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    Beyrouth et Scandelion, localisation

    Beyrouth, ville maritime assez petite, est le port le plus proche de la cité de Damas. Elle est établie dans un site agréable et plein de maisons de marbre très basses avec des couvertures plates et larges, selon l'usage habituel du pays. Bien qu'elle soit assez petite, c'est cependant une cité riche, entourée de prés et de champs très fertiles produisant tous les biens en abondance. Elle n'est pas ceinte de murailles, si ce n'est du côté du port de mer où, pour renforcer le port et toute la ville, a été construite une petite forteresse avec trois grosses tours qui se flanquent l'une l'autre (1).

    Nombreuses sont dans la ville les mosquées, ou basiliques, aux tours élevées. Aucun Maure n'ose monter sur l'une d'entre elles, car le corps de sainte Barbe y a longtemps reposé (2).
    La plus grande mosquée, bien qu'elle soit de dimensions modestes est très riche. Elle est construite à la manière des chrétiens (3) et fut le siège d'un évêché au temps où ceux-ci étaient maîtres du pays (4).

    A cette époque la terre de Jérusalem eut un patriarche, dont dépendaient quatre archevêques :
    — un dans la province de Palestine, à Césarée, cité autrefois opulente située au nord-ouest, un peu au-delà de Sur (5).
    — un autre, dans la province de Phénicie, à Tyr, cité maritime, aujourd'hui appelée Sur, autrefois très noble et très puissante.
    Détruite maintenant, elle est située presque toute entière au cœur de la mer.
    C'est d'elle que parle le Psalmiste quand il dit « Les filles de Tyr par des présents », etc. (6).
    Près de Tyr, on trouve la Fontaine des vergers et le Puits des eaux vives, dont les eaux limpides et pures coulent du Liban avec impétuosité et fracas et nettoient les jardins et le terroir (7).
    Tyr fut construite par Tyras, fils de Japhet (8), après le déluge et reconstruite ensuite par Phénix et Trachonius, fils d'Agénor (9).
    C'est ce Phénix qui a donné son nom à toute la terre de Phénicie. La cité est entourée par la mer de toutes parts, sauf du côté de l'orient. De nombreux martyrs y ont été mis à mort sous Dioclétien, comme nous l'apprend l'histoire de l'Église.
    C'est là aussi que repose Origène (10).

    Devant la porte orientale de la cité, à deux portées de flèches, on montre l'emplacement où notre Seigneur Jésus-Christ prêchait quand une femme éleva la voix du milieu de la foule pour dire : « Bienheureux le ventre qui t'a porté », etc. (11).

    On montre aussi la pierre sur laquelle se tint Jésus-Christ pour prêcher à la foule (12).
    Cet endroit n'est jamais recouvert par le sable, bien que celui-ci soit léger, vole facilement et s'accumule sous l'action du vent. Situé au milieu des sables, il est toujours verdoyant, été comme hiver, ce qui paraît là-bas non seulement exceptionnel, mais miraculeux.
    Cette cité fut fondée deux cent quarante-trois ans avant le Temple du Seigneur à Jérusalem (13).

    Scandelion, localisation

    Scandelion, localisation
    Scandelion, localisation : sources : Scandelion

    Quand la Terre Sainte fut jadis recouvrée par les chrétiens, Tyr fut donnée en partage au seigneur Baudoin, frère du seigneur Godefroy de Bouillon (14).
    14. Baudoin Ier avait investi la ville et fit construire la forteresse de Scandelion ; mais Tyr ne fut prise que sous le règne de son cousin Baudoin II par le connétable Guillaume de Bures, le 7 juillet 1124.

    — le troisième archevêque était celui de Nazareth dans la province de Galilée, et le quatrième celui de Pétra ou Séba dans la province des
    Moabites (15) ou Arabes.
    L'archevêque de Césarée n'avait qu'un évêque suffragant, celui de Sébaste (16).

    L'archevêque de Tyr avait quatre suffragants ; celui d'Acre (17), cité située au bord de la mer, en forme de triangle, semblable à un bouclier dont deux côtés sont bornés par la mer, le troisième, d'une largeur de trois lieues regardant vers la plaine où poussent de nombreux fruits de toutes sortes. Les décombres et les ruines qui subsistent d'Acre montrent clairement combien cette ville fut jadis illustre, éminente, florissante et triomphante, aussi longtemps qu'elle se trouva aux mains des chrétiens (18). Chaque quartier était défendu par un château-fort. La beauté et la puissance de la ville étaient telles que l'on peut à peine s'en faire une idée (19).
    Le roi de Jérusalem en fit sa résidence principale et s'y tint presque toujours avec toute sa noblesse : le prince de Galilée, le prince d'Antioche, capitaine du roi de France, le duc de Césarée, le duc de Sur, le seigneur de Tibériade, le seigneur de Sagette (20), le seigneur de Tripoli, le comte de Jaffa, seigneur de Beyrouth et d'Ibelin, le seigneur de Poysan, le seigneur d'Arsûf et les nobles de Blanche Garde, ainsi que les frères de la milice du Temple et de l'ordre Teutonique.
    Il y avait là aussi de nombreux Italiens, Génois, Pisans et Vénitiens qui, à la suite d'une maudite controverse qu'ils eurent entre eux au sujet de la cité commencèrent, sous l'effet de la haine, à se faire la guerre (21).
    Apprenant que la ville était en proie aux luttes intestines et civiles (22), le sultan l'assiégea avec six cent mille hommes et s'en empara le 2 mai 1290 (23).

    De nombreuses personnes, hommes et femmes, s'enfuirent alors dans l'ile de Chypre.
    Acre était appelée autrefois Ptolémaïs (24). C'est là que Judas Macchabée fut tué traîtreusement par Triphon (26), là qu'était l'idole Belzébuth, dont il est question dans le Livre des Rois (27). Cette cité se trouve près du Mont Carmel, à une distance de quatre lieues.

    [Les autres évêchés suffragants de Tyr] étaient ceux de Sidon, de Beyrouth et de Césarée de Philippe (28).
    L'archevêque de Nazareth avait un suffragant, l'évêque de Tibériade (29).
    L'archevêque de Pétra n'avait pas de suffragant latin, mais un grec au mont Sinaï (30).
    Dans l'église du Sépulcre du Seigneur à Jérusalem résidaient des chanoines de saint Augustin qui n'avaient pas de prieur, mais promettaient obéissance au patriarche (30). Dans le Temple du Seigneur il y avait un abbé et des chanoines réguliers. La garde du Temple était assurée par des chevaliers de Rhodes (31). Dans l'église du mont Sion résidaient un abbé et des chanoines réguliers (32). Dans l'église de la vallée de Josaphat habitaient des moines noirs (33). Tous ces abbés mitrés et les archevêques susdits assistaient le patriarche dans son ministère.

    Dans cette ville de Beyrouth, on trouve en abondance, entre autres fruits, les fruits de l'arbre à muses qui a des feuilles larges et très longues d'une longueur telle que deux feuilles recouvriraient le corps d'un homme (34)
    Il est fait mention dans le prologue du Digeste de cette cité (35), où il y eut autrefois une très grande école générale (36).
    Quand la Terre Sainte fut reprise par Godefroy, la ville revint en partage au seigneur de Starkenberck (37).

    Près de Beyrouth, une autre ville puissante et bien fortifiée était Biblos, appelée ensuite Giblet, dont il est dit dans le Livre des Rois : « les habitants de Biblos apportaient le bois », etc. (38).
    Non loin de Biblos se trouvait une autre ville maritime, actuellement encore assez peuplée, du nom de Jaffa ; elle avait sous sa dépendance les cités de Ramata et d'Ascalon. Le seigneur de Jaffa était maréchal de Jérusalem (39).
    A peu de distance de Jaffa était Sidon, ville maritime, qui par la suite fut appelée Sagette. Elle fut attribuée en partage aux chevaliers de Naples (40).
    Près de Sidon, entre Sidon et Tyr qui est peu distant de Sidon, se trouve l'endroit où une femme cananéenne poursuivit le Seigneur de ses cris, comme il est dit dans l'Évangile : « En sortant de là, Jésus se retira dans la région de Tyr et de Sidon. Or voici qu'une Cananéenne » (41), etc.
    Sources : Heers, Jacques. Itinéraire d'Anselme Adorno en Terre sainte (1470-1471). Texte édité, traduit et annoté, page 339. Persée

    Notes
    1. Malgré l'occupation mamlouk, les rivalités entre Génois et Vénitiens se poursuivaient jusque dans les eaux mêmes du port ; pour faire face à ces conflits et aux attaques des corsaires, les sultans, Tanghiz en 1343 et Barkouk en 1382, firent construire ces tours ; leur situation inattendue tient au fait qu'elles devaient tenir en respect les navires dans le port même.

    2. Les reliques de sainte Barbe ou Barbara seraient venues miraculeusement de Nicomédie, ou d'Héliopolis ou d'Antioche à Venise mais rien n'indique une sépulture à Beyrouth, cf. Vies des Saints..., t. 12, 4 décembre, p. 119.

    3. Il s'agit de la mosquée al'Umari qui était, en effet, l'ancienne église Saint-Jean Baptiste, construite par les Templiers entre 1113 et 1150 sur l'emplacement d'une ancienne église byzantine et transformée en mosquée en 1291, cf. Enlart (C.). La cathédrale Saint-Jean de Beyrouth. Paris, 1904.

    4. Après la prise de Beyrouth par les Chrétiens en 1110, une querelle éclata entre les patriarches d'Antioche et de Jérusalem. A l'époque byzantine l'évêché de Beyrouth dépendait d'Antioche par le patriarcat de Tyr ; mais Tyr étant encore aux mains des Musulmans, la pape Pascal II rattacha provisoirement Beyrouth à Jérusalem (en 1113) ; cette disposition ne fut pas rapportée lorsque Tyr fut prise, douze ans plus tard, et le pape décida que les frontières des patriarcats devaient ainsi correspondre à celles des États (royaume de Jérusalem et comté d'Antioche) cf. Rowe (J. G.).
    The Papacy and the ecclesiastical province of Tyr 1110-1187. Bulletin of John Rylands Library, 1960, p. 160-189.

    5. Césarée est située loin au nord de Sur ou Tyr.

    6. Psaumes, XLV, 13 : « La fille de Tyr, par des présents, déridera ton visage ; et les peuples les plus riches par maint joyau serti d'or ».

    7. « Là sordent fontaines bêles et moult clères qui grant mestier ont pour atemprer en été. Entre les autres, la très noble fontaine sort illec que Salomons apele la fontaine des cortilz et le puis des Eaues Vivanz ». (Guillaume de Tyr. Historia rerum in partibus transmarinis gestarum ; cité par Grousset (R.). Histoire des Croisades. Paris, 1934, t. I, p. 608).

    8. Genèse, X, 2. Les fils de Japhet étaient Gomer, Magog, Madal, Javan, Thubal, Mosoch et Thiras.

    9. Agénor, qui régnait sur la Syrie, eut une fille, Europe, et trois fils, Cadmos, Phoenix et Cilix ; il les envoya à la recherche de leur soeur enlevée par Zeus ; Cadmos aurait alors fondé une ville à Rhodes et Phoenix se serait établi en Phénicie.

    10. Origène, père de l'Église grecque (185-254), naquit à Alexandrie et subit la torture à Tyr lors des persécutions ordonnées par Maximin (celles ordonnées par Dioclétien sont de 303.)

    11. Luc, XI, 27. Mais cette rencontre, dont le lieu n'est pas exactement précisé par l'évangéliste, se situe certainement très au sud, sur le chemin entre un bourg de Samarie et Jérusalem.

    12. Luc, XI, 29-36. « Comme les foules se pressaient en masse, il se mit à dire... »

    13. Hérodote dit que Tyr aurait été fondée en même temps que le Temple d'Hercule, soit bien plus tôt, dans les années 2750 av. J.-C. Cependant la tradition retenait volontiers la date de l'exode des habitants de Sidon, fuyant leur ville prise par le roi philistin d'Ascalon, en 1200 av. J.-C., et voyait en Tyr une nouvelle Sidon, suivant en cela le Chant du psalmiste (Psaumes , XXIII, 12) : « Il a dit : « Ne te livre plus à la joie, toi qui as été violée, vierge fille de Sidon »). La tradition rapportée par Jean Adorno confond, elle, les deux légendes en invoquant la date de la construction du Temple de Jérusalem par Salomon, vers 950 av. J.-C., Salomon s'étant allié à Hiram I, roi de Tyr, maître des forêts du Liban qui donnèrent leurs bois pour toutes les constructions prestigieuses du roi d'Israël.

    14. Baudoin I avait investi la ville et fit construire la forteresse de Scandelion ; mais Tyr ne fut prise que sous le règne de son cousin Baudoin II par le connétable Guillaume de Bures, le 7 juillet 1124.

    15. Le pays de Moab s'étendait au-delà du Jourdain ; les Francs en furent les maîtres de 1116 à 1189, cf. supra, p. 300, note 7.

    16. Sébaste (Samarie) était située à l'intérieur des terres, à une dizaine de kilomètres de Naplouse, cf. supra, p. 323, note 5.

    17. Acre ou Akko.

    18. Le siège d'Acre, en 1291 par Melik el-Ashraf, dura plus d'un mois. Les Musulmans minèrent la forteresse du Temple qui résistait encore ; le sultan fit complètement démanteler les remparts et détruire les églises ; le portail de la cathédrale fut même transporté au Caire, où il se trouvait dans Bayn al-Qasreyn.

    19. Sur la ville d'Acre, voir surtout : Richard (J.). Colonies marchandes privilégiées et marché seigneurial. La fonde d'Acre et ses droitures. Le Moyen Age. 1953, p. 325-339.

    20. L'antique Sidon, dite aussi Saïda ou Sayette.

    21. Au printemps de 1287, les Génois brûlèrent et capturèrent des navires pisans dans le port d'Acre ; les Vénitiens se portèrent au secours des Pisans. A Tripoli, à la mort de Bohémond VII (1287), les chevaliers et les bourgeois de la cité refusèrent de reconnaître sa sœur, Lucie d'Antioche ; ils formèrent une Commune dont le maire fut Bartolomeo de Gibelet et demandèrent la protection de Gênes qui envoya un podestat ; finalement Lucie confirma leurs privilèges et devint comtesse en 1288, cf. Richard (J.). Le comté de Tripoli. Paris, 1945.

    22. Le sultan Qalà'un fut même instruit par diverses ambassades des antagonistes : celles de Spinola adjoint d'Orlando Ascheri, l'amiral génois vainqueur à Acre, celle de Bartolomeo de Giblet, puis celles des Vénitiens et des Pisans qui lui représentèrent le danger que courrait le commerce d'Alexandrie si les Génois s'installaient en maîtres à Tripoli (ibid.).

    23. La chute de Tripoli date du 26 avril 1289 et celle d'Acre du 28 mai 1291 ; celle indiquée par Adorno ne correspond en aucun cas ; en 1290, Qalà'un avait investi Acre mais il mourut en décembre et ce fut son successeur Malik al-Ashraf Khâlil qui s'empara de la ville.

    24. La ville fut appelée Ptolémaïs en l'honneur du roi lagide Ptolémée Philadelphe (309-246 av. J.-C.). Sous l'occupation romaine, elle portait le nom de Colonia Claudia Cesar Ptolémaïs. L'évêque d'Acre était évêque de Ptolémaïs.

    25. Ier Livre des Macchabées, IX, 18. « Judas succomba lui aussi et le reste prit la fuite... » ; Cependant Judas Macchabée fut défait par Bacchidès, général du roi séleucide Demetrios Soter ; ce combat se situe à Béerzeth, à quelque 20 km de Jérusalem, fort loin au sud d'Acre. D'autre part, Tryphon était, au contraire, un roi de Syrie adversaire de Demetrios Soter, tuteur de l'usurpateur Antiochos VI Dyonisos ; il mourut en exil, à Apamée, en 139 av. J.-C.

    26. IIe Livre des Rois, I, 2 : « Allez consulter Baal Zebud, dieu d'Eqron, pour savoir si je guérirai de mon mal présent ». Baal Zebul (= Baal le prince) devint, par un jeu de mot irrévérencieux, Baal Zebud (= Baal des mouches). Les Juifs et les Chrétiens firent de Belzébuth ou Belzébul le dieu des Enfers. Ce sanctuaire se trouvait à Eqron (ou Accaron), une des villes de la Pentapole des Philistins, près du pays de Dan et d'Ephraïm ; c'est l'actuelle Akir ; la similitude des noms explique la confusion.

    27. Banyas, l'antique Caesarea Philippi.

    28. Cette description de toute l'organisation de l'Église latine en Terre Sainte et de sa hiérarchie est parfaitement exacte.

    29. L'abbé du Mont Sinaï dirigeait à Jérusalem, après le départ des Croisés, un hospice grec pour les pèlerins, celui de Saint-Moïse, cf. Prawer (J.). The Latin Kingdom..., p. 224.

    30. Les chanoines du Saint-Sépulcre, richement dotés de maisons et de terres dans le royaume, exerçaient la fonction d'un chapitre cathédral auprès du patriarche. Ils présentaient au roi de Jérusalem les candidats au patriarcat. La règle de saint Augustin leur fut imposée par le patriarche Arnulf en 1114.

    31. Grave confusion : les Chevaliers de Rhodes sont les Hospitaliers de Saint Jean qui s'étaient établis dans l'hôpital Saint-Jean de Jérusalem. Les Templiers avaient, eux, installé leur maison sur l'emplacement du Temple, près de la mosquée al-Aqsa.

    32. Ancien monastère grec occupé par des moines latins, cette communauté du mont Sion comme celles de Josaphat et du mont des Oliviers, s'était placée sous la dépendance directe du patriarche et des chanoines du Saint-Sépulcre, cf. Prawer (J.). The Latin Kingdom..., p. 171.
    — Rey (E. G.). Chartes de l'abbaye du Mont Sion.
    Mémoires de la Société Nationale des Antiquaires de France. 1887, p. 31-56.

    33. Monastère bénédictin de Sainte-Marie dans la vallée de Josaphat.
    — Cf. Delaborde (H. F.). Chartes de la Terre Sainte provenant de l'abbaye de Notre-Dame de Josaphat. Paris, 1880.
    — Kohler (Ch.). Chartes de l'abbaye Notre-Dame en Terre Sainte, 1108-1291. Analyse et extraits. Revue de l'Orient latin. 1899.

    34. Ce sont ici des bananiers.

    35. Il peut sembler naturel de rapprocher Beyrouth de Beroth (IIe Livre des Rois, VIII, 8) et de Berote (Ézéchiel, XLVII, 16), mais cette identification reste incertaine.

    36. Beyrouth possédait, dès les années 250 ap. J.-C., une École de droit très célèbre ; mais celle-ci fut abandonnée après les tremblements de terre catastrophiques de 551.

    37. C'est Baudouin qui assiégea et prit Beyrouth (février à mai 1110). Le premier seigneur de la ville fut sans doute Gautier Ier Brisebarre, de la famille flamande des Guines, apparentée au roi, qui est attesté en 1125 ; ses successeurs furent son frère Gui, puis Gautier II, Gautier III qui céda Beyrouth au roi Amaury Ier, en 1166, en échange de la seigneurie de Blanche Garde ; le roi donna plus tard Beyrouth en fief à l'une des branches de la famille des Ibelins. Starkenberg était, à la fin de la domination franque, le nom donné au château de Montfort (Qala'at Qûrein) qui appartenait aux Chevaliers Teutoniques, cf. Nikerson (M.-E.). The seigneurie of Beirut in the 12 th, century and the Brisebarre family of Beirut-Blanchegarde. Byzantion, 1949.

    38. Ier Livre des Rois, V, 32 : « Les ouvriers de Salomon et ceux de Hirem et les Giblites taillèrent et mirent en place le bois... ».

    39. Jaffa, abandonnée par les Musulmans, fut occupée sans coup férir par les Croisés en route vers Jérusalem, en 1099, alors qu'Ascalon ne fut prise, de haute lutte, après une série de sièges interminables, qu'en 1153. Les deux places faisaient partie du domaine royal et le comté de Jaffa Ascalon dépendait directement de la Couronne.
    En 1141, le roi Foulques s'était fait construire, au sud-est de Jaffa, à Yabneh (Ybne), pour protéger la ville, une forteresse qui fut tenue par un nommé Balian, dès lors appelé Ibelin.
    Vers 1150, Ramleh fut jointe aux possessions des Ibelins, cf. Prawer (J.). The Latin Kingdom..., p. 132-134.
    — Mas-Latrie (L. de). Les comtes de Jaffa et d'Ascalon. Revue des Questions historiques. 1879, p. 181-200.
    — Rüdt-Collenberg (H. H.). Les premiers Ibelins. Le Moyen Age. 1965, p. 433-474.

    40. La seigneurie de Sidon ou Saïette était tenue par une branche de la famille Grenier ; en 1278, les fortifications de la ville étaient aux mains des Templiers. Par « chevaliers de Naples », Jean Adorno voulait peut-être désigner les Teutoniques qu'il visita, au retour, dans le Royaume de Naples. Sur Sidon : Le Monte (J. L.). The Lords of Sidon in the 12 th. and 13 th, centuries. Byzantion, 1944-1945.

    41. Matthieu, XV, 21-22.

    Sources : Heers, Jacques. Itinéraire d'Anselme Adorno en Terre sainte (1470-1471). Texte édité, traduit et annoté, page 339. Persée

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