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    Chastel Pèlerin (Athlit)

    Chastel Pèlerin (Athlit)
    Chastel Pèlerin (Athlit)
    Sources : Deschamps, Paul.
    Le crac des chevaliers : étude historique et archéologique précédée d'une introduction générale sur la Syrie franque.
    T.2 Album, préface de René Dussaud, plans en couleurs par François Anus.
    P. Geuthner Paris 1934.

    ATHLIT (77). En février 1218 le roi Jean de Brienne et le duc Léopold d'Autriche allèrent avec des chevaliers de l'Hôpital fortifier le port de CÉSAIRE.

    Au même moment un seigneur flamand, Gautier d'Avesnes, aidé de chevaliers de l'Ordre du Temple et de l'Ordre Teutonique, ainsi que d'un grand nombre de pèlerins, allait entreprendre une nouvelle forteresse sur un petit cap au nord de Césarée, en arrière du défilé du Destroit surveillé par une tour construite antérieurement par les Templiers. On y travailla jusqu'à Pâques (15 avril). Olivier le Scholastique (78) et Jacques de Vitry, qui y passa le 25 mars (79) pendant que la construction était en cours, nous ont rapporté avec de grands détails cette entreprise. La garde du château fut confiée à l'Ordre du Temple. Il devint l'une de ses principales forteresses.

    On sait qu'en 1211 Malek el Adel avait construit sur le Mont Thabor une redoutable forteresse. Toute la chrétienté s'en était émue et cet ouvrage si menaçant pour la vie de la colonie franque tout entière avait été un des motifs qui avaient provoqué quelques années plus tard une nouvelle grande Croisade, la cinquième.

    A la fin de 1217, les forces chrétiennes de Palestine avaient assiégé le grand fort musulman et avaient été sur le point de s'en emparer. L'année suivante, Malek el Adel, sentant qu'il ne pourrait le conserver et redoutant qu'une fois aux mains des Croisés il ne servît à leurs opérations, se résigna à le démolir. Olivier le Scholastique exprime la pensée que ce fut la construction de Chastel-Pèlerin qui amena le prince musulman à cette destruction.
    Sous la protection du Chastel-Pèlerin s'éleva une petite ville dont les bourgeois avaient cour de justice (80).

    Chastel Pèlerin (Athlit)
    Chastel Pèlerin (Athlit)

    Une anse bordait le cap au nord et formait un petit port (81) qui pouvait abriter des navires et permettre aussi un débarquement. En mai 1218, le roi, le duc d'Autriche et les Maîtres des trois Ordres de chevalerie s'y réunirent (82) et la grande flotte des Croisés y passa, faisant voile vers Damiette où elle arriva trois jours après. Ce fut le début de la cinquième Croisade.

    La construction de Chastel-Pèlerin avait été rapidement conduite et les Templiers l'avaient muni de tout ce qu'il fallait pour le défendre, puisque la même année (83) Malek al Moaddham ayant enlevé Césarée, s'attaqua en vain à la nouvelle forteresse.

    En octobre 1220, Malek al Moaddham revenait avec une importante armée assiéger Chastel-Pèlerin (84). Les Templiers, apprenant son approche, abandonnèrent la Tour du Destroit après l'avoir démantelée. Le sultan la fit raser complètement et fit couper les arbres d'un verger qui se trouvait à côté, puis il enferma la Place dans une fosse et dressa contre elle un trébuchet, trois perrières et quatre mangonneaux. Mais aucune des pierres lancées par l'ennemi ne put atteindre les deux grandes tours et la puissante muraille qui formaient le dernier rempart. Le trébuchet et une perrière furent écrasés par l'artillerie du château qui était manœuvrée par 300 servants. Les Templiers se défendirent vigoureusement ; la Place avait 4.000 combattants sans compter les secours qui arrivaient d'Acre. Le maître du Temple et une troupe de Templiers vinrent en renfort. Le Légat lança des appels en Chypre et en Syrie. Des chevaliers chypriotes arrivèrent pour soutenir la garnison. Le comte de Tripoli et le sire de Barut s'apprêtaient à partir avec une troupe de Poulains (85), quand Malek al Moaddham se décida au bout d'un mois à lever le siège et brûla son camp. Les Musulmans avaient subi de lourdes pertes : trois émirs, deux cents mamelouks, un grand nombre d'archers et de servants de machines étaient tombés sous les coups de l'artillerie franque. En un seul jour cent vingt chevaux de prix furent tués, dont le cheval d'un émir qui valait 14.000 drachmes. Une quantité d'autres chevaux et de chameaux furent tués pendant ce siège meurtrier.

    En 1229, l'empereur Frédéric II vint à Chastel-Pèlerin (86). Ayant constaté qu'il était fort et bien pourvu d'engins, il voulut en être maître et, mandant ses gens, il donna ordre aux Templiers qui en avaient la garde de l'évacuer. Mais ceux-ci, sans se laisser intimider, coururent aux portes qu'ils fermèrent et déclarèrent à l'empereur que s'il persistait dans son projet, ils le garderaient prisonnier. Frédéric céda alors et s'éloigna.

    Aubry de Trois Fontaines (87) nous apprend qu'en 1237, cent vingt Templiers, ayant à leur tête le grand maître, firent une sortie contre un rezzou musulman ; mais ils furent vaincus et massacrés, sauf neuf et le grand maître qui s'échappèrent.

    Pendant le séjour que Saint Louis fit à Acre (mai 1250 à mars 1251), la reine Marguerite de Provence, qui l'accompagna à la Croisade, se retira à Chastel-Pèlerin et c'est là qu'elle mit au monde un fils, Pierre de France, comte d'Alençon. Le gouverneur de la forteresse fut parrain de l'enfant (88).

    En 1260 la garnison de Chastel-Pèlerin prit part à une malheureuse expédition en Galilée (89) : le grand maître du Temple avec des contingents de Templiers d'Acre et des grands châteaux de l'Ordre, Chastel-Pèlerin, Saphet et Beaufort, ainsi qu'un certain nombre de chevaliers de Palestine, parmi lesquels étaient Jean II d'Ibelin, sire de Barut, et Jean de Giblet, maréchal du royaume, allèrent attaquer une troupe de Turcomans, du côté de Tibériade. L'armée franque fut écrasée.

    En 1265, les Musulmans démantèlent la ville d'Athlit et coupent tous les arbres (90).
    En 1283, le gouverneur d'Acre obtenait du sultan Qelaoun une trêve de dix ans concernant les territoires d'Acre, d'Athlit et de Saïda. Au sujet d'Athlit, il était stipulé que les chrétiens gardaient la forteresse et la ville, mais ils devaient partager avec le sultan la moitié du territoire qui en dépendait (91).

    Nous arrivons aux derniers moments de l'occupation franque de Terre-Sainte ; Acre, après une résistance héroïque qui dura du 5 avril au 28 mai 1291, tombait aux mains des Musulmans.

    Tyr fut prise le 19 mai, le château de mer de Saïda le 14 juillet, Beyrouth le 21 juillet, Caïffa quelques jours après, Tortose, grande place forte, des Templiers en Syrie, fut évacuée le 3 août. Enfin les chevaliers de Chastel-Pèlerin le quittèrent le 14 août et gagnèrent l'île de Chypre (92).
    Pourtant les Templiers devaient se maintenir tout près de la côte de Syrie, dans l'île de Rouad, près de Tortose, jusqu'en 1303.

    En 1811 et 1816 Soleiman Pacha, puis en 1838 Ibrahim Pacha, pour amplifier les fortifications de Saint-Jean-d'Acre, firent exploiter comme une carrière les ruines de Chastel-Pèlerin.

    DESCRIPTION DE LA TOUR DU DESTROIT.

    Chastel Pèlerin (Athlit)
    Fig. 2. — Croquis du plan de Chastel Pèlerin (Athlit) et ses abords. (Par F. Anus)

    — A une date qui ne nous est pas connue, les Templiers avaient construit à environ 1 kilomètre du rivage la TOUR DU DESTROIT OU de PIERRE ENCISE (Bab et Adjel) qui commandait le défilé portant ce nom dans les chroniques des Croisades. Ce défilé creusé à travers le roc, mesure à peine 4 mètres de large, sur une longueur de 250 mètres. C'est, nous dit Victor Guérin (93), une sorte de tunnel à jour qui remonte probablement à une haute antiquité. Un petit trottoir borde, à droite et à gauche, une étroite ménagée au centre. Aux deux extrémités de ce défilé on voit dans les parois des rochers, plusieurs trous qui se font face et qui semblent attester que chacun de ces deux points était jadis fermé par une porte.

    Chastel Pèlerin (Athlit)
    Fig. 3. — Chastel Pèlerin (Athlit) et ses abords. (D'après le plan de Rey, rectifié par F. Anus)

    De la Tour du Destroit, qui mesurait 22 pas de long sur 18 de large, il ne reste plus que la base taillée dans le roc. Elle était munie d'une citerne et isolée par un fossé creusé dans le roc.

    DESCRIPTION DE CHASTEL-PELERIN

    Localisation Athlit
    Localisation Athlit

    De ce grand château du XIIIe siècle, il ne reste que bien peu de vestiges. En 1837, un tremblement de terre le détruisit en partie. En 1838, Ibrahim Pacha fit miner les murailles afin d'en tirer des matériaux pour la construction des fortifications qu'il établissait alors à Acre. Les pierres furent transportées par mer. Depuis, les ruines d'Athlit ont été exploitées comme une carrière.

    Olivier le Scholastique nous donne une description très exacte du site et de la forteresse élevée en 1218. Il nous apprend qu'en creusant les fondations, on découvrit une quantité de monnaies antiques qui contribuèrent aux frais de l'œuvre et qu'on trouva aussi des murailles qu'on utilisa pour les constructions. Ces murailles étaient les restes d'une installation phénicienne que le Service des Antiquités de Palestine a fouillée récemment. Nous trouvons là sans doute l'explication du grand appareil employé à Athlit, d'une dimension très supérieure à tout ce qu'on voit dans les constructions des Croisés. Les pierres employées, pour les deux tours principales étaient si grandes, observe le chroniqueur, que deux bœufs pouvaient à peine en traîner une seule sur un charriot.

    Chacune de ces deux tours avait cent pieds de long et soixante-quatorze de large. Elles possédaient deux étages de salles voûtées. Entre elles était une haute muraille crénelée dans l'épaisseur de laquelle étaient des escaliers que les chevaliers pouvaient gravir ou descendre tout armés. Plusieurs puits d'eau vive se trouvaient à l'intérieur de la forteresse. Les chevaliers travaillèrent six semaines à sa construction.

    L'Estoire d'Eracles ajoute que Gautier d'Avesnes lui donna le nom de Chastel Pèlerin, qu'il en fut le parrain et qu'il plaça sur la première pierre mille besans sarrasinois qui devaient servir aux dépenses (94).

    La forteresse occupait entièrement un promontoire rocheux en forme de rectangle bordé par la mer au nord, à l'ouest et au sud. Cette presqu'île s'étend entre deux anses formant des ports naturels.

    Chastel Pèlerin (Athlit)
    Chastel Pèlerin (Athlit)

    En avant du château, du côté de l'est, se trouvait la ville fermée par une première muraille composée de deux éléments, l'un partant du port du nord, l'autre du port du sud et se réunissant à angle droit. A cet angle se trouvait une tour carrée sur une petite éminence, au pied de laquelle est une source.

    Outre cette première muraille de la ville, trois lignes d'ouvrages défendaient le château du côté du continent, c'est-à-dire à l'est :
    1º — D'abord un glacis derrière lequel est un large fossé où se trouvent deux sources. 2º — Une muraille couvrant toute la largeur de l'isthme. Cette muraille est flanquée de trois saillants barlongs, A l'extrémité sud dans un angle rentrant, s'ouvre au flanc du saillant de gauche la porte du château. Ce rempart est construit en grandes pierres taillées à bossages.

    3º — Une autre muraille flanquée de deux puissantes tours dont il a été question ci-dessus. La face intérieure de cette tour qui subsiste formait une Grand'Salle voûtée sur croisées d'ogives. Le mur conserve encore trois retombées d'ogives sur trois consoles : deux sont ornées chacune d'une tête colossale d'homme, l'une imberbe, l'autre barbue ; la troisième est formée d'un groupe de trois chapiteaux sur trois têtes plus petites (95).

    En arrière de ces ouvrages fermant l'accès du château, se trouve la Cour encadrée au nord et au sud par des murailles, celle du sud bordée d'une salle basse de 18 mètres de large, sans doute des magasins d'approvisionnements. Au milieu de la Cour était une chapelle dodécagone. Il en reste un pied droit du portail avec des bases à griffes dont le profil rappelle celui des bases des portails des croisillons de Notre-Dame de Paris commencés en 1257 (96).

    terre d'Oultre Jourdain
    Fig. 4. Carte de la terre d'Oultre Jourdain

    En arrière de cette chapelle, se trouvent à proximité du mur fermant le château à l'est sur la mer, les vestiges d'une petite tour ronde contre laquelle s'appuie une belle salle voûtée sur croisée d'ogives, encore intacte.
    Sources : Deschamps, Paul. Le crac des chevaliers : étude historique et archéologique précédée d'une introduction générale sur la Syrie franque. T.2 Album, préface de René Dussaud, plans en couleurs par François Anus. P. Geuthner Paris 1934.

    Notes

    77. CHASTEL-PELERIN (ATHLIT).
    — Bibliographie : Sur sa construction en 1218 : Ernoul, p. 422.
    — Olivier le Scholastique, Historia Damiatina, éditions Hoogeweg (1894), dans Bibliothek des litterarische Vereins in Stuttgart, c. 5, 6, p. 169-172.
    — Jacques de Vitry, Lettres, ed. Rõhricht, dans Zeitschrift für Kirchengeschichte, t. XV (1895), p. 571 et 577. Lettre IV, du 21 sept. 1218.
    — L'Estoire de Eracles, I. XXXI, c. 13.
    — Historiens occidentaux des Croisades, II, p. 325 et 331-332.
    — Table chronologique de Héthoum, dans suite de la note page 25
    Historiens Croisades, Documents arméniens, I, p. 484.
    — Gestes des Chiprois, dans Documents arméniens, II, p. 665.
    — Etudes sur le Chastel-Pèlerin: Pococke, Description of the East, Londres, 1745, vol. I, part. II, p. 57.
    — Victor Guérin, Samarie, II, p. 285-293.
    — Renan, Mission de Phénicie, p. 50-53 ; 754-757.
    — Rey, Architecture militaire des Croisés (Paris, 1871), p. 93-100 et Plan X.
    — The survey of Western Palestine, Memoirs, vol. I, Galilée, (1881), p. 293-301, Plan et fig.
    — C. Enlart, Les Monuments des Croisés II, p. 93-96, et Atlas, pl. 27, fig. 88, 89, 90 ; pl. 29, fig. 95, 97, 98 ; pl. 76.
    — Encyclopédie de l'Islam, article de R. Hartmann : Athlit.
    — Paul Deschamps, Les châteaux des Croisés, première partie, Le Crac des Chevaliers (1934), Introduction, p. 45, 71-72, Plan, fig. 14, p. 71 et Album, Pl. XII.
    — R. Grousset, Histoire des Croisades, tome III (1936), p. 206-207.
    — C. N. Johns, Excavations at Pilgrims' Castle, (Atlit) (1930-1933), dans The Ouarterly of the Department of Antiquities in Palestine, vol. I-VI (1931-1936), nombreuses planches.
    — Au cours de ces fouilles, on a retrouvé, outre des tombeaux phéniciens situés hors des remparts, une quantité de pièces de céramique du moyen âge, un sceau du XIIIe siècle au nom d'un Templier « frère Simon de Guignicourt. » M. le comte Chandon de Briailles veut bien me signaler qu'il s'agit de Guignicourt-sur-Aisne. (Cf. Comte M. de Sars, dans Bulletin de la Société historique de Haute-Picardie, t. XI, Soissons, 1933)
    78. Olivier le Scholastique, Historta Damiatina, éditions Hoogeweg, 1894, dans Bibliothek des liteiarischen Vereins in Stuttgart, c. 5, 6, pp. 169-172 : « Templarii vero cum domino Galthero de Avennis et paucis auxiliatoribus peregrinis et Hospitali de domo Teutonicorum castrum Peregrinorum quod olim Districtum appellabatur, firmare coeperunt, quod situm est in dioecsi Cacsariensi inter Cayphas et Caesarcam. Cujus situs talis est :
    Promunctorium allum et amplum mari imminet, munitum naturaliter scopulis, ad aquilonem, occidentem et austrum ; versus orientent turris est firma, et dudum a Templariis aedificata et possessa, tam guerrae quant treugarum tempore. Turris autem ibidem posita fuit olim propter latrunculos, qui in via stricta peregrinis ascendentibus in Jerusalem et descendentibus ab ea insidiabantur, haud longe distans a mari, quae propter viam strictam Districtum appellabatur. Toto fere tempore, quo Caesariense castrum firmatum est et consummatum, Templarii ex transverso promunctorii fodientes et laborantes per VI ebdomadas tandem ad fundamentum venerunt, ubi murus antiquus spissus et longus apparuit. Inventa est etiam ibi pecunia in moneta modientis ignota, collata beneficio filii Dei militibus suis ad alleviandos sumptus et labores. Deinde in anteriore parte harenam fodientes, et deportantes, alius murus brevior inventus est, et inter murorum planiciem fontes aquae dulcis largiter ebulliebant, lapidum etiam et cementi copiam suite de la note page 26 Dominus ministravit. Duae turres aedificabantur ante frontem castri, lapidibus quadris et dolatis tantae quantitatis ut lapis unus vix a duobus bubalis in curru trahatur. Utraque turris centenos habet pedes in longitudine, septuaginta quatuor in latitudine. Spissitudo binas ïndudit testudines, altitudo paulatim ascendens celsitudinem promunctorii transgreditur. Inter duas turres murus novus et altus cum propugnaculis consummatus est, et miro artificio intrinsecus equites armati ascendere possunt et descendere.
    Item murus alius paulo distans a turribus extenditur ab uno latere maris ad aliud, puteum habens aquae vivae inclusum. Promunctorium ab utroque latere muro cingitur alto et novo usque ad rupes. Et inter murum australem et mare sunt duo putei aquae dulcis copiam aquae Castro exhibentes. Oratorium cum palatio et domibus plurimis castrum ineludit.
    Hujus aedificii prima est utilitas, quod conventus Templariorum eductus de peccatrice et omni spurcitia plena civitate Accon, in hujus castri praesidio residebit usque ad reparationem murotum Ierusalem.
    Territorium munitionis hujus piscariis, salinis, lignis, pascuis, agris et herbis habundat ; vineis plantatis et plantandis, hortis et pomeriis habitatores delectat.
    Inter Accon et Ierusalem nulla est munitio, quam teueant Sarraceni, unde de hoc Castro novo plurimum dampnificantur increduli, et terrore divino ipsos fugante, loca culta deserere coguntur.
    Habet haec structura portum naturaliter bonum qui artificio adjutus poterit esse melior. VI, miliaribus distat a monte Thabor, unde hujus castri constructio praesumitur fuisse causa destructionis munitionis illius, quam in campo longo et lato, qui interjacet montanis castri hujus et montis Thabor, nec seminare, nec arare, nec metere quisquam secure poterat, propter metum habitantium in eo. »
    79. Jacques de Vitry, Lettres, ed. Rõhricht, p. 571 ; lettre IV du 22 sept. 1218.
    80. Assises de Jérusalem.
    — Livre de Jean d'Ibelin ; dans Historiens des Croisades, Lois, t. I, p. 420.
    81. Olivier le Scholastique, ibidem : « Habet haec structura portum naturaliter bonum, qui artificio adjutus poterit esse melior. »
    — Les Gestes des Chiprois, Historiens des Croisades, Documents arméniens, II, p. 746, nous apprennent qu'en 1258, à la suite d'un combat naval contre les Génois, deux navires musulmans se réfugièrent dans le port d'Athlit où ils furent capturés par des navires vénitiens.
    82. Olivier le Scholastique, ibidem, p. 175-176.
    83. En 1218 selon l'Estoire de Eracles, p. 335-336, et Ernoul, p. 423 ; en 1219 selon Olivier le Scholastique, p. 244-245. Cet historien appelle ici Chastel-Pèlerin : Castrum Filii Dei.
    84. Olivier le Scholastique, p. 254 et suivantes.
    — Voir aussi Jacques de Vitry, Lettres, éditions Rõhricht, dans Zeitschrift für Kirchengeschichte, t. XVI (1895), p. 89; lettre VII du 18 avril 1221.
    — Aboulféda, Historiens orientaux des Croisades, I, p. 94.
    88. On appelait ainsi ceux qui étaient issus de l'union d'un Latin avec une femme indigène.
    86. L'Estoire de Brades, p. 373-374. — Ernoul, p. 462.
    87. Chronica Albrici monacbi Trium Fontium, dans Monumenta Germaniae historica, Scriptores, XXIII, p. 942.
    88. Joinville, éditions Natalis de Wailly, publié par la Société de l'Histoire de France, p. 184 : « Li maistres qui estait compères le roy dou conte d'Alençon qui fu nez à Chastel-Pelerin... » — La reine Marguerite se trouvait à Chastel-Pèlerin en avril 1249 pendant que le roi séjournant en Chypre faisait les préparatifs de l'expédition d'Egypte (Gestes des Chiprois, Documents arméniens, II, p. 741) : « Et quant vint après Pasques (4 avril 1249) le roy manda la raine de France en Acre, et d'Acre elle alla au chastiau Pèlerin quy est dou Temple. »
    89. L'Estoire de Eracles, p. 445.
    — Annales de Terre Sainte, Archives de l'Orient latin, II B, p. 449.
    — Gestes des Chiprois, p. 752-753.
    90. Maqrizi, Histoire d'Egypte, traduction Quatremère, I B, p. 8.
    91. Maqrizi, traduction Quatremère, II, p. 224-230.
    — Delaville le Roulx, Les Hospitaliers en Terre Sainte et à Chypre, 1904, p. 234-235, et Cartulaire III, nº 3832.
    — Cf. R. Grousset, tome III, page 702.
    — Burchard de Mont Sion qui se trouvait en Palestine en 1283 parle de Chastel Pèlerin, avec admiration. Ed. J. C. M. Laurent, p. 83 :
    « De Caypha III leucis contra austrum est Castrum Peregrinorum fratrum milicie Templi munitum pre omnibus locis, que unquam possederunt christiani. Et est situm in corde maris, munitum muris et antemuralibus et barbicanis ita fortibus et turribus quod non deberet expugnare tolus mundus. »
    92. Gestes des Chiprois, Historiens des Croisades, Documents arméniens, II, p. 818.
    — Maqrizi, Histoire d'Egypte, traduction Quatremère, II B, p. 126.
    — Aboulféda, Historiens orientaux des Croisades, I, p. 164.
    93. Victor Guérin, Samarie, II, p. 283-285.
    — Voir aussi Survey of Western Palestine, Memoirs, I Galilée (1881), p. 309-310.chaussée
    94. Historiens occidentaux des Croisades, II, p. 325 et aussi p. 331 : « Ils li mistrent a nom Chastel Pèlerin por ce que li pèlerin le comencierent a fermer. Et assez i demora de pèlerins pour aidier au fermer quant li rois alla a Damiete. »
    95. C. Enlart, Historiens occidentaux des Croisades, Monuments des Croisés, II, p. 96.
    96. C. Enlart, ibidem, II, p. 95.

    Sources : Deschamps, Paul. Le crac des chevaliers : étude historique et archéologique précédée d'une introduction générale sur la Syrie franque. T.2 Album, préface de René Dussaud, plans en couleurs par François Anus. P. Geuthner Paris 1934.

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