Possessions templières d'après le Procès   Maisons du Temple dans les Baillages de France   Possessions templières d'après le Procès

Liste des Maisons du Temple et de quelques dignitaires d'après les pièces du Procès

Les Baillages du Temple en France et en Orient
Champagne, Marne, Haute-Marne, Lorraine
France, Seine-et-Marne, Picardie, Loiret, Marne
Bourgogne, Lyonnais
Phonthieu, Vermandois, Beauvaisis
Orient

— 1 — Baillie de Paris

Maison du Temple de Paris
Maison du Temple de Paris

Je rappelle pour mémoire, que les Templiers nommés par des noms de villes ou de villages étaient avec certitude des hommes du Temple qui vivaient dans une Maison templière du même nom. Bien que pour certaines Maisons nous n'ayons pas de traces ou pas d'actes.

Le précepteur de France, qui résidait à Paris, était le chef hiérarchique du maître du Temple de Paris et des commandeurs ou maîtres de toutes les Templeries de la baillie de France.

Le Procès ne nous renseigne que bien imparfaitement sur l'étendue de cette baillie, qui était limitée par les grandes baillies de Normandie, d'Aquitaine, de Champagne, de Vermandois; il ne nous a pas été possible d'en déterminer les limites exactes et son étendue ne devait pas se borner, croyons-nous, à l'Ile-de-France et à l'Orléanais.

La baillie de France comprenait elle-même des baillies plus petites, comme celles de la Brie, d'Etampes, de Chartres, de Prunay-le-Temple, de Lagny, du Mont-de-Soissons, dont l'étendue reste tout aussi vague.

Ce que nous venons de dire pour la baillie du Temple de France, peut s'appliquer également à la Champagne et à la Bourgogne, à l'Aquitaine et au Poitou dont l'étendue, en tant que baillies du Temple, paraît avoir été assez considérable. Mais, si les grandes baillies du Temple sont encore à ce point indécise, nous avons cru pouvoir néanmoins essayer de grouper les maisons du Temple suivant ces grandes divisions, en tenant compte des relations de voisinage qui existaient entre les commanderies plus ou moins voisines d'une même région.

Lors de la chute du Temple, le précepteur de France était frère Gérard de Villiers, chevalier ; c'était, sans conteste, l'un des personnages les plus importants de l'Ordre : « frater Gerardus de Villaribus, qui fuerat preceptor firmiter et erat magnus homo in Ordine. » Il ne figure pas en personne dans le Procès, ayant réussi à prendre la fuite.

Si Gérard fut longtemps précepteur du Temple, il ne parait pas qu'il ait été à la tête de la baillie de France avant Tannée 1295 ou environ. Probablement est-ce de lui qu'il est question dans cette cédule en français, sans doute sujette à caution, où la perte de Tortose est attribuée au frère « Géraud de Villers. » (Voir Tortose)

Bien avant lui, il y avait eu comme précepteur de France le frère Amauri de la Roche, chevalier, lequel aurait assisté, vers 1265, à la réception de Jacques de Molay, faite au Temple de Beaune. Sans vouloir affirmer qu'Amauri fut déjà en charge à cette époque, on peut être certain que, dès 1270, il était au Temple de Paris, vers le temps de Pâques, et qu'il procéda à des réceptions, comme précepteur de France ; cette année même, si ce n'est en 1269, il était allé faire une réception au Temple d'Étampes. Nous savons encore qu'Amauri alla, faire une réception au Temple de Fontaines-sous-Montdidier, et qu'il reçut à Paris, vers 1273 ou 1274, celui qui devait être le dernier précepteur du Temple de Reims.

Amauri revenait sans doute d'Orient, où il avait occupé la plus haute charge du Temple après le Grand-maitre, celle de grand commandeur. (J. Delaville Le Roulx, Documents concernant les Templiers, p. 31, pièce 21, datée d'Acre, 31 mai 1262).

Amauri de la Roche eut pour successeur frère Jean le Français, « frater Johannes lo Franceys, miles », lequel se trouve au Temple de la Villedieu près Maurepas, vers 1277, et, vers 1281, au Temple de Bellicourt (60), dans le diocèse de Beauvais.

Puis, c'est le frère Hue de Provins que l'on sait avoir fait une réception au Temple de Chevru (77) vers 1293 : « receptio facta per fratrem Hugonem de Pruvino, preceptorem tunc Francie » ; enfin, Gérard de Villiers, déjà nommé « frater Gerardus de Villaribus in Bria » qui, avant d'être précepteur de France, paraît avoir géré les baillies du Temple de Brie, du Mont-de-Soissons et de Barbonne.

Gérard fait des réceptions à Paris, vers 1295, vers 1300 aux Correaux (80), vers 1301 à La Ferté-Gaucher (77), à la fin du mois d'octobre, à Chevru (77) et à Sommereux (60). A Chevru, il est venu accompagné de son chapelain, frère Guillame, prêtre, et d'un frère servant à son service, nommé Pierre. En 1303, ou peut-être en 1301, il tient un chapitre général à Paris, et cette année même il pousse jusqu'au Temple de la Neuville-lés-Châlons (51). On le rencontre, vers 1304, à Lagny-le-Sec (60). Enfin, un Templier du diocèse de Besançon, interrogé en 1310 en Chypre, aurait été reçu par Gérard au mois de juin 1305, en la maison de Dormelles (77) en France. Si la maison reste incertaine, il est au moins acquis que Gérard alla au Temple de Champfleury (77), mais à une date qui n'est pas indiquée.

Les précepteurs de France avaient des fonctions assez étendues pour autoriser la présence d'un aide, d'un lieutenant ; ainsi, vers 1267, le lieutenant du précepteur était le frère Pierre le Normand (Peirus Normannus), que nous savons avoir l'ait des réceptions au Temple de Paris. En 1285, c'est le frère Gautier « de Ete » qui est lieutenant du précepteur de France et que nous trouvons au Temple de Prunay (51), dans les premiers mois de l'année.

Telle est la série des précepteurs de France pour la seconde moitié du XIIIe siècle, d'après le Procès; nous pourrions encore citer : pour les années 1242 et 1246, Renaud de Vichiers, grand-maître en 1255, si ce n'est avant ; pour l'année 1238, Pierre de Saint-Romain ; pour janvier 1226-1227, Olivier de la Roche ; pour l'année 1214, André de Coulours ; mais ce serait sortir des limites que nous nous sommes assignées.

Précepteurs de France:
— Vers 1265-1274 : frère Amauri de la Roche, chevalier;
— Vers 1267, frère Pierre le Normand, lieutenant (peut-être le même que le précepteur du Laonnais vers 1287);
— Vers 1277, frère Jean le Français, chevalier;
— Vers 1285, frère Gautier de « Ete » alias « de Esta », lieutenant, chevalier, précepteur du Ponthieu vers 1280;
— Vers 1293, frère Hue de Provins;
— Vers 1295-1207, frère Gérard de Villiers-en-Brie, chevalier.
Top

 

Baillie de Paris — Temple de Paris
La maison du Temple de Paris fut parmi les plus importantes de l'Ordre. Dans notre travail, il ne peut être question que de réceptions qui y furent faites. Ceux qui désireraient de plus amples détails, sur l'existence de cette maison, consulteront le Mémoire sur les opérations financières des Templiers, de M. Léopold Delisle, et aussi la Maison du Temple de Paris de M. de Curzon, bien que cette histoire soit peut-être plus celle de la maison sous les Hospitaliers que sous les Templiers. Nous n'aurions garde d'oublier pour toutes les maisons Templières ou Hospitalières du nord de la France le livre de M. Ed. Mannier : Ordre de Malle. Les commanderies du grand prieuré de France.

Si l'énumération des quelques réceptions faites au Temple de Paris peut paraître assez monotone, on trouvera néanmoins, dans le résumé que nous en donnons ici, des détails qui méritent d'être retenus.

La maison du Temple de Paris était pourvue de deux chapelles au moins, une grande « in majori capella domus Templi Parisiensis », et une petite. La petite chapelle était sans doute sous le vocable de Saint-Biaise (voir plus bas) ; elle était à deux étages, comme toutes les chapelles privées à cette époque, et la fameuse trésorerie du Temple, placée dans la tour, était contiguë à la petite chapelle supérieure.

Le visiteur de France avait certainement un appartement à lui réservé, avec oratoire, appartement qui était situé, croyons-nous, du côté du cimetière de la maison. Le visiteur n'était pas le seul qui eût son appartement au Temple ; il est certain, pour ne citer qu'un exemple, que Gui Dauphin, dont nous avons déjà parlé, y avait au moins une chambre.

Des personnes étrangères à l'Ordre pouvaient même loger en cette maison de Paris, et Philippe le Bel y séjourna au début de l'année 1307, quelques mois à peine avant la ruine de ses victimes.

En cette hospitalière templerie de Paris, le précepteur de la maison même devait souvent s'effacer devant les hôtes illustres de passage dans la capitale. Sans parler du grand-maître ni du visiteur de France souvent absent, il hébergeait parfois le précepteur de France, les précepteurs des grandes provinces ; et, dans la maison même, séjournait le trésorier du Temple.

Voici les noms des précepteurs de la maison de Paris, d'après le Procès:
Preceptores Paris
— Vers 1269-1270, frère Jean le Français, précepteur de France dans la suite;
— Vers 1277, frère Jean de Villeneuve ou de Neuville, plus tard précepteur du Ponthieu;
— Vers 1278, frère Raoul;
— Vers 1295-1296, frère Gui;
— Vers 1297 et encore en 1304, frère Guillaume le Normand.

On trouve également désigné, comme précepteur, un certain frère Pierre de Tortainville, « de Tortavilla », originaire du Gâtinais, et cela dès 1291 environ ; mais ce personnage est aussi donné comme « collector reddituum » alias « levator reddituum et censuum domus Templi Parisiensis. » Si Pierre fut réellement précepteur de Paris, ce dut être dans les deux ou trois dernières années de l'existence de l'ordre.

Les trésoriers du Temple de Paris sont plus connus, et la partie du procès éditée par Michelet nous redit presque à chaque page les noms du dernier de ces dignitaires et de son prédécesseur, Jean Ier et Jean II de Tour.

Le trésorier de la maison de Paris, quelle qu'ait pu être la modestie de son origine, était, grâce à ses fonctions, un des personnages de l'Ordre, plus important en apparence que le précepteur de cette même maison, qui semble n'avoir eu qu'un rôle effacé, presque de majordome chargé de veiller au fonctionnement régulier de toutes choses dans cette immense construction qu'était le Temple.

Les deux Jean de Tour étaient originaires du diocèse de Paris, nés l'un et l'autre presque aux portes de la grande ville, comme cet autre Jean de Tour, leur homonyme, que nous avons cité comme l'un des aumôniers de Philippe le Bel. Ils tiraient, en effet, leur nom de la paroisse de Tour, aujourd'hui Saint-Prix (canton de Montmorency), non loin d'un petit domaine que les Templiers possédaient à Cernay (95) en la commune d'Ermont, localité toute voisine de Saint-Prix.

Tous deux furent donc trésoriers du Temple de Paris ; l'un succédant à l'autre et d'élève devenant maître. Jean II n'aurait guère recueilli la succession de Jean Ier que vers 1297 ou 1298, et n'aurait ainsi été trésorier que l'espace d'une dizaine d'années. Il est, en effet, question, dans le Procès, d'une réception faite, vers 1297, sur l'ordre de Jean Ier, en la grande chapelle du Temple de Paris, par Jean II.

Le procès ne faisant aucune distinction entre les deux Jean de Tour, nous les avons désignés Jean I et Jean II.

Si la date ainsi assignée est exacte, on pourrait peut-être conclure de là que la plupart des réceptions dont il est parlé dans le Procès comme ayant été faites par le trésorier Jean de Tour antérieurement à cette époque, furent l'œuvre de Jean Ier de Tour.

Jean Ier de Tour aurait eu lui-même, comme prédécesseur, un frère sergent du Temple nommé Humbert ou Hubert, trésorier vers 1267-1270, Jean Ier étant déjà sous-trésorier à cette dernière date. Certain passage du Procès nous autorise à penser que Humbert était encore en fonctions vers 1287 ; dans ce cas, Jean Ier de Tour aurait été beaucoup plus longtemps sous-trésorier du Temple de Paris, que trésorier, et la durée de sa gestion comme trésorier n'aurait été comme pour Jean II, que d'une dizaine d'années, de l'an 1287 à 1297 environ.

Devenu trésorier, Jean Ier eut à son tour des sous-trésoriers, dont frère Nicolas le Flameng, qualifié lieutenant du trésorier vers 1290 et qui paraît avoir été en même temps précepteur du Temple de Lagny-le-Sec, et Jean II de Tour déjà nommé.

Le Procès donne aussi le nom d'un frère Etienne qui aurait été trésorier du Temple de Paris : « frater Stephanus thesaurarius Pansiensis » ; mais il est vraisemblable qu'Etienne ne fut que sous-trésorier ou lieutenant du trésorier Jean II de Tour, et après 1302.

Pour le trésorier Hubert, voyez le Mémoire déjà cité de M. Léopold de Delisle.

Un des plus connus parmi les trésoriers, fut frère Hémard ou Aimard, choisi comme exécuteur testamentaire par Philippe-Auguste, dans le testament de ce prince, du mois de septembre 1222 (Layettes du trésor des Charles, t. 1, pp. 549 et 551).

En juillet 1240, le frère Gilles trésorier du Temple de Paris, est choisi comme arbitre par des juifs (Layettes, t. II, p. 431, n° 2873).

Jean II de Tour comparait par deux fois en personne dans le Procès, en 1307 et en 1311. Interrogé le 26 octobre 1307, il dit avoir environ cinquante-cinq ans et avoir été reçu, vers 1275, au Temple de Maurepas (ou la Ville-Dieu) par Jean de Tour, son prédécesseur, trésorier de Paris.

En 1257, le Temple de Paris a pour trésoriers, les frères « Petrus, dictus Bocel, et Bonevenutus, thesaurarii domus Templi Parisiensis » (Layettes, t. III, p. 362, n » 4350).

La déposition qu'il fait le 25 février 1311, confirme la précédente avec quelques différences : sexagénaire ou à peu près, il n'aurait, été reçu Templier que vers 1277, à la Toussaint ; il juge inutile sans doute de charger la mémoire de Jean Ier de Tour, décédé dans les dernières années du XIIIe siècle (et dont le corps, exhumé en 1310, fut brûlé comme étant d'un hérétique) ; mais il prétend que l'un des Templiers qui assistaient à sa réception, l'aurait, après la cérémonie d'admission, entraîné à part pour lui faire renier Dieu et cracher sur la croix ; il repousse toutefois l'accusation de sodomie et nie l'existence d'idoles.

Avant d'être trésorier du Temple de Paris, Jean II aurait été précepteur de la baillie du Temple d'Étampes. Quant aux réceptions dans l'Ordre faites par lui ou par son prédécesseur, ou sur leur initiative, elles sont assez nombreuses, que ce soit à Choisy-le-Temple, à Beauvais-en-Gâtinais, à Fourches, à Paris, à Ivry dans le Vexin français, à Laigneville en Beau-vaisis, à Lagny-le-Sec, à Sours, à Maurepas, à Savigny, etc.

Ajoutons que Jean de Tour, sans doute le premier, est cité parmi les Templiers présents a un chapitre général tenu vers 1295 à Paris par le grand-maître et que le Procès nous apprend que le trésorier de Paris, Jean II, avait un chapelain nommé « frater Johannes Bocelli, presbyter. »

Les chapelains du Temple de Paris, dits aussi curés ou prieurs, « l'expression de prieur parait peu usitée parmi les Templiers ; nous ne l'avons guère rencontrée que pour désigner le chapelain de la maison de Paris », sont:
Chapelains de Paris
— Vers 1277-1279, frère Jean de Montmorency;
— Vers 1291, frère Eude de Saint-Quentin;
— Vers 1297-1307, frère Regnaud du Tremblay.
— Il y avait en 1307 un autre chapelain, frère Régnier de « Larchent. »

L'une des plus anciennes mentions que l'on trouve dans le Procès sur la maison du Temple de Paris ou sur ceux qui l'habitaient, se reporte aux environs de l'an 1267, à la fin du règne de saint Louis. Le trésorier, qui était alors frère Hubert ou Humbert, déjà nommé, serait allé, en effet, cette année-là, procéder à des réceptions de Templiers, en la maison du Temple d'Ivry-en-Vexin.

Vers le même temps, un frère servant, qui était encore en 1307 « grangiarius » du Temple de Sommereux, au diocèse d'Amiens, aurait été reçu en la maison de Paris par un Templier de passage à Paris, frère Francon de Bort ou Boni, précepteur des maisons du Temple en Auvergne, en présence de plusieurs Templiers, dont frère Hue de Perraud. Enfin, un chevalier du Temple, Baudouin de « Ceri », était reçu également à Paris, à la même époque, par frère Pierre le Normand, lieutenant du précepteur de France.

Le précepteur de Paris était sans doute alors frère Jean le Français, « fratre Johanne Francisco, preceptore Parisiensi », lequel ne devait pas tarder à être précepteur de France ; il est indiqué comme précepteur de la maison de Paris dans le récit d'une réception faite au Temple d'Étampes, vers 1269 ou 1270.

En cette même année 1270 ou environ, au temps de Pâques, et sans doute à l'occasion d'un chapitre, un chevalier originaire du diocèse de Rodez, Barthélemi « Bocberii », aurait été reçu, dans la grande chapelle de la maison, par frère Amauri de la Roche, chevalier, précepteur de France, en présence des frères Gautier de « Esta », chevalier (lieutenant du précepteur de France, puis précepteur du Ponthieu) ; Humbert, trésorier de cette maison de Paris, et Jean de Tour, sous-trésorier, frères sergents; la réception étant faite, il aurait même été conduit à la petite chapelle du Temple.

C'est également au Temple de Paris que fut reçu, vers 1272 ou 1273, le précepteur du Temple de Reims, frère Gaucher de Biencourt, d'après la déposition qu'il fit au mois d'octobre 1307. Le recevant n'aurait été autre que le précepteur de France, déjà nommé, frère Arnaud de la Roche. La date indiquée n'est, d'ailleurs, qu'approximative, car, d'après un autre passage du Procès, Gaucher de Biencourt ou Liancourt, chevalier, précepteur de Reims, n'aurait été reçu que vers l'année 1274 en présence d'une soixantaine de frères, dont Gautier de « Etta » et Humbert, receveur ou trésorier du Temple de Paris.

Puis, il nous faut franchir deux années pour trouver, sinon une mention touchant la maison de Paris, du moins une mention relative à l'un de ses membres, frère Jean Ier de Tour, délégué pour faire des réceptions, vers fin novembre 1276, au Temple de Beauvais, dans le diocèse de Sens, et, l'année d'après, en la maison de Choisy, cette seconde fois en présence des frères Jean de Montmorency, prêtre chapelain, « priore tunc Templi Parisiensis », et de Jean de Villeneuve, précepteur de la maison de Paris. Un an après ou environ (1278), le précepteur de Paris est le frère Raoul, « cognomine ignoto », dont le nom ne figure au Procès que parce qu'il aurait assisté cette année-là à une réception au Temple de Sours. En 1279, le précepteur de la Terre d'outre-mer est momentanément à Paris ; c'est Thibaud Gaud (Gaudin), le futur grand-maître. Parmi ceux qu'il eut alors l'occasion de recevoir, figure celui qui devait finir comme précepteur d'Yvry, frère « Johannes Ducis », de Taverny.

Vers 1283, en octobre, réception d'un frère du Temple originaire du diocèse de Séez, en la chapelle du Temple de Paris, par Jean de Tour le trésorier; à peine reçu et l'esprit quelque peu troublé par certains détails de sa réception, ce frère alla se confesser au confesseur même de l'évêque de Paris, « confessus fuit penitenciario bone memorie domini Renulphi, tunc episcopi Parisiensis, qui vocabatur frater Nicolaus. » Le dernier précepteur du Temple d'Héricourt (80), au diocèse de Cambrai, fut reçu également à Paris, mais par frère Pierre Normand ou Le Normand, chevalier, alors précepteur du Laonnais « de Laudinesio » ; c'était vers 1287, en la chapelle de Saint-Blaise « in capella Sancti Blasii domus Templi Parisius », et en présence du frère chevalier Gautier « d'Esta. » Cette chapelle était sans doute la plus petite des deux chapelles de la maison, car le nouveau frère aurait été conduit ensuite à la grande chapelle, « ad capellam majorera dicte domus... et cum fuissent rétro magnum altare, prope quoddam parvum altare… »

Pendant ce temps, Jean de Tour n'était pas inactif et il recevait, cette année même, en la maison de Fourche en Gâtinais, un certain Guillaume d'Herblay qui devait être l'un des aumôniers du roi ; d'ailleurs, Jean n'était pas encore trésorier en titre, car un Templier, reçu vers cette année 1287 à Paris, affirme l'avoir été par Arnaud [de la Roche], alors maître de France, en présence des frères Humbert, trésorier, et Jean de Tour, qui le fut ultérieurement. Puis, c'est Gui du Mesnil, le précepteur de Chartres, qui est reçu en la grande chapelle du Temple de Paris, en 1289 au plus tard, par Jean de Tour.

Il importe de ne pas oublier que ces dates sont souvent approximatives, la mémoire des déposants n'étant pas toujours très sûre ; ainsi, d'après une déposition, le chapelain ou prieur du Temple de Paris, frère Regnaud du Tremblay, aurait été reçu, toujours par Jean de Tour, vers 1287 « frator Reginaldus de Tremblayo, presbyter prior domus Templi Parisius » ; or Regnaud n'aurait, en réalité, revêtu la robe du Temple qu'en 1291.

Regnaud était du diocèse de Paris « frater Raynaudus de Tremblaio (sic) Parisiensis diocesis, curatus ecclesic Templi Parisiensis » ; il fut reçu dans la grande chapelle de la maison de Paris en 1291, la veille de Pâques, par frère Jean de Tour, alors trésorier de la maison, en présence de frère « Petro de Tortavilla levatore reddituum et censuum dicte domus Templi », de Nicolas Flameng ou le Flameng, précepteur du Temple de Lagny-le-Sec, et de frère Eude de Saint-Quentin, chapelain, curé de la maison. Parmi les réceptions dont Regnaud se souvenait, il faut citer celle d'un prêtre du diocèse, frère Etienne de Tour, admis vers 1304 par Hue de Perraud, à ce qu'il croyait, ainsi que celle d'un autre frère qui connaissait le droit, « fratrem Johannem de Folhayo, jurisperitum », reçu par Jean de Tour en présence du frère Pierre, collecteur de cette maison de Paris.

A la réception d'un frère servant, qui eut lieu aussi vers 1291 à Paris, nous retrouvons les mêmes personnes ; c'est Jean le trésorier qui reçoit en présence du précepteur Pierre de Tortainville « à cette époque, n'était pas précepteur de Paris » ; il n'y a qu'un personnage de plus, Gui, précepteur de Chartres. Quant au nouveau venu, « Odo de Wirmis », du diocèse de Beauvais, il fut employé comme maître charpentier du Temple à Paris.

La mémoire du chapelain Regnaud n'était pas en défaut quand il disait avoir vu recevoir Jean de Fouilloy, le juriste ; la réception avait même eu lieu dans la petite chapelle supérieure près la trésorerie du Temple « in capella parva superiori, juxta thesaurariam Templi Parisius. » C'aurait été environ deux ans avant la chute du Temple, Pierre de Tortainville étant alors collecteur des revenus de la maison et Regnaud du Tremblay chapelain. D'ailleurs, Jean de Fouilloy, qui est le mieux qualifié pour parler de sa réception, ne fait que confirmer les détails qui précédent. Il était prêtre et avait été reçu dans les premiers mois de l'an 1304 : « in quadam capella... post hec ductus fuit in oratorium dicte capelle, que est locus secretus, per fratrem Guillelmum, preceptorem dicte domus. » Un seul détail est à retenir dans cette déposition, c'est que Gui Dauphin, le chevalier du Temple bien connu, qui devait périr avec Jacques de Molay, avait sa chambre, « caméra Dalphini », en la maison de Paris.

Il nous faut maintenant revenir quelque peu en arrière et nous reporter aux environs de l'année 1295, un chapitre général ayant été tenu cette année-là dans la grande chapelle du Temple. Ce convent fut sans doute celui dont parle le précepteur de la Villedieu ou Maurepas, frère Raoul de Taverny, alors qu'il dit avoir assisté, vers 1295, à la réception faite par le grand-maître actuel d'un certain Raoul, fils de Raoul de Framécourt, chevalier séculier. C'était, en tous les cas, à l'occasion d'un chapitre général célébré à Paris, en présence de deux cents frères ou environ, parmi lesquels : frère Hue de Perraud, frère Geoffroi le Berroyer précepteur de Normandie, frère Humbert de Saint-Joire, précepteur de Châlons, frère Hue de Châlon, précepteur d'Epailly, chevaliers, Raoul de Gisy, receveur de Champagne [pour le roi], Jean de Tour, le trésorier de Paris, Guillaume d'Herblay, l'aumônier du roi, tous trois frères sergents. Il est à supposer que ce fut dans ce même chapitre que fut reçu, vers 1295, un frère Jean de la Ville, drapier du Temple en Chypre, en présence de Jacques de Molay, et des frères Hue de Perraud, visiteur de France, et Aimon « de Osilliers », maréchal de l'Ordre. Interrogé sur les prétendues idoles du Temple, le drapier qui, pas plus que les autres, n'en avait la moindre connaissance, put répondre en toute vérité qu'il n'avait jamais entrevu que le chef de sainte Euphémie, l'une des reliques possédées par le Temple.

Jacques de Molay est donc à Paris en 1295 ; il y est encore vers 1297, car le commandeur du Temple des Correaux (80) en Picardie, aurait été reçu, cette année même, en la chapelle du Temple de Paris, par le grand-maître, assisté du visiteur, le frère Hue de Perraud, de Raoul de Gisy, receveur de Champagne pour le roi, et d'un prêtre bien connu, frère Robert de Saint-Pantaléon, alias de Beauvais. Un autre précepteur de la même région, celui de Sommereux, fut reçu aussi vers le même temps, au mois d'octobre, par le trésorier de Paris dans la chapelle de Saint-Blaise, en présence du chapelain du Temple parisien ou curé : « presbitero curato ecclesie », frère Regnaud. Toujours vers 1297, Jean II de Tour aurait procédé à une réception à Paris, sur l'ordre de Jean Ier de Tour, le trésorier du Temple, en présence du frère Pierre, natif du Gâtinais, collecteur des revenus du Temple de la ville de Paris, et de Guillaume Le Normand, précepteur de la maison.

Enfin, ce fut encore vers cette année 1297, qu'un certain Jean de Cuigy, frère du Temple « Johannes de Cuisi, magister molendinorum et taberne Sancti Genafii Parisius », fut reçu à Paris par le visiteur Hue de Perraud, en présence du précepteur du Temple de Chartres, Guy de Chartres, du frère Adam de « Valenticuria », chevalier, précepteur d'une maison non désignée, du trésorier Jean de Tour et du frère Guillaume d'Étampes, précepteur de la maison d'Étampes. Jean fut de ceux qui furent interrogés à Rome en 1308, en présence du pape. Comme on lui demandait s'il avait été mis à la torture, il répondit que oui, n'ayant pas tout d'abord osé parler pour se conformer à la défense à lui faite par le frère Pierre, précepteur de la maison de Paris, huit jours avant leur arrestation ; mais à peine eut-il été mis à la torture, qu'il avoua.

Jean de Cuigy « Johannes de Cugy, custos molendini Parisius », avait d'ailleurs subi un premier interrogatoire en 1307. Originaire du diocèse de Beauvais, il n'était entré dans le Temple qu'en 1298.

Dans les réceptions qui suivent (Vers 1299, 1300, 1301), le recevant est encore Hue de Perraud ; des chapitres généraux tenus en la chapelle de la maison, sont le prétexte de ces réceptions. Dans celui de l'année 1299, il n'y a pas moins de deux cents frères. A l'une de ces réceptions, vers 1300, nous trouvons les frères Bertrand de « Go[r]dono », turcoplier, et Aimon de « Osiliers », maréchal du Temple.

A Hue de Perraud, Jean de Tour succède pour les réceptions ; c'est ainsi que Jean reçoit en 1302, dans la petite chapelle de la maison, en présence du frère Nicolas, prêtre : « Parisius in parva capella domus Templi prope turrem a fratre Johanne de Turno, quondam thesaurario tunc Templi Parisiensis. » Dans le récit d'une autre réception faite par le même, cette année-là, dans la petite chapelle « in quadam parva capella domus Templi Parisiensis », nous relevons la présence des frères Jean Bouceau, prêtre, et Guillaume d'Herblay, aumônier du roi.

Cette petite chapelle, qui se trouvait située près de la tour de la trésorerie, était, nous l'avons dit, à deux étages, et servait sans doute en temps ordinaire ; la grande chapelle, appelée souvent église, était toute désignée pour les chapitres de l'Ordre, lesquels étaient toujours le prétexte d'admissions dans le Temple. Il y aurait eu précisément un de ces chapitres (Saint-Jean 1302), présidé par le visiteur de France, Hue de Perraud, ou tout au moins une réception faite par lui et à laquelle auraient assisté entre autres un des aumôniers du roi, frère Jean de Tour, distinct du trésorier, ainsi qu'un frère servant nommé Richard de Chevreuse, « de Caprosia », qui est qualifié de « quadrificus dicti ordinis in domo Templi. »

En 1303, nous trouvons, comme prêtre desservant du Temple de Paris, un certain frère Robert, et Hue de Perraud tient un chapitre général à la Saint-Jean-Baptiste, « in capella majori Templi », en présence du frère Philippe Agathe, précepteur du Temple en Normandie. Un des nouveaux frères est Etienne de Tour, prêtre. De son côté, Jean de Tour, le trésorier, procédait également à des réceptions, en 1303 et en 1304 au Temple d'Ivry, dans le diocèse de Rouen. Puis, c'est Gérard de Villiers, le précepteur de France, qui fait les réceptions vers 1304, dans la grande chapelle du Temple de Paris.

Un prêtre, Pierre de Montigny, reçu à Paris dans les premiers mois de l'an 1305 par le visiteur, en présence du trésorier et du prieur ou chapelain, semble reconnaître les faits si reprochés à son Ordre, même les rapports charnels ; mais il ne faut pas oublier que ce témoin ne parlait ainsi qu'après avoir été mis à la torture.

En 1306, à la Saint-Jean, nous voyons que le frère sergent Pierre de Tortainville (déjà cité, il devint en 1291, précepteur de Paris) assiste à une réception faite à Choisy-le-Temple, par Jean de Tour le trésorier, et qu'il est donné comme précepteur de la maison de Paris ; il est probable, en effet, que Pierre, qui avait été collecteur des revenus de cette maison, avait fini par en devenir précepteur.

L'année 1307 vit s'accomplir aussi des réceptions, et l'une d'elles se serait faite dans la chapelle du visiteur « in capella visitatoris Templi Parisiensis », le jour des Cendres ; le recevant Hue de Perraud étant assisté des frères Raoul de Gisy, receveur de Champagne pour le roi, et Pierre de Tortainville, précepteur de la maison On retrouve, d'ailleurs, le récit de cette réception dans le premier interrogatoire ; le nouveau frère du Temple, jeune chevalier à peine âgé de seize ou dix-sept ans, reçu dans la chambre du visiteur, fut presque aussitôt dirigé sur le Temple de Lagny-le-Sec.

Un autre chevalier aurait été reçu également par le visiteur de France, six mois environ avant leur arrestation, à Paris, en une chambre située du côté du cimetière, le roi de France étant dans la maison, ainsi que les frères du Temple, Olivier « de Penna, miles, cubicularius tunc domini pape », et Guillaume d'Herblay, déjà nommé.

L'un des derniers chapitres tenus à Paris, l'aurait été le mardi après la fête des apôtres Pierre et Paul (29 juin), au dire du frère Régnier de « Larchent », lequel fut interrogé dés le 19 octobre de cette année 1307 ; ce frère était prieur ou chapelain du Temple de Paris.

Enfin, il y avait encore au Temple de Paris, outre le précepteur et le collecteur, une sorte d'économe ou majordome, « dispensator » ; c'était, en 1307, le frère Thibaud de « Bafemont », lequel était originaire du pays chartrain et avait été reçu en la maison du Temple de Maurepas.

Tels sont les quelques détails fournis par le Procès sur la maison du Temple de Paris. Pour plus amples renseignements, il faudra recourir spécialement au Mémoire, déjà cité, de M. Léopold Delisle sur les opérations financières des Templiers. Les noms des deux Jean de Tour s'y rencontrent fréquemment, mais on y trouve aussi ceux de trésoriers antérieurs, tels que le frère Aimard, à la date de 1216, et le frère Pierre Bouceau en novembre 1259. D'après des fragments de comptes publiés dans ce même livre, il semble bien que le précepteur de la maison de Paris, en 1295 et 1296, fut le frère Gui : « per preceptorem nostrum, fratrem Guidonem, de preceptore Parisiensi fratre Guidone 17 Livres 12 s. 5 d, super thesaurarium nostrum pro pennis et robis fratrum. »

Après l'arrestation des frères du Temple, la maison de Paris fut donnée en garde à de notables bourgeois de la ville, Guillaume Piedoe, ou Pidoye, Guillaume de Gisors et Régnier Bourdon. Le mardi, 11 mai 1311, le Procès des Templiers durant encore, les commissaires enquêteurs crurent même devoir faire venir par devers eux, Guillaume « Pidoye », administrateur et gardien des biens du Temple, au pouvoir duquel et de ses adjoints on disait qu'étaient les reliques et châsses du Temple, trouvées lors de la saisie de la maison.

Précepteurs du Temple de Paris:
— Vers 1269-1270, Jean le Français.
— Vers 1277, Jean de Villeneuve ou Neuville.
— Vers 1278, Raoul.
— En 1295-1296, Gui.
— Vers 1297-1304, Guillaume le Normand.
— en 1307, Pierre de Tortainville.
Top

 

— 2 — Baillage de France
Au sortir de Paris, un frère du Temple, de quelque côté qu'il se dirigeât, n'avait pas bien loin à aller pour trouver à nouveau une maison de son Ordre. Naturellement, il n'y a aucune comparaison possible à établir entre ces petites commanderies et la célèbre maison de Paris ; pour le Templier appelé à voyager, ce n'en était pas moins un toit hospitalier et sûr. C'est ainsi qu'il y avait de petites Templeries à Saint-Denis, Cernay, Soisy, et plus loin, à Bernes, Messelan, Puiseux près de Louvres, etc.
Top

 

Baillage de France — Saint-Denis
Département: Seine-Saint-Denis, Arrondissement et Canton: Saint-Denis - 93

Maison du Temple de Saint-Denis
Maison du Temple de Saint-Denis

— Bien que la maison du Temple de Saint-Denis ne soit pas désignée dans le Procès, le fragment de compte suivant, de l'an 1295 : « de preceptore beati Dyonisii super abbatem beati Dyonisii », autorise à en supposer l'existence (2).
2. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopld Delisle, page 182.
Top

 

Baillage de France — Cernay
Département: Val-d'Oise, Arrondissement: Pontoise, Canton: Ermont - 95


Maison du Temple de Cernay

— Frère Bernard « de Brocia, custos domus de Sarnay », reçu vers l'année 1297 au Temple de Maurepas (ou la Villedieu), par Jean de Tour, le trésorier de Paris avait, en 1307, la garde de ce petit domaine du Temple (1).
1. Procès, tome II, page 317.
Top

 

Baillage de France — Soisy (Soisy-Sous-Montmorency)
Département: Val-d'Oise, Arrondissement: Sarcelles, Canton: Soisy-sous-Montmorency - 95

Maison du Temple de Soisy-sous-Montmorency
Maison du Temple de Soisy-sous-Montmorency

— En 1307, le maître ou précepteur de la maison du Temple « de Soisiaco juxta Taverniacum » était frère Jean de Saint-Leu (2). Cette petite commanderie du Temple devait être ancienne, car il est déjà question, dans un acte daté de Paris 1164, de la donation aux Templiers du moulin de Saint-Leu. (3)
2. Procès, tome II, page 287.
3. Monuments historiques, Cartons des rois, n° 587, page 300.
Top

 

Baillage de France — Messelan et Bernes
Département: Val-d'Oise, Arrondissement: Pontoise, Canton: Vallée-du-Sausseron - 95

Maison du Temple de Messelan
Maison du Temple de Messelan

— Comme on le verra dans l'histoire des maisons du Temple, telle que nous avons pu la reconstituer, il était assez dans les habitudes de leurs précepteurs de voisiner de maison à maison; c'est ainsi que le frère Richard, précepteur de Messelan (« domus de Messelant ») assistait, vers 1290, à une réception faite en la maison du Temple de Beauvais (4). Messelan était avant tout une maison de rapport, ce qui explique que le précepteur de Puiseux [les-Louvres], dans le récit de sa réception, ait pu dire qu'il avait été reçu vers l'an 1304 « in grangia de Messelent. (5) » ; mais il ne faudrait pas cependant prendre à la lettre ce mot de grange, étant donné que le recevant fut le visiteur de France en personne et qu'il y avait d'autres frères, tels que Jean, précepteur du Temple d'Ivry-en-Vexin et un certain frère Pierre qui demeurait à Bernes (« apud Barne »), sans doute parce qu'il s'y trouvait une maison de l'Ordre (6).

Le dernier « custos domus de Messelent » fut un frère Nicolas, de Puiseux-lès-Louvres ; il avait été reçu dans la maison d'Ivry que nous venons de citer (7). Enfin, on retrouve cette maison du Temple dans un compte de l'an 1295, compte que nous citerons fréquemment : « de domo de Messelonc... super preceptorem Parisiensem (8). »
4. Messelan, Seine-et-Oise, commune de Frouville, arrondissement de Pontoise, canton de l'Isle-Adam. — Procès, tome I, page 450.
5. Procès, tome II, page 336.
6. Procès, tome II, page 336. — Bernes, Département : Val-d'Oise, Arrondissement: Pontoise, Canton: Vallée-du-Sausseron - 95
7. Procès, tome II, page 328.
8. Mémoire sur les opérations financières des Templiers par M. Léopold Delisle, page 189.
Top

 

Baillage de France — Puiseux-lès-Louvres
Département: Val-d'Oise, Arrondissement: Sarcelles, Canton: Luzarches, Commune: Puiseux-en-France - 95

Maison du Temple de Puiseux-lès-Louvres
Maison du Temple de Puiseux-lès-Louvres

— Le précepteur de cette maison du Temple de Puiseux était, en 1307, frère Jean d'Ambleville; il n'y avait pas plus de trois ans qu'il était dans l'Ordre, ayant été reçu vers 1304 à Messelan (2). Un frère servant nommé Jean, dont le frère, également Templier, servait comme laboureur en la maison du Temple d'Orangis, habitait également la maison de Puiseux (3).
2. Procès, tome II, page 336.
3. Procès, tome II, page 331. — « In domo de Puteolis juxta Luparas » alias « prope Luparam Parisiensis diocesis. »
Top

 

Baillage de France — Clichy-sous-bois
Département: Seine-Saint-Denis, Arrondissement et Canton: Le Raincy — 93

Maison du Temple de Clichy-sous-bois
Maison du Temple de Clichy-sous-bois

— C'est le frère Mathieu de « Bosco-Audemari », originaire du diocèse de Beauvais, que nous trouvons comme maître de la maison de Clichy, en 1307 ; il raconte cette chose quelque peu étrange, qu'il faisait célébrer la messe trois fois la semaine en la chapelle de sa maison, jusqu'au jour où le visiteur de France, Hue de Perraud, étant venu à passer, avait emporté calice et ornements, et donné l'ordre de ne plus célébrer la messe (5).

Dans le récit d'une réception faite par Hue de Perraud en janvier 1304, en la chapelle de la maison du Temple de Clichy, au diocèse de Paris, nous trouvons le nom sinon d'un autre précepteur de la maison, du moins du « custos domus », frère Jean de Mènouville. Cette admission aurait eu lieu en présence de Jean de Tour le trésorier, du frère Jean Bouceau, prêtre, chapelain du trésorier, du frère Adam de Sarcelles, oncle du nouveau Templier et précepteur du Temple de Lagny-sur-Marne (6).
5. Procès, tome II, pages 284, 285. — « Domus de Clichiaco. »
6. Procès, tome I, page 575.
Top

 

Baillage de France — Orangis
Département: Essonne, Arrondissement: Evry, Canton: Ris-Orangis - 91

Maison du Temple d'Orangis
Maison du Temple d'Orangis

— Un frère servant du Temple d'Orangis, maître charpentier en la maison du Temple de Paris, reçu dans l'Ordre vers l'an 1291, dit avoir assisté entre autres réceptions à celle d'un humble frère servant « agricola domus de Orengi (1) »
1. Procès, tome II, page 331.
Top

 

Baillage de France — Corbeil
Département: Essonne, Arrondissement: Evry, Canton: Corbeil-Essonnes - 91

Maison du Temple de Corbeil
Maison du Temple de Corbeil

— Le précepteur de la maison du Temple de Corbeil, frère Jean de Corbeil, assiste à une réception faite vers 1299, en la maison du Temple de Savigny, dans le diocèse de Sens (1).
1. Procès, tome I, page 515.
Top

 

— 3 — Baillage d'Etampes — Le Saussay
Département: Essonne, Arrondissement: Etampes, Canton: La Ferté-Alais, commune: Itteville - 91

Maison du Temple d'Etampes
Maison du Temple d'Etampes

— Cette maison du Temple Le Saussay, faisait partie de la petite baillie du Temple d'Etampes et était comprise dans le diocèse de Sens ; on peut reporter son origine au XIIe siècle, aux environs de l'année 1164; les Templiers étant devenus possesseurs, cette année-là, du village et des terres : « villas de Sauceis et terras (3) »
Le Procès nous apprend qu'une réception eut lieu, vers 1296, en la chapelle de la maison, en présence du précepteur frère Gui de Dourdan (4).
C'est également en cette maison que le clavaire du Temple de la Trace, situé non loin de la maison plus importante de Choisy-le-Temple (5), fut reçu vers 1303, à Noël, par Jean II de Tour, en présence du frère Robert précepteur du Saussay et du précepteur d'Etampes, frère Arnoul de Champcueil, sergent.
Une des dernières réceptions faites au Saussay eut lieu en 1307, à la Saint-Jean, dans la chapelle ; elle fut faite par le précepteur d'Etampes Arnoul de Champcueil, en présence du frère Jean de Cormeilles, précepteur du Temple de Moisy (6).
2. Commune de Ballancourt, Seine-et-Oise, arrondissement et canton de Corbeil.
3. Monuments historiques. Cartons des rois, n° 586, page 299.
4. Procès, tome I, page 411 : de Sanceyo (pro Sauceyo) diocesis Senonensis.
5. Procès, tome II, page 296 : in domo de Saucayo in baillivia Stanipensi.
6. De Sancey Senonensis diocesis (pro Saucey). Procès, tome I, page 439.
Top

 

Baillage d'Etampes — Baillie d'Etampes
Département: Essonne, Arrondissement et Canton: Etampes - 91

— La maison du Temple de cette ville, paraît avoir été le chef d'une de ces petites baillies de l'Ordre que nous ne connaissons que très imparfaitement.

L'un des plus anciennement reçus, d'après le Procès, en la maison d'Etampes fut frère Geoffroi de Charny chevalier, plus tard précepteur de Normandie. Il raconta lui-même, le 21 octobre 1307, qu'il avait été reçu à Etampes par Amauri de la Roche, il y avait de cela trente-sept ou trente-huit ans (vers 1269-1270), en présence de frère Jean le Français précepteur du Temple de Paris (1).

Le dernier précepteur du Temple d'Etampes fut cet Arnoul de Champcueil frère sergent, que l'on sait avoir assisté à des réceptions au Saussay, en 1303 à Noël, et en 1307. Arnoul ne fut, d'ailleurs, que précepteur de la maison et non de la baillie; le maître de la baillie ayant été, aux environs de l'an 1300, Jean II de Tour.

Le trésorier de Paris affirme, en effet, avoir fait une réception en la chapelle du Temple d'Etampes en qualité de précepteur de la baillie d'Etampes, en la présence de frère Arnoul de Champcueil, précepteur de la maison; mais il ne dit pas s'il n'était encore que sous-trésorier (2).

Avant Jean de Tour, le précepteur de la baillie avait été frère Guillaume d'Etampes, qui avait procédé, vers 1283, à des réceptions en la maison du Temple d'Orléans (3) et qui était encore précepteur vers l'an 1297, puisqu'il est donné comme ayant assisté à des réceptions faites à cette époque à Paris : « frater Guillelmus de Stampis preceptor ipsius loci (4) »

Le Temple d'Etampes eut de fréquents rapports avec la maison de Paris et surtout avec le trésorier, dont une des principales fonctions était de centraliser les revenus des baillies de l'Ordre; aussi trouve-t-on dans les comptes du Temple, pour les années 1295 et 1296, ces diverses mentions:
— De preceptore Stampensi, etc....;
— de preceptore Stamparum et Chaloti [Chalou], etc....;
— de pellibus et agniculis venditis per fratrem Johannem nostrum 16 livres 10 sols super preceptorem Stampensem in parvis fratrum, etc....;
— de preceptore Stampensi et Challoti... super preceptorem Stampensem de preceptore Arideville [Arville] (5) etc.

Précepteurs de la baillie d'Etampes:
— vers 1283-1297, frère Guillaume d'Etampes, sergent;
— vers 1300, frère Jean II de Tour, sergent.

Précepteur de la maison:
— vers 1303, 1307, frère Arnoul de Champcueil, sergent.
1. Procès, tome II, page 295.
2. Procès, tome I, page 598.
3. Procès, tome II, page 382.
4. Schottmuller, tome II, pages 40 et 41.
5. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Detysle, pages 177, 178, 182, 194, 200, 206, 209.
Top

 

Baillage d'Etampes — Auvernaux
Département: Essonne, Arrondissement: Evry, Canton: Mennecy - 91

Maison du Temple d'Auvernaux
Maison du Temple d'Auvernaux

— Bien que la maison du Temple d'Auvernaux ne se trouve pas mentionnée dans le Procès, son existence ne saurait être mise en doute d'après cet extrait de compte du 5 juillet 1295 : « de preceptore Stampensi per preceptorem d'Auvergniaus 40 livres in magnis fratrum (2). » Un autre extrait du même compte, du 30 décembre 1295, se comprend mieux après la citation précédente : « de preceptore Stampensi, per fratrem Johannem nostrum [Jean de Tour], pro terra d'Auvergnaz, 120 livres in parvis fratrum (3). » Auvernaux faisait partie de la baillie d'Etampes.
2. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Delisle, page 177.
3. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Delisle, page 195.
Top

 

Baillage de Chartres — Orléans
Département: Loiret, Arrondissement et Canton: Orléans — 45

— Les Templiers paraissent avoir eu une maison, à Orléans, dès le milieu du XIIe siècle, si ce n'est avant (1); le procès ne peut que confirmer l'existence de cette maison et nous avons dit déjà que le précepteur de la baillie du Temple d'Etampes était parmi les témoins d'une réception faite à Orléans en 1283 (2). Il se pourrait cependant que le Temple d'Orléans ait fait partie non pas de la baillie que nous venons de citer, mais de celle de Chartres. En effet, des réceptions furent faites en la chapelle du Temple d'Orléans, vers 1293 et 1299, par le précepteur de la baillie du Temple de Chartres, frère Guillaume Gaudin ou Gaud; le précepteur d'Orléans étant alors (vers 1299) frère Simon de la Ferté (3). Le dernier précepteur d'Orléans fut frère Regnaud de Provins, prêtre, ainsi appelé du nom de la maison du Temple où il avait été reçu (4).

Précepteurs d'Orléans :
— Vers 1299, frère Simon de la Ferté;
— En 1307, frère Regnaud de Provins, prêtre.

1. Acte de 1156 dans Monuments historiques. Cartons des rois, page 284, n° 548, et acte de l'an 1222 dans Layettes du trésor des Chartes, tome I, page 556, n° 1556.
2. Procès, tome II, page 382.
3. Procès, tome I, page 559, et tome II, page 185. Il se peut que Guillaume Gaud, chevalier du Temple, ait été de la même famille que le grand-maitre de ce nom.
4. Procès, tome II, page 355. — « Frater Raynaldus de Pruino » — « Reginaldus de Pruino presbyter, Senonensis diocesis, preceptor Aurelianensis. » — Messire Renaut de Pruins prestre, — frère Renaut de Provins frère chapellans, etc. Procès, tome I, pages 100, 105, 113, 117, 126, 128, 146, 277, et tome II, page 3.
Top

 

Baillage de Chartres — Chalou-la-reine
Département: Essonne, Arrondissement: Etampes, Canton: Méréville, commune: Chalou-Moulineux — 91

Maison du Temple de Chalou le reine
Maison du Temple de Chalou la Reine

— La maison du Temple d'Orléans paraissant être l'un des points extrêmes de la baillie de Chartres, il nous faut maintenant remonter quelque peu vers le chef de cette baillie, en commençant par Chalou.

Le Temple de Chalou était du diocèse de Chartres et son précepteur, en 1307, un certain frère Jean que nous retrouverons à Savigny-le-Temple, en novembre 1306, à une cérémonie de réception (1).

Jean II de Tour serait venu dans cette maison, au moins une fois, pour une réception à laquelle il procéda dans la chapelle (2). Ces admissions se faisaient, d'ailleurs, sans grand apparat; tous les frères de la maison pouvaient y assister, et c'est ce qui explique que l'on trouve parmi les assistants à la réception faite par le trésorier, un frère servant charretier.

Les Templiers de Chalou-la-reine paraissent avoir eu parfois des prétentions peu justifiées, si l'on en juge par deux arrêts, le premier de 1257 qui proclame que les habitants de Chalou n'étaient pas tenus de cuire et de moudre aux fours et aux moulins du Temple, le second de l'an 1300, rendu en faveur des habitants de Chalou et de Moulineux contre les Templiers, et qui reconnaissait auxdits habitants le droit de se servir de la coutume de Lorris et de profiter de la réduction des amendes accordées par cette coutume (3).

Précepteur de Chalou-la-reine:
— 1307, frère Jean.

1. E. Boutaric, Actes du Parlement de Paris, n° 62 et rr 3014. 2. Procès, tome II, page 344. 3. Procès tome I, page 598 : « in capella domus Templi de Chaloto Regine » alias « Chalou Regine. »
Top

 

Baillage de Chartres — Arville
Département: Loir-et-Cher, Arrondissement: Vendôme, Canton: Mondoubleau — 41

Maison du Temple d'Arville
Maison du Temple d'Arville

— Il n'y avait en la petite localité d'Arville, au diocèse de Chartres, d'autre prêtre que le chapelain de la maison du Temple de ce nom, et qui pour cela était dit curé d'Arville; en 1307, ce prêtre était frère Denis le Neveu « frater Dionisius Nepotis, presbyter curatus de Errivilla Carnotensis diocesis » alias « de Arida villa (3). »

Une des rares mentions concernant le Temple d'Arville, dans le procès, se rapporte aux premiers mois de l'an 1290 ou environ, époque à laquelle le chevalier du Temple, Guillaume Gaud, alors précepteur de la baillie du Temple de Chartres, serait venu faire une réception, « in capella domus Templi de Arvilla (4). »

Cette maison du Temple est aussi mentionnée dans les comptes des années 1295 et 1296 déjà cités : « de preceptore Arideville (5), etc. »
3. Procès, tome I, pages 84 et 103.
4. Procès, tome II, page 184.
5. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Delisle, pages 176, 198, 209.
Top

 

Baillage de Chartres — Châteaudun maison de La Boissière
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement et Canton: Châteaudun — 28

Maison du Temple La Boissière
Maison du Temple La Boissière

— La maison du Temple de la Boissière se trouvait dans la commune de Châteaudun; nous ne saurions dire cependant si c'est d'elle qu'il s'agit (ou d'une maison que les Templiers pouvaient avoir en outre à Châteaudun) dans ce récit d'un frère du Temple reçu à la Boissière, et qui, interrogé sur les admissions dont il avait été témoin, parle d'une réception faite « Aureliani vel in dicta domo Castriduni. »

Le Templier ainsi questionné, et qui était de Châteaudun, avait été reçu vers 1285, à la saint Jean, en la chapelle de la maison du Temple de « Buxeria » du diocèse de Chartres, par Guillaume Gaud (« fratrem Guillelmum Gaudini militem, preceptorem tunc ballivie Carnotensis »), le même qui aurait procédé, vers 1293, à la réception qui avait eu lieu à Orléans ou à Châteaudun (1).
1. Procès, tome I, pages 558, 559.
Top

 

Baillage de Chartres — Baillie de Chartres
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Chartres, Canton: Mainvilliers - 28

— Il y eut une baillie du Temple à Chartres, et nous connaissons déjà le nom de l'un des maîtres de la baillie ; c'était un chevalier du Temple que nous avons supposé être parent de l'un des derniers grands-maîtres, à cause de la conformité de nom et de situation, tous deux étant chevaliers du Temple. Ce précepteur était Guillaume Gaud ou Gaudin, sur lequel il nous paraît inutile de revenir.

Avant lui, le précepteur de la baillie (« preceptor Carnotensis ») avait été Raoul de Boncourt qui, d'après un passage du Procès, fît recevoir son neveu en la maison du Temple de Sours, vers l'année 1278 (2).

Le dernier précepteur de la baillie, fut un frère sergent du Temple ; il s'appelait Gui du Mesnil-Aubry et avait été reçu vers 1289 au Temple de Paris par Jean Ier de Tour (3). Gui eut occasion d'assister à plusieurs. réceptions faites à Paris, vers 1291 et vers 1297 ou 1298 (4), sans doute, à la suite de chapitres ; mais il dut à son tour aller faire quelques réceptions, entre autres au Temple de Maurepas, vers le mois de novembre 1300 ou 1301, sur l'ordre du trésorier de Paris (5).

Précepteurs de la baillie de Chartres:
— 1278, frère Raoul de Boncourt;
— 1285-1299, frère Guillaume Gaud ou Gaudin, chevalier;
— 1307, frère Gui du Mesnil-Aubry, sergent.

2. Procès, tome I, page 485.
3. Procès, tome I, page 599.
4. Procès, tome II, page 330. — Schottmuller, tome II, page 40: Guido de Carnotesio preceptor de Carnotesio.
5. Procès, tome I, page 543; tome II, page 288 : Guido de Maynillo Albrici serviens tunc preceptor ballivie Carnotensis.
Top

 

Baillage de Chartres — Sours
Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Chartres, Canton: Chartres-Sud — 28

Maison du Temple de Sours
Maison du Temple de Sours

— Une réception fut faite, vers l'an 1278, en la chapelle du Temple de Sours (1), au diocèse de Chartres, par frère Pierre de Maisoncelles, prêtre, sur l'ordre de frère Raoul de Boncourt, précepteur de la baillie de Chartres, et en présence du frère Raoul, précepteur de la maison du Temple de Paris, et d'un autre frère du Temple qui fut sous-maréchal, outre-mer (2).

C'est sans doute aussi en la chapelle de cette même maison, indiquée, il est vrai, comme étant du diocèse de Paris, qu'un pauvre frère servant, « pastor ovium », fut reçu vers 1294, à Pâques, par frère Jean de Tour, alors trésorier du Temple de Paris (3).

On trouve encore, dans le Procès, la mention d'un Templier : « frater Guido du Menil preceptor de Somus (4) » ; ce dernier nom paraît avoir été mal lu, car il ne peut être question que de la maison de Sours et de Gui du Mesnil-Aubry, le précepteur de la baillie de Chartres.
1. Eure-et-Loir, arrondissement et canton de Chartres.
2. Procès, tome I, page 485.
3. Schottmuller, tome II, page 21. — « Délier » sic pour « de Tur » et de même « Soris » pour Sours.
4. Procès, tome I, page 119. Mars 1310.
Top

 

Baillage de Chartres — La Villedieu-Maurepas et La Ville-Dieu-en-Drouais.
Département: Yvelines, Arrondissement: Rambouillet, Canton: Maurepas — 78

Maison du Temple La Villedieu
Maison du Temple La Villedieu

— L'existence du Temple de la Villedieu-Maurepas près Trappes, ne saurait être mise en doute; il importe de ne pas le confondre avec une autre maison du Temple située non loin de Dreux, et connue sous le nom de la Ville-Dieu-en-Drouais, que nous ne connaissons que par ce fragment de compte de l'année 1296 : « de preceptore Ville-Dei in Dorgessino (1). »

La maison de la Villedieu-Maurepas paraît avoir été l'une des plus importantes des environs de Paris ; elle est désignée alternativement sous les noms de Maurepas ou de la Villedieu près Trappes, qui était alors du diocèse de Chartres, et aurait même été baillie du Temple.

C'est dans cette maison de la Villedieu que Jean II de Tour, frère sergent, trésorier du Temple de Paris, avait été reçu par son prédécesseur Jean Ier de Tour ; d'après la première déclaration qui est du 26 octobre 1307, sa réception avait eu lieu vers l'an 1275 (2) ; d'après la seconde, du 25 février 1311, seulement à la Toussaint 1277. Quoi qu'il en soit, il avait été reçu dans la chapelle de la maison (3).

Ce n'est pas la seule admission faite en la maison à cette époque relativement reculée, car un frère sergent du Temple y fut reçu, vers l'an 1277, par le frère Jean le Français chevalier [précepteur de France] (4). Il est fait, aussi, mention dans le Procès d'un Templier qui habitait la Villedieu « apud Villam Dei », vers 1275 (5).

Vers 1292, le précepteur de la Villedieu était frère Jean de « Oratorio » ; il reçut, entre autres, un humble frère servant, envoyé plus tard au Temple de Paris, et l'un des assistants était le frère maître-berger de la maison (6). Deux ans plus tard, Jean, qui est désigné ici (7) comme précepteur de la baillie de Maurepas, au diocèse de Paris, procédait, sur l'ordre de Jean de Tour, et en présence de quatre frères, à la réception d'un frère servant, du pays, en la chapelle de la maison. Cette nouvelle recrue avait, d'ailleurs, servi trois ou quatre ans dans la maison, avant de solliciter l'habit du Temple. Impliqué plus tard dans l'inique procès des Templiers, et interrogé par les enquêteurs s'il avait été mis précédemment à la torture ou à la question, il fit cette réponse significative sur la manière dont lui ou ses frères en religion furent traités : qu'après avoir été dépouillé de ses vêtements, il avait été quelque peu mis à la question, puis qu'on l'avait mis à la torture, et que ses tortionnaires étaient tous ivres.

Nous avons vu précédemment que le gardien, sinon le précepteur du Temple de Cernay, avait été reçu, vers l'an 1297, par le trésorier de Paris en cette maison de la Villedieu (8) ; que le Templier « dispensator » du Temple de Paris avait été admis également à la Villedieu (le texte dit : à Maurepas jouxte Trappes), vers 1301, par frère Gui, précepteur de la baillie de Chartres, le clavaire de la maison étant alors frère Pierre, picard (9).

Ce fut encore le précepteur de la baillie de Chartres qui, en 1301, vint procéder à une autre réception, en la chapelle de la maison (« domus Templi de Malo repastu »), sur l'ordre du trésorier de Paris et en sa présence. Il y avait là un frère Jean de Bondy, prêtre, et un certain Jean le Normand, « Johannes Normanni », prêtre séculier, desservant de la maison (10).

En 1307, le clavaire de la Villedieu n'était plus frère Pierre, mais frère Jean de l'Aumône « claviger domus de Malo repastu (11) », reçu vers 1302, à Paris, et le précepteur était Raoul de Taverny, frère sergent, du diocèse de Paris. Interrogé à deux reprises, en 1307 et en 1311, il apparaît la première fois comme « custos domus de Villa-Dei justa Malum repastum Carnotensis diocesis », et raconte avoir été reçu à Choisy-le-Temple (12) ; le 2 mars 1311, Raoul est dit « preceptor domus Ville-Dei juxta Strapis aliter vocate de Malo repastu (13). »

On retrouve encore la maison de la Villedieu-Maurepas dans les comptes déjà cités, des années 1295 et 1296 : — « de preceptore Mali repastus super preceptorem Parisiensem, etc. — de domo Mali repastus... super preceptorem Parisiensem, etc. — de boscis domus Mali repasti venditis per preceptorem, 30 livres super dictam domum, etc. (14) »

Précepteurs de la Villedieu-Maurepas:
— 1292, frère Jean « de Oratorio »;
— 1307, frère Raoul de Taverny.
1. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, page 198. Probablement la Ville-Dieu, au sud-est de Laons, Eure-et-Loir, arrondissement de Dreux, canton de Brezolles. 2. Procès, tome II, page 315 : In domo de Malo repastu. 3. Procès, tome I, pages 595 et 596. 4. Procès, tome II, page 312. 5. Procès, tome II, page 193. 6. Procès, tome II, page 293. 7. Schottmuller tome II, pages 61 et 62. 8. Procès, tome II, page 317. 9. Procès, tome II, page 288. 10. Procès, tome I, pages 543 et 545. 11. Procès, tome II, page 308. 12. Procès, tome II, page 375. 13. Procès, tome I, page 626. 14. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, pages 181, 184, 186, 192, 201, 206, 210.
Top

 

Baillage de Chartres — Baillie de Prunay-le-Temple
Département: Yvelines, Arrondissement: Mantes-la-Jolie, Canton: Houdan - 78

Maison du Temple de Prunay
Maison du Temple de Prunay

— Cette maison du Temple (1), centre d'une petite baillie de l'Ordre, était, croyons-nous, du diocèse d'Evreux (1), sans toutefois dépendre du précepteur de Normandie ; son dernier précepteur fut frère Thierri de Reims. Cependant la commanderie n'était pas tellement éloignée des maisons du Temple comprises dans le diocèse de Chartres qu'il n'y ait pu y avoir parfois confusion dans l'attribution du diocèse; c'est, du moins, ainsi que nous nous expliquons que le précepteur de Vallée « de Valeia » ait pu dire aux enquêteurs qu'il avait été reçu vers 1285, à Prunay, dans le diocèse de Chartres, par frère Simon de Quincy, précepteur de cette baillie de Prunay, et en présence des frères Gautier « de Ete (2) », lieutenant du Maître de France et Regnaud d'Argeville, « cubicularius pape vel ostiarius (3). »

Simon de Quincy dirigeait encore la baillie du Temple de Prunay, vers 1291 et même vers 1295, dates auxquelles nous constaterons sa présence en une maison de sa dépendance, le Temple de Chanu. Nous avons nommé le dernier précepteur de la maison même de Prunay, mais il y avait aussi le clavaire, frère Etienne de la Romagne (« de Romania (4) ») et parmi les Templiers de la maison, un chevalier, frère Jean de Basemont, reçu le 2 février 1307, à Paris, par le visiteur de France (5).

Le journal du trésor du Temple ne contient qu'une seule mention relative à cette maison, mention qui venant immédiatement après celle du Temple de la Villedieu-en-Drouais, nous a amené à rapprocher ces maisons :
— (3 février 1296): de preceptore Ville Dei in Dorgessino
— de preceptore Prunay 58 livres, etc. Solvit in turre (6).

Précepteur de la baillie de Prunay:
— vers 1285-1295, frère Simon de Quincy.

Précepteur de la maison:
— vers 1307, frère Thierri de Reims.
1. Procès, tome II, page 286: « domus de Pruneyo Ebroicensis diocesis. »
2. Alias de Este, de Ote.
3. Procès, tome II, page 367.
4. Procès, tome II, page 410.
5. Procès, tome II, page 335 : « domus Templi de Prunayo juxta Meduntam. »
6. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, page 198.
Top

 

Baillage de Chartres — Chanu
Département: Eure, Arrondissement: Evreux, Canton: Pacy-sur-Eure, Commune: Villiers-en-Désoeuvre - 27

Maison du Temple de Chanu
Maison du Temple de Chanu

— Nous avons dit que frère Simon de Quincy, précepteur de la baillie du Temple de Prunay, était venu à deux reprises, vers les années 1291 et 1295, en la maison du Temple de Chanu; dans ce second cas, Simon est même donné comme précepteur de la maison (2).

C'est assurément de Chanu dont il est question dans le journal du trésor du Temple :
— (4 juillet 1295), de preceptore Ville Dei et Chamitarum (sic, pour : Chanutarum) 304 livres, etc.
— (3 juillet 1296), de preceptore Chamitarum 22 livres, etc.
— de Herberto Flamingo 80 livres, super preceptorem Chamitarum, etc. (3).
2. Procès, tome II, pages 311, 384 : « de Themis » alias « de Chounes. »
3. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, pages 176, 209.
Top

 

— 4 — Baillage de La Brie — Baillie de Brie
— Le précepteur du Temple en Brie fut, vers 1267 ou 1270, un chevalier nommé Jean de Monceaux, et que l'on sait avoir procédé à une réception en la maison du Temple de Coulommiers (4).

Plus de quinze ans après, vers le mois de novembre 1286, une autre réception avait encore lieu au Temple de Coulommiers en Brie, sur l'ordre du précepteur de Brie, alors frère Arnoul de Wesemale (« Vysamale (5) ») ; ce précepteur dut même avoir un lieutenant, car on trouve un frère Geoffroi, précepteur de la baillie de Brie, représentant le frère Arnoul de Wesemale (« Woisemale »), à une réception faite, vers 1287, au Temple de Provins (6).

A cette époque, Arnoul est encore le véritable précepteur; une réception se fait même vers 1288, au Temple de Viffort, sur son ordre ; du reste, dans le récit d'une réception faite vers 1292, à Provins, par Geoffroi, ce dernier n'est encore que sous-précepteur : « fratrem Godofredum, tenentem locum preceptoris ballivie de Bria. » Si Geoffroi est également désigné comme précepteur de Brie, à propos d'une réception faite par lui vers 1291, à Coulommiers (5), il est plus probable qu'il ne le fut réellement qu'un peu plus tard, vers 1293; il s'appelait, de son vrai nom, Geoffroi le Picard, « Godofredus Picardi. »

Vers 1299-1300, le précepteur de la baillie aurait été frère Hue le Picard, « Hugo Picardi », si toutefois le Templier qui en parle ne s'est pas trompé dans le prénom, car il se pourrait que Hue qui alla recevoir au Temple de Chevru (6) ne fût autre que Geoffroi le Picard ; d'autant plus que la date indiquée n'est guère admissible, comme nous le verrons. Pour ce qui est du dernier précepteur, il semble y avoir contradiction, si on s'en tient au seul Procès, certains passages pouvant faire supposer que ce précepteur fut le chevalier du Temple Gérard de Villiers, et d'autres nommant Raoul de Gisy.

Il se peut que Gérard l'ait été, mais non dans les tout derniers temps du Temple, puisqu'il était alors précepteur de la baillie de France. Le Procès nous apprend, en effet, que Gérard fit restreindre les aumônes faites au Temple de Coulommiers, en tant que précepteur de la Brie et du Mont-de-Soissons (7) ; le même procès nous le montre précepteur de baillies diverses et notamment de celle de Brie (8) ou faisant des réceptions, vers 1305, au Mont-de-Soissons comme précepteur de la baillie de Brie et du Mont-de-Soissons : « preceptor ballivie Brie et dicte domus [Montis Suessionensis] (9). »

D'autre part, il est certain que Raoul de Gisy, plus connu comme receveur des revenus de Champagne pour le roi, fut également précepteur de la Brie en France ; c'est même à ce dernier titre qu'il aurait été faire, vers 1305, une réception au Temple de Chevru (10) Mais ce qui prouve peut-être mieux ce que nous avançons, c'est ce fragment de compte des années 1295 et 1296, où l'on trouve cette phrase : « per preceptorem Brie, fratrem Radulphum (11). »

Précepteurs de la baillie de Brie :
— vers 1267-1270, frère Jean de Monceaux, chevalier;
— vers 1286-1291, frère Arnoul de Wesemale (12);
— vers 1293, frère Geoffroi le Picard, d'abord lieutenant;
— en 1295-1307, frère Raoul de Gisy, sergent, receveur des revenus de Champagne pour le roi.
4. Procès, tome I, page 504 et tome II, page 397.
5. Procès, tome II, page 4.
6. Procès, tome II, page 395.
5. Procès, tome I, page 505.
6. Procès, tome I, page 529.
7. Procès, tome I, page 503.
8. Procès, tome I, page 401. De Briva, pro Bria.
9. Procès, tome I, page 637.
10. Schottmuller, tome II, page 190.
11. Mémoire sur les opération financières des Templiers, etc., pages 176,177,190.
12. Arnoul de Wesemale, maître d'hôtel de Philippe-le-Hardi, maréchal de Brabant, avait épousé Alix de Brabant, veuve de Guillaume VIII, comte d'Auvergne. Etant entré dans l'Ordre du Temple, il fut successivement commandeur de Reims et de Brie. Il mourut le 14 août 1291 et fut enterré en la maison du Temple de Chevru (Edouard de Barthélémy, Obituaire de la commanderie du Temple de Reims, page 303, dans Collection de Documents inédits. Mélanges historiques).
Top

 

Baillage de La Brie — Coulommiers
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Coulommiers - 77

Maison du Temple de Coulommiers
Maison du Temple de Coulommiers

— Un frère sergent du Temple, Jacques le Verjus, de Rebais-en-Brie, qui habitait, en 1307, la maison du Temple de Fresnoy non loin de Provins, nous apprend qu'il fut reçu, vers l'an 1267 ou 1270, un dimanche d'avant la Pentecôte, en la chapelle de la maison du Temple de Coulommiers-en-Brie (4), dans le diocèse de Meaux, par frère Jean de Monceaux, chevalier, précepteur de la baillie de Brie, en présence du précepteur de la maison, frère Robert le Frison, et de frère Gérard, précepteur du Temple de Provins (5).

Robert le Frison était encore précepteur du Temple de Coulommiers vers l'an 1291, car un frère de labour, « agricola » fut reçu à cette époque et en sa présence par frère Geoffroi [le Picard], alors précepteur de Brie (6).

Puis, c'est le précepteur du Temple de Provins, frère Gérard de Provins, prêtre, que nous trouvons assistant à nouveau, en la chapelle du Temple de Coulommiers, à une réception faite vers le mois de novembre 1286, sur l'ordre de frère Arnoul de Wesemale, précepteur de la Brie (1).

Le précepteur de Coulommiers, vers les années 1300-1303, est un frère sergent nommé Remi, qu'on retrouvera à des réceptions faites en un autre Temple de la Brie, celui de Chevru (2).

Précepteurs de Coulommiers:
— vers 1267-1291, frère Robert le Frison;
— 1300-1303, frère Remi, sergent.
4. Seine-et-Marne, chef-lieu d'arrondissement. — Sur la maison des Templiers à Coulommiers, voir la notice consacrée par G. Rethoré à la Commanderie de Bibartaut. Meaux, 1887. 5. Procès, tome II, page 397. 6. Procès, tome I, page 505 : « fratre Roberto Frisonre (sic) preceptore dicte domus de Colomeriis. »
Top

 

Baillage de La Brie — Chevru
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: La Ferté-Gaucher - 77

Maison du Temple de Chevru
Maison du Temple de Chevru

— Il subsiste encore près de Chevru un lieudit la Commanderie, et ce nom indique suffisamment la place de l'ancienne maison du Temple, peu éloignée de Coulommiers : « apud Chevrutum in Bria juxta Coulommiers, Senonensis diocesis », alias « Meldensis diocesis. » Comme toutes les commanderies de l'Ordre, elle avait une chapelle ; le Procès fait mention aussi d'un préau proche la chapelle (4).

Les précepteurs de la baillie de Brie y vinrent fréquemment; la Brie elle-même n'étant qu'une dépendance de la baillie du Temple de France, les précepteurs de France la visitèrent parfois. C'est ainsi que frère Hue de Provins, précepteur de France, y reçut vers 1293 (5), et après lui, vers fin octobre 1301, Gérard de Villiers chevalier, également précepteur de France (6). Puis c'est le précepteur de la Brie, frère Raoul de Gisy receveur des revenus de la Champagne pour le roi, qui fait, en 1295, une réception en la chapelle du Temple de Chevru (7) et qui, au mois de novembre de la même année, reçoit encore à Chevru, celui qui, en 1307, sera lieutenant du précepteur du Temple de Fresnoy non loin de Provins (8). Raoul de Gisy y aurait encore fait des réceptions en 1299 (9), en 1300 en présence du frère sergent Remi, alors précepteur de Coulommiers, ainsi qu'en 1302 ou 1303 (10), et enfin en 1305 au dire d'un frère sergent du nom de Jean de Meaux, qui déposa, en 1310, en Chypre, et dit avoir été reçu par Raoul de Gisy, alors précepteur de la Brie en France, en la maison de « Gerrut » (sic), dans le diocèse de Meaux (11).

Le précepteur de Chevru frère Gérard de Provins, comme la plupart des autres précepteurs de maisons peu éloignées de Paris, était un personnage tout secondaire, et c'est à peine si nous connaissons son nom; cependant il eut occasion, vers 1303, de procéder à une réception en la chapelle de sa maison en présence du précepteur du Temple de Soigny, frère Dreu (12). Enfin, il y avait, vers 1301 et en 1305, à Chevru, un prêtre du Temple nommé Raoul, originaire de Lorraine (13).

Précepteur de Chevru:
— vers 1303, frère Gérard de Provins.
1. Procès, tome II, page 4.
2. Procès, tome I, page 584 et tome II, page 406.
4. Procès, tome I, page 530.
5. Procès, tome II, page 314.
6. Procès, tome I, page 571, et tome II, page 405.
7. Procès, tome I, page 578.
8. Procès, tome II, page 387.
9. Procès, tome I, page 521.
10. Procès, tome II, page 406 et tome I, pages 583 et 584.
11. Schottmuller, tome II, page 190. — Autre réception faite à Chevru par Raoul de Gisy. Procès, tome II, page 395.
12. Procès, tome II, page 5. Le précepteur du Temple de Provins étant aussi un certain Gérard de Provins prêtre, peut-être y a-t-il confusion ?
13. Procès, tome I, pages 541, 542.
Top

 

Baillage de La Brie — La Ferté-Gaucher
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: La Ferté-Gaucher — 77

Maison du Temple de La Ferté-Gaucher
Maison du Temple de La Ferté-Gaucher

— Cette maison avait chapelle. Nous y trouvons, vers 1302, le précepteur de France à l'occasion d'une réception : « frater Gerardus de Villaribus miles quondam, preceptor tunc Francie.... in capella domus Templi de Feritate Gaucherii, Meldensis diocesis (1). »

Un Templier, qui n'avait guère plus de dix-neuf ans au mois de novembre 1307, nous apprend qu'il avait été reçu (vers 1301) par ce même précepteur de France et en présence du frère Raoul de Gisy, à La Ferté-Gaucher. Entraîné derrière l'autel, durant la cérémonie de réception, on l'avait frappé pour avoir dit qu'il croyait en Dieu (2). Un autre, de ceux qui furent arrêtés dans la maison au mois d'octobre 1307, n'était que depuis neuf mois dans l'ordre et venait du Temple de Champfleury (3).
1. Procès, tome I, page 532.
2. Procès, tome II, page 390.
3. Procès, tome II, page 388.
Top

 

Baillage de La Brie — Lagny-sur-Marne
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Torcy, Canton: Lagny-sur-Marne - 77

Maison du Temple de Lagny-sur-Marne
Maison du Temple de Lagny-sur-Marne

— Les Templiers eurent une maison à Lagny : « de Lathiniaco supra Maternam »; frère Adam de Sarcelles en était même précepteur, lorsqu'il se trouva assister vers 1304, au mois de janvier, à une réception faite au Temple de Clichy (1).
4. Procès, tome I, page 575.
Top

 

Baillage de La Brie — Choisy-le-Temple
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Mitry-Mory, commune: Charny - 77

Maison du Temple de Choisy-le-Temple
Maison du Temple de Choisy-le-Temple

— Le nom même de cette localité, Choisy-le-Temple (1), indique une possession du Temple, et non des moins importantes, puisqu'un Templier nous apprend qu'on y faisait l'aumône, trois fois la semaine, à trois mille personnes environ (2). Il est souvent fait allusion, dans les passages du Procès concernant cette localité, à la chapelle de la maison, au dortoir et aussi à une chambre dite des Cordeliers : « in quadam camera dicte domus de Soysiaco que vocatur Cordelariorum (3). »

Une des plus anciennes réceptions faites à Choisy, en la chapelle du Temple, l'aurait été vers 1277, par Jean Ier de Tour, trésorier du Temple de Paris, en présence des frères Jean de Montmorency, prêtre prieur de la maison de Paris, Jean de Villeneuve alors précepteur de Paris, Herbert d'Ivry précepteur du Temple de Lagny-le-Sec, et Guillaume le Normand économe à Choisy : « Guillelmo Normanni, dispensator tunc domus de Soysiaco (4) »

Puis c'est le futur précepteur de la Villedieu-Maurepas qui est reçu à Choisy, vers l'année 1279, par le même Jean de Tour, assisté du prieur de Paris déjà nommé et de frère Jean, précepteur de Choisy (5). Jean de Tour est encore à Choisy, vers 1291, pour l'admission dans le Temple d'un adolescent; il y est à nouveau vers 1293 et en 1296. Le frère du Temple reçu en 1293 fut même envoyé en la maison picarde de Fontaine-sous-Montdidier (6).

Un peu plus tard, vers 1299, c'est le visiteur de France, frère Hue de Perraud, qui vient à Choisy et qui préside les réceptions (7).

Enfin, à la saint Jean 1306, Jean II de Tour, trésorier du Temple de Paris, est à Choisy, ainsi que les frères Pierre de Montigny, prêtre, et Pierre de Tortainville, précepteur de Paris; il y est une seconde fois en cette même année, toujours pour des réceptions, et le receveur de Champagne pour le roi, frère Raoul [de Gisy], est parmi les assistants (8).

Si le nom du dernier précepteur de Choisy n'a pas encore été prononcé, il n'en est pas moins connu ; même, à l'exemple de Raoul de Gisy et d'autres que nous avons cités, il cumulait les fonctions de précepteur de maison du Temple avec celles d'officier du roi. Ce précepteur, frère Guillaume d'Herblay, sergent, âgé d'environ quarante-cinq ans en 1311, était, ainsi que nous l'avons déjà dit, aumônier du roi (9).

Précepteurs de Choisy-le- Temple:
— vers 1277, frère Guillaume le Normand;
— vers 1279, frère Jean;
— en 1307, frère Guillaume d'Herblay, sergent.
1. — « Apud Scesiacum Meldensis diocesis » ; — « in domo Templi de Soysiaco Meldensis diocesis » ; — « in capella domus Templi de Soysiaco » ; Procès, tome I, pages 424, 433, 517, 590.
2. Procès, tome I, page 443. Il n'y avait que les commanderies à faire l'aumône, trois fois la semaine.
3. Procès, tome I, pages 442 et 449.
4. Procès, tome I, pages 626 et 627 : « Arbertus de Juriaco » pour « Ivriaco. »
5. Procès, tome II, page 376.
6. Procès, tome II, pages 325, 342 et tome I, page 441.
7. Procès, tome II, page 309.
8. Procès, tome I, page 496, et tome II, page 307.
9. Procès, tome I, page 498.
Top

 

Baillage de La Brie — La Trace
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Meaux, Canton: Mitry-Mory — 77

Maison du Temple de La Trace
Maison du Temple de La Trace

— La maison de la Trace était voisine de celle de Choisy ; nous n'en connaissons que le clavaire, en 1307, frère Guillaume de Chalou-la-reine, lequel subit l'interrogatoire dès le 22 octobre de cette année : « frater Guillermus de Chalou Régine, clavigerius domus de la Trace juxta Soisiacum (1). »
1. Procès, tome II, page 296.
Top

 

Baillage de La Brie — Baillie de Lagny-le-Sec
Département: Oise, Arrondissement: Senlis, Canton: Nanteuil-le-Haudouin — 60

Maison du Temple de Lagny-le-Sec
Maison du Temple de Lagny-le-Sec

— La maison du Temple de Lagny-le-Sec au diocèse de Meaux, fut certainement l'une des plus importantes des environs de Paris, et le centre d'une petite baillie du Temple, comprise dans celle plus considérable de Brie. Le précepteur de Lagny-le-Sec vers 1277 était frère Herbert d'Ivry, ainsi nommé, sans doute, à cause de la maison du Temple de ce nom, et que nous avons cité parmi les Templiers assistant à une réception à Choisy-le-Temple. Vers la même époque, une réception fut faite, en la maison qui nous occupe, par le frère Nicolas le Flameng, qui fut lieutenant du trésorier du Temple de Paris et précepteur de cette maison de Lagny.

Sans doute Nicolas était-il déjà précepteur à la date que nous indiquons ; il l'était en tous les cas vers 1285, alors qu'il alla faire une réception au Temple de Laigneville sur l'ordre de Jean Ier de Tour (2).

C'est encore sur l'ordre du trésorier de Paris que Jean de Saint-Leu, le dernier précepteur du Temple de Soisy près Taverny, avait été reçu vers l'an 1287 à Lagny-le-Sec (3). Nicolas (« frater Nicolas Flamengi tunc preceptor de Latigniaco sicco (4) ») n'était donc pas seulement précepteur d'une maison du Temple, il était aussi lieutenant du trésorier de Paris, et il n'est même souvent désigné que par cette seconde fonction ; ainsi un Templier nous apprend qu'il fut reçu en la chapelle du Temple de Lagny-le-Sec, au diocèse de Meaux, vers 1291, le mercredi des Cendres, par frère Nicolas le Flameng, lieutenant du trésorier, et en présence de frère Regnaud, prêtre chapelain de la maison (5). Ce prêtre habitait Lagny depuis l'année 1284 au moins, ayant assisté vers cette époque, et déjà comme chapelain de Lagny, à la réception faite à Fourches, de Guillaume d'Herblay, plus lard précepteur de Choisy (6).

Nicolas et Regnaud se trouvent encore à Lagny en 1300 ou environ, une réception ayant été faite alors, en la chapelle de la maison, par le précepteur N. le Flameng, assisté de frère Regnaud, prêtre, et d'Arnoul, frère sergent clavaire (7).

En 1301, autre réception, mais par le trésorier de Paris ; une autre, faite en 1303, a pour témoin frère Daniel de Paris, prêtre (8). En 1304, si ce n'est un peu avant, le précepteur n'est plus Nicolas le Flameng; c'est frère Raoul de Taverny que nous trouvons à une admission faite à Lagny-le-Sec par le précepteur de France, frère Gérard de Villiers, chevalier. Le clavaire lui aussi est nouveau, et c'est le frère sergent Pierre de Sarcelles (9).

A son tour, Raoul de Taverny dut procéder à une réception, en sa maison, dans les premiers mois de l'année 1306, en présence de frère Guillaume « d'Ormont », prêtre (10). Il est à noter cependant que, d'après une autre déposition, celle de l'économe (« dispensator ») du Temple d'Esquennoy, lequel fut reçu par Raoul de Gisy, à Lagny même, le précepteur de la maison aurait été alors un certain frère Hubert (11).

Il y eut enfin des réceptions faites à Lagny-le-Sec, l'année même de la chute du Temple, tel ce prêtre qui fut reçu la semaine d'après les Cendres (1307), par frère Raoul de Gisy, receveur de Champagne pour le roi, assisté des frères Pierre de « Sivre », chevalier, et Pierre, chapelain (12). Une autre réception, faite vers le même temps par Raoul de Gisy, aurait eu lieu en présence du frère sergent Gui « Lescolhe », précepteur du Temple de la Sablonnière (13).

Parmi ceux qui furent arrêtés en la maison de Lagny-le-Sec, on trouve un jeune chevalier du Temple qui, en octobre 1307, n'avait pas plus de seize ou dix-sept ans. Il avait été reçu à Paris, le mercredi des Cendres précédent, puis envoyé à Lagny (14). L'un de ceux qui habitaient aussi la maison, avait été reçu vers 1293, à Chevru (15) ; un autre, Pariset de Bure, reçu en 1294, au Temple de Bonlieu, était frère berger à

Lagny-le-Sec (16) un autre encore, frère Michel de Miannay, reçu au Temple du Mont-de-Soissons, était, lors de son arrestation, clavaire à Lagny (17).

On trouve encore dans le Procès, à propos de cette maison du Temple de Lagny-le-Sec, deux ou trois passages qui demandent explication : ainsi, le nom d'une autre maison du Temple, celle de Beauvais-en-Gâtinais, est parfois réuni à celui de Lagny : « in domibus de Latigniaco Sicco et de Bello vissu in Gastinesio (18) », et Raoul de Gisy traduit, en novembre 1309, devant les enquêteurs, est qualifié de « preceptor de Belvicinis et de Latigniaco Sico et receptore pecunie regie in Campagnia (19). » Or, nous supposons que les deux maisons en question étant les deux principales de la Brie, il pouvait être indifférent, pour désigner la baillie de Brie, de l'indiquer par les petites baillies du Temple, qui la composaient.

Ce même Raoul de Gisy est encore désigné, en deux autres passages du Procès, comme précepteur des baillies de Lagny-le-Sec et de Sommereux, en même temps que receveur de la Champagne : « preceptor balliarum de Latigniaco Sicco et de Somorens (20) (sic) » ; mais il y a là, sans doute, une erreur en ce qui concerna la seconde localité, qui était du diocèse d'Amiens.

Nous terminerons ces quelques notes sur la maison de Lagny-le-Sec, en disant qu'il en est fait mention à diverses reprises dans les comptes des années 1295 et 1296, publiés par M. Léopold Delisle (21) :

— (8 juin 1295) « de domino J. de Langneville, 54 livres, 4 sols, super preceptorem Latigniaci Sici, in libro piloso » ; — (8 décembre 1295) « de domino J. de Leingnevilla, 100 livres super preceptorem Latigniaci Sicci (22). »

Précepteurs de Lagny-le-Sec:
— vers 1277, frère Herbert d'Ivry;
— vers 1285-1300, frère Nicolas le Flameng, lieutenant du trésorier du Temple de Paris, au moins vers 1291;
— vers 1304-1306, frère Raoul de Taverny.
1. Oise, arrondissement de Senlis, canton de Nanteuil-le-Haudouin.
2. Procès, tome II, pages 332 et 338.
3. Procès, tome II, page 287.
4. Procès, tome I, page 422.
5. Procès, tome I, page 431.
6. Procès, tome I, page 499.
7. Procès, tome I, page 331.
8. Procès, tome I, page 628, et tome II, page 332.
9. Procès, tome I, pages 575, 577.
10. Procès, tome II, page 114.
11. Procès, tome II, page 415.
12. Procès, tome II, page 323.
13. Procès, tome II, page 29.
14. Procès, tome II, page 309.
15. Procès, tome II, page 314.
16. Procès, tome II, page 320.
17. Procès, tome II, page 326.
18. Procès, tome I, page 333.
19. Procès, tome I, page 35.
20. Procès, tome I, pages 377 et 394.
21. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, pages 172, 192, 204, 205.
22. Il est encore fait mention du Temple de Lagny-le-Sec dans un acte de l'an 1290. E. Boutaric, Actes du Parlement de Paris, n° 749.
Top

 

Baillage de La Brie — Senevières
Département: Oise, Arrondissement: Senlis, Canton: Nanteuil-le-Haudouin, commune: Chèvreville - 60

Maison du Temple de Senevières
Maison du Temple de Senevières

— Le dernier précepteur de la maison du Temple de « Senevières  » au diocèse de Meaux, fut frère Jean de « Crotoy » qui, reçu vers 1281 dans le Temple, avait été auparavant (vers 1288) précepteur de la maison de Passy (2).

Précepteur de Senevières:
— 1307, frère Jean de Croutoy.
2. Procès, tome II, page 311.
Top

 

— 5 — Baillage de La Brie — Baillie du Mont-de-Soissons
Département: Aisne, Arrondissement: Soissons, Canton: Braine — 02

Maison du Temple de Mont-de-Soissons
Maison du Temple de Mont-de-Soissons

— La petite baillie du Temple du Mont-de-Soissons, dépendait de celle de Brie. C'est là que fut reçu entre autres, le précepteur de la maison de Senevières, par un chevalier du Temple, nommé Hervé de Villepreux.

Peu après, vers 1283, une autre réception était faite au Mont-de-Soissons, mais par frère Arnoul de Wesemale, que l'on sait avoir été précepteur de Brie après avoir été maître du Temple de Reims (1).

Hervé de Villepreux nommé plus haut, avait été auparavant précepteur du Ponthieu d'après le Procès, puis précepteur de la baillie du Mont-de-Soissons, et, dans ce cas, la réception faite par lui vers 1281 s'explique naturellement. D'ailleurs, si Hervé reçut, vers 1284, au Mont-de-Soissons, celui que nous avons trouvé comme clavaire, en 1307, à Lagny-le-Sec, ce fut précisément en qualité de maître de la baillie : « Henricum [pro : Herveum] de Villapetrosa militem, magistrum ballivie Suessionensis (2). »

Il nous faut maintenant, quitter ce précepteur pour revenir à celui de Brie, Arnoul de Wesemale, qui reçut, vers 1286, au Mont-de-Soissons, celui qui devait être le dernier précepteur du Temple d'Ambrief, « d'Amblers (3). » Ce même Arnoul aurait donné l'ordre un peu plus tard, vers 1288, à frère Nicolas de Saint-Alban, alors précepteur du Mont-de-Soissons, d'aller procéder à une réception au Temple de Viffort, dans la baillie de Brie (4).

Nicolas fut même précepteur de la baillie du Mont-de-Soissons; car si, dans la réception faite par lui, vers 1291, en la chapelle du Mont-de-Soissons, il n'apparaît que comme précepteur de la maison (« per fratrem Nicolaum de Sancto-Albano quondam, preceptorem tunc Montis Suessionensis (5) »), il est en revanche indiqué comme précepteur de la baillie de la dite maison, à propos d'une réception faite vers 1293, à Noël (6).

En 1299, le précepteur de la maison est Jean de Cernay, frère sergent, des réceptions ayant été faites alors par lui « in domo Suessionensi », parmi lesquelles celle d'un frère Jacques de Cormeilles, qui habitait en dernier lieu la maison (« morans et procurans in domo Suessionensis »), et qui avait été admis dans le courant du mois d'août, en présence du frère Robert, chapelain de la maison (7). Bien que le texte invoqué ici par nous, semble indiquer une maison du Temple de Soissons, il faut l'entendre du Mont-de-Soissons d'après un autre extrait du Procès où il se trouve être question de cette même réception, sous les auspices de Jean de Cernay, précepteur du Temple du Mont-de-Soissons, le curé [chapelain] de la maison étant frère Robert (8).

Dans le récit d'une réception faite au Temple de Dormelles postérieurement à 1300, frère Gérard de Villiers est dit précepteur du Mont-de-Soissons (9), alors qu'ailleurs il est indiqué comme précepteur des baillies de Brie et du Mont-de-Soissons (10). Or ces assertions ne seraient qu'en partie exactes, en ce sens que Gérard, étant précepteur de la baillie de France, se trouvait être par là même, le maître des deux baillies susdites, comprises dans celle de France.

Le précepteur du Temple (non de la baillie) du Mont-de-Soissons fut donc Jean de Cernay déjà cité, lequel reçut encore en 1302 (11).

De 1302 il nous faut passer à la fin de l'année 1304 pour trouver le récit de la réception d'un certain frère Adam, depuis maréchal de la maison même, par Gérard de Villiers, chevalier, maître de la baillie du Mont-de-Soissons, en présence de frère Robert, chapelain de la maison (12). Un an après, Gérard procédait à de nouvelles réceptions faites soit au temps de Pâques, soit à la fin de l'année (13), en la chapelle de la maison et en présence du même chapelain, et de douze ou quatorze frères du Temple.

En 1306, autre réception par Gérard, celle du « dispensator » du Temple de Provins (14). Pour 1307, aucune admission à signaler au Mont-de-Soissons ; ce fut environ le jour de la Saint-Remi (1er octobre), que les officiers du roi vinrent arrêter les Templiers habitant la commanderie (15) et, parmi eux, combien étaient d'humble condition et pouvaient sembler être à l'abri de poursuites.

Quant aux rapports financiers qui existèrent entre cette commanderie et la maison du Temple de Paris, ils sont attestés, pour les années 1295 et 1296, par les comptes déjà cités (16):

— (5 juillet 1295), « de preceptore Montis Suessionensis, 200 livres 68 sols in magnis fratrum. »
— (6 juillet 1295), « de preceptore Montis Suessionensis, 40 livres in magnis fratrum. »
— (3 février 1296), « de preceptore Montis Suessionensis, per clericum Johannis Giffe, 80 livres, in magnis fratrum. »
— (29 août 1295), « de preceptore Montis Suessionensis, per Gerricum, 147 livres.
— (2 juillet 1296), « de preceptore Montis Suessionensis 160 livres, in magnis fratrum. »
— (3 juillet 1296), « de preceptore Montis Suessionensis 160 livres, in magnis fratrum. »

Précepteurs de la baillie du Mont-de-Soissons:
— vers 1281-1284, frère Hervé de Villepreux;
— vers 1288-1293, frère Nicolas de Saint-Alban.

Précepteur de la maison:
— vers 1299-1302, frère Jean de Cernay, sergent.
1. Procès, tome II, page 346, et Léopold Delisle, op. cit., page 73, note 1.
2. Procès, tome II, page 326.
3. Procès, tome II, page 312.
4. Procès, tome II, page 410.
5. Procès, tome I, page 551.
6. Procès, tome II, page 358.
7. Procès, tome II, pages 351, 404.
8. Procès, tome I, page 545. — Le mot « curatus » semble indiquer, comme nous l'avons dit déjà, que le chapelain de la maison était curé du village voisin.
9. Procès, tome I, page 322.
10. Procès, tome I, page 401.
11. Procès, tome I, page 552.
12. Procès, tome II,' page 327.
13. Procès, tome I, page 637. — Schottmuller, tome II, page 39. Dans les deux textes Gérard est donné comme précepteur de la Brie et du Mont-de-Soissons.
14. Procès, tome II, page 381.
15. Procès, tome I, page 553.
16. Léopold Dclisle, op. cit., pages 177, 181,199, 209.
Top

 

Baillage de La Brie — Mortefontaine
Département: Aisne, Arrondissement: Soissons, Canton: Vic-sur-Aisne - 02

Maison du Temple de Mortefontaine
Maison du Temple de Mortefontaine

— Nous ne connaissons cette maison du Temple « de Mortuofonte », au diocèse de Soissons, que par son dernier précepteur, frère Robert de Cernay (1).

Précepteur de Mortefontaine:
— 1307, frère Robert de Cernay.
1. Procès, tome II, page 329.
Top

 

Baillage de La Brie — Ambrief « Amblers »
Département: Aisne, Arrondissement: Château-Thierry, Canton: Oulchy-le-Chàteau - 02

Maison du Temple de Ambrief
Maison du Temple de Ambrief

— On peut en dire autant de la maison « d'Amblers » dont le précepteur, frère Gilles de Pernant-sur-Aisne, aurait été reçu, vers 1296, au Mont-de-Soissons.
Top

 

Baillage de La Brie — Passy
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Châtillon-sur-Marne, Commune: Passy-Grigny - 51

Maison du Temple de Passy
Maison du Temple de Passy

— Jean de Croutoy, le même que nous retrouvons comme précepteur de Senevières en 1307, aurait été précepteur du Temple de « Paci », vers l'an 1288, ayant assisté comme tel, à cette époque, à une réception faite au Temple de Viffort (1).

Précepteur de Passy:
— vers 1288, frère Jean de Croutoy.
1. Procès, tome II, page 410.
Top

 

Baillage de La Brie — Viffort
Département: Aisne, Arrondissement: Château-Thierry, Canton: Condé-en-Brie, Lieudit: La Commanderie - 02

Maison du Temple de Viffort
Maison du Temple de Viffort

— La réception dont il vient d'être question, n'était autre que celle du dernier clavaire du Temple de Prunay ; elle avait eu lieu vers 1288, au Temple de Viffort jouxte Château-Thierry, en la baillie de Brie, selon les termes du procès. Le recevant avait été frère Nicolas de Saint-Alban (ou Saint-Auban), alors précepteur du Mont-de-Soissons, venu à Viffort sur l'ordre du frère Arnoul de Wesemale ; parmi les assistants se trouvaient le précepteur de Passy et frère Thierri d'Aubigny, précepteur de la maison.

Ce Temple avait une chapelle, car le clavaire y fait allusion dans le récit de sa réception : « recipiens duxit eum ad partem, ad cornu altaris cujusdam capelle in qua recipiebatur (1). »

Précepteur de Viffort:
— vers 1288, frère Thierri d'Aubigny.
1. Procès, tome II, pages 410 et 411.
Top

 

Baillage de La Brie — Baillie de Moisy-le-Temple
Département: Aisne, Arrondissement: Château-Thierry, Canton: Neuilly-Saint-Front, commune: Montigny-l'Allier - 02

Maison du Temple de Moisy-le-Temple
Maison du Temple de Moisy-le-Temple

— La maison du Temple de Moisy, au diocèse de Meaux, fut une maison d'une certaine importance (1).

Le précepteur de Sablonnière-le-Temple, un vieillard en 1307, nous apprend qu'il fut reçu à Moisy par frère Pierre le Normand, chevalier, maître du Laonnais, l'année même du dernier concile de Lyon, soit en 1274. C'est là la plus ancienne référence du Procès quant à cette commanderie (2).

De 1274, il nous faut aller jusque vers 1286 ; le précepteur de Moisy, qui était alors frère Guillaume de Braye, serait allé cette année même au Temple de Puisieux-sous-Laon (3) ; puis de 1286 jusque vers 1301, pour la réception d'un jeune homme qui, en novembre 1307, était prêtre du Temple. Il avait été admis à Moisy par un Templier déjà cité comme ayant été au service du pape (« fratrem Reginaldum de Argivilla cubicularium pape »), et sa réception aurait été celle de tous les malheureux Templiers interrogés en France : « recipiens traxit eum ad partem, in quadam camera retro ecclesiam, etc. » Parmi les frères présents se trouvait le chapelain, frère Albert (4).

Le dernier précepteur du Temple de Moisy fut Jean de Cormeilles, frère sergent; il avait été reçu (vers 1303) dans la maison même par Raoul de Gisy, le receveur de Champagne et précepteur de Brie (5). Outre ce précepteur de la maison, il y avait un précepteur de la baillie de Moisy (« ballivie de Moysiaco »), frère Jean de Cernay, qui, comme tel, alla procéder à une réception vers 1304, en la chapelle du Temple de la Sablonnière; or nous avons vu plus haut que Jean de Cormeilles avait été précepteur du Mont-de-Soissons vers 1302 (6).

D'après un passage du Procès, frère Raoul de Brie, plus connu sous le nom de Gisy, aurait été, lui aussi, vers 1306, précepteur de la baillie de Moisy (7) ; mais il faut entendre par là, sans doute, que la maison ou baillie de Moisy était comprise dans la baillie du Temple de Brie et que celui qui pouvait se dire précepteur de la Brie, pouvait à plus forte raison être donné comme maître de la baillie de Moisy.

Nous avons cité, plus haut, le nom du chapelain du Temple de Moisy, frère Albert ; ce prêtre originaire de Lorraine (« fratre Alberto de Cooperto puteo Lotoringo quondam, presbytero ordinis, in capella domus de Moysiaco (8) »), habitait la maison depuis l'an 1300 ou environ.

Il semble qu'il ne soit fait qu'une seule mention de la maison de Moisy dans les comptes du Temple déjà cités (9), et l'on trouve, à la date du 4 juillet 1295, entre les mentions relatives aux précepteurs de la Ville-Dieu, de Chanu, et d'Arville, celle du précepteur de Moisy : « de preceptore Moisiaci, 200 livres, 5 sols in magnis fratrum. »

Précepteurs de Moisy :
— vers 1286, frère Guillaume de Braye;
— en 1307, frère Jean de Cormeilles, sergent.

Précepteur de la baillie de Moisy:
— vers 1304, frère Jean de Cernay.
1. On trouvera dans E. Boutaric, Actes du parlement de Paris, n° 985, un arrêt de l'an 1265 maintenant les Templiers dans le tiers de la mainmorte sur les hommes du trésorier de Meaux, habitant la terre du Temple « apud Moyssiacum. » 2. Procès, tome II, page 319. Pierre le Normand, qui était lieutenant du précepteur de France vers 1267, fut dans la suite précepteur du Laonnais ; il faudrait donc traduire ici, maitre du Laonnais, à moins de supposer une maison du Temple d'Aulnois, arrondissement et canton de Laon. 3. Procès, tome II, page 403. 4. Procès, tome II, pages 393, 394. 5. Procès, tome I, page 520. — « domus Templi de Moysiaco, Meldensis diocesis. » 6. Procès, tome I, page 520. 7. Procès, tome II, page 340. 8. Procès, tome I, page 528. 9. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, page 176.
Top

 

Baillage de La Brie — La Sablonnière-du-Temple
Département: Aisne, Arrondissement et Canton: Château-Thierry - 02

Maison du Temple, La Sablonnière-du-Temple
Maison du Temple, La Sablonnière-du-Temple

— Il est encore un lieudit, connu sous le nom de l'Hôpital, à côté de la Sablonnière ; c'est là que fut la maison du Temple, plus tard propriété des Hospitaliers. Cette maison, peu éloignée de Château-Thierry, était du diocèse de Soissons, et le Procès nous apprend qu'elle avait une chapelle : « capella domus Templi de Sabloneriis, Suessionensis diocesis (2) »

Le précepteur de la Sablonnière, en 1307, était un septuagénaire, jadis reçu au Temple de Moisy, et nommé frère Gui « de Oratorio », alias « Lescolhe (3) », que nous savons avoir assisté, cette année même, à une réception faite au Temple de Lagny-le-Sec (4).

Outre le précepteur, nous connaissons encore le nom d'un certain frère Jean « de Domo Dei monachorum, diocesis Meldensis, dispensator domus de Sablonieres juxta Castrum Theodorici (5). »

Enfin, il est certain que frère Raoul de Gisy, receveur de Champagne et précepteur de la Brie, visita la maison de la Sablonnière, ce qui nous a fait supposer que la maison était comprise dans sa baillie (6).

Précepteur de la Sablonnière:
— en 1307, frère Gui « de Oratorio », alias Lescolhe, sergent.
2. Procès, tome I, page 520. 3. Procès, tome II, page 319. 4. Procès, tome II, page 29. 5. Procès, tome II, page 418. 6. Procès, tome I, page 521.
Top

 

— 6 — Baillage de Brie — Savigny-le-Temple
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Melun, Canton: Savigny-le-Temple - 77

Maison du Temple de Savigny
Maison du Temple de Savigny

— Le Temple de Savigny remontait au milieu du XIIe siècle, comme en fait foi cette donation de Louis VII aux Templiers, datée d'Orléans, 1149 : « concessimus villam nostram que appellatur Saviniacum supra Meledunum » Le Procès nous apprend que la maison était du diocèse de Sens, en la baillie de France ; il n'est fait aucune allusion à la chapelle de la commanderie, et le hasard seul a voulu qu'il ne soit parlé que du dortoir de la maison.

Son précepteur, vers 1287, est frère Pierre de Cormeilles, que nous savons avoir assisté à la fin du mois de septembre de cette année, à une réception faite au Temple de Fourches-en-Gâtinais (2).

A Savigny, comme en toutes les maisons peu éloignées de Paris, les réceptions étaient faites le plus souvent par des Templiers étrangers à la maison, par exemple, par Jean de Tour vers 1299 (3) et en novembre 1306, cette dernière fois en présence du précepteur de Chalou-la-Reine (4).

Un certain Jean de Tortainville, reçu vers 1300, à Savigny, par frère Gérard de Villiers, alors maître de France, ne craignit pas de s'accuser, en 1307, d'avoir eu, à deux reprises, des rapports charnels avec des frères du Temple (5). Il est vrai que cet aveu lui fut peut-être arraché par la torture, bien que quelques-uns d'entre eux paraissent avoir été épargnés, car un autre frère, qui avait été reçu en même temps que ce Templier, plus lâche que coupable, et à qui il fut demandé en 1308, à Rome, s'il avait été mis à la question et à la torture, répondit qu'en effet, il avait été emmené pour être mis à la torture, mais que ç'avait été tout (6).

Précepteur de Savigny-le-Temple:
— vers 1287, frère Pierre de Cormeilles.
1. Monuments historiques, cartons des rois, n° 504, pages 267, 268. 2. Procès, tome II, page 300. 3. Procès, tome II, page 333 : apud Savigniacum Templi; et Procès, tome I, page 515: domus de Saranhaco Templi [m. l.] Senonensis diocesis. 4. Procès, tome II, page 344. 5. Procès, tome II, page 285. 6. Schottmuller, tome II, pages 59, 60.
Top

 

Baillage de France — Baudelu
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Melun, Canton: Perthes, commune: Arbonne-la-Forêt - 77

Maison du Temple de Baudelu
Maison du Temple de Baudelu

— Nous trouvons dans le récit d'un sergent du Temple, nommé Lambert de Cormeilles, arrêté l'année même de son admission, la mention de la maison de Baudelu. Lambert avait été reçu au Saussay, en présence de frère Jean de Cormeilles, précepteur, croyait-il, de Baudelu (en réalité de Moisy), « preceptore tunc de Bandeliis (sic) diocesis Senonensis » ; il s'était confessé peu de temps après à frère Robert, chapelain (« tunc moranti in domo Templi de Vervans (1), Senonensis diocesis »), qui était venu à leur maison de Baudelu.
1. Procès, tome I, page 439, 440. — Qu'est ce que cette maison de « Vervans »; serait-ce une mauvaise lecture pour [Au]vernaus, Auvernaux ? Voyez ci-dessus.
Top

 

Baillage de La Brie — Provins
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement et Canton: Provins - 77

— L'origine de la maison du Temple de Provins, qui faisait partie de la baillie du Temple de la Brie, elle avait chapelle et remonte au XIIe siècle, car nous la trouvons citée dans un acte daté de l'an 1171 (1). Sans rechercher cette origine même (2), nous la trouvons encore mentionnée dans une charte du comte de Champagne, de l'année 1222 (3).

Mais il nous faut franchir encore un demi-siècle pour qu'il soit question de cette maison dans le Procès ; à cette époque, c'est-à-dire vers 1270, le précepteur de Provins est un certain frère Gérard, prêtre, qui est dit avoir assisté à une réception faite au Temple de Coulommiers (4). Ce précepteur, connu aussi sous le nom de Gérard de Provins, du nom de la maison qu'il dirigeait, était encore en fonctions vers 1286, au mois de novembre, date à laquelle nous le retrouvons à Coulommiers (5).

Le gardien de la maison du Temple de Barbonne, en 1307, fut même reçu, vers 1287, à Provins par frère Gérard, prêtre et précepteur de la maison, en présence de frère Geoffroi, précepteur de la baillie de Brie, ou plutôt lieutenant de frère Arnoul de Wesemale, et de frère Hue, receveur du tonlieu de la ville de Provins (6).

Le lieutenant ou remplaçant du précepteur de Brie est encore à Provins vers 1292 et reçoit, entre autres, un certain Regnaud, précepteur en 1307 du Temple d'Orléans (7). Un peu plus tard, vers 1298 ou 1299, le précepteur de la maison de Provins est frère Henri Flamain, et nous le trouvons comme témoin d'une réception faite, en sa maison, par le nouveau précepteur de Brie, frère Raoul de Gisy, en même temps receveur de Champagne pour le roi (8).

Il y avait au Temple de Provins, en 1307, un frère « dispensator », du nom de Simon Chrestien, qui n'avait guère plus de vingt ans ; il avait été reçu au Temple du Mont-de-Soissons ; il y avait aussi un Templier chargé de la vente des vins de la maison, frère Constant de Bissey-la-Côte, « Pruvini et venditor vinorum domus Templi (9). »

Précepteurs de Provins :
— vers 1270-1287, frère Gérard, de Provins, prêtre;
— vers 1298-1299, frère Henri Flamain.
1. Monuments historiques, cartons des rois, page 314, n° 634.
2. Voir Notice sur le cartulaire de la maison du Temple de Provins, par M. Bourquelot : Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 4° série, tome IV, année 1858.
3. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Delisle, page 98.
4. Procès, tome I, page 504. Preceptore Priminensi pro Pruvinensi.
5. Procès tome II, page 4.
6. Procès, tome II, page 305: « Fratre Godofredo preceptore dicte ballivie [Brie] loco fratre Arnulphi de Woisemale et fratre Hugone receptore telonei ville de Pruvino. »
7. Procès tome II, p. 345 : « de Pruvino in quadam capella dicti loci, per fratrem Godofredum tenentem locum preceptoris ballivie de Bria. »
8. Procès, tome II, p. 389.
9. Procès, tome II, pp. 350 et 381.
Top

 

Baillage de La Brie — Fresnoy
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Lusigny-sur-Barse, commune: Fresnoy-le-Château - 10

Maison du Temple de Fresnoy
Maison du Temple de Fresnoy

— Frère Gilles de Chevru était lieutenant du précepteur de Fresnoy (ou tenait lieu de précepteur) en 1307 : « locum tenens preceptoris de Fresnayo juxta Pruvinum. » Il ne faudrait peut-être pas prendre à la lettre l'expression « juxta Pruvinum », qui semblerait faire croire à une localité toute voisine de Provins, et nous pensons, d'accord avec le Dictionnaire topographique du département de l'Aube, qu'il faut y voir un lieudit de la commune de Montpothier (1).

Un autre frère du Temple, interrogé en novembre 1307 et reçu jadis au Temple de Coulommiers, nous apprend qu'il avait habité en dernier lieu cette maison de Fresnoy : « apud Fresneyum (2). »

Lieutenant du précepteur de Fresnoy:
— en 1307, frère Gilles de Chevru.
1. Procès, tome II, p. 387.
1. Département: Aube, Arrondissement: Nogent-sur-Seine, Canton: Villenauxe-la-Grande - 10
2. Procès, tome II, p. 397.
Top

 

Baillage de La Brie — Champfleury
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Villiers-Saint-Georges, commune: Montceaux-lès-Provins - 77

Maison du Temple de Champfleury
Maison du Temple de Champfleury

— L'un des Templiers arrêtés en la maison du Temple de la Ferté-Gaucher, avait été reçu neuf mois auparavant en la maison de « Campo Fiorito (1) », par Gérard de Villiers, le précepteur de France, en présence du frère Jean, précepteur du Temple de Tréfols (1).
1. Procès, tome II, p. 388.
Top

 

Baillage de La Brie — Tréfols
Département: Marne, Arrondissement: Epernay, Canton: Montmirail, Lieudit: La Commanderie - 51

Maison du Temple de réfols
Maison du Temple de Tréfols

— Cette maison de Tréfols (3), ne nous est connue que par la mention qui en est faite dans les lignes précédentes, où le frère Jean est qualifié de précepteur de « Trefou. »

Précepteur de Tréfols:
— en 1307, frère Jean.
5. Procès, tome II, p. 5.
Top

 

Baillage de La Brie — Soigny
Département: Marne, Arrondissement: Epernay, Canton: Montmirail, Lieudit: Le Temple - 51

Maison du Temple de Soigny
Maison du Temple de Soigny

— Soigny, se trouve non loin et au nord-est de Tréfols ; cette localité était jadis dans le diocèse de Troyes, d'après le Dictionnaire topographique de la Marne de M. Longnon.

Le précepteur de la maison du Temple de Soigny (« de Scinhi Trecencis diocesis »), un frère sergent nommé Dreu, assiste vers 1303 à une réception faite au Temple de Chevru.

Précepteur de Soigny:
— vers 1303, frère Dreu, sergent.
Top

 

Baillage de La Brie — Baillie de Barbonne
Département: Marne, Arrondissement: Epernay, Canton: Sézanne, Commune: Barbonne-Fayel - 51

Maison du Temple de Barbonne
Maison du Temple de Barbonne

— Le Temple de Barbonne (6), était situé dans le diocèse de Troyes : « in domo de Barbona, Trecensis diocesis. » C'était, croyons-nous, une maison assez importante et ce qui semblerait le prouver c'est que Gérard de Villiers est désigné dans le Procès comme ayant tenu les baillies de Brie, du Mont-de-Soissons et de Barbonne (1).

Il se pourrait qu'au moment de la chute des Templiers, la maison n'ait pas eu de précepteur ; il n'y aurait eu alors qu'un intérimaire : « frater Droco de Vivariis, custos domus de Barberone (sic), loco preceptoris (2) », reçu jadis à Provins.

Le journal du trésor du Temple ne peut que confirmer l'importance que nous supposons à cette maison ; on trouve, en effet, à la date du 4 juillet 1295, la mention suivante laquelle se trouve comprise entre celles relatives au précepteur de la Neuville, près Châlons, et au précepteur de la Brie :
— « de preceptore Barbone, 176 livres, in magnis fratrum » — et à la date du 3 juillet 1296 : — « de preceptore Barbone, 280 livres tounois, etc. », ce dernier passage précédant la mention du Temple de Merlan (3).
1. Procès, tome I, pp. 401 et 436.
2. Procès, tome II, p. 395.
3. Mémoire sur les opérations financières des Templiers, par M. Léopold Delisle, pp. 176 et 209.
Top

 

— 7 — Baillage de France — Fourches-en-Gâtinais
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: Nemours, commune: Grez-sur-Loing - 77

Maison du Temple de Fourches
Maison du Temple de Fourches

— La maison du Temple de Fourches, au diocèse de Sens, tout en étant comprise dans la baillie du Temple de France, devait en outre faire partie d'une baillie moins considérable ou subdivision de celle de France, peut-être celle d'Etampes. On trouvera dans le Procès le récit de réceptions faites à Fourches (« de Furchis »), par le trésorier du Temple de Paris, Jean de Tour, vers 12815 et vers 1287, à la Saint-Michel. Il s'agit, dans le second cas, de l'admission de Guillaume d'Herblay qui fut aumônier du roi; parmi les Templiers présents se trouvaient le précepteur de la maison, frère Robert et frère Pierre de Cormeilles, précepteur du Temple de Savigny (1).

Les dates indiquées ici ne sont d'ailleurs qu'approximatives, car, d'après une autre déposition faite plus tard en 1311, par Guillaume en personne, l'aumônier royal qui était en même temps précepteur de la maison du Temple de Choisy, aurait été reçu dès 1284, en la chapelle du Temple de Fourches, en présence des frères Regnaud de Lagny-le-Sec, prêtre, Guillaume le Lorrain précepteur de Beauvais-en-Gâtinais et Robert le Picard, précepteur de Fourches, sergents (2).

Robert le Picard, frère sergent, devait être encore à la tête de la maison vers 1297, car il est indiqué comme ayant assisté à cette époque à une réception faite au Temple de Beauvais que nous venons de citer (3).

Précepteur de Fourches:
— vers 1284-1297, frère Robert le Picard, sergent.
1. Procès, tome II, pp. 299 et 380 (octobre 1307) : « Apud Furcas in Gastinesio ».
2. Procès, tome I, p. 499.
3. Procès, tome II, p. 38.
Top

 

Baillage de France — Dormelles
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Montereau-Fault-Yonne, commune: Montereau-Fault-Yonne - 77

Maison du Temple de Dromelles
Maison du Temple de Dromelles

— Maison du Temple de Dormelles, du diocèse de Sens et de la baillie de France, peut-être comprise dans celle plus petite d'Etampes, car Jean de Tour, que nous savons avoir été précepteur de la baillie d'Etampes, y aurait reçu, vers l'an 1300 : « in capella domus Templi de Dormellis, Senonensis diocesis (1). » Une autre réception eut lieu également à Dormelles, mais elle fut faite par Gérard de Villiers, le précepteur de France (2).
1. Procès, tome I, pp. 320, 321 : « apud Dormeles ».
2. Procès, tome I, p. 322. Gérard est indiqué ici comme précepteur du Mont-de-Soissons.
Top

 

Baillage de France — Beauvais-en-Gâtinais
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Fontainebleau, Canton: Nemours, commune: Grez-sur-Loing - 77

Temple de Beauvais-en-Gâtinais
Maison du Temple de Beauvais-en-Gâtinais

« domus Templi de Bello Visu in Gastinesio, diocesis Senonensis. »
— Autre maison du diocèse de Sens, de la baillie de France et de celle plus petite d'Etampes, en laquelle nous constatons, comme ci-dessus, la présence assez fréquente des deux Jean de Tour, les trésoriers du Temple de Paris.

C'est ainsi que dès 1276, en novembre, Jean Ier de Tour vint à Beauvais, procéder à une réception qui eut lieu dans la chapelle de la maison, en présence du précepteur du lieu, frère Thibaud « de Sancto-Questo. » Il y revint à diverses époques, notamment vers 1281 pour recevoir Régnier « de Larchent », et vers 1287 (1). Quant à Thibaud, il est question dans le Procès d'une réception faite par lui, en la maison, vers 1292 (2) ; mais il se peut que l'époque indiquée ne soit pas très exacte, puisque l'on trouve par ailleurs le nom d'un autre précepteur de Beauvais en 1287 et même en 1284.

Cet autre précepteur de la maison du Temple fut Guillaume le Lorrain, frère sergent, l'un des Templiers présents à la réception de Guillaume d'Herblay, en la maison du Temple de Fourches, vers 1284 (3). Il est encore fait mention, dans le Procès, de réceptions de Templiers faites à Beauvais, vers 1294 et en 1297, et le précepteur de Fourches, Robert le Picard y assiste cette seconde fois (4). Enfin, Guillaume fut lui-même remplacé par frère Pierre « Gande » que nous savons avoir assisté, vers l'an 1300, comme précepteur du Temple de Beauvais-en-Gâtinais, à une réception faite au Temple de Dormelles (5).

Précepteurs de Beauvais-en-Gâtinais:
— vers 1276, frère Thibaud « de Sancto-Questo »;
— vers 1284, frère Guillaume le Lorrain;
— vers 1300, frère Pierre « Gande »
1. Procès, tome II, pp. 278 et 310.
2. Procès, tome I, pp. 494 et 495.
3. Procès, tome I, p. 499.
4. Procès, tome II, p. 38 et p. 345.
5. Procès, tome I, p. 321.
Top

 

Baillage de France — Montbouy
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Châtillon-Coligny - 45

Maison du Temple de Montbouy
Maison du Temple de Montbouy

— Maison du Temple de Montbouy, qui ne nous est connue que par une simple mention au Procès, le précepteur du Temple de Montbouy (1), au diocèse de Sens, étant, en 1307, frère Jean de Thère. Ajoutons que la maison se trouve citée dans le Journal du trésor du Temple, à deux reprises (4 et 5 juillet 1295) et que le second versement fait par le précepteur de Montbouy se trouve être inscrit immédiatement après celui fait par le précepteur d'Auvernaux, pour le compte du précepteur d'Etampes (1) :
— De preceptore Montis Boin, 140 livres, 40 sols;
— de preceptore Montis Boyni, 15 livres.

Précepteur de Montbouy:
— 1307, frère Jean de Thère.
1. Procès, tome I, p. 291 : « de Monte Boini »
Top

 

Baillage de France — Chambeugle
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Charny - 89

Maison du Temple de Chambeugle
Maison du Temple de Chambeugle

— La maison du Temple de Chambeugle, au diocèse de Sens, était peu éloignée de celle de Montbouy sur le Loing, dont elle dépendait peut-être; car il est question, dans le Procès, de réceptions faites à Chambeugle par le précepteur de Montbouy. L'une de ces réceptions fut faite en la chapelle de la maison, (« in quadragesima proxima, ante capcionem »), par Jean de Thère, lequel est donné ici comme précepteur de Chambeugle ; un prêtre du Temple, Daniel de Paris, se trouvait là.

Sources : Trudon-des-Ormes, Liste des Maisons et de quelques Dignitaires de l'Ordre du Temple, en Syrie, en Chypre et en France. D'Après les pièces du Procès des Templiers. Revue de l'Orient Latin, tomes V, VI, VII. Ernest Leroux, Editeur. Paris 1897, 1898, 1899.

Trudon-des-Ormes visité 75932 fois

Licence Creative Commons
Les Templiers et Les Croisades de Jack Bocar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une oeuvre à http://www.templiers.net/.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.templiers.net/.