Possessions templières d'après le Procès   Maisons du Temple dans les Baillages de France   Possessions templières d'après le Procès

Liste des Maisons du Temple et de quelques dignitaires d'après les pièces du Procès

Menu Maisons Baillage de France

 

— 1 — Fontenay et Marchesoif
Département: Yonne, Arrondissement: Avallon, Canton: Tonnerre, commune: Collan — 89

Maison du Temple de Fontenay
Maison du Temple de Fontenay

Département: Yonne, Arrondissement: Avallon, Canton: Tonnerre, commune: Serrigny — 89

Maison du Temple de Marchesoif
Maison du Temple de Marchesoif

— C'est à Fontenay que fut reçu, par le précepteur de la maison et de celle de Marchesoif (« de Marcaçay »), toutes deux du diocèse de Langres, celui qui devait être le dernier précepteur de la maison du Temple de Brindisi, en Italie (1). Le Dictionnaire topographique du département de l'Yonne désigne Fontenay comme une ancienne possession des Hospitaliers, et Marchesoif comme une ancienne maison du Temple; à la vérité, toutes deux furent d'abord aux Templiers. La plus importante semble avoir été celle de Fontenay, petite baillie du Temple sans doute, voisine de celles de Coulours et de Bure.

Au temps où le futur précepteur de Brindisi avait été reçu à Fontenay, le précepteur des deux maisons du Temple ou mieux de la baillie supposée de Fontenay, aurait été frère Jean Morel de Beaune (« Johannes de Belna, preceptor de Fontanetis (2) »), car il paraît bien que la maison eut à la même époque, un autre précepteur, frère Etienne « de Gri », prêtre. Il est parlé, en effet, dans le Procès, d'un certain Barthélemi de Voulaines, frère servant charretier, reçu « in capella domus Templi de Fontanoys, Lingonensis diocesis, per fratrem Stephanum de Gri, presbyterum, tunc preceptorem dicte domus », en présence de deux modestes frères de la maison (3) (mars 1307) ; or, à la même époque ou environ, une réception était faite également à Fontenay, mais par Jean Morel, « preceptore tunc domus Templi de Fontenayo (4). » Le prédécesseur d'Etienne, à la maison, non à la baillie de Fontenay, fut peut-être un sergent nommé Pierre de Bure, d'après un templier reçu à Fontenay, environ trois ans avant la chute du Temple (5) ; mais il se pourrait que ce Pierre de Bure fût le même que le précepteur du Temple de Bure, Pierre de Sevrey, qui, dans ce cas, n'aurait été que l'hôte de la maison.

Il y eut bien d'autres réceptions faites à Fontenay, dont une vers 1304, par le précepteur de Bure, frère Pierre de Sevrey ou de Venizy, déjà cité, en présence de frère Guillaume de Bure, prêtre (6) ; le Temple de Bure n'était, en effet, pas très éloigné de Fontenay, et ces deux commanderies étaient de plus situées dans le même diocèse, à la vérité très étendu alors.

Enfin, un Templier, qui avait séjourné dans les deux maisons de Bure et de Fontenay, prétend dans son interrogatoire que dans ces maisons on n'aurait fait qu'imparfaitement l'aumône aux pauvres (7).

Précepteur de la baillie de Fontenay:
— 1307, frère Jean Morel, de Beaune.

Précepteur de la maison:
— 1307, frère Étienne « de Gri », prêtre.
1. Schottmuller, tome II, p. 132.
2. Procès, tome I, p. 137.
3. Procès, tome I, p. 636.
4. Procès, tome I, p. 356.
5. Procès, tome I, p. 205.
6. Procès, tome I, p. 581.
7. Procès, tome I, p. 300.


Marchesoif, ferme sur la commune de Tonnerre.
— Merchesoy, 1265 (Cartulaire de Saint-Michel de Tonnerre); autrefois Commanderie de Templiers.
— Marchesoif, 1752, membre de la commanderie de Fontenay-près-Chablis (Terriers, ibidem)
Sources : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
Top

 

Le Temple-Saint-Bris
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Auxerre-Est, commune: Saint-Bris-le-Vineux — 89

Maison du Temple de Saint-Bris
Maison du Temple de Saint-Bris

— Saint-Bris et le Temple du Saulce, dont nous allons parler, furent deux maisons du Temple assez voisines ; l'une, Saint-Bris, sur un petit affluent de l'Yonne, à proximité de la commanderie de Fontenay près Chablis, l'autre, sur l'Yonne, un peu au-dessous d'Auxerre.

Leur importance était bien différente et il semble que Saint-Bris n'ait été qu'une petite maison du Temple, dans laquelle on ne faisait pas l'aumône, en raison précisément de ce peu d'importance (« in domo parva Templi dicte ville Sancti Bricii, non flebat elemosina (1) »).
1. Procès, tome I, p. 347.

La Maison du Temple de Saint-Bris n'est attestée qu'en 1180.
Au XIIIe siècle, la Maison du Temple de Sauce rassemble les diverses possessions de l'Ordre dans le comté d'Auxerre.
Sauce, lieu-dit de la commune d'Escoville, est situé à une quinzaine de kilomètres au sud d'Auxerre, en bordure de l'Yonne (1).
C'est là que résidait le commandeur ou maître (2).
Parmi les « maisons » dépendantes du chef-lieu de Sauce, on trouve les établissements de la ville d'Auxerre.
1. Sauce sur Yonne dans les textes de l'époque (commune d'Escolives-Sainte-Camille)
2. Magister tel est le terme que l'on rencontre au XIIIe siècle, concurremment à celui de præceptor et de son équivalent français de « commandeur. »


En fait le véritable démarrage de la maison templière d'Auxerre intervient plus tard, après la fondation, entre 1210 et juillet 1216, de la maison de Sauce à la suite de la donation d'une maison et de ses appartenances sises sur les rives de l'Yonne, faite par Dreux de Mello l'Ancien, connétable de France, alors qu'il se préparait à partir pour la croisade (3).
3. Archives nationales S 5235 (I), folio 1 et 16. L'acte fut ratifié par ses fils en 1216.
Je vous renvoie pour la suite à la lecture de l'ouvrage très intéressant de M. Demurger: Religion et société urbaine au Moyen âge, page 299. Livre numérique Google
Top

 

Le Saulce-sur-Yonne
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Auxerre-Nord, commune: Escolives-Sainte-Camille — 89

Maison du Temple du Saulce-sur-Yonne
Maison du Temple du Saulce-sur-Yonne

— Cette maison du Temple (« in domo de Salice supra Yonem, Altisiodorensis diocesis », alias « de Sauceya super Yonam »), est assez fréquemment citée dans le Procès (1); c'est, entre autres, dans la chapelle de cette maison, que fut reçu, vers 1271, un certain Jean de Tour, septuagénaire en 1307, et qui fut, bien que Templier, aumônier du roi de France, ce qui le distingue du trésorier du Temple de Paris, son homonyme et sans doute son parent, le recevant ayant été précisément le trésorier Jean I de Tour, assisté du frère Guillaume, lui aussi aumônier du roi (2).

Il n'est pas fait mention, en cette circonstance, du précepteur de la maison, qui, en 1299, était frère Gautier « de Colay » et qui tint, cette année-là, un chapitre en la chapelle du Saulce (chapitre suivi de réceptions), dont l'un des témoins fut frère Nicolas de Paris, prêtre (3). On trouvera, dans le Procès, le récit d'autres réceptions faites au Saulce par Gautier, quoique sans indication d'année (4), comme on y verra aussi que Jean Morel, de Beaune, aurait été précepteur de la maison en 1303 (5). Jean Morel étant alors précepteur de Fontenay, il doit y avoir erreur, à moins de supposer que le Saulce ait dépendu de Fontenay, ces deux maisons étant peu éloignées l'une de l'autre ; le Procès nous donne d'ailleurs le nom du précepteur du Saulce à cette époque (vers 1304), frère Jean de Saint-Clair (6). Jean, lui-même, n'aurait pas tardé à être remplacé, et le dernier maître de la maison fut frère Jean « de Angicuria » ou « de Ingecuria », qui procéda à diverses réceptions en la commanderie, soit en 1306, soit au mois de février 1307, frère Nicolas de Paris étant toujours chapelain (7).

Précepteurs du Saulce:
— vers 1299, frère Gautier de Colay;
— 1304, frère Jean de Saint-Clair;
— 1306-1307, frère Jean « de Angicuria »
1. Procès, tome I, pp. 310, 337, 355, 357, etc.
2. Procès, tome II, p. 379.
3. Procès, tome I, p. 626.
4. Procès, tome I, p. 495.
5. Procès, tome I, p. 342.
6. Procès, tome I, p. 345.
7. Procès, tome I, pp. 334 et 338.


Monéteau, canton d'Auxerre (Ouest).
— Monasteriolum, 853 (Cartulaire général de l'Yonne, tome I, page 66)
— Monastallum, XIIIe siècle (Bibliothèque Historique de l'Yonne, tome I, page 499)
— Monestallum ultra aquam, 1290 (Chapitre d'Auxerre)
— Monestal, 1311 (abbaye Saint-Pierre d'Auxerre)
— Monestaul, 1337, fief relevant du comté d'Auxerre (Cartulaire du comté)
— Le Grand-Monéteau, 1672 (registre de l'Etat Civil)
— Monnéteau, 1743 (Rôles des tailles de l'élection d'Auxerre); seigneurie au chapitre d'Auxerre.
— Monéteau était, au IX siècle, du pagus et du diocèse d'Auxerre, et avant 1789, Monéteau proprement dit était de la province de l'Île-de-France, élection de Tonnere. — Il y avait au XIIe siècle une Maison du Temple, chef de baillie à Monéteau.
Sources : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
Top

 

Merry
Département: Yonne, Arrondissement: Auxerre, Canton: Ligny-le-Châtel, commune: Montigny-la-Resle — 89

Maison du Temple de Merry
Maison du Temple de Merry

— On trouve, dans le Procès, une allusion à une maison du Temple que nous croyons être celle de Merry : « domus de Salice et de Marrin. » On peut voir dans ce dernier nom la localité de Merry, près de laquelle il y eut, d'après E. Mannier (Les commanderies du grand prieuré de France), une maison du Temple d'origine assez récente ; la maison de Merry située au nord-est d'Auxerre était voisine de celle de Fontenay.
Top

 

Villemoison
Département: Nièvre, Arrondissement et Canton: Cosne-Cours-sur-Loire, commune: Saint-Père — 58

Maison du Temple de Villemoison
Maison du Temple de Villemoison

— Maison du Temple ayant chapelle, sise dans le diocèse d'Auxerre (« Villa Mozon », « Villa Muoçonis »), et dont le Dictionnaire topographique de la Nièvre, indique le précepteur ou commandeur, en 1244, frère Gervais.

Le procès nous fournit les noms de deux successeurs de Gervais, dont l'un Gautier Gontier, sergent, est dit avoir reçu en la maison vers 1281 (1). Le dernier maître fut le chevalier du Temple, frère Guillaume de Lus (« de Lurs »), qui, de 1303 à 1307, procéda à diverses admissions dans l'Ordre, en la chapelle de Villemoison, le chapelain étant alors frère Etienne « de Santo Questo » ; la dernière de ces réceptions aurait eu lieu au mois de juillet 1307 (2).

Précepteurs de Villemoison:
— en 1244, frère Gervais;
— vers 1281, frère Gautier Gontier, sergent;
— vers 1303-1307, frère Guillaume de Lus, chevalier.
1. Procès, tome II, p. 50.
2. Procès, tome I, p. 318 et tome II, pp. 110 et 111. — Schottmuller, tome II, pp. 171 et 179 ; « villa Mostrue » nous paraît être une mauvaise lecture.


Commanderie (La), commune de Saint-Père, village Villemoison.
— Maison du Temple, puis commanderie de Saint-Jean de Jérusalem.
— Villemosum, 1180 (Leboeuf, tome IV, page 55)
— Frater Gervasius preceptor de Villa Mosoni, 1244 (Archives de l'Yonne, fonds de Villemoison)
— Villemosoin, 1244 (Ibidem)
— Villemoson, 1334 (A. N., fonds de l'abbaye de Roches.
— Chapelle de la Madelaine de Villemouson, 1554 (Archives de l'Yonne, inventaires de Villemoison)
— Villemuzon, 1611 (Ibidem)
— Villemoison, 1772 (Archives de l'Yonne)
— Le vrai nom de ce lieu est Villemoison.
Sources : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
Top

 

Champallement
Département: Nièvre, Arrondissement: Clamecy, Canton: Brinon-sur-Beuvron — 58

Maison du Temple de Champallement
Maison du Temple de Champallement

— Cette commanderie de Champallement, du diocèse de Nevers, ne nous est connue que grâce à la mention faite au Procès d'une réception en la chapelle de la maison du Temple « de Campo Alamani » ; le précepteur était un sergent nommé frère Henri Dornarcan ou Donarcan (1299) (1).

Précepteur de Champallement:
— 1299, frère Henri Donarcan, sergent.
1. Procès, t. I, p. 509.
Top

 

Biches
Département: Nièvre, Arrondissement: Château-Chinon, Canton: Châtillon-en-Bazois — 58

Maison du Temple de Biches
Maison du Temple de Biches

— Il est parlé, dans le Procès, d'un malheureux chevalier du Temple, nommé Henri « de Anglesi », qui périt sur le bûcher à Paris et qui aurait été reçu par un autre chevalier du Temple, lieutenant du visiteur, Guillaume de Lus (« de Lurs »), en 1305 ou 1306, en la chapelle du Temple de Biches (5) (« de Biciis »), au diocèse de Nevers. Guillaume nous est connu, en tant que précepteur de la
Top

 

— 2 — Le Saulce d'Island
Département: Yonne, Arrondissement: Avallon, Canton: Avallon, commune: Pontaubert — 89

Maison du Temple du Saulce Island
Maison du Temple du Saulce Island

— La maison du Temple du Saulce d'Island (« domus Templi de Salice d'Ellant, Eduensis diocesis »), ne nous est connue que par la simple mention qui en est faite dans le Procès (1), mention qui suffit d'ailleurs à en prouver l'existence.
1. Procès, tome I, p. 352.
1. Procès, tome I, p. 509.


Island, canton d'Avalon.
— Ielent, 1184 (Cartulaire général de l'Yonne, tome II, page 345)
— Salix de Yoland, 1220 (Commanderie de Pontaubert)
— Ielent, 1208 (abbaye de Reigny)
— Ilan, 1208 (prieuré de Vieupont)
— Yelent, 1226 (Commanderie de Pontaubert)
— Illant (Templarii de (Commanderie de Templiers, XIIIe siècle)
— Ylan, Islan, 1515 (Chapitre d'Avalon)
— Saulçoy-d'Islant, 1543 (Rôles des feux du baillage d'Avalon, archives de la Côte-d'Or)
— Helan, 1579 (Archives de la ville d'Avalon, chapitre 30)
— Islan-le-Saulçois, 1783 (Etat général des villes, bourgs, etc., du duché de Bourgogne)
Sources : Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
Top

 

Le Boulet
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Digoin, Commune: La Motte-Saint-Jean — 71

Maison du Temple de Le Boulet
Maison du Temple de Le Boulet

— On trouve également, dans le Procès, le nom d'une autre maison du Temple « domus de Belleyo », située dans le diocèse d'Autun, peut-être le Boulay-en-Charollais.

Cette localité du Boulay ne semble pas figurer sur la carte de l'Etat-Major, mais on y trouve le lieudit la Commanderie, près de Coulanges, au sud de Saint-Agnan ; la carte de Cassini place le Boulay au nord-est de Saint-Agnan, et à côté, un peu au sud, se lisent les indications suivantes : leu Chevaliers et un ancien prieuré ruiné. Il se peut donc qu'il y ait eu, au Boulay ou aux environs, une commanderie, mais rien ne prouve, il est vrai, que ce fût une maison du Temple.

La maison du Temple indiquée sous la forme latine citée plus haut fut cependant plus qu'une ferme, car elle avait chapelle, et son précepteur, en 1300, était un chevalier nommé « frater Guillelmus Geandi. » Vraisemblablement, cette commanderie dépendait du maître du Temple en Bourgogne, et cependant c'est celui du Limousin et de l'Auvergne, que l'on trouve au Boulay, en 1291, à propos d'une réception (1).

Précepteur du Boulay:
— 1300, « frater Guillelmus Geandi, miles. »
1. Procès, tome II, pp. 99 et 100.
Top

 

Belleville-sur-Saône
Département: Rhône, Arrondissement: Villefranche-sur-Saône, Canton: Belleville — 69

Maison du Temple de Belleville-sur-Saône
Maison du Temple de Belleville-sur-Saône

— Pons du Puits, de Lyon, frère sergent du Temple, qui était en Chypre et y subit son interrogatoire en 1310, nous apprend qu'il avait été reçu en une maison du Temple de France qu'il appelle « Bellavilla in Francia », (est-ce Belleville ?), en 1300 ou environ, par le visiteur de France en personne, alors frère Hue de Perraud, en présence du dauphin d'Auvergne Gui, chevalier du Temple, et d'autres, dont Pierre d'Albon, sergent (1).
1. Schottmuller, tome II, page 188. — Pierre d'Albon est sans doute le même que le précepteur de l'Ormeteau, maison du Temple comprise dans le diocèse de Bourges.
Top

 

Lyon
Département: Rhône, Arrondissement et Canton: Lyon — 69

— Bien que le Procès ne dise rien de l'importance de la maison que les Templiers avaient à Lyon, cette importance ne saurait être mise en doute, si l'on songe que Lyon était l'une des grandes étapes désignées sur le chemin de Marseille, de l'Italie et des pays d'outremer.

La maison du Temple de Lyon devait donc avoir une cer¬taine étendue; un passage du Procès nous dit seulement qu'elle possédait une chapelle : « in capella domus Templi Lugdunensis » (1). En 1307, ce fut un habitant de la ville qui reçut l'ordre de s'emparer des Templiers qui pouvaient être à Lyon; il s'appelait Barthélemi Chevrier (« Bartholomeus Caprarii ») et était échanson du roi (2).

En des temps plus heureux, le Temple de Lyon avait cependant donné asile à plus d'un personnage, dont le visiteur de France, le chevalier du Temple Hue de Perraud, qui avait été reçu en la maison même (Epiphanie 1263 environ), par son oncle paternel, également chevalier du Temple, frère Humbert (ou Imbert) de Perraud. Un des Templiers témoins de la réception, frère Jean, devait être, dans la suite, précepteur du Temple de Laumusse; quant à Hue, on sait qu'après avoir passé quarante-cinq années de sa vie dans l'ordre du

Temple, il devait manquer de courage à la fin de sa carrière, lors du malheureux procès (3).

Un autre Templier, celui-là plus modeste, Martin de Laumusse, sergent, l'un des précepteurs du palais de l'Ordre en Chypre, avait été reçu, lui aussi, en la maison du Temple de Lyon, vers 1291 ou 1292, par Hue de Perraud que nous venons de citer (4).
1. Procès, tome I, p. 451.
2. Procès, tome I, p. 158.
3. Procès, tome II, p. 369.
4. Schottmuller, tome II, p. 183.
Top

 

Vaux
Département: Isère, Arrondissement: La Tour-du-Pin, Canton: L'Isle-d'Abeau — 38

Maison du Temple de Vaux
Maison du Temple de Vaux

— Le Temple de Vaux n'était pas très éloigné de Lyon, comme nous l'apprend une phrase du Procès : « in domo Templi de Vallibus ultra Lugdunum per 6 leuchas (4) » ; c'est là d'ailleurs la seule allusion faite dans le Procès à cette possession des Templiers. Nous savons, de plus, que la maison de Vaux avait chapelle et qu'elle était desservie par un chapelain (5).
4. Procès, tome I, p. 402.
5. Cartulaire du Temple de Vaux, publié par R. Delachenal. Paris, 1897, in-8° , p. 11. — M. Delachenal place le Temple de Vaux ou Vaulx dans la commune de Saint-Alban-de-Roche, tandis que le Dictionnaire des postes en fait un lieu-dit de la commune de l'Isle-d'Abeau; en fait, les deux communes sont voisines.
Top

 

Laumusse ou L'Aumusse
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-de-Veyle, Commune: Crottet — 01

Maison du Temple de Laumusse
Maison du Temple de Laumusse

— La maison du Temple de Laumusse, « de La Muce » ou « de Lammens (sic), Eduensis diocesis », dans la Bresse et le diocèse d'Autun, eut pour précepteur un certain frère Jean, qui assista en 1263, à Lyon, à l'admission, dans l'ordre du Temple, de Hue de Perraud. Mais, à cette époque lointaine, Jean n'avait pas encore la direction de Laumusse, n'ayant été précepteur de la maison que vers 1276-1278, d'après la Topographie historique du département de l'Ain, de C. Guigne; l'un des successeurs de Jean, fut, vers 1291, Gui « de Monbalho », frère sergent, originaire du diocèse de Clermont (1).

Précepteurs de Laumusse:
— 1276-1278, frère Jean;
— vers 1291, frère Gui « de Monbalho », sergent.
1. Procès, tome II, p. 99. — On trouvera dans la Topographie historique une liste des maîtres du Temple de Laumusse, depuis l'an 1203; le dernier, Jean de Châtelus, l'aurait été de 1281 à 1311; cette dernière date ne peut être exacte.
Top

 

Baillie de Chalon
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement et Canton: Chalon-sur-Saône — 71

— Le visiteur de France, Hue de Perraud, paraît avoir été précepteur du Temple de Chalon, à une époque qui n'est pas indiquée dans le Procès (2), mais qui est antérieure à sa fonction de visiteur. Il serait plus exact de dire que Hue fut précepteur de la baillie du Temple de Chalon, car la maison du Temple de cette ville fut bien le centre d'une petite baillie, comme nous l'apprend la déposition d'un Templier qui, en 1307, était chargé de la vente des vins de la maison de Provins et qui avait été reçu dans l'Ordre en 1294, à Chalon, par le précepteur de la baillie, en présence de plusieurs frères, dont le « dispensator » de la maison : « in domo Templi Cabilonensis, per fratrem Odonem de Castro novo preceptorem ballivie Cabilonensis (3). »

Un Templier bourguignon interrogé, en 1310, en Chypre, avait peut-être été reçu à Chalon, car il dit avoir été admis dans le Temple, en 1301 ou 1302, « per fratrem Joannem Sellanti, tunc preceptorem in Cialon », en présence d'un frère « Parius », chapelain (4); mais Jean Senant pourrait fort bien n'avoir été précepteur que de la maison de Chalon et non de la baillie (5).

Précepteurs de la baillie de Chalon-sur-Saône:
— sans date, frère Hue de Perraud, chevalier (6);
— vers 1294, frère Eude de Châteauneuf;
— 1301-1302, frère Jean Senant (?).
2. Procès, tome II, p. 139.
3. Procès, tome II, p. 350.
4. Schuttmuller, tome II, p. 189.
5. Un chevalier du Temple dit encore avoir été reçu en une maison qu'il désigne en disant qu'elle n'était pas éloignée de Chalon, par frère Hue de Chalon, en présence du chapelain nommé frère André (Schottmuller, tome II, p. 170); il se pourrait que cette maison fût celle d'Epailly, celle de Thors nous paraissant trop éloignée.
6. Hue parait avoir été aussi précepteur du Temple d'Epailly, comme on le verra un peu plus loin.
Top

 

Sevrey
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement et Canton: Chalon-sur-Saône — 71

Maison du Temple de Sevrey
Maison du Temple de Sevrey

— Cette maison du Temple, encore indiquée sur la carte de Cassini sous le nom de la Commanderie, tirait son nom de la petite ville de Sevrey : « villa de Sivreyo... in domo Ordinis vocata a Sivre, diocesis Cabilonensis (1) »
1. Procès, tome I, pp. 208-210.
Top

 

Beaune
Département: Côte-d'Or, Arrondissement et Canton: Beaune — 21

Maison du Temple de Beaune
Maison du Temple de Beaune

— A Beaune (« Belna »), dans le diocèse d'Autun, les Templiers possédèrent une maison avec chapelle. Nous avons dit précédemment que le visiteur de France avait reçu l'habit du Temple à Lyon, en 1263; or, c'est au Temple de Beaune, en 1265, que fut reçu le futur grand-maître Jacques de Molay, par le chevalier du Temple Humbert ou Imbert de Perraud, oncle paternel de Hue de Perraud, le visiteur, en présence de frère Amauri de La Roche, l'un des personnages du Temple (1).

Hue de Perraud vint lui aussi, en 1304, à Beaune, où, escorté de son chapelain, frère Etienne, il reçut deux chevaliers; il y avait là un chapelain du Temple nommé Thibaud, sans doute de la maison (2).
1. Procès, tome II, p. 305.
2. Schottmuller, tome II, pp. 171-172, 182.


« Biena »
— Il est fait allusion, dans le Procès, à une maison du Temple, sans doute peu éloignée de celles de Mormant et de Beauvoir : « in alia domo Templi vocata Biena » ; que l'on ne peut identifier avec celle que les Templiers possédèrent à Beaune.
Top

 

La Loye
Département: Jura, Arrondissement: Dole, Canton: Montbarrey — 39

Maison du Temple de La Loye
Maison du Temple de La Loye

— Cette maison du Temple bourguignonne était alors comprise dans le diocèse de Besançon ; il ne paraît pas en être question dans la partie du procès éditée par Michelet.

L'un des Templiers interrogés en 1310, en Chypre, nous apprend qu'il avait été reçu, en 1303, en un lieu de l'Ordre dit « Leya », par frère Aimon, alors précepteur du Temple dans le comté de Bourgogne et depuis maréchal de l'Ordre (1). Le lieu ainsi désigné est sans doute La Loye, localité adossée à une grande forêt, d'où ce nom de « Leya » ; il est vrai que sur la carte de l'Etat-major, la forêt de Chaux sépare la Loye du lieu-dit le Temple, lequel est situé au sud-est de Dôle, de l'autre côté du Doubs. La carte de Cassini indique également le Temple, à l'est de Dôle, contre la forêt de Chaux, ce qui rend, croyons-nous, notre identification très vraisemblable; il est à remarquer aussi que le Temple de La Loye était peu éloigné de Molay.

Un autre chevalier, également interrogé en Chypre, nous apprend qu'il fut reçu, à la Pentecôte de l'an 1303 ou 1304, en la maison du Temple « de Leua », sise en Bourgogne et dans le diocèse de Besançon, le recevant étant le précepteur du Temple en Bourgogne, frère Aimon « de Osiliers », déjà nommé, assisté des frères Thibaud « de Montealto », chapelain, et Henri, précepteur de la maison des Sales (2). Il s'agit évidemment ici de la maison du Temple « de Leya », que nous supposons être La Loye.
1. Schottmuller, tome II, p. 169.
2. Schottmuller, tome II, p. 199.
Top

 

Les Sales
Département: Haute-Saône, Arrondissement: Vesoul, Canton: Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Commune: Chantes — 70

Maison du Temple de Salles
Maison du Temple de Salles

— Nous venons de nommer le précepteur de la maison des Sales en 1303; cette possession du Temple était située dans le diocèse de Besançon et avait chapelle : « in capella domus Templi de Salis, diocesis Bisuntinensis (1). » Le prédécesseur de Henri au Temple des Sales était, vers 1301, d'après la déposition d'un prêtre de la région, le chevalier du Temple, Richard « de Botoncort » ou « de Bontencort (2). »

Précepteurs des Sales:
— vers 1301, frère Richard de Boutencourt, chevalier;
— 1303-1304, frère Henri.
1. Procès, tome II, p. 80.
2. Procès, tome II, page 80


Molay, canton de Vitrey, perception de Cintrey.
— Dépendances: Le hameau de Laitre, où sont, avec l'église paroissiale de la Rochelle et de Molay, la cure, la maison, l'école des garçons, et sept maisons habitées par neuf ménages.
— Les deux fermes de la Vau, situées tout près du finage de Malvilliers, au nord-est de Molay.
— Deux maisons isolées sur la route de Cintrey à Morey.
— Un moulin sur le ruisseau dit la Rigole.
— Un autre moulin existe, sur le même cours d'eau, à l'entrée septentrionale du village de Molay.
— Une voie romaine dont on voit les traces au territoire de Cintrey se prolongeait sur celui de Molay, où elle traversait le bois de la Salle, et de là se dirigeait vers le camp de Bourguignon. C'était une des bifurcations de la route de Langres à Port-sur-Saône.
— Pierre qui vire près du canton de Vignes qui termine au sud le territoire de la commune.
— On voit les ruines d'un château féodal qui appartenait jadis à la famille de Jacques de Molay, célèbre et dernier Grand-Maître des Templiers, qui mourut sur le bûcher le 13 mars 1314.
La Haute-Saône, Dictionnaire Historique et Topographique et Statistique des Communes du Département. Par L. Suchaux. Tome II, Vesoul, 1866.
Top

 

— 3 — La Romagne
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Fontaine-Française, Commune: Saint-Maurice-sur-Vingeanne — 21

Maison du Temple de La Romagne
Maison du Temple de La Romagne

— Dans le récit des divers séjours faits par lui dans les possessions de l'Ordre, un Templier dit avoir séjourné entre autres « in alia domo Ordinis vocata de Romanioha (sic), Lingonensis diocesis (1) » ; s'agirait-il de La Romagne, en la commune de Saint-Maurice-sur-Vingeanne ?
1. Procès, tome I, p. 217.
Top

 

Dijon
Département: Côte-d'Or, Arrondissement et Canton: Dijon — 21

Maison du Temple de Dijon
Maison du Temple de Dijon

— Dijon étant la capitale de la Bourgogne, il est à supposer que le maître du Temple en Bourgogne y séjourna habituellement, pour, de là, rayonner dans les diverses possessions de l'Ordre en cette contrée; mais le Procès, du moins ce qui en est publié, ne nous a conservé le nom d'aucun de ces dignitaires. Nous avons nommé, à la vérité, Aimon « de Osiliers », plus tard maréchal du Temple, mais Aimon parait n'avoir été précepteur des possessions du Temple que pour le comté de Bourgogne (1).

La maison du Temple de Dijon « apud Divionem in domo Templi de Divione, Lingonensis diócesis (2) » avait chapelle et dépendait, pensons-nous, de la baillie du Temple de Bure ; le Procès ne nous en dit rien de bien notable, si ce n'est que Jacques de Molay y serait venu en 1295, suivi de son chapelain, recevoir Jacques de Donmarin, plus tard précepteur du Temple en Chypre (3).

C'est à Dijon également qu'un des doyens du Temple, frère Dominique de Dijon, avait été reçu ; plus ancien que le visiteur de France et que le grand-maître, Dominique était plus que septuagénaire en 1307, et, malgré son âge, précepteur du Temple de Joigny, dans le diocèse de Sens. Interrogé une première fois en 1307, il le fut encore en 1311, et dit avoir été reçu en 1262, ou même en 1261, à l'époque de l'Avent, par un frère sergent nommé Henri de Dôle, en la présence de Didier de Bure, précepteur de Dijon. Henri de Dôle, qui était alors, selon toute vraisemblance, précepteur de Bure, bien que Dominique de Dijon ne le dise pas, paraît avoir été dans la suite (vers 1281) chargé des voyages outre-mer : « magister passagii ultramarini » ; quant à Didier, il était toujours à Dijon (4).
Le dernier successeur de Didier de Bure fut un prêtre nommé Etienne de Dijon (5).
Précepteurs de Dijon :
— vers 1261-1281, frère Didier de Bure, sergent;
— 1307, frère Étienno de Dijon, prêtre.
1. Schottmuller, tome II, p. 199.
2. Procès, tome I, pp. 301 et 631.
3. Schottmuller, tome II, p. 192.
4. Procès, tome I, p. 632, et t. II, p. 368.
5. Procès, tome I, p. 301.
Top

 

Fauverney
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Genlis, commune: Fauverney — 21

Maison du Temple de Fauverney
Maison du Temple de Fauverney

— Cette maison du Temple, distante de deux lieues de la ville de Dijon, était du diocèse de Langres et avait chapelle.

Nous supposons que, comme le Temple de Dijon, celui de Fauverney faisait partie de la baillie du Temple de Bure, parce que le précepteur de cette baillie, alors Pierre de Sevrey, vint à Fauverney, en 1292 notamment, et qu'il y reçut le futur précepteur de Dijon (1).

Un modeste frère du Temple, qui habita plus de vingt ans une maison solitaire de l'Ordre, Curtil, aurait été reçu lui aussi, en février 1285 ou environ, en la chapelle du Temple de Fauverney, par un prêtre de l'Ordre nommé Geoffroi de Lyon (2).
1. Procès, tome I, pp. 301-303. Le texte porte « domus Templi de Taverniaco », mauvaise lecture pour « de Faverniaco ».
2. Procès, tome II, pp. 177 et 178.
Top

 

Curtil-Saint-Seine
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Saint-Seine-l'Abbaye — 21

Maison du Temple de Curtil
Maison du Temple de Curtil

— La maison solitaire du Temple dont il vient d'être question (« in domo de Corti ») est peut-être celle de Curtil; nous supposons, pour cela, que les Templiers eurent une maison à Curtil-Saint-Seine. Cette propriété du Temple fut sans doute mieux qu'une grange, car, au dire de celui qui l'habitat si longtemps, on y aurait fait l'aumône d'une manière convenable ; or, les maisons du Temple ou commanderies avaient seules coutume de donner aux pauvres.
Top

 

Uncey-le-Franc
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton: Vitteaux — 21

Maison du Temple d'Uncey
Maison du Temple d'Uncey

— Uncey est une maison du Temple, du diocèse d'Autun (« domus d'Onse », « de Vinziaco », « de Vinciaco »), qui fut peut-être dans la dépendance de la baillie du Temple de Bure. Il est certain que le précepteur de cette baillie, frère Henri de Dôle, vint à Uncey et qu'il procéda à des réceptions en la chapelle de la maison, en présence du précepteur Regnaud de Thoisy, frère sergent (février 1286). Mais ce n'est pas seulement Henri de Dôle que l'on trouve à Uncey, son successeur à la baillie de Bure, Pierre de Sevrey, y vint aussi, en 1293 et 1294 (1) et il semble que ce soit toujours pour des réceptions; mais sans doute le précepteur de Bure avait-il dans ses attributions, de visiter le Temple d'Uncey. Quant à Regnaud, il était encore précepteur de la maison ; il y avait dans le même temps un frère Guillaume, sergent ou servant, célerier d'Uncey.

Précepteur d'Uncey:
— vers 1286-1294, frère Regnaud de Thoisy, sergent.
1. Procès, tome I, p. 437, et t. II, pp. 175, 391.
Top

 

Saint-Marc
Département: Yonne, Arrondissement: Avallon, Canton: Ancy-le-Franc, Commune: Nuits — 21

Maison du Temple de Saint-Marc
Maison du Temple de Saint-Marc

— Parmi les Templiers assistant à une cérémonie de réception, qui aurait eu lieu, en août 1301, au Temple d'Epailly (1), se trouve cité un certain frère Thomas, précepteur de la maison du Temple « de Sancto Medardo » ; cette maison est celle de Saint-Marc, jadis Saint-Maarz-delez-Nuits, que le Dictionnaire topographique de l'Yonne indique comme une ancienne possession du Temple, au diocèse de Langres.

Précepteur de Saint-Marc:
— vers 1301, frère Thomas.
1. Procès, tome II, p. 53.
Top

 

Châtillon-sur-Seine
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton: Châtillon-sur-Seine — 21

Maison du Temple de Châtillon-sur-Seine
Maison du Temple de Châtillon-sur-Seine

— L'existence d'une maison du Temple à Châtillon-sur-Seine (« apud Castellionem super Secanam, Lingonensis diocesis ») est attestée par un passage du Procès, qui nous donne en même temps le nom du précepteur, frère Robert Lescolhe, ou de Venizy (1).

Précepteur de Châtillon-sur-Seine:
— vers 1306, frère Robert Lescolhe, de Venizy.
1. Procès, tome I, p. 317.
Top

 

Voulaines
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton: Recey-sur-Ource, Commune: Voulaines-les-Templiers — 21

Maison du Temple de Voulaines-les-Templiers
Maison du Temple de Voulaines-les-Templiers

— La maison du Temple de Voulaines (« de Volenis »), au diocèse de Langres, avait chapelle, et le précepteur de Bure y vint recevoir en l'année 1295, alors que le prêtre desservant la maison était frère Pierre « de Seneto Castro (1) »
1. Procès, tome I, pp. 506, 507.
Top

 

Baillie de Bure-les-Templiers
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton: Recey-sur-Ource, Commune: Bure-les-Templiers — 21

Maison du Temple de Bure-les-Templiers
Maison du Temple de Bure-les-Templiers

— Le Temple de Bure, au diocèse de Langres, paraît avoir eu une réelle importance et avoir été le siège d'une baillie assez étendue, que l'on trouve quelquefois citée avec la baillie de Fontenay : « in domibus de Buris et de Fontanetis, Lingonensis diocesis (1). »

Le précepteur de la baillie de Bure, vers 1286, était le frère sergent, Henri de Dôle, que nous avons dit avoir été, à cette époque, à Uncey (2) et qui déjà en 1262 allait recevoir à Dijon. Son successeur qui est qualifié, tantôt précepteur de Bure et tantôt de la baillie de Bure, fut Pierre de Sevrey, sergent, appelé encore Pierre de Bure ou de Venizy ; lui aussi, nous l'avons trouvé à Fauverney en 1292 (3), à Uncey en 1293 (4), en 1294 (5) et vers 1295 à Voulaines (6).

En cette même année 1295, si ce n'est en 1297, Pierre de Sevrey procède à des réceptions en la maison même de Bure (7) ; parfois aussi un personnage du Temple vient à passer, tel que le visiteur de France, qui est à Bure en 1295 ou environ (8), puis en 1301, à la Noël (9), enfin en 1304 ou au commencement de l'année suivante. A la même époque le chapelain curé de la maison était frère Gaucerand ou Jaucerand; il y eut aussi un autre prêtre (du moins en 1295), frère Jean de Bure, peut-être prédécesseur de Gaucerand ; le précepteur était toujours Pierre de Sevrey, il y avait en outre deux Templiers, Gui et Martin « de Nici », qui furent arrêtés en 1307 et plus tard brûlés à Paris (10). Ce n'étaient pas là d'ailleurs les seuls habitants de Bure, et la maison pouvait bien donner asile à une douzaine de frères du Temple ; d'après le récit d'une réception faite, en 1299, à Bure, par le précepteur de la baillie, Pierre de Sevrey, on peut supposer qu'il y avait alors dans la maison treize ou quatorze Templiers, mais il faudrait pouvoir défalquer de ce nombre ceux qui comme Robert de Venizy, précepteur d'Epailly, n'étaient là qu'en passant. Quoi qu'il en soit, aucun de ces Templiers ainsi réunis, ne sut ou ne put échapper, dans la suite, à la prison et à la mort (11).

Le chapelain de Bure était en même temps curé de la localité avoisinant la maison du Temple, ainsi qu'il ressort d'un passage du Procès (12), et suivant un usage assez répandu ; mais les Templiers de Bure ne se contentaient pas de prêter en quelque sorte leur chapelain aux habitants du pays, ils disaient aussi l'aumône : « in dicta domo de Buris.... convenienter elemosine et hospitalitas servabantur (13). » Les pauvres n'étaient d'ailleurs pas seuls à venir quémander, puisqu'un Templier raconte s'être confessé après sa réception, à un frère prêcheur, confesseur de l'évêque de Langres, venu à Bure « pro petendis elemosinis (14). »

Précepteurs de la baillie de Bure:
— vers 1262-1286, frère Henri de Dôle, sergent;
— vers 1292-1307, fr. Pierre de Sevrey ou de Venizy, sergent.
1. Procès, tome I, p. 300, 319, 438. Le précepteur de la baillie de Bure, Pierre de Sevrey ou de Venizy, procède à une réception, en la chapelle du Temple de Fontenay, dans les premiers mois de l'année 1304 (Procès, tome I, p. 581).
2. Procès, tome I, p. 437.
3. Procès, tome I, p. 301.
4. Procès, tome II, p. 175.
5. Procès, tome II, p. 394.
6. Procès, tome I, p. 506.
7. Procès, tome II, p. 358.
8. Schottmuller, tome II, p. 205.
9. Procès, tome II, pp. 263, 264.
10. Procès, tome II, pp. 408 et 409, et tome I, p. 538.
11. Procès, tome I, p. 296.
12. Procès, tome II, p. 264.
13. Procès, tome I, p. 41« .
14. Procès, tome I, p. 319.
Top

 

Epailly
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton: Recey-sur-Ource, Commune: Courban — 21

Maison du Temple d'Epailly
Maison du Temple d'Epailly

— Le nom de cette commanderie du Temple revient assez fréquemment dans le Procès et sous les formes les plus variées : « domus Templi de Spayaco, Lingonensis diocesis », « d'Espalhi », « de Spalhi », « de Espulhi », « de Espalhiaco », « apud Espeilleyum », « de Pailli », « d'Espanhi » ; elle eut pour dernier maître un sergent du Temple nommé Laurent de Beaune : « frère Lorent de Biame (sic), jadis commandeur de Apuli (1). » Laurent, qui est appelé aussi « de Bretanay » (2), fut arrêté en 1307, incarcéré à Sens et ne quitta cette ville que pour aller subir un interrogatoire à Paris et finir sur le bûcher (3). S'il paraît certain que Laurent a bien été le dernier précepteur d'Epailly, il nous faut reconnaître que le Procés le donne également comme précepteur de Mormant, possession du Temple qui, tout en étant dans le diocèse de Langres, était assez éloignée d'Epailly; Laurent aurait donc été précepteur à Mormant vers 1301-1303 (4). Il est dit aussi (5) qu'il aurait été précepteur de Coulours, mais il a pu être confondu avec Jean Morel de Beaune.

Il n'est guère plus facile, à l'aide du Procès, de connaître les prédécesseurs de Laurent, parmi lesquels se trouverait le visiteur de France, Hue de Perraud, si toutefois l'on en croit un Templier qui eut une certaine notoriété, Raoul de Gisy précepteur du Temple en Brie, reçu vers l'an 1285, par Hue de Perraud, alors maître de la maison d'Épailly (6). On sait que Hue aurait été aussi, sans doute avant cette époque, précepteur de la baillie du Temple de Chalon.

Le nom du prédécesseur immédiat de Laurent de Beaune est plus certain ; ce fut le chevalier du Temple Hue de Villers (ou de Villiers) dont il est parlé dans le Procès à propos d'une réception faite par lui, vers 1293, en la chapelle du Temple d'Epailly; en même temps que précepteur d'Epailly, Hue de Villers était aumônier du duc de Bourgogne (7).

Hue de Villers paraît avoir été appelé aussi de Chalon, d'après certain passage du procès, où il est dit que le précepteur d'Epailly, frère Hue de Chalon, chevalier, assista à un chapitre général tenu en 1295, à Paris, par Jacques de Molay (8). Quant à Hue de Perraud, il revint parfois à Epailly ; un prêtre du diocèse de Langres, Guillaume de Bissey, ayant été reçu à Epailly, par le visiteur, en 1295 environ, en présence du frère Etienne chapelain de la maison. Guillaume de Bissey ne tarda pas à devenir chapelain du grand-maître (9).

Epailly ne fut donc pas une simple maison du Temple, et nous supposons que cette commanderie eut rang de baillie; dans ce cas, Epailly aurait eu deux précepteurs, l'un de la baillie, l'autre de la maison, ce dernier étant en 1299, frère Robert de Venizy (10). Or, Hue de Villers ou de Chalon était toujours à Epailly, puisqu'il y recevait encore en 1301, au mois d'août, en présence de divers Templiers, dont Robert de Venizy, appelé ici Lescolhe, précepteur de la maison d'Epailly, et Thomas, précepteur du Temple de Saint-Marc (11).

Hue dut toutefois quitter Epailly pour la maison du Temple de Thors; c'est de là qu'il réussit à prendre la fuite, lors de l'arrestation des Templiers (12).

Précepteurs de la baillie d'Epailly:
— vers 1285, frère Hue de Perraud, chevalier;
— vers 1293-1301, fr. Hue de Villers ou de Chalon, chevalier;
— 1304-1307, fr. Laurent de Beaune, sergent.

Précepteur d'Epailly:
— vers 1299-1301, frère Robert Lescolhe, de Venizy, sergent.
1. Procès, tome I, pp. 70 et 71.
2. Procès, tome II, p. 80.
3. Procès, tome I, p. 591.
4. Procès, tome I, p. 591, et t. II, pp. 112 et 369.
5. Procès, tome II, p. 411.
6. Procès, tome I, p. 395, et t. II, p. 364.
7. Procès, tome I, p. 350.
8. Procès, tome I, p. 628.
9. Procès, tome II, p. 297.
10. Procès, tome I, p. 297. — Robert paraît avoir été, dans la suite, précepteur de la maison du Temple de Châtillon-sur-Seine (voyez ci-dessus).
11. Procès, tome II, p. 53.
12. Procès, tome II, p. 266.
Top

 

Mormant
Département: Haute-Marne, Arrondissement: Chaumont, Canton: Arc-en-Barrois, Commune: Leffonds — 52

Maison du Temple de Mormant
Maison du Temple de Mormant

— La maison du Temple de Mormant, qui avait chapelle, était du diocèse de Langres, bien qu'elle soit indiquée parfois comme du diocèse de Troyes : « domus de Mormant », « de Mormantio », « in Mormant de Borgondia. »

Mormant était de fondation toute récente en tant que possession du Temple, et les Templiers venaient de l'acquérir (« de novo acquisita »), ainsi que le raconte l'un d'eux reçu, en 1304, en cette maison (1). Un autre, nommé Henri de Faverolles, nous apprend par l'interrogatoire qu'il subit en mars 1311, que lui et d'autres, qui tous étaient convers ou donnés de l'hôpital de Mormant, avaient reçu l'habit du Temple, alors que l'hôpital était devenu maison du Temple, en la chapelle de la maison, des mains de Laurent de Beaune : « [ipse et alii] qui omnes erant conversi seu donati hospitalis de Mormantio, Lingonensis diocesis, cum dictum hospitale pervenisset ad Templarios, fuerunt recepti »; c'était en 1301, au temps de l'Avent (2).

Il y avait donc eu un hôpital à Mormant, et cet hôpital avait été transformé en maison du Temple, très probablement dans le courant de l'année 1300. Cette transformation ne dut pas se faire sans solennité ; il est certain que le visiteur de France vint à Mormant cette année même, car deux des Templiers interrogés dans la suite prétendirent avoir été reçus à Mormant, en octobre 1300, par Hue de Perraud en personne, en présence de divers personnages dont le maréchal du Temple, et le chapelain de la maison, frère Julien (3).

Julien, nommé aussi Julien « de Dinisel », ne fut pas le seul chapelain de la nouvelle maison de Mormant, il y en eut un autre nommé Gautier de Bure, qui fut également infirmier de l'Ordre (4) ; quant à Laurent de Beaune, que nous avons dit avoir été le dernier précepteur de la baillie d'Epailly, il aurait été le premier précepteur de la baillie de Mormant, de 1300 à 1304 tout au moins, d'après divers témoignages B. Laurent était encore à Mormant à la fin de l'année 1303 et se déplaçait parfois, puisqu'on le trouve, à la Saint-Martin d'hiver, au Temple de Corgebin (6); son successeur fut peut-être un chevalier nommé Guillaume de Lorraine, qui reçut à Mormant, en 1305, au moment de Pâques (7).

Précepteurs de Mormant:
— 1300-1303, frère Laurent de Beaune, sergent (1);
— vers 1305, frère Guillaume de Lorraine, chevalier ?
1. Procès, tome I, pp. 188 et suivantes.
2. Procès, tome I, p. 634.
3. Procès, tome I, p. 620, et Schottmuller, tome II, p. 175.
4. Schottmuller, tome II, p. 184.
5. Procès, tome I, p. 435, et tome II, pp. 112 et 369.
6. Procès, tome I, p. 591.
7. Procès, tome I, p. 586.

Sources : Trudon-des-Ormes, Liste des Maisons et de quelques Dignitaires de l'Ordre du Temple, en Syrie, en Chypre et en France. D'Après les pièces du Procès des Templiers. Revue de l'Orient Latin, tomes V, VI, VII. Ernest Leroux, Editeur. Paris 1897, 1898, 1899.

Trudon-des-Ormes visité 77895 fois

Licence Creative Commons
Les Templiers et Les Croisades de Jack Bocar est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 4.0 International.
Fondé(e) sur une oeuvre à http://www.templiers.net/.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://www.templiers.net/.