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Châteaux de l'Orient Latin, Croisés, Templiers, Hospitaliers et Teutonique

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    Beyrouth

    Château Croisé de Beyrouth
    Château Croisé de Beyrouth - Sources : Libnanews

    L'empereur Henri VI, avait annoncé le projet de conduire les croisés en Orient ; mais, comme la guerre qu'il voulait faire en Sicile était déjà commencée, il se laissa facilement persuader de rester en Europe. Il se mit à la tête d'une armée et s'avança dans le pays de Naples. Deux autres armées de croisés, commandées, l'une par le duc de Saxe et de Brabant, l'autre par l'évêque de Mayence, et Valeran comte de Limbourg, s'embarquèrent pour l'Orient. Les premiers croisés qui arrivèrent dans la Palestine voulurent rompre la trêve faite avec les Sarrasins, tandis que les chrétiens du pays voulaient qu'on la respectât. De là de vifs débats dans lesquels on se reprocha d'un côté une imprudence qui allait tout compromettre, de l'autre une sagesse timide qui n'osait rien défendre ; les Allemands commencèrent eux-mêmes la guerre. Au milieu de cette confusion et des périls qu'elle devait amener, les chrétiens eurent à déplorer la mort de Henri de Champagne, tombé d'une fenêtre de son palais. Un autre malheur vint affliger le peuple chrétien : Malek-Adel, aux premières hostilités des croisés, assiégea Jaffa, prit la ville d'assaut, et toute la population périt sous le glaive des Sarrasins.
    L'armée chrétienne, fortifiée des pèlerins allemands qui arrivaient chaque jour, sortit alors de Ptolémaïs, et marcha contre les infidèles.
    On résolut d'assiéger Beyrouth, où les musulmans gardaient un grand nombre de captifs et les plus riches dépouilles du pays conquis ; Malek-Adel vint au-devant des chrétiens ; les deux armées se rencontrèrent sur les bords de l'Éleuthère (aujourd'hui Nahr-el-Kebir), entre Tripoli et Tortose ; les croisés restèrent victorieux. Les Sarrasins abandonnèrent plusieurs villes de la côte, et Beyrouth, mal défendue, tomba sans combat entre les mains des guerriers de la croix. Dans toutes les villes chrétiennes on rendit à Dieu des actions de grâces, et dans l'ivresse de ce premier succès on ne parlait plus que d'aller à Jérusalem.
    Sources : M. Michaud et M. Poujoulat. Histoire des croisades : abrégée à l'usage de la jeunesse, page 180/181. Tours 1882. - BNF

    Beyrouth
    Parmi les baronnies d'outre-mer énumérées par les assises comme ayant droit de monnayage et dont on possède aujourd'hui quelques rares deniers, il faut citer en première ligne celle de Beyrouth, ou Baruth, l'antique Béryte des Phéniciens.

    On a retrouvé les deniers de Jean d'Ibelin, sire de Baruth, un des membres les plus illustres de cette famille célèbre et puissante entre toutes celles de terre sainte, qui posséda à la fois les fiefs d'Ibelin, d'Arsur, de Jaffa, de Rame ou Ramleh et la grande ville de Beyrouth. C'est lui que son neveu et son homonyme Jean d'Ibelin, le brillant auteur de la première collection écrite des assises de Jérusalem, désigne sous le nom de « mon vieil oncle le sire de Baruth. » C'est lui que Philippe de Navarre appelle le beau et bon parleur.

    En Syrie, il était connu de tous sous le nom de vieux sire de Baruth, et c'est lui que nous voyons jouer un rôle si considérable dans les événements dont la Syrie fut le théâtre pendant tout le premier tiers du XIIIe siècle et principalement dans la célèbre guerre dite des Lombards.
    Sources : Schlumberger, Gustave. Les Principautés franques du Levant, d'après les plus récentes découvertes de la numismatique, page 44. Paris 1877. - BNF

    Beyrouth
    Beyrouth fut conquise en 1110 par Baudouin Ier, roi de Jérusalem, qui le donna à Foulques de Guines. La ville fut conquise et occupée par Saladin de 1187 à 1197 avant d'être à nouveau reconquise. En 1204, elle est donnée par Amaury II de Lusignan à Jean d'Ibelin, le Vieux seigneur de Beyrouth. La ville tomba définitivement en 1291.
    Plus d'informations dur le site de Wikipedia

    Céramiques du Moyen-Orient médiéval
    Les fouilles du centre-ville de Beyrouth dans les années 1990 ont profondément renouvelé notre connaissance des céramiques levantines de l'époque médiévale, notamment grâce à la mise au jour de plusieurs contextes d'ateliers.
    La caractérisation de ces productions et l'étude de leur diffusion sur la côte levantine (Saint-Jean d'Acre, Tell Arqa), à Chypre, et jusqu'en Méditerranée occidentale (Marseille) et en mer Noire (épave de Novy Svet), ont montré le dynamisme de la production beyrouthaine à l'époque des croisades.
    La diffusion des céramiques de Beyrouth est en fait attestée dès le début du XIe siècle, puisqu'elles sont présentes sur l'épave du Serçe Limani (Turquie). Les ateliers de Beyrouth sont à la croisée de plusieurs traditions techniques, notamment celle du sgraffito, très répandue dans le monde byzantin, mais aussi en Syrie, en Iran, en Asie centrale ... , et celle des productions islamiques à pâte calcaire et à glaçure alcaline ou alcalino-plombifère turquoise ou aubergine.
    Les productions beyrouthaines de ce dernier type étaient jusqu'à présent attribuées à l'Égypte.
    Sources : Laboratoire ARAR

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