.

— En 1236, Amé III du Balmey céda à Humbert de Mornay, prieur de Nantua, tous les droits qui lui restaient encore sur ce village que les religieux placèrent, en 1270, sous la garde du sire de Thoire-Villars.
— Ce droit de garde servit de prétexte aux sires de Thoire-Villars, pour s'arroger tous les droits de suzeraineté sur Condamine.
— En 1355, ils l'unirent au mandement de Saint-Martin-du-Frêne, et, en 1366, ils en cédèrent toutes les renies féodales à Amé de Meyriat, seigneur de Maillat.
— En 1354, ils avaient fait aux habitants, moyennant une faible redevance, de larges concessions dans les forêts de sapins, concessions qui furent la cause du développement que prit bientôt Condamine, qui n'était, jadis, qu'un tout petit hameau de Vieu-d'Izenave.
Debombourg, Archives du Bugey, tome I. — Archives de l'Ain, titres Meyriat et Nantua, dans la série H et série E, nº 221.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Confranchesse   (01)
Domaine du Temple à Confranchesse
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse, Commune: Saint-Martin-le-Châtel - 01


Domaine du Temple à Confranchesse
Localisation: Domaine du Temple à Confranchesse


— Les Templiers de Saint-Martin étaient possessionnés des 1287.
Archives du Rhône, Inventaire, titres de Laumusse, manuscrit folio 62.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Confrancon   (01)
Domaines du Temple de Confrançon
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse, Commune: Confrançon - 01


Domaines du Temple de Confrançon
Localisation: Domaines du Temple de Confrançon


— En 1209, sur le hameau de Cornaton, Hugues de Cornaton, chevalier, transigea avec les Templiers de Laumusse au sujet d'un moulin sis sous Polliat.


Domaine du  Temple à Polliat
Localisation: Domaine du Temple à Polliat


— En 1254, au mois de juin, Guillaume Frillet donne aux Templiers tout ce qu'il possède à Cornaton.

— Au hameau d'Asnières-les-Bois, Renaud d'Anières, gentil-home vivant à la fin du XIIe siècle, fit une concession aux Templiers de Laumuse en 1198. Humbert de Genod (de Crottet) fut témoin de cette donation.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.
Top

 

Cornaton   (01)
Domaine du Temple à Cornaton
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse, Commune: Confrançon - 01


Domaine du Temple à Cornaton
Localisation: Domaine du Temple à Cornaton


— Fief avec maison-forte, justice moyenne et basse, possédé, au commencement du XIIIe siècle, par Hugues de Cornaton, chevalier, qui transigea, en 1209, avec les templiers de Laumusse, au sujet d'un moulin sis sous Polliat.

— Il passa depuis à la famille de la Gelière, Jean, fils aîné de Guillaume de la Gelière, le reçut en partage, vers 1350. Sa postérité en jouit jusqu'à Pierre de la Gelière, qui le légua, par testament du 8 octobre 1576, à Louise, sa soeur, femme du seigneur de Marliat, dont les héritiers l'aliénèrent, en 1614 et 1612, à Marc-Marie de Riccé, écuyer. De la famille de Riccé, Cornaton passa, vers 1780, à M. Archimbaud, ancien conseiller à la cour des monnaies, qui en était seigneur lors de la convocation des Etats-Généraux.
— Le château vient d'être livré aux démolisseurs.
— Archives du Rhône, titres de Laumusse et Saint-Martin-le-Châtel.
— Guichenon, Bresse, page 16.
— Nobiliaire de Bresse, page 156.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Coron   (01)
Domaine du Temple à Coron
Département: Ain, Arrondissement et Canton: Belley - 01


Domaine du Temple à Coron
Localisation: Domaine du Temple à Coron


— In Coronae villa; de Corroum; villa de Corone.
— En 861, Charles, roi de Provence, donna à Remy, archevêque de Lyon, des fonds situés dans ce village, qui paraît avoir été un très-ancien fief.

— En 1149 vivait un Bernard de Coron, qui fut témoin d'une concession faite aux templiers d'Acoyeu, par l'évêque de Belley.
— Le 11 mai 1602, François de Poisat fournit le dénombrement d'une rente noble, qui se levait à Coron.
— Achery, Spicil., tome XII, page 122.
— D. Bouquet, tome VIII, page 398.
— Gallia Christiana, tome XV. instr. col. 310.
— Nobiliaire du Bugey, page 31.
— Guichenon, Article sur le Belley, page 28.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Corvangel   (01)
Domaine du Temple à Corvangel
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse, Commune: Saint-Martin-le-Châtel - 01


Domaine du Temple à Corvangel
Localisation: Domaine du Temple à Corvangel


— Villa que dicitur Curtis Waldonisca; villa de Corvandello, Courvandeau, Conandeau.
— Vers 970, du temps de l'évêque Odon, un nommé Adalard donna à l'église Saint-Vincent de Mâcon deux mas et une vigne situés dans ce village, avec les serfs qui y étaient attachés.

— En février 1276, Sorine et Berarde, filles de feu Bernard de Saint-Sulpice, aliénèrent aux templiers de Saint-Martin-le-Châtel, moyennant 7 livres de viennois, les cens et les services qui leur appartenaient à Corvangel.
— Cartulaire Saint-Vincent de Mâcon, page 189, nº 323.
— Archives du Rhône, titres de Saint-Martin-le-Châtel.
— Inventaire des titres de Laumusse, manuscrits.

Sources: Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Cras-sur-Reyssouze   (01)
Domiane du Temple de Cras-sur-Reyssouze
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montrevel-en-Bresse - 01


Domiane du Temple de Cras-sur-Reyssouze
Localisation: Domiane du Temple de Cras-sur-Reyssouze


En 1293, les Templiers de Saint-Martin-le-Châtel acquirent les fonds que possédait dans cette paroisse Guillemette, fille de François de Cuisery.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.

Cras, commune du canton de Montrevel-en-Bresse.
— Ecclesia de Cra, decima de Crasso.
— Paroisse sous le vocable de saint Jean-Baptiste.
— Le chapitre de Saint-Vincent de Mâcon nommait à la cure.
— Cras était déjà paroisse au XIIIe siècle.
— En 1272, Bérard de Beyviers reconnut tenir du comte de Savoie la moitié de la dîme.
— En 1293, les Templiers de Saint-Martin-le-Châtel acquirent les fonds qu'y possédait Guillemette, fille de François de Cuisery.
— Le revenu de la cure consistait dans le quart des dîmes et dans le produit de quelques terres et prés. Le tout, évalué en argent, pouvait s'élever à 400 ou 500 livres.
— Cartulaire de Savig. et d'Ainay, pages 929, 950, 977, 1006 et 1017.
— Guichenon, Bresse, premier parargaphe page 20.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, titres du Temple de Saint-Martin, chapitre I, nº 5.
— Visite pastorale de 1656, folio 315.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Crottet   (01)
Domaine du Temple de Crottet
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle - 01


Domaine du Temple de Crottet
Localisation: Domaine du Temple de Crottet


— In villa Croteldi; de Croteyl; Croteil, Crotel, Crotes, Crotez, Crotet.
— Paroisse sous le vocable de saint Paul. Le chapitre de Saint-Paul de Lyon nommait à la cure.
- Crottet est mentionné, pour la première fois, dans une charte de 924.
— Vers 1018-1030, Otton, comte de Mâcon, se désista des droits qu'il pouvait avoir sur certains fonds qui y étaient situés et qui avaient été donnés à l'église de Saint-Vincent de la même ville par un chanoine nommé Ainard.
— Vers 1180, les templiers vinrent s'établir à Crottet et y fonder la maison de Laumusse.
— Vers la même époque, les chanoines de Saint-Paul de Lyon étaient déjà en pleine possession du patronage de l'église et de droits de dîme étendus, qui leur furent reconnus par transaction passée, en 1230, entre l'obédiencier du lieu et le seigneur de Rebutin.
— En vertu d'un accord, daté du mois de juillet 1306, le curé percevait, pour son entretien, le tiers de la dîme.
— Aubret, Mémoire tome I, page 94.
— Cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, page 267, charte 161.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, titres de Laumusse.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, titres Saint-Paul, charte II, Registre des insinuations de l'officialité, vol. A-B, folio 71.
— Visite pastorale de 1656, folio 581.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Crozet   (01)
Maison du Temple de Crozet
Département: Ain, Arrondissement et Canton: Gex, Commune: Chevry - 01


Maison du Temple de Crozet
Localisation: Maison du Temple de Crozet


— Rector domus templi de Croyset, Croiset, Croset.
— Paroisse sous le vocable des saints Jacques et Philippe.
— Le revenu de la cure consistait dans une partie de la dîme.
— L'ancienne église, fort endommagée par les Bernois et la Révolution, a fait place à l'église actuelle, consacrée par Mgr Devie, en 1834.
— Les Templiers possédaient, au XIIIe siècle, à Crozet, une maison de leur ordre, qui passa, après leur suppression, aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. Ces derniers en firent un membre d'abord de la commanderie de La Chaux-en-Vaud, puis de celle des Feuillets.
— Les titres les plus anciens que j'ai pu retrouver, concernant ce membre, ne remontent pas au-delà de 1334. Les autres sont égarés ou détruits.
— Au milieu du XVIIe siècle, l'établissement des hospitaliers de Crozet ne consistait plus « qu'en de vieilles masures. » La chapelle venait d'en être reconstruite par les soins d'un prêtre nommé Léonard Bondillon, qui en avait été pourvu, en 1630, par le commandeur de la Verchère.
— Brossard, Histoire du pays de Gex, page 438.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, Inventaires des Feuillets, folio 59.
— Procès-verbaux des visiteurs de Malte en 1652, folio 218.
— Pouillé, manuscrits de Genève du XIIIe siècle, manuscrits 1001 de la Bibliothèque nationale.
— Depery, Histoire hagiol., de Belley, tome I, page 378.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Cruzilles-les-Mepillat   (01)
Domaines du Temple de Cruzilles-lès-Mépillat
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle - 01


Domaines du Temple de Cruzilles-lès-Mépillat
Localisation: Domaines du Temple de Cruzilles-lès-Mépillat


— In villa Mispiliaco, de Mespiliaco, Mespliaci; Mispillia, Mespeillie, Mespillie, Mespilleu, Mespillieu, Mespillia, Mepiliat.
— Paroisse sous le vocable de saint Marc.
— L'abbesse de Saint-Pierre de Lyon nommait à la cure.
— Mépillat, qui fut confirmé, en 1245, par le pape Innocent IV, aux religieuses de Saint-Pierre, apparaît vers le milieu du Xe siècle. Vers 938-954, un prêtre-chanoine, du nom d'Aygred, donna à l'église de Saint-Vincent de Mâcon un curtil et une vigne qu'il y possédait.
Au XIIIe siècle, les Templiers de Laumusse détenaient une grande partie des fonds de la paroisse, en vertu d'une cession que leur fit, au mois de juin 1255, Robert de Saint-Cyr, damoiseau.
— Parmi les bienfaiteurs anciens de l'église, on connaît Bérarde de Crangeat, veuve de Léonard de Rossillon, qui y fit une fondation en 1447.
— Les revenus de la cure s'élevaient à environ 350 livres.
— Le curé percevait, à son profit, la presque totalité des dîmes et jouissait, en outre, du produit de quelques terres, prés et vignes.
— La maison-forte et la seigneurie de Mépillat étaient possédées, vers 1380, par Etienne de Frans, damoiseau, qui les vendit, de concert avec Etienne de Tremblay, son épouse, à Jean de Crangeat, chevalier.
— Bérarde de Crangeat, petite-fille de Jean, les porta en mariage à Léonard de Rossillon, seigneur de Beauretour, dont le fils, Guillaume, ne laissa qu'une fille, Claudine, femme d'Antoine de la Forest.
— Urbain et Claude de la Forest vendirent la seigneurie de Mépillat, en 1561, à Claude de Sachins, seigneur de la Mylatière, qui mourut sans enfant. Ses héritiers se partagèrent sa succession, le 23 mars 1576. Mépillat échut à Jacques et à Claude Regnaud, ses neveux, et resta dans leur famille jusqu'au mariage de Claudine Regnaud avec Philibert-François Garron de Coralin, écuyer, qui en reprit le fief, en 1728, et le transmit à ses descendants, lesquels le cédèrent, quelques années avant la Révolution, à François-Marie de Châtillon.
— Cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, page 184, charte 315.
— Cartulaire de Savigny et d'Ainay, pages 926, 946, 975, 1000 et 1019.
— Bibliothèque Sébusiana, page 413.
— Estiennot, Frag., historiques Aquitan., fº 47.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, titres de Laumusse.
— Archives de l'Ain, titres Mépillat.
— Visite pastorale de l'archevêque en 1656, fº 391.
— Visite de l'archiprêtre de Dombes en 1710, page 41.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Curtaringes   (01)
Domaine du Temple de Curtaringe
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Viriat - 01


Domaine du Temple de Curtaringe
Localisation: Domaine du Temple de Curtaringe


— Corterenga, Cortarenges.
— Maison de templiers dépendant de la précepterie de Laumusse et dont on ne trouve plus mention après la suppression de cet ordre célèbre.
— Au mois de mai 1233, les frères Bouchard se désistèrent, en faveur de Laumusse, de tous les droits qu'ils pouvaient prétendre sur les biens dont la « maison du temple de Curtaringes » était investie.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, Inventaire de Laumusse, rédigé en 1627, folio 7, mss H, nº 2212.
— Archives du Rhône, fonds de Malte, titres Tessonge, chapitre II, nº 1.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Druillat (Molissole)   (01)
Druillat, le temple de Molissole
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-d'Ain, Commune: Druillat - 01


Maison du Temple de Molissole
Localisation: Maison du Temple de Molissole


— Durlies, Durrlies, Durille, Durlya, Durlia, Druylles, Drouillard, Druliat, Drulliat.
— Paroisse sous le vocable de saint Georges.
— L'abbé d'Ambronay nommait à la cure.
— Je n'ai trouvé aucun renseignement sur le prieuré que les religieux d'Ambronay avaient établi à Druillat.
— Dès le commencement du XIIIe siècle, les templiers y possédaient une maison appelée le temple de Molissole, qui passa, après leur suppression, aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.
— Parmi les bienfaiteurs de l'église, on compte Girard de la Palud, seigneur de Varambon (1299), et le cardinal Louis de la Palud, qui lui fit un legs dans son testament du 19 juin 1449. Les revenus de la cure consistaient dans le tiers de la dîme et dans le produit de deux ouvrées de vigne et d'un jardin.
Cartulaire de Savigny et d'Ainay, pages 925, 919, 975, 1003, 1005 et 1015. — La Teyssonnière, tome III, page 119, et tome IV, page 575. — Archives du Rhône, titres de Malte. — Archives de l'Ain, titres Molissole. — Visite pastorale de 1655, folio 101.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Ecopets   (01)
Maison du Temple des Ecopets
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Saint-Trivier-de-Courtes, commune: Vernoux - 01


Maison du Temple des Ecopets
Localisation: Maison du Temple des Ecopets


A l'extrême nord du département les Templiers possédaient la maison des Ecopets ou Escopets. Nous n'avons pas de renseignements sur cette maison templière, la seule chose que je puisse dire, est que les Templiers d'Ecopets, avaient très probablement des terres, des bois, des vignes. Nous ne savons pas si cette maison avait une chapelle, pas plus si elle était une ferme avec des bâtiments agricoles.
Sources: Société Historique de l'Ain; Dictionnaire topographique de l'Ain.

Maison du Temple des Ecopets
Membre de La Maison du Temple de Laummusse.
— Avec chapelle, terres, prés, dimes et une grande fôret.
« Revenus 833 livres »
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne - Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors - Bâle - Genève - 1883.

Escopet, hameau de Vernoux
— Escopais, domus milicie Templi d'Escopay; Ecopet.
— Maison de templiers, puis de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, dépendant de la commanderie de Laumusse.
— Le titre le plus ancien que j'ai rencontré concernant le Temple d'Escopet est daté du mois de mai 1227.
— Les possessions de cette maison s'étendaient sur les villages de Champagnat, de Vaux, de Saint-Trivier-de-Courtes, de Cuisiat et de Montroissiat.
— Suivant le procès-verbal de visite de 1652, la chapelle d'Escopet, sous le vocable de saint Jean-Baptiste, était alors en fort bon-état. Le service s'y faisait le jour de la fête du patron et des fêtes solennelles.
— La dîme de ce village se partageait entre le commandeur de Laumusse, l'évêque de Mâcon, le seigneur de Montjay et le curé de la Genête.
— Les revenus de ce membre s'élevaient à 600 livres.
— Archives du Rhône, fonds de Malte.
— Visite de 1652, folio 194.
— Inventaire des titres de Laumusse de 1627, folio 103.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Ecorcheloup   (01)
Maison du Temple d'Ecorcheloup
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montluel - 01


Maison du Temple d'Ecorcheloup
Localisation impossible d'Ecorcheloup, il n'y à plus aucune trace


Au sud du département de l'Ain, les Templiers possédaient la puissante maison d'Ecorcheloup. fondée au XIIIe siècle, elle avait de nombreuses dépendances sous sa juridiction.
Sources: Société Historique de l'Ain; Dictionnaire topographique de l'Ain.

Maison du Temple d'Ecorcheloup près Dagneux
— De cette importante maison de Templiers, nous ne trouvons pas mention avant 1271. Tout laisse penser cependant qu'elle était plus ancienne.
— Jean de Chazelles, qui en était commandeur en 1282, reçut la donation que lui fit de tous ses biens Etienne Garnier de Pèrouges.
— En 1283, au mois de juillet, il fit un èchange de cens et de servis avec Humbert de Buenc, damoiseau, fils de feu Jean de Buenc, chevalier.
— En 1286, au mois de mai, il cèda au seigneur de Montluel le fief du moulin de Girin de Rochetaillée, la moitié du moulin et du battoir de Tournesac, et reçut en retour des droits utiles aux fonds dont dépendait sa maison.
— Dépendait du Temple d'Ecorcheloup une maison entourée de fossès et appelée Tanay, située dans la commune de Tramoyes, qui avait été donnée aux Templiers en 1200 par Guichard, seigneur d'Anthon, avec tout ce qu'il possédait dans les terres, les fonds, les près et les vignes compris entre le chemin de l'Orme, le territoire de Châne, la côte de Rappant et la forêt Grumer. Par ce même acte de donation, le seigneur d'Anthon cèdait aux frères du Temple le droit de parcours dans toute sa terre pour le bétail de leurs granges de Domenas, de Miribel, de Montluel et de Tanay.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain.

Maison du Temple d'Ecorcheloup
— Ecorcheloup-les-Montuel, membre de la commanderie Les Feuillets.
— A un quart de lieu de Montuel, à 3 lieues du chef et à 4 lieues de Lyon.
— Consiste en un domaine, prés, terres de 60 livres.
« Revenus 660 livres »
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne - Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors - Bâle - Genève - 1883.

Ecorcheloup ou Corcheloup, commune de Dagneux.
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Montluel - 01
— Domus milicie Templi d'Escorchebo, d'Escorchilou, de Corchylou, de Corchilou.
— Maison de Templiers, puis de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, dont je n'ai pas trouvé mention avant l'an 1271, quoiqu'elle soit certainement plus ancienne.
— Jean de Chaselles, qui en était commandeur, en 1282, reçut la donation que lui fit de tous ses biens Etienne Garnier de Pérouges.
— L'année suivante, il fit un échange de cens et de services avec Humbert de Buenc, damoiseau.
— En 1286, il céda au seigneur de Montluel le fief du moulin de Girin de Rochetaillée, la moitié du moulin et du battoir de Tournesac et reçut, en retour, des droits utiles aux fonds dépendant de sa maison.
— Du Temple d'Ecorcheloup dépendait une maison entourée de fossés et appelée de Tanay, située dans la commune de Tramoyes, qui avait été donnée aux Templiers, en 1200, par Guichard d'Anthon, avec tout ce qu'il possédait dans les terres, les fonds, les prés et les vignes compris entre le chemin de l'Orme, le territoire de Châne, la côte de Rappant et la forêt Grumer.
— Par ce même acte de donation, le seigneur d'Anthon concéda aux frères du Temple le droit de parcours dans toute sa terre pour le bétail de leurs granges de Domenas, de Miribel, de Montluel et de Tanay.
— En 1652, il ne restait déjà plus que des ruines du Temple d'Ecorcheloup et ses dépendances ne consistaient plus qu'en un domaine, un grand pré, quelques terres et des rentes féodales. Il formait alors un membre de la commanderie des Feuillets.
— Documentation des Dombes, tome I, pages 72,185 et 221.
— Archives du Rhône, titres de la commanderie de Saint-Georges.
— Inventaire des Feuillels de 1671, folio 85.
— Visite de Malte de 1652, mss. fº 212.
— Visite de 1615, mss. H, 2155.
— Visite de 1721, mss. H, 2160.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Feillens   (01)
Domaines du Temple de Feillens
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Bâgé-le-Châtel - 01


Domaines du Temple de Feillens
Localisation: Domaines du Temple de Feillens


— In villa Felins; de Felinz; in villa Felingis; de Felines; ad Felynes, Felline, Feuillians.
— Le chapitre de la métropole de Lyon et les Templiers de Laumusse étaient aussi possessionnées à Feillens.
— Le chapitre de Lyon, par suite d'un leg fait, vers 1200, par le chanoine Girin Baiveis.
— Les Templiers de Laumusse, en vertu d'une donation de Bernard de Saint-Sulpice (1224)
— Archives du Rhône, Inventaires des titres de Laumusse, manuscrits II, 2242, folio 7.
— Visite pastorale de 1656, folio 372.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Feliciat   (01)
Fief de Féliciat
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Châtillon-sur-Chalaronne, Commune: Vonnas - 01


Fief de Féliciat
Localisation: Fief de Féliciat


— De Feliciaco.
— Ancien fief qui paraît avoir été possédé par des gentilshommes qui en portaient le nom. De leur famille étaient Jacques, Henri et Marguerite de Féliciat, qui confessèrent, au mois d'avril 1275, tenir en fief des Templiers de Laumusse un mas appelé Namandri-Gilonier, situé à Biziat, au village de la Moussière.

— Au commencement du XIVe siécle, Féliciat appartenait aux seigneurs de Marmont.
— En 1323, Etienne Sauvage, seigneur de Marmont, légua l'usufruit des fonds qui en dépendaient, avec le pourpris où avait été jadis la maison-forte, à Isabelle, sa soeur, religieuse à Neuville. Ce fief fut probablement éteint à la suite de je n'ai pu savoir quelle circonstance, car il fut érigé de nouveau le 5 février 1424.
— Aux XVIe et XVIIe siècles, il appartenait à la famille du célèbre président Favre. Au dernier siècle, il relevait du comte de Romans-Ferrari et était tenu à foi et hommage par les seigneurs de Béost.
— Archives du Rhône, Inventaire des titres de Laumusse, manuscrits H, 2242.
— Archives de l'Ain, titres du prieuré de Neuville, carton H, 539.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Feuillées (Les) (Ain)   (01)
Maison du Temple Les Feuillées
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Ceyzériat, Commune: Chalamont - 01


Maison du Temple Les Feuillées
Localisation: Maison du Temple Les Feuillées


Je n'ai pu me procurer qu'un petit nombre de renseignements sur les établissements des Templiers dans notre pays. Je ne peux y suppléer qu'en plaçant ici l'extrait d'un mémoire que M. Riboud a fait imprimer à la suite de l'Annuaire de 1821.

« En décembre 1787, M. d'Ivoley, propriétaire du château de la Roche, paroisse de Saint-Martin-du-Mont, voulant niveler un pré joignant son enclos, fit déblayer le terrain au pied d'une colline isolée, située à l'occident de ce pré. Ses travailleurs mirent à découvert plusieurs tombeaux, dans chacun desquels on trouva un squelette humain de grande taille, dont les ossements étaient blanchis par le temps. Cette première découverte excita la curiosité ; d'autres fouilles furent faites sur la même ligne au pied du coteau ; elles eurent le même résultat. Des recherches semblables, exécutées au pied des monticules des hameaux de la Vavre et de la Chapelle, très-voisines de la Roche, prouvèrent que ces sépultures étaient très nombreuses dans la circonscription de ces trois hameaux ; elles étaient dans les mêmes positions et avaient la même forme.

« Les tombeaux trouvés dans le pré de la Roche étaient adossés à la naissance du coteau ; tous faisaient face au levant et étaient placés en plan incliné de 55 à 40 degrés. La base du coteau en était garnie, et dans le petit espace où l'on travailla alors, il en fut rencontré vingt-quatre ; d'autres furent rencontrés postérieurement par des fouilles faites de distance en distance sur la même ligne. Les vingt-quatre mis à découvert étaient alternés en deux rangs réguliers et en échiquier. Quelques-uns étaient taillés en partie dans le roc, et couverts en pierres brutes, minces et plates, appelées lauzes dans les pays ; et lorsqu'ils n'étaient pas creusés dans le banc de roche, plusieurs de ces lauzes posées de champ formaient les parties latérales et les deux extrémités verticales des tombeaux ; d'autres, placées horizontalement, en composaient le fond et le couvercle. La partie du sépulcre, destinée à recevoir les jambes et les pieds, est plus étroite que le haut, et leur forme en général est celle d'un cercueil ordinaire, quoique d'une plus forte capacité en longueur et en largeur.

« Les corps étaient déposés sur le dos, la face en regard du soleil levant. »

« Les squelettes renfermés dans ces tombeaux étaient en général de haute stature ; on n'en a remarqué aucun d'enfants, et il ne paraît pas qu'on en ait reconnu de femmes. Dans plusieurs on a vu deux ou trois crânes réunis avec un seul squelette ; un autre a offert trois têtes et point de squelette. L'un d'eux ne contenait que quatre têtes placées, comme aux quatre angles d'un carré. Un de ces sépulcres renfermait un squelette auquel il manquait la moitié du crâne ; on reconnaissait facilement qu'il avait été divisé en deux par un instrument tranchant. Enfin, en déblayant sur la même ligne, on mit à découvert un amas d'ossements mélangés. »

« Dans l'un de ces tombeaux on avait trouvé une grande et lourde épée. Dans un autre, une plaque carré longue de quatre pouces un quart sur deux pouces neuf lignes, ayant un clou à tête ronde à chaque angle ; à une des extrémités de la plaque était attaché un gros anneau en fer, jouant sur une charnière, bombé et garni d'un gros ardillon. La plaque était ornée de cordons entrelacés en argent doré. On y trouva une seconde plaque du même métal, travail et placage, mais plus petite; plus, un gros pommeau d'épée en fer, avec une lige carrée de fer de dix pouces et demi de long, qui s'adaptait à un trou pratiqué dans le pommeau ; celui-ci avait la forme d'une poire sillonnée, à côtes torses ; il pesait plus d'une livre. »

« D'autres tombeaux ont été trouvés non loin de cet endroit »

J'abrège les longs raisonnements de M. Riboud. Il est évident, d'après les faits énoncés ci-dessus, que ces tombeaux ne renfermaient que des corps de guerriers ; il est probable, par ce que je vais dire, que ces guerriers étaient des chevaliers de l'ordre du Temple, des Templiers.

« On voit encore en ce moment (c'est M. Riboud qui parle), à une très-petite distance de la Roche, la Vavre et la Chapelle, une portion de bâtiments et d'église qui attestent des constructions autrefois plus considérables. La principale partie de ce qui subsiste est un carré long qui sert pour une exploitation rurale. Des restes de portes extérieures, des ruines de murs, des traces de fortification, annoncent que ces bâtiments étaient autrefois considérables. Ils étaient environnés d'un large fossé et d'ouvrages de défense en terre. Ce lieu a conservé le nom de Temple de Molissol. »

« Ce bâtiment était resté centre d'un fief ; son terrier était appelé terrier du Temple ; sa rente s'étendait sur les territoires de Pampier, Turgon, Domsonnas, les Blanchères, Neuville-sur-Ain, Gravelle, Salles. Des habitants des villages voisins s'étaient reconnu hommes liges de la maison du Temple pour eux et leurs successeurs. »

« Une forêt voisine considérable s'appelait la forêt du Temple. La commanderie des Feuillées, située dans la paroisse de Chatenay, en dépendait. »

« choses ci-dessus concédées, par quelqu'un issu du sang des comtes de Savoie ou leur allié. »

Au mois de juin 1269, Girard de la Palu, seigneur de Varambon, transigea avec le frère Dalmace, commandeur de la maison de l'hôpital des Feuillées (dépendant de l'ordre des chevaliers du Temple située dans la commune de Chatenay, près de Chalamont), au sujet de la garde et juridiction de cette maison. Ce commandeur reconnut que cette garde appartenait audit Girard, qui aurait pour ce droit deux setiers et demi d'avoine à la Nativité de la Vierge, et une geline entre Noël et carême prenant, par chaque maison de la ville des Feuillées. Il fut convenu que ledit commandeur et les frères de cette maison ne pourraient choisir un autre gardien ; que le seigneur de Varambon et le commandeur des Feuillées partageraient également le produit des amendes infligées pour fausse mesure, adultère, effusion de sang ; que le commandeur demanderait main forte audit seigneur pour arrêter les malfaiteurs qui mériteraient d'être punis de mort ou de mutilation de membres ; ils convinrent que les meubles et autres biens des malfaiteurs seraient partagés ; que le commandeur aurait la justice particulière sur les frères, et que le seigneur gardien n'interviendrait dans leurs démêlés que si le commandeur négligeait de les apaiser ; que le commandeur et le seigneur gardien nommeraient en commun un des hommes de la maison et ville des Feuillées pour y maintenir l'ordre.

Albert de la Tour-du-Pin seigneur de Coligny-le-Neuf, consentit à cette transaction et la ratifia, parce que Girard de la Palu tenait de lui ce droit de garde en fief ; il déclara qu'il était le seigneur du fief des Feuillées. Les parties apposèrent leur sceau à cet acte, dont l'official de Lyon fit une copie authentique en 1292.
Extrait des Archives de Saint-Maurice-de-Rémens

Guichenon a dit quelques mots sur cet acte page 55 de l'Histoire de Bresse, 1e partie ; mais les renseignements qu'on lui avait donnés étaient inexacts.

Il y avait donc dans cette commanderie appelée villa, c'est-à-dire grosse ferme, des frères ou religieux, outre les hommes ou cultivateurs. Le commandeur des Feuillées ne fait point intervenir dans cet acte ses frères du Temple de Molissol, ni aucun autre Templier, ce qui fait présumer qu'il n'avait de compte à rendre qu'à d'autres supérieurs. Cette commanderie ne dépendait donc ni du sire de Beaujeu, ni du sire de Villars ; il me paraît assez singulier que le seigneur de Coligny-le-Neuf en fut le seigneur suzerain.

L'ordre des Templiers fut détruit en 1311. Je n'ai trouvé aucun enseignement sur la conduite de ces chevaliers dans le département, ni sur l'influence qu'ils y exerçaient. Ils possédaient, dans a partie occidentale du département, le Temple de Molissol, qui semblait avoir été leur principal établissement ; les Maisons de Laumusse et des Feuillées, d'autres propriétés moins importantes, Saint-Martin-le-Châtel, à Epeisse, à la Vavrette, à Jasseron, où ils possédaient une partie de la forêt de Teyssonge. J'ai donné quelques notes sur les propriétés peu importantes qu'ils avaient dans le Haut-Bugey.

Amé V donna les commanderies de Laumusse et des Feuillées à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
Sources: M. de Lateyssonnière - Recherches historiques sur le département de l'Ain. Premier volume, Bourg-en-Bresse, 1838.
Livre numérique Goole


Châtenay, commune du canton de Chalamont.
— Chastaneis, 1249 (Archives du Rhône, titres de la Maison du Temple des Feuillées, chapitre I, n°2)
— Chastaney, 1250 environ (Pouillé de Lyon, folio 11 r°)
— Chastaney, 1466 (Archives de la Côte-d'Or, B 10488, folio 113 r°)
— Chatenay, 1492 (Puuillé de Lyon, folio 23 v°)
— Chastenay, 1613 (Visites pastorales, folio 88 r°)
— Chateney-les-Dombes, 1743 (Pouillé de Lyon, page 33)
— Parrochia de Chastaneis, 1249 (Archives du Rhône, titres de la Maison du Temple des Feuillées, chapitre I, n°2)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.

Châtenay, section de la commune de Chanoz-Châtenay.
— Chasteney, 1295 (Archives du Rhône, titres de la Maison du Temple de Laumusse : Epaisse, chapitre I, n°9)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Ain, rédigé par M. Edouard Philipon. Paris, Imprimerie Nationale MDCCCCXI.
Top

 

Genod   (01)
Fief du temple à Genod
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle, Commune: Crotte - 01


Fief du temple à Genod
Localisation: Fief du temple à Genod


— Fief avec château possédé très-probablement, dès la fin du XIIe siècle, par Humbert de Genod, témoin, en 1198, d'une donation faite aux templiers de Laumusse par Renaud d'Asnières.

— En 1272, il appartenait, sous l'hommage du comte de Savoie, à Guy de Garnerans, chevalier, dont les descendants prirent le nom de Genod et conservèrent cette terre jusqu'à la fin du XVe siècle, époque où Aimé de Genod, mourant sans enfant, la laissa à Philiberte de Sachins, sa femme, laquelle la porta, convolant en deuxièmes noces, à Josserand d'Escrivieux. (V. 1515.) Genod resta fort longtemps dans la maison d'Escrivieux. Claude d'Escrivieux en fournit le dénombrement le 19 décembre 1722. Il passa depuis à Bernard de Planche et à dame Françoise Chopin, son épouse, qui le
vendirent, le 9 août 1765, à Brice de Léguat de la Thire, chevalier de Saint-Louis, dont la veuve en jouissait lors de la convocation des Etats-Généraux.
Guichenon, Bresse, page 56. — J. Baux, Nobilaire Bresse, pages 6, 9, 15 et 61. — Archives du Rhône, titres de Laumusse.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Gourdans   (01)
Gourdans ou Saint-Jean de Niost.
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Meximieux, Commune: Saint-Maurice de Gourdans - 01


Domaine du Temple à Gourdans ou Saint-Jean de Niost
Localisation: Domaine du Temple à Gourdans ou Saint-Jean de Niost


— De Gordanis, de Gordans, Gourdan.
— Ancienne paroisse sous le vocable de saint Jean-Baptiste.
— Le prieur de Niost présentait à la cure.
— En 1183, le pape Lucius III confirma à l'abbaye de l'Ile-Barbe l'église de Gourdans, qui était unie, à cette époque, à celle de Saint-Jean-de-Niost.

— Les hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem possédaient à Gourdans quelques fonds, qu'ils avaient recueillis dans la succession des Templiers et qui avaient été donnés à ces derniers, le 8 septembre 1230, par Guichard, seigneur d'Anthon.
— Archives du Rhône, Inventaire de Malte, tome III, page 88.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Huches (Les)   (01)
Huches (Les), hameau de Saint-André-de-Bâgé.
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Bâgé-le-Châtel, Commune: Saint-André-de-Bâgé - 01


Bien du Temple à Les Huches
Localisation: Bien du Temple à Les Huches


— Dès 1286, les Templiers de Laumusse étaient possessionnés dans ce hameau, Les Huches, qui est mentionné dès l'en 1200.
Archives du Rhône, Inventaire de Laumusse de 1627, folio 10, manuscrits H, 2242, et titres de Malte.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Laissard   (01)
Domaine du Tample à Laissard
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Bâgé-le-Châtel, Commune: Dommartin - 01


Domaine du Tample à Laissard
Localisation: Domaine du Tample à Laissard


— Leyssart.
— Au mois de janvier 1283, noble Jean de Coberthoud engagea aux templiers de Laumusse deux mas situés dans ce hameau.
Archives du Rhône, mss. H, 2242, folio 27.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Laiz   (01)
Domaine du Temple à Laiz
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle, Commune: Laiz - 01


Domaine du Temple à Laiz
Localisation: Domaine du Temple à Laiz


— Villa Lacis; de Lai, de Laz, de Lez, de Lays; Lais.
— Ancienne paroisse, d'abord mère-église, puis simple annexe de Pont-de-Veyle, sous le vocable de saint Laurent et de Notre-Dame. L'abbé d'Ainay nommait à la cure.
— L'église de Laiz fut donnée, vers le commencement du XIIe siècle, par Gauceran, archevêque de Lyon, à l'abbaye d'Ainay, qui en reçut confirmation, vers 1120, de l'archevêque Humbaud, le 5 mai 1136, de l'archevêque Pierre, le 26 février 1153, du pape Eugène III et, en 1250, du pape Innocent IV.

— Au mois d'avril 1238, Etienne de Châtillon donna à l'ordre des Templiers tout ce qu'il avait dans la paroisse.

— Par son testament, daté du 1er septembre 1360, Pierre de Sachins, curé de Chavagnat, fit un legs à l'église.
— Presque toutes les dîmes appartenaient au monastère d'Ainay. Les religieux de Saint-Pierre de Mâcon possédaient à Laiz une condamine, qui leur avait été donnée, au XIIe siècle, par un chanoine de Saint-Vincent, nommé Humbert.
Documentations des Dombes, tome I, pages 51, 52, 57 et 112. — Bibliothèque Sebusiana, page 142. — Cartulaire de Savig. et d'Ainay, tome II, page 926. — Archives de l'Ain, titres du prieuré de Neuville. — Necrologium mss. S. Petri Matisconensis. — Visite pastorale de l'archevêque en 1656, fº 585. — Visite de l'archiprêtre de Dombes en 1710, page 41.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top

 

Laumusse   (01)
Maison du Temple de Laumusse
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle, Commune: Crottet - 01


Ce domaine est privé, il ne se vite pas
Maison du Temple de Laumusse
Localisation: Maison du Temple de Laumusse


Sur la commune de Crottet se dressait la Maison du Temple de Laumusse, commanderie-mère des templeries de Bresse et de Dombes.

Au hameau de Broiselant: au mois de juin 1286, Guillaume Rebutin, chevalier, y prend en fief une maison noble de Jean de Chazelles, précepteur de la Milice du Temple de Laumusse.

Au mois de juillet 1229, Ponce Geoffroy, clerc, son frère Aymon, Hugues Joffroy ? et son frère Jacobin, donnent aux Templiers de Laumusse un pré et une terre sis à Crottet.

Le 28 juillet 1230 a lieu une transaction entre Guigues de la Forêt, obédiencier de Crottet, et Guillaume et Evrard Rebutin, frères, au sujet des dîmes de Crottet.

L'an 1277, au mois de février, Humbert de Rues passe obligation aux Templiers de Laumusse pour un prêt de 100 sols parisis, d'un pré sis à Laumusse et des terres cultivées ou incultes dites « del Roschat. »

Au mois de janvier 1279, le même damoiseau leur passe encore obligation de diverses terres pour un prêt de 60 livres viennoises.

L'an 1281, au mois de septembre, Humbert de Buenc, damoiseau, vend à la Muce, pour 11 livres viennoises, un pré sis à Crottet.

En novembre 1287, Etienne Rebutin fait reprise de fief de tout ce qu'il possède dans cette paroisse.

Vers la fin du XIIe siècle, les sires de Bagé donnèrent une partie de leur propriété aux chevaliers du Temple. Malgré sa fondation tardive la construction n'en conserve pas moins une architecture très romane.


Ce domaine est privé, il ne se vite pas
Laumusse vue générale

Vue générale de la commanderie de Laumusse


La maison de Savoie elle-même s'intéressa à la commanderie des bords de la Saône. De nos jours il ne reste que quelques vestiges et seule, la petite chapelle étroite, qui fut tronquée au XVIIe siècle, date de l'époque templière. Cette petite chapelle a conservé toute sa sobriété initiale avec ses fenêtres étroites, dans le style roman de l'époque où l'on remarque nettement l'influence de Cluny. Dans le parc on peut encore voir l'ancienne pierreLaumusse pierre d'AutelLaumusse pierre autel d'autel avec ses cinq croix de consécration.

Il s'agit d'une pierre rectangulaire percée sur ses bords d'une étroite rigole. La commanderie de Laumusse fut la propriété de Monsieur de Fréminville, chevalier du Temple de Palaprat, qui fit faire des restaurations dignes du début du XIXe siècle, en surélevant les bâtiments du XVIIe siècle. Plusieurs remaniements sont à constater à l'intérieur de la grande cour, et principalement dans la galerie.

Laumusse historique
Le nom de Laumusse provient du nom d'une fourrure que les chanoines et les chantres portaient sur le bras en allant à l'office; cette fourrure, symbole du canonicat. Et puis plus généralement devenu le nom d'une coiffure.

De l'origine templière de cette maison du Temple de Laumusse, d'après l'historien Guichenon, il y avait un vaste corps de logis destinés aux chevaliers du Temple. Il était entouré d'une forte palissade de gros madriers bois de trois mètres cinquante de hauteur et défendu par un double fossé sur lequel était jeté un pont-levis.

Plus à l'ouest de la Maison du Temple de LaumusseLaumusse façades ouestLaumusse façades ouest actuelle, on trouvait les bâtiments agricoles, le logement du précepteur et la chapelle actuelle du XIe siècle qui était utilisée par les personnels de la commanderie et les habitants du voisinage. Son clocher était construit en briques. Il fût remplacé au XIIe siècle par une tour clocher en pierre. La tour qui est actuellement visible date du XVIIIe siècle. Façade nord de la maison du Temple de LaumusseLaumusse façade nordLaumusse façade nord

C'est à cette époque que le commandeur Hospitalier Chantelot de Chaize, fît tout raser, combler les fossés, et reconstruisit les bâtiments, il reste visible de cette reconstruction la partie la plus ancienne du château accolée à la chapelle du XIe siècle et la tour, jadis clocher du XIIe siècle.

Ce que l'on voit des bâtiments, sont en grandes parties l'oeuvre des Hospitaliers et des propriétaires successifs.

La commanderie a des bâtiments à l'ouest et au nord, les deux côtés des bâtiments forment une grande cour, avec au centre un bassin alimenté par les ruissellements des pluies sur les toitures. Cette vaste cour est bordée à l'est et au sud par des bâtiments agricoles, qui comprenaient: pressoir; bergerie; écurie; étable; grange et un très grand four.

La chapelle de LaumusseLaumusse ChapelleLaumusse Chapelle, l'épaisseur de ses murs sont de 1 mettre, ses fenêtres romanes ont une ouvertures de 15 centimètres de largeur et 35 centimètres de hauteur. La voûte intérieure est en plein cintres.

A l'origine, cette La chapelle de LaumusseLaumusse coeur de la chapelleLaumusse coeur de la chapelle avait un choeur, un avant-choeur, une nef et la tour servait de clocher. La tour a été reconstruite, et l'on ne reconnaît plus dans cette restauration l'ancien clocher.

Dans la LaumusseChapelle de LaumusseLaumusse chapelle subsiste deux niches dans les murs du coeur, l'une réservée aux saintes espèces et l'autre juste en face pour y accueillir une lampe qui était allumée en permanence devant le Saint Sacrement.

Laumusse dans les actes
Laumusse ou plutôt, La Muce, était le principal établissement des Templiers de Bresse. Cette maison existait déjà vers 1180.
Fratres de Mucia, 1186 (Bibliothèque Sebus. P. 141).
Frates Militie Templie Jerosolomitani de Mucia, 1240 (Archives de l'Ain).
La mayon de la chevalleri del Templo de la Muce, 1265 (Documents linguistique de l'Ain).
Templarii de Mucia, 1265, (Cartulaire Lyonnais).
Preceptor domus de La Mucy et de Corchylou, 1283, (Guigue, documents de Dombes. P. 225).
Domus milicie Templi de Mucia et de Bella Villa, 1287, (Cartulaire Lyonnais).
La chapelle de Laumusse était dédiée à Notre Dame, Beata Maria de domus Templi, 1237, (Cartulaire Lyonnais).
La chapelle était desservie par un prètre de l'Ordre, petrus capellanus de Mucia(co), 1186, (Bibliothèque Sebus. P. 142).
Frater Martinus, sacerdos de Mucia, 1213, (Bibliothèque Sebus. P. 142).
Sources: Dictionnaire topographique de l'Ain.

Les commandeurs
Le premier commandeur Templier de Laumusse est Simon de Tornas en 1203 à 1220. de l'ancienne commanderie, il ne reste que la chapelle.
Les principaux bienfaiteurs de la commanderie de Laumusse sont:
Ardoin de Lugny, chanoine de Mâcon (1219);
Hugues de Cocé (1219);
Bernard de Saint-Sulpice (1224);
Renaud de Corbeaux (1224);
Gérard de Sachins (1236);
Etienne de Châtillon (1238);
Mathieu de Vinzelles (1241);
Hugues de Feillens (1265);
Senoret de Mépillat (1275);
Jeaunet Soprès, bourgeois de Bâgé (1277);
Barthélemy Uchet (1286);
Sibille de Bâgé, comtesse de Savoie (1294);

Les possessions de Laumusse s'étendaient sur les paroisses de :
Crottet,
Saint-Jean le Priche,
Feillens,
Manziat,
Marsonnas,
Saint-Didier d'Aussiat,
Laiz,
Saint-André d'Huiriat,
Mépillat,
Bâgé,
Saint-André de Bâgé,
Saint-Jean des Aventures,
Chevroux,
Replonges,
Montcet,
Cruzilles,
Saint-Etienne de Reyssouze,
Confrançon,
Arbigny,
Greysiat,
Biziat,
Dommartin,
Saint-Sulpice,
Cuet,
Polliat,
Et sur d'autres paroisses plus éloignées.

La maison du Temple de Laumusse possédait des terres, et ses principaux vassaux étaient:
Guichard de Miolans;
Robert de Saint-Cyr;
Pierre de Jarmolle;
Etienne de Maillat;
Jacques de Féliciat;
Humbert de Boves;
Geoffroy de Coberthoud;
Humbert de Conciat;
Ogier de Chazaux;
Guillaume Rebuter;
Perroux d'Estrées;
Guillaume de Marmont;
Et Jean de Luyat.

Les dépendances de moindres importances étaient
Epeisse;
La Vavrette;
Saint-Marcel le Châtel;
Tessonges;
Ecopey;
Bocarnoz;
Saint-Jean de Bourg;
Ecolle;
Et Semond.

Les commandeurs Templiers de Laumusse
1203 à 1220 Simon de Tornas;
1220 à 1227 Jean des Planches;
1227 à 1239 Etienne de Capellan;
1239 à 1254 ... Inconnu;
1254 à 1255 Paris ou Parisi;
1255 à 1265 ... Inconnu;
1265 à 1273 Guy d'Albon ou plutôt Guigues d'Albon, frère de celui qui s'intitula Dauphin du Viennois, prénommant ainsi le futur Dauphiné;
1273 1274 ... Geoffroy;
1274 1282 ... Inconnu;
1276 1278 ... Jean;
1278 1282 ... Inconnu;
1282 1286 Jean de Chazelles;
1286 1294 Pons ou Ponthus;
1294 1299 Jean d'Eschalonna;
1299 1311 Jean de Beauvoir.
Pour les deux derniers commandeurs de Laumusse, ils sont signalés comme Hospitaliers, alors qu'ils étaient Templiers.

On suppose que la Maison de Savoie où se trouvait la maison du Temple de Laumusse, avait reçue certains renseignements avant l'arrestation générale des Templiers, ce qui expliquerait que depuis l'année 1294, « Laumusse avait été rachetée secrètement aux Templiers, qui furent on le suppose aussi mis dans la confidence de l'imminence de leurs arrestations » Laumusse fût donc remise entre les mains des Hospitaliers et pour éviter une éventuelle invasion de la Savoie par Philippe le Bel. Amédée V le Grand, venait de se marier avec Sibille de Bâgé et lui apportait en dot toute la Bresse, ce Amédée V le Grand était un homme intelligent et fin politique, le roi de France, n'a donc pas traversé la Saône.

Autres membres
Je ne peux pas donner plus de détails sur ces membres, sont-ils tous issus d'anciennes possessions templières ou y a t'il dans ces membres quelques possessions hospitalières ?

Chef: Laumusse (Ain, canton Pont-de-Veyle, commune Crottet) Bresse
Bocarnoz (Ain, canton et commune Coligny);
Ecoles (Saône-et-Loire, canton Mâcon, commune Versay);
Ecopet (Ain, canton Saint-Trivier-de-Courtes, commune Vernoux);
Epaisse (Ain, canton Bâgé-le-Châtel, commune Bâgé-la-Ville);
Saint-Martin-le-Châtel (Ain, canton Montrevel);
Semon (Saône-et-Loire, canton et commune Cuiseaux);
Trébout (Ain, canton et commune Bourg-en-Bresse);
Tressanges (Ain, canton Treffort, commune Saint-Etienne-du-Bois);
Vavrette (La) (Ain, canton Bâgé-le-Châtel, commune Bâgé-la-Ville);
D'après Niepce et G. Jeanton, la commanderie de Rougepont était une dépendance de la commanderie de Laumusse.

Les membres de la commanderies, sources des chevaliers de Malte.
Sources: Paul Fisch. La Commanderie de La Musse. Imprimerie Protat Frères, Macon 1964

Maison du Temple de Laumusse
Les chevaliers du Temple se fixèrent à Laumusse ou la Muce sans doute vers la fin du XIIe siècle. Le (Domus Templi en la Muce) était un établissement important, dèfendu par une palissade en madriers très solides d'une grande hauteur.

C'est vers la fin du XIIe siècle, que les sires de Bâgé donnérent une partie de leur propriété aux chevaliers du Temple. Malgrè sa fondation tardive la construction n'en conserve pas moins une architecture très romane.
Sources: Société Historique de l'Ain; Dictionnaire topographique de l'Ain

Crottet (Laumusse)
Sur cette commune se dressait la Maison du Temple de Laumusse, commanderie-mère des templeries de Bresse et de Dombes. (Les références à cette maison étant nombreuses dans tout le reste de l'ouvrage, nous n'y reviendrons pas en ce chapitre, nous bornant à apporter quelques précisions complèmentaires).

En 1229, au mois de juillet, Ponce Geoffroy, clerc, son frère Aymon, Hugues Joffroy ? et son frère Jacobin, donnent aux Templiers de Laumusse un prè et une terre sis à Crottet.

En 1230, le 28 juillet, a lieu une transaction entre Guigues de la Forêt, obédiencier de Crottet, et Guillaume et Evrard Rebutin, frères, au sujet des dîmes de Crottet.

En 1277, au mois de février, Humbert de Rues passe obligation aux Templiers de Laumusse pour un prêt de 100 sols parisis, d'un prè sis à Laumusse et des terres cultivèes ou incultes dites « del Roschat. »

En 1279, au mois de janvier, le même damoiseau leur passe encore obligation de diverses terres pour un prêt de 60 livres viennoises.

En 1281, au mois de septembre, Humbert de Buenc, damoiseau, vend à la Muce (Laumusse), pour 11 livres viennoises, un prè sis à Crottet.

En 1287, au mois de novembre Etienne Rebutin fait reprise de fief de tout ce qu'il posséde dans cette paroisse.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain

La maison du Temple de Laumusse
La maison du Temple de Laumusse, « de La Muce » ou « de Lammens (sic), Eduensis diocesis », dans la Bresse et le diocèse d'Autun, eut pour précepteur un certain frère Jean, qui assista en 1263, à Lyon, à l'admission, dans l'ordre du Temple, de Hue de Perraud. Mais, à cette époque lointaine, Jean n'avait pas encore la direction de Laumusse, n'ayant été précepteur de la maison que vers 1276-1278, d'après la Topographie historique du département de l'Ain, de C. Guigue; l'un des successeurs de Jean, fut, vers 1291, Gui « de Monbalho », frère sergent, originaire du diocèse de Clermont.

On trouvera dans la Topographie historique une liste des maîtres du Temple de Laumusse, depuis l'an 1203; le dernier, Jean de Châtelus, l'aurait été de 1281 à 1311; cette dernière date ne peut être exacte.

précepteurs de Laumusse
1276-1278, frère Jean.
Vers 1291, frère Gui « de Monbalho », sergent.
1281-1311, Jean de Châtelus.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Procès des Templiers, tome II, page 99
Postmodum autem, dimidio anno elapso vel circa, predictus frater Guido de Monbalho preceptor domus Templi de Lammens Eduensis diocesis, vocavit dictum testem in dicta domo morantem ad cameram suam, nullis aliis presentibus, dicens ei quod ipse nondum erat Templarius, precipiens ei quod abnegaret Deum; et cum ipse diceret se nullo modo hoc facturum,[...]

Procès des Templiers, tome II, page 362
Dixit per juramentum suum quod fuit receptus in domo Templi Lugdunensis, per fratrem Hymbertum de Paraudo patruum suum, in festo Magorum immediate preterito fuerunt quadraginta quatuor anni, presentibus fratre Henrico de Dola et quodam alio fratre vocato Johanne, qui postea fuit preceptor de la Muce, et quibusdam aliis de quorum nominibus non recolit.

Dixit eciam per juramentum suum quod, post multas promissiones ab eo factas de observandis statutis et secretis ordinis, positum fuit mantellum ordinis ad collum suum, et predictus Johannes qui postea fuit preceptor de la Muce duxit eum retro quoddam altare, et ostendit eidem quamdam crucem in qua erat imago Jhesu Christi, et precepit sibi quod abnegaret illum cujus ymago ibi representabatur, et spueret supra crucem; et ipse tunc licet invitus Jhesum Christum abnegavit, ore, et non corde, ut dixit.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Laumusse, commune de Crottet.
— Domus templi en La Muce; la mayson de la chavallerie del Temple de La Muce; La Muci, de Mucia, domus Mucie, de Mucya, La Musce, La Musse.
— Laumusse était le plus important des établissements des templiers en Bresse.
— Après la suppression de cet ordre célèbre, il fut donné aux frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui en furent mis en possession par commission du juge de la terre de Bâgé, en novembre 1342.
— Je n'ai pu découvrir, ni à quelle époque, ni de quelle manière les templiers s'établirent à Crottet. Tout ce que l'on sait, c'est qu'en 1180, ils y possédaient déjà une maison avec des fonds considérables et que Renaud III de Bâgé y fut enterré. Outre les sires de Bâgé et les comtes de Savoie, on rencontre, parmi les principaux bienfaiteurs de Laumusse:
Renaud d'Asnières (vers 1200)
Oger de Chavannes et Julienne, sa femme (1203)
Hugues Nérelle (1206)
Ardoin de Lugny, chanoine de Mâcon (1249)
Hugues de Coce (1219)
Bernard de Saint-Sulpice (1224)
Antoinette, femme de Renaud de Corbeau, écuyer (1224)
Girard de Sachins (1236)
Robert de Clairmont (1236)
Thomas de Tornoux, Etienne de Châtillon, écuyer (1238)
Mathieu de Vinzelles (1244)
Hugues de Feillens (1265)
Senoret de Mépillat, Damons, soeur d'Ogier de Borge (1275)
Jeannet Soprès, bourgeois de Bâgé, Guillemette, veuve de Jean Dignet (1277)
Barthélemy Uchet (1286)
Sibille de Bâgé, comtesse de Savoie (1294)
Flamence, veuve de François de Genost (1342)
Guichard de Trévernay (1326), etc.

— Les possessions de la commanderie de Laumusse s'étendaient sur les paroisses de Crottet, de Saint-Jean-de-Priche, de Feillens, de Manziat, de Marsonnas, de Saint-Didier-d'Aussiat, de Laiz, de Saint-André-d'Huiriat, de Mépillat, de Bâgé, de Saint-André-de-Bâgé, de Saint-Jean-des-Aventures, de Chevroux, de Replonges, de Montcet, de Cruzilles, de Saint-Etienne-sur-Reyssouze, de Pont-de-Veyle, de Saint-Cyr, de Chavannes-sur-Reyssouze, de Confrançon, d'Arbigny, de Greyziat, de Biziat, de Dommartin-de-Larenay, de Saint-Sulpice, de Cuet, de Polliat, etc.

— Au XIIIe siècle et au commencement du XIVe, ses principaux feudataires étaient Guichard de Miolans, Robert de Saint-Cyr, Pierre de Jarmole, Etienne de Maillat, Jacques de Féliciat, Humbert de Bues, Geoffroy de Coberthoud, Humbert de Couciat, Ogier de Chasaux, Guillaume Rebutin, Perronin d'Estrées, Guillaume de Marmont et Jean de Luyat.

— Voici la liste des commandeurs de Laumusse, telle que j'ai pu la déduire des titres que j'ai consultés: Sous les templiers:
Simon de Tornas (1203)
Etienne Capellan (1227)
Paris (1254-1255)
Guy d'Albon (1265)
Geoffroy (1273-1274)
Jean (1276-1278)
Jean de Châtelus (1281-1311)

sous les hospitaliers
Guillaume de Lorme (1312-1325)
François du Moustier (1327-1341)
Bernard d'Amoly (1343)
Bertrand d'Aureyat, Renaud de Fay (1343-1358)
Robert de Châteauneuf, grand prieur d'Auvergne (1372-1391)
Geoffroy Gallois (1398)
Jean de Feillens (1406-1417)
Hugues Gay (1423-1430)
Jean de Lestu (1432)
Antoine de Montcut (1441-1444)
Guillaume de Lestito (1449)
Amédée de Seyssel (1459)
Antoine d'Otun (1477)
Jean de Varax (1483)
Geoffroy Maréchal (1484)
Humbert de Beauvoir (1486)
Hugues Gay (1489)
Louis Borrely (1489-1494)
Jacques de Sarriat (1502)
Louis de Corsant (1510-1512)
Jean d'Iserand, mort en 1521
Jean Loup de Beauvoir (1528)
Ponthus Laurencin (1529-1536)
Antoine de Groslée, bailli de Saint-Georges-de-Lyon (1540-1543)
Jean Thomassin (1545)
Antoine Cressin, grand-prieur, Claude Lyobard (1570-1571)
Jacques de Dio (1579-1584)
Claude de Guye (1608-1623)
Pierre-Louis de Chantelot de la Chaize (1625-1627)
Pierre de Montjouvent du Chasnay, mort en 1652
Jean de la Porte-la-Faye (1654-1669)
Louis de Fay-Gerlandes (1674-1677)
Charles-Robert de Lignerac (1683-1702)
François Foucaud de Beaupois de Saint-Aulaire, capitaine des vaisseaux du roi, nommé le 17 août 1703
Félicien de Monts-de-Savosse, nommé le 11 mai 1733, mort le 6 avril 1768
N. de la Renaudière, François-Louis du Garich d'Uzech (1786)
Antoine-Marie du Garich d'Uzech, grand maréchal de Saint-Jean-de-Jérusalem (1789)

— Du temps des templiers, la maison de Laumusse consistait en un vaste corps de logis, destiné à l'habitation des frères, en bâtiments, d'exploitation et en une chapelle. Le tout était entouré d'une forte palissade, formée de madriers de bois « de la hauteur de deux hommes, » et défendue par un double fossé, sur lequel était jeté un pont-levis.

— Ces fortifications furent réparées, en 1441, par le commandeur Antoine de Montcut, qui obtint du maréchal de Savoie l'autorisation d'y maintenir une garnison.

— En 1626, le commandeur de Chantelot de la Chaize rasa tout ce vieux système de défense et fit édifier le château que l'on voyait encore au commencement de ce siècle, et qui fut remplacé lui-même par la magnifique habitation qui appartient aujourd'hui à M. de Freminville.

— Dès le XVIIe siècle, la chapelle fut desservie par le curé de Bâgé, moyennant une pension de trente livres.

— De la commanderie de Laumusse dépendaient les membres d'Epaisse, de Vavrette, de Saint-Martin-le-Châtel, de Tessonges, d'Ecopey, de Bocarnoz, de Saint-Jean-de-Bourg, d'Ecolle et de Semond.
Cartulaire de Saint Vincent de Mâcon, page 377, charte 622. — Guichenon, Bresse, page 84; Savoie, tome IV, page 151. — Bibliothèque Sebusiana, page 141. — Documentations des Dombes, tomes I, page 225. — Allut, Inventaire des titres de Guichenon, fº 29. — La Teyssonnière, tome II, page 137. — Huillard-Bréholles, Inventaire Bourbon, tome I, page 468. — Archives du Rhône, fonds de Malte. — Inventaire de Laumusse de 1627, mss H, 2212. — Visites de Malte de 1650, mss. H, 2167, folio 180.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
Top