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Quelques personnages qui ont participés aux Croisades

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Versailles Grand Pilier
Chevaliers

Deuxième Croisade - 1147-1148
50 Amédée II comte de Maurienne 2e Croisade
Blason de Amédée II comte de Mauriennecomte de Maurienne et de Savoie, oncle maternel du roi Louis-le-Jeune, le suivit à la croisade, et mourut à Nicosie en Chypre. Armes: écartelé, aux 1 et 4 d'or, à l'aigle de sable, qui est de Maurienne; aux 2 et 3 de gueules , à la croix d'argent, qui est de Savoie.
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53 Archambaud VI de Bourbon 2e Croisade
Blason de Archambaud VI de Bourbonseigneur de Bourbon, de l'ancienne maison de ce nom, qui suivit Louis-le-Jeune à la croisade de 1147, portait: d'or, au lion de gueules, à l'orle de huit coquilles d'azur.
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27 Baudouin II du Bourg roi de Jérusalem 2e Croisade
Blason de Baudouin II du Bourg roi de JérusalemBaudouin II du Bourg (cousin de Baudouin Ier), mort le 21 août 1131, fut comte d'Edesse de 1100 à 1118 puis roi de Jérusalem de 1118 à 1131. Comte de Hainaut, fils puîné de Baudouin VI, comte de Flandres, fut surnommé de Jérusalem, parce qu'il mourut en Terre-Sainte, après la bataille d'Antioche. Armes: chevronné d'or et de sable de six pièces.
Sources: Auteur Charles Gavard - Galeries historiques de Versailles. Armoiries des salles des Croisades - Paris Gavard (avant 1847). Imprimerie Duverger. - Charles Gavard Editeur rue du Marché Saint-Honoré Paris IV

Baudouin de Bourg
Baudouin du Bourg, troisième roi de Jérusalem et second de ce nom, était fils aîné d'Hugues, comte de Rethel, et parent des deux premiers rois de Jérusalem, Godefroy et Baudouin. Quand ce dernier fut appelé à succéder à son frère Godefroy, il céda le comté d'Edesse à son parent Baudouin du Bourg, qui fut chef de cet Etat de l'année 1100 à l'année 1118. Ayant été élu successeur de Baudouin 1er, il fut couronné roi de Jérusalem la journée de Pâques 1118. Il agrandit le royaume par ses armes, et mourut le 21 août 1131, dans la quatorzième année de son règne. Il avait épousé la fille d'un prince d'Arménie, dont il eut quatre filles: Mélisande, femme de Foulques d'Anjou, son successeur; Alix, qui épousa Bohémond, prince d'Antioche; Hodierne, mariée à Raymond, comte de Tripoli, et Liesse, qui fut religieuse.

Voici le portrait que trace Guillaume de Tyr de Baudouin du Bourg: « Ce prince, qu'on avait surnommé « l'Aiguillon, aculeus », était un homme religieux et craignant Dieu; il se faisait remarquer par sa bonne foi dans les traités et son habileté dans les exercices militaires. Il était, dit-on, d'une haute taille et d'une belle figure. Il avait peu de cheveux; ils étaient blonds et mêlés de blancs; sa barbe, également peu épaisse, tombait sur sa poitrine; il avait le visage coloré, autant que son âge le permettait. Ce prince était prévoyant et heureux dans ses expéditions; on vantait sa clémence et son humanité. L'habitude qu'il avait de rester prosterné jusqu'à terre, dans ses prières, lui avait endurci la peau des genoux et l'avait rendue calleuse. Quoiqu'avancé en âge, il était très-actif toutes les fois que les affaires du royaume l'exigeaient. »

Il y a lieu de s'étonner que l'historien qui a peint sous ces traits Baudouin II ait fait planer sur lui un horrible soupçon, que dément son caractère, en racontant que, lorsqu'il alla visiter, à son lit de mort, le patriarche Gormond, avec lequel il avait eu des démêlés, le roi ayant demandé au patriarche comment il se trouvait, celui-ci lui répondit: « Comme vous l'avez voulu. »
Sources: Nouvelle Encyclopédie Théologique, dictionnaire sur toutes les parties de la science religieuse. Par L'Abbé Migne, tome XVIII Paris 1852
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213 Galeran III, comte de Meulant 2e Croisade
Blason de Galeran III, comte de MeulantGaleran III, comte de Meulant, prit la croix à Vézelai en 1146, et se rendit en Palestine, après avoir combattu contre les Maures de Lisbonne sous Alphonse, roi de Portugal.

Son petit-fils Galeran IV, suivit Philippe-Auguste en terre sainte, où, emporté par une ardeur imprudente, il périt dans un combat singulier qu'il avait accepté précipitamment sans prendre le temps de revêtir toutes les pièces de son armure.

Les comtes de Meulant portaient de sable, au lion d'argent, la queue fourchée.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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8 Conrad III 2e Croisade
Blason de Conrad IIIConrad III (1093-1152) empereur germanique (1138-1152) d'Allemagne, se croisa en 1148, et se joignit à Louis-le-Jeune pour faire le siége de Damas. Armes: d'or, à l'aigle éployée de sable, cerclée, becquée et membrée de gueules, qui est de l'empire; chargé en coeur d'un écu d'or, à trois lions léopardés de sable, couronnés de gueules, qui est de la maison de Souabe.

Neveu par sa mère du dernier des Saliens, Conrad III était le frère de Frédéric de Hohenstaufen, candidat malheureux, quoique héritier en titre, de la précédente élection. Il fut élu, pour avoir été choisi par le légat du pape en Germanie, l'archevêque de Trèves. Les princes électeurs le préféraient, parce que moins puissant, à Henri le Superbe qui était duc de Bavière, duc de Saxe et possédait les vastes domaines italiens de Mathilde de Toscane. Les grands eussent été à la merci d'un homme si riche, qui était aussi très énergique. Couronné à Aix-la-Chapelle au début de 1138, Conrad, qui tenait son pouvoir de la volonté de l'Eglise, comme l'avaient souhaité Grégoire VII et ses successeurs, se montra respectueux du concordat de Worms. En assistant à plusieurs élections épiscopales, il les approuvait. Il pensa même aller à Rome réinstaller le pape Eugène III, quand les Romains l'en eurent chassé et que les rois normands de Sicile se faisaient plus pressants dans le sud de l'Italie. En fait il se laissa tenter par l'aventure que représentait la deuxième Croisade, prêchée par Bernard de Clairvaux en 1146, après la chute d'Edesse. Le roi de France Louis VII s'était croisé, le roi de Germanie l'imita, partit le premier mais tomba malade et subit plusieurs revers. Arrivé à Saint-Jean-d'Acre, il ne put obliger son armée à agir avec les troupes des Latins implantés depuis la première Croisade en Terre sainte. Le plus important resta le traité qu'il signa en retournant en Allemagne avec son beau-frère Manuel Comnène, empereur de Byzance, pour reprendre la lutte contre Roger II de Sicile.
Sources: Auteur Charles Gavard - Galeries historiques de Versailles. Armoiries des salles des Croisades - Paris Gavard (avant 1847). Imprimerie Duverger. - Charles Gavard Editeur rue du Marché Saint-Honoré Paris IV

Conrad III
Conrad III, empereur d'Allemagne, fils de Frédéric de Hohenstaufen, duc de Souabe, avait été élu empereur, dans une diète tenue à Coblentz, par l'influence de Théodouin, légat du Saint-Siège, qui le couronna, le 13 mars 1138, à Aix-la-Chapelle. Conrad soutint une longue guerre contre Henri le Superbe, duc de Bavière et de Saxe, qui prétendait à l'empire. C'est sous le règne de Conrad III que furent employés, pour la première fois, dans un combat livré à cet empereur, en 1140, par Welf, frère de Henri le Superbe, devant la forteresse de Weinsberg, les cris de « Welfs et Weiblingen, Guelfes et Gibelins », qui devinrent les mots de ralliement de deux-partis oui ont divisé l'Allemagne et l'Italie.

Aux fêtes de Noël 1146, Conrad tint à Spire une diète où saint Bernard vint remplir la mission qu'il avait reçue du pape Eugène III, de prêcher la seconde croisade, qui avait été résolue par le Saint-Siège, à la nouvelle de la prise d'édesse, et dans laquelle s'était déjà engagé Louis VII, roi de France. Saint Bernard triompha de la résistance que l'empereur opposait à ses exhortations de prendre la croix.

L'armée allemande, à la tête de laquelle marchait Conrad, s'élevait, au moins, à soixante-dix mille hommes. Elle périt presque tout entière en Asie Mineure, par la trahison de l'empereur grec Manuel. Conrad se signala par sa bravoure au siège de Damas, dont l'entreprise échoua, parce que la division se mit parmi les Chrétiens.
L'auteur anonyme des Gestes de Louis VII raconte longuement que l'empereur, dans un combat devant Damas, fendit un Turc d'un seul coup de sa bonne épée, depuis la tête jusqu'au nombril, et que cet exploit porta la terreur parmi les Musulmans.

Conrad ramena dans ses Etats, en 1149, les débris de son armée, et le pape lui donna le titre de Défenseur de l'Eglise romaine. Il mourut à Bamberg, en 1152.
Sources: Nouvelle Encyclopédie Théologique, dictionnaire sur toutes les parties de la science religieuse. Par L'Abbé Migne, tome XVIII Paris 1852
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219 Ebles III, Elbes VII de Ventadour 2e Croisade
Blason de Ebles III, Elbes VII de VentadourEbles III, vicomte de Ventadour, au retour de la terre sainte, en 1153, tomba malade, et mourut dans l'abbaye du Mont-Cassin.

Ebles VII suivit saint Louis à Tunis.

Les anciens vicomtes de Ventadour portaient échiqueté d'or et de gueules.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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223 Geoffroy de Rancon 2e Croisade
Blason de Geoffroy de RanconGeoffroy de Rancon ou de Rancogne, seigneur de Taillebourg, commandait, avec le comte de Savoie, l'avant-garde, au sortir de Laodicée et s'éloigna si imprudemment du reste de l'armée, qu'il ne put la secourir lorsqu'elle fut accablée par les infidèles, dans les défilés des montagnes.
Armes, sans les émaux de semé de losanges de au pal de brochant sur le tout.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852

Geoffroy de Rancon ou de Rancogne, seigneur de Taillebourg, fut un des chevaliers français qui prirent la croix et accompagnèrent en 1147, le roi Louis le Jeune à la Terre sainte. Ce prince lui confia en même temps qu'au comte de Maurienne et de Savoie, Amédée III, le commandement de l'avant-garde, lorsque l'armée chrétienne quitta la ville de Laodicée pour s'engager dans les montagnes. Entrainés par leur malheureuse témérité, ils laissèrent le reste de l'armée à une telle distance, qu'ils ne purent lui porter secours lorsqu'elle fut attaquée et détruite par les infidèles. Odon de Deuil rapporte que Geoffroy de Rancon ne fut sauvé de la colère de Louis VII que parce qu'il avait l'oncle du roi pour complice de sa fatale imprudence.

Des titres relatifs à la maison de Rancon en dépôt au cabinet des manuscrits à la Bibliothèque royale ont fait retrouver le blason de ses armes mais non les émaux: il portait l'écu semé de losanges et un pal brochant sur le tout.
Sources: Galeries Historiques du palais de Versailles, tome VI. Paris imprimerie royale M. DCCC. XL.
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217 Geoffroy Waglip 2e Croisade
Blason de Geoffroy WaglipGeoffroy Waglip ou Guyclip, aïeul de Du Guesclin, de retour de la Palestine, confirma, en 1180, une donation faite par sa mère, en 1150, aux moines de l'abbaye de la Vieuville.
Armes d'argent à l'aigle éployée de sable, couronnée d'or.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852

Geoffroy Waglip, ou Gayclip ou Guarplic, (car ce nom se trouve écrit indifféremment dans les titres) est mentionné dans l'acte de 1180, où il nomme sa mere, et par lequel, à son retour de Jérusalem, il confirme la donation qu'elle avait faite à l'Abbaye de la Vieuville, 30 ans auparavant à laquelle il avait consenti avec ses frères. Sa femme et ses enfants s'étant opposes à cette confirmation, ils furent excommuniés par H... Abbé de Saint-Jacut. Il donna à l'Eglise de Saint-Meloire, sa Paroisse, à cause de son Château de Richeuft, un champ pour une demi-mine de froment: l'acte en est conservé dans l'Abbaye du Mont Saint-Michel. On croit que les guerres de Bretagne l'obligèrent à quitter son Château de Richeuft, pour se retirer à Gaiclip, et que c'est de là qu'il prit son surnom. Il mourut la même année, et le nom de sa femme est ignoré.
Dictionnaire de la Noblesse par M. de la Chenaye-Desbois, tome VII. Paris M. DCC. LXXIV.
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216 Gilles et Othon de Trasignies 2e Croisade
Blason de Gilles et Othon de TrasigniesCe sut Henri, Evêque d'Albanie et Légat du Pape, qui prêcha la troisième croisade aux peuples Belges; on sait qu'il la prêcha entre autres endroits, dans l'Eglise de Sainte Waudru à Mons en Hainaut, ou Jacques d'Avenes, qui depuis se rendit fameux en Palestine, et Othon de Trasignies prirent la Croix.
Mémoires sur les questions proposées par l'Académie Impériale et Royale des Sciences et Belles-Lettres de Bruxelles. M. DCC. LXXVIII.

Gilles de Trasignies, Connétable de Flandres, vendit la terre d'Ath, au comte de Hainaut, avant de partir pour la Palestine, où il mourut en 1204.

On retrouve sous la bannière du Christ Othon de Trasignies en 1190.
la Lahne Lorsque Henri de Louvain eut succédé à son père il se déclara le prolecteur de Tordre dans ses états 2 Et en 1209 il confirma comme duc de Brabaht la donation de l alleu de Valienpont près de Ramillies sous Nivelles faite à l ordre par Francon de Archenne et son épouse Agnès 3 Par suite de cette donation l ordre du Temple établit une maison à Valienpont dont les biens furent augmentés en 1220 parla générosité d Othon sire de Trasignies qui lui donna toutes les terres qu il avait acquises et qui dépendaient du fief de Roignon Othon de Trasignies accorda aussi aux Templiers de Valienpont le droit de prendre du bois mort dans la Forêt de Nivelles et d y laisser pâturer leurs bestiaux

Gilles de Trasignies, connétable de France, qui épousa la soeur de Joinville et suivit saint Louis en Egypte.

Gilles de Trasignies, Connétable de France, prit l'épithète de le Brun, tant à cause de la couleur de son teint et de ses cheveux, que pour se distinguer de Gilles Seigneur de Trasignies Connétable de Flandres, son pére, qui mourut à la prise de Constantinople l'an 1204.

Armes bandé d'or et d'azur, à une ombre de lion, et à la bordure engreslée de gueules.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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11 Grégoire VII 2e Croisade
Blason de Grégoire VIIle pape Grégoire VII reçut des appels à l'aide de la part des Grecs et des Arméniens. En 1074, il tenta d'organiser une expédition de secours en convoquant les vassaux du Saint-Siège; il envisageait de se joindre à l'expédition qui devait s'achever par un pèlerinage au Saint-Sépulcre. Le projet échoua.
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207 Guerrie de Coligny, seigneur bourguignon 2e Croisade
Blason de Guerrie de Coligny, seigneur bourguignonGuerrie de Coligny, seigneur bourguignon, se croisa en 1147. Humbert II, son fils, accompagna Hugues III, duc de Bourgogne, en Palestine, l'an 1171.
La maison ducale de Coligny portait de gueules, à l'aigle d'argent becquée, membres et couronnée d'azur.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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203 Gui II, comte de Ponthieu 2e Croisade
Blason de Gui II, comte de Ponthieu177. Gui II, comte de Ponthieu, mourut à Ephèse en 1148, et fut enterré, dit Guillaume de Tyr, devant le porche de l'église.
Jean, son fils, mourut au siège de Ptolémaïs, en 1191; et son corps, rapporté en France, fut inhumé dans l'abbaye de Dompmartin.
Armes d'or, à trois bandes d'azur.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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224 Gui IV de Comborn, vicomte de Limoges 2e Croisade
Blason de Gui IV de Comborn, vicomte de LimogesGui IV de Comborn, vicomte de Limoges, s'étant croisé en 1147, mourut à Antioche, selon Geoffroy de Vigeois.
Armes de gueules, à deux lions léopardés d'or. (Blason historique des vicomtes de Limoges: D'or à trois lions d'azur, armés et lampassés de gueules)
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852

Gui, vicomte de Limoges, conjointement avec Aymar son frère, fit le voyage de la Terre Sainte et mourut à Antioche l'an 1148, sans enfants de Marquise soeur d'Audebert Comte de la Marche.
Sources: Les Mémoires de messire Michel de Castelnau, seigneur de Mauvissière. Tome III, Bruxelles 1731
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210 Guillaume de Trie 2e Croisade
Blason de Guillaume de TrieGuillaume de Trie suivit Louis le Jeune en Palestine et y mourut.
Armes d'or, à la bande d'azur.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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208 Guillaume VIII, comte et premier dauphin d'Auvergne 2e Croisade
Blason de Guillaume VIII, comte et premier dauphin d'AuvergneGuillaume VIII, comte et premier dauphin d'Auvergne, petit fils de Guillaume VII, suivit Louis le Jeune en terre sainte. Dépouillé de la plus grande partie de son comté par son oncle, Guillaume le Vieux, il prit le titre de dauphin d'Auvergne.
Armes d'or, au dauphin d'azur.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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52 Henri I comte palatin de Champagne 2e Croisade
Blason de Henri I comte palatin de Champagnecomte palatin de Champagne et de Brie, se croisa avec Louis-le-Jeune en 1147. Armes de la maison de Champagne.
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212 Hugues I, comte de Vaudemont 2e Croisade
Blason de Hugues I, comte de VaudemontHugues I, comte de Vaudemont, accompagna Henri de Lorraine, évêque de Toul, à la croisade de 1147. Hugues II, son petit-fils, partit pour la terre sainte vers 1186, et fut fait prisonnier à la bataille de Tibériade en 1187. On retrouve encore sous la bannière du Christ Hugues III, fils de Hugues II, en 1240, et Henri I, son petit-fils, en 1248 et en 1270.
Armes burelé d'argent et de sable.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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211 Hugues II, seigneur de Montmorin 2e Croisade
Blason de Hugues II, seigneur de MontmorinHugues II, seigneur de Montmorin, se croisa en 1147.
Armes de gueules, semé de mollettes d'argent, au lion du même.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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225 Hugues Tyrrel, sire de Poix 2e Croisade
Blason de Hugues Tyrrel, sire de PoixHugues Tyrrel, sire de Poix, se croisa en 1147. Il était fils selon Orderic Vital, et petit-fils, selon le Père Anselme, de Gauthier Tyrrel, qui avait tué, par mégarde, à la chasse, Guillaume le Roux, roi d'Angleterre, et avait été expier en terre sainte cet homicide.
Les sires de Poix, en Picardie, portaient de gueules à la bande d'argent, accompagnée de six croisettes, recroisetlées et fichées d'or.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852

Hugues Tyrel suivit l'entraînement général qui faisait voler la noblesse à la délivrance des Lieux-Saints, et quitta à l'abbaye de Saint-Martin aux Jumeaux, du consentement d'Ade, sa femme, et de Gauthier, son fils, les deux parts des dîmes de Saint-Pierre-outre-les-Ponts, qui relevaient de lui. Hugues Tyrel fit le voyage de la Terre-Sainte (1) avec plusieurs seigneurs de la Picardie. Il fit son testament en 1158, et ne vivait plus en 1159. C'était un chevalier d'une grande valeur et à toute épreuve (2).
Ce fut ce seigneur qui donna, par son testament, la terre de Moyencourt à Adam, son 4º fils (3).
1. Voyez Ordéric Vital; - Versailles, salle des Croisades, in-folio, page 24, numéro 125, article Hugues Tyrrel sire de Poix. Ses armoiries sont placées au musée de Versailles, 3e salle des Croisades; elles figurent sur la poutre qui est au-dessus du tableau représentant la levée du siège de Rhodes (17 aout 1480). L'écusson porte au-dessus la date 1147, et au-dessous le nom d'Hugues Tyrrel, sire de Poix. Il est cité dans la notice du Musée Impérial de Versailles, par Eudes Soulié, 2e édition Paris, 1859, page 107.
2. Généalogie des Tyrel, sires de Poix, manuscrit.
3 et 4. Dumont de Moyencourt, manuscrit.
Sources: Histoire généalogique et héraldique sur la maison des Tyrel, sires, puis princes de Poix. Par M. Cuvillier-Morel-D'Arcy. Paris 1809
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218 Hugues V, seigneur de Beaumont-sur-Vigenne 2e Croisade
Blason de Hugues V, seigneur de Beaumont-sur-VigenneHugues V, seigneur de Beaumont-sur-Vigenne, d'une illustre famille de Bourgogne, alliée à celle de Vergy, se croisa en 1147.
Armes d'argent, à trois tours de sinople, maçonnées et crénelées de gueules.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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222 Hugues VII, sire de Lusignan 2e Croisade
Blason de Hugues VII, sire de LusignanHugues VII, sire de Lusignan, se croisa en 1147. Nous avons déjà vu Hugues VI, dit le Diable, et Gui de Lusignan, roi de Chypre nous retrouvons encore, sous la bannière du Christ, Hugues VII, à la bataille de Harenc, en 1165; Geoffroi, au siège d'Acre, en 1190.
Armes burelé d'argent et d'azur.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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220 Ithier de Magnac 2e Croisade
Blason de Ithier de MagnacIthier de Magnac d'une des plus nobles familles de la Marche, périt dans les défilés des montagnes de Laodicée en 1148.
Un ancien sceau donne pour armes à cette maison de queules, à deux pals de vair, au chef d'or.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852

Ithier de Magnac, d'une des plus nobles familles de la Marche, était du nombre des seigneurs français qui prirent la croix avec Louis le Jeune et le suivirent à la Terre sainte en 1117. Guillaume de Tyr raconte que, parmi les hommes nobles et illustres par leurs exploits qui périrent dans les défilés des montagnes de Laodicée, où l'arrière-garde des croisés fut écrasée par les infidèles, on remarquait le comte de Varennes, Gauthier de Montjay, Evrard de Breteuil, Ithier de Magnac, etc.

Un ancien sceau et des pièces relatives à la famille de Magnac, conservés au cabinet des manuscrits, à la Bibliothèque royale, indiquent que ses armes étaient de gueules, à deux pals de vair, au chef d'or.
Charles Gavard. Galeries historiques du palais de Versailles, tome VI. Imprimerie Royale M. DCCC. XL
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49 Louis-le-Jeune 2e Croisade
Blason de Louis-le-Jeuneroi de France, prit la croix des mains de saint Bernard en 1147, et conduisit la deuxième croisade. Armes: d'azur, semé de fleurs de lis d'or.
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221 Manassès de Rulles 2e Croisade
Blason de Manassès de RullesManassès de Rulles partagea le sort d'Ithier de Magnac, il périt dans les défilés des montagnes de Laodicée en 1148.
Le P. de Goussencourt lui donne pour armes gironné d'argent et de sable.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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214 Maurice de Montréal, chevalier de Languedoc 2e Croisade
Blason de Maurice de Montréal, chevalier de LanguedocMaurice de Montréal, chevalier de Languedoc, accompagna le roi de Jérusalem au siège d'Ascalon, en 1152.
Armes d'argent, à la croix de gueules, chargée en coeur d'un léopard lionné d'argent, accosté et assailli de deux griffons rampants du même.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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147 Pierre de Courtenay 2e Croisade
Blason de Pierre de Courtenay1147. Pierre de France, seigneur de Courtenay, frère de Louis VII, le suivit en Palestine. (Versailles)

Il accompagna en 1147 ses frères Louis VII de France et Robert Ier de Dreux à la deuxième croisade, prenant part à tous les combats dont celui de Laodicée et au siège de Damas. Parmi les croisés, il y avait également Renaud de Courtenay, le père de sa future femme.

1179. Testament de Pierre de France, seigneur de Montargis et de Courtenay: « Ego Petrus, frater Reis, dom. de Montearsi et de Curtiniaco..., Hierusalem in Dei servilio proficiscens... »; don. pies, (Du Bouchet, page 10.)

1179. Charte de Pierre de France, seigneur de Courtenay, partant pour la croisade « Ego Petrus Curtiniacensis dominus.... Adelinae uxori Oberti famuli mei mecum Ierusalem addiluri... concessi... » (Du Bouchet, page 9.)

1179. Pierre de France, seigneur de Courtenay, va à Jérusalem avec le comte de Champagne. (Abbaye de Trois-Fontaines. - B. t. 12, p. 285.)

Il prit la croix une seconde fois en 1179 avec le comte Henri Ier de Champagne et Philippe de Dreux, évêque de Beauvais, son neveu, et passa en Terre sainte.

Il mourut entre 1180 et 1183.
Sources: Annuaire du Conseil Héraldique de France, huitième année. Paris 1895
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200 Pons et Adhémar de Beynac 2e Croisade
Blason de Pons et Adhémar de BeynacPons et Adhémar de Beynac, 1147. Le cartulaire de Cadoin renferme un acte qui atteste qu'ils prirent la croix avec le roi Louis le Jeune.
Ils portaient: Burelés d'argent et de gueules.
M. L'Abbé Migne. Dictionnaire de numismatique et de sigillographies religieuses. Paris 1852

Beynac, Baynac, Bénac (de)
Seigneurs de Floressas, La Mothe (Fénelon), Ardus, Escayrac, Cézerac.

Branche cadette des sires de Beynac, en Sarladais, premiers barons du Périgord.

Burelé d'or et de gueules de huit pièces.
(Lacoste; Histoire du Quercy: Tome III, page 17)

Armes de Pons et d'Adhémar de Beynac, à Versailles, salle des Croisades: Burelé d'or et de gueules de dix pièces.
(Bibliothèque des manuscrits, Pièces originales volume 335, page 33 et suivantes)
Sources: L. Saint-Marty. Histoire populaire du Quercy. Des origines à 1800. Cahors 1920
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206 Rainaud V, vicomte d'Aubusson 2e Croisade
Blason de Rainaud V, vicomte d'AubussonRainaud V, vicomte d'Aubusson, accompagna Louis le Jeune en 1147; Gui, son fils, était à la croisade de 1190.
Armes d'or, à la croix, ancrée de gueules.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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144 Raoul de Coucy 2e Croisade
Blason de Raoul de CoucyRaoul de Coucy s'embarqua à Aigues-Mortes en même temps que saint Louis et il eut une heureuse traversée jusqu'à Chypre, où il passa l'hiver auprès d'Henri de Lusignan.

Il lui fallut renouveler son équipage de guerre et il dut s'adresser à deux grands négociants génois, Doria et Spinola, qui, sur la caution du roi de France, lui avancèrent des sommes considérables.

Le 13 mai 1249, il quitta l'île de Chypre et fit voile vers l'Egypte, où il ne put aborder, par suite des tempêtes, que dans les premiers jours de juin. Le débarquement fut assez pénible: les croisés durent descendre de leurs navires ayant l'eau au-dessus du genou.

Le roi de France néanmoins s'empara de Damiette sans coup férir le 7 juin 1249. Quand le comte de Poitiers fut arrivé avec les derniers renforts, saint Louis convoqua les principaux barons de son armée. Le comte Pierre de Bretagne ainsi que la plupart des grands seigneurs engagèrent le roi à se diriger sur Alexandrie, où la flotte des croisés pouvait se mettre à l'abri; mais il préféra suivre les conseils de ses frères Alphonse de Poitiers et Robert d'Artois, qui voulaient marcher immédiatement sur Babylone (Le Caire). Les croisés mirent un mois pour arriver en face de la petite ville de Mansourah ou de la Massoure; ils y étaient campés depuis six semaines quand, le 8 février 1250, un bédouin offrit d'indiquer un gué à prix d'argent. Ce gué fut reconnu praticable et les Templiers passèrent les premiers le canal d'Aschmoun; les croisés devaient les rejoindre. Malheureusement, Robert d'Artois, qui conduisait « la seconde bataille », n'attendit pas que le gros de l'armée eût franchi le canal et il s'élança avec ses gens et quelques braves chevaliers, parmi lesquels se trouvait Raoul de Coucy, à la poursuite des Turcs qui s'enfuyaient devant eux dans les rues de Mansourah (1). Les Templiers, n'ayant pu arrêter le prince dans sa marche, ne voulurent pas se laisser enlever le privilège de combattre au premier rang et se précipitèrent à sa suite. Les Turcs ayant constaté le petit nombre des assaillants s'empressèrent de fermer les portes de la ville et leur coupèrent la retraite. Les chevaliers, qui s'étaient engagés dans les rues étroites de cette ville, périrent presque tous sous les projectiles lancés des fenêtres et des terrasses (2). Robert d'Artois, qu'on prenait pour le roi à cause de son armure fleurdelisée, succomba l'un des premiers, épuisé par ce combat à outrance. Quant à Raoul de Goucy, couvert de sang et de gloire, il expira sur un monceau de cadavres.

Enguerran, son frère, fit embaumer et rapporter le corps de son frère aîné, Raoul II de Coucy.

1. « M. CC. L, a VIII jors de février passa le roi le fluve de Thenis a tot son ost... L'avan garde de l'ost s'embati dedens La Mansore, et par convoitise que les menues gens avoient de fourer la ville, la quele li Sarrazin conurent et retornerent. Et adonques occistrent le conte d'Artois, et le comte de Salesbire, et le conte Raol de Couci et moult d'autres. » L'Estoire de Eraclés empereur, livre XXXIV, chapitre I (Historiens des Croisades. Historiens occidentaux, tome II pages 437-438).

2. « Quant li Templier virent ce, il se penserent que il seroient honni se il lessoient le conte d'Artois aler devant aus; si ferirent des esperons, qui plus plus et qui miex miex, et chacierent les Turs, qui s'enfuioient devant aus, tout parmi la ville de la Massoure jusques aus chans par devers Babiloine. Quant cuidierent retourner arieres, li Turc lour lancierent trez et merrien parmi les rues, qui estoient estroites. La fu mors li euens d'Artois, li sires de Couci, que l'on appeloit Raoul, et tant des autres chevaliers que il furent esmei a trois cens. Li Temples, ainsi comme li maistres le me dist depuis, y perdi quatorze vins homes armés et touz a cheval » (Jean, sire de Joinville, Histoire de saint-Louis, XLV; éditions Natalis de Wailly. Paris, 1874, Firmin-Didot, page 120, nº 219).
Sources: J. Tardif. Le procès d'Enguerran de Coucy. Bibliothèque de l'école des chartes. Année 1918
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204 Renaud, comte de Joigny 2e Croisade
Blason de Renaud, comte de JoignyRenaud, comte de Joigny, en 1147; Guillaume, son fils, en 1190; Guillaume II, son arrière-petit-fils, en 1239, firent le voyage de la Palestine. Guillaume II étant retourné à la croisade, en 1248, avec saint Louis, ce prince lui donna une épine de la couronne de Notre-Seigneur, qui fut déposée dans la paroisse de Saint-Jean de Joigny.
Armes d'azur, à l'aigle d'or, au vol abaissé.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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209 Richard d'Harcourt, chevalier du Temple 2e Croisade
Blason de Richard d'Harcourt, chevalier du TempleRichard d'Harcourt, chevalier du Temple, fonda, en 1150, la commanderie de Renneville.
Armes de gueules, à deux fasces d'or.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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51 Robert de France comte de Dreux 2e Croisade
Blason de Robert de France comte de Dreuxcomte de Dreux, frère puîné de Louis-le-Jeune, prit la croix en 1147, et partit le premier pour la Palestine. Armes: échiqueté d'or et d'azur, à la bordure de gueules.
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205 Sébran-Chabot 2e Croisade
Blason de Sébran-ChabotSébran-Chabot, seigneur de Vouvants, se croisa en 1147. La maison de Chabot, dont une branche s'est substituée à celle de Rohan, porte d'or, à trois chabots de gueules.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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7 Saint-Bernard de Clairvaux 2e Croisade
Blason de Saint-Bernard de ClairvauxLe blason est celui de la ville de Dijon. Bernard de Fontaine, abbé de Clairvaux (1090, Château de Fontaine-lès-Dijon, Dijon - mort le 20 août 1153, abbaye de Clairvaux) est un moine et réformateur français. Il est canonisé par l'Eglise catholique en 1174 et devient ainsi saint Bernard de Clairvaux.

Bernard et le monde: la croisade

L'abbé de Clairvaux s'intéressa aussi, parfois avec vigueur, aux problèmes politiques. Il fut chargé par Innocent II d'essayer de rapprocher l'empereur Lothaire III de son rival Frédéric de Hohenstaufen, révolté contre lui. Il émit des réserves sur le mariage de Louis VII et d'Aliénor d'Aquitaine qui, selon lui, violait la règle canonique d'empêchement en cas de parenté. Il joua avec conviction le rôle de médiateur entre Louis VII et le comte de Champagne, lorsque le Capétien prit les armes contre son puissant vassal (1142), sans celer sa profonde sympathie pour le comte qui était le protecteur de Clairvaux.

Mais, surtout, il intervint dans une entreprise politico-religieuse qui, dans les dernières années de sa vie, raviva son enthousiasme: la croisade. Il s'était déjà intéressé à la Terre sainte lorsque, entre 1128 et 1136, il avait rédigé le traité De laude novae militiae pour exposer à l'ordre naissant des Templiers quels principes spirituels devaient guider son action. Sollicité en 1146 de lancer la prédication pour la deuxième croisade, il hésita quelque temps, puis se jeta résolument dans l'entreprise. Le 31 mars, il adressa un vibrant appel aux clercs et aux nobles réunis à Vézelay. A l'automne et dans l'hiver suivant, il parcourut la France du Nord-Est et l'Allemagne. Après l'échec de l'expédition, il combattit le découragement et demanda un nouvel effort. Un concile réuni à Chartres en 1150 le désigna même comme chef de la future opération qui, faute de moyens, n'eut jamais lieu.

De tout cela se dégage l'impression d'un homme d'une valeur spirituelle exceptionnelle et d'une activité extraordinaire. Il faut noter toutefois que, mis à part sa propre expérience monastique qui fut une réussite exemplaire, la plupart de ses entreprises se soldèrent par l'insuccès: le schisme ne s'éteignit qu'avec la mort d'Anaclet, la méthode d'Abélard continua d'attirer les esprits, la croisade aboutit à un échec. Trop enclin à s'occuper de tout et parfois quelque peu brouillon, Bernard marqua cependant toutes ces oeuvres de son empreinte et sut quelquefois détourner leur accomplissement vers des voies nouvelles.
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22 Saladin (en arabe Salah ed-din) 2e Croisade
Blason de Saladin (en arabe Salah ed-din)Saladin (en arabe Salah ed-din) est l'un des plus illustres souverains du Moyen âge musulman. Sa popularité est surtout due à la « guerre sainte » qu'il a conduite contre les « Francs » établis en Syrie-Palestine depuis la croisade de 1097-1099. Champion de la contre-croisade, c'est lui qui reprit Jérusalem au nom de l'islam en 1187 et lutta contre la troisième croisade entre 1190 et 1192.

Les débuts de la reconquête
Au XIIe siècle, ce qui restait de Syrie mulsulmane était aux mains de princes turcs, dont le plus important, Nur ed-din (1146-1174), avait clairement défini et propagé le programme de la reconquête: réunification politique pour se donner les moyens de la guerre sainte favorisée par la propagande rendant impopulaires les princes refusant de s'y engager; lutte, dans le même esprit de réunification, contre les hérésies intérieures et leur principal représentant extérieur, le califat fatimide du Caire, de doctrine isma'ilienne.

Nur ed-din avait finalement réalisé à son profit l'unité de la Syrie musulmane et d'une partie de son arrière-pays mésopotamien, envoyé son lieutenant Shirkuh détruire le régime fatimide, et remporté sur les Francs des succès qui, pour être restés inachevés, n'en étaient pas moins déjà importants. Mais sa mort risquait de réduire son oeuvre à néant, car il ne laissait qu'un jeune fils mal entouré.

Dans ses troupes avaient figuré, à côté des Turcs, des Kurdes, dont Shirkuh était le plus éminent; mais ce dernier mourut au moment même de son triomphe. Le pouvoir nouveau avait été sauvé par la décision de son neveu, Salah ed-din, Kurde comme lui et fils d'Ayyub qui donna son nom à la nouvelle dynastie; il écrasa les révoltes intérieures et les attaques extérieures franco-byzantines combinées. Pour tous ceux qui désiraient continuer ce qu'avait commencé Nur ed-din, il apparaissait que seul Salah ed-din en avait la volonté, la capacité et les moyens. Salah ed-din sut merveilleusement profiter de cette situation pour reconstituer et étendre à son profit (ou à celui de sa famille) l'unification politique nécessaire à la guerre sainte commencée par son prédécesseur. Maître non seulement de la Syrie intérieure et d'une partie agrandie de la Mésopotamie, mais encore de l'Egypte, il encerclait les petits Etats francs de la bordure syro-méditerranéenne. La chance l'aida lorsque la lèpre du jeune roi de Jérusalem, Baudouin IV, et les querelles qui éclatèrent autour de lui eurent sapé ce que ces Etats pouvaient conserver de force de résistance. Les premiers combats livrés aux Francs par Saladin n'avaient pas été tous heureux; mais, en 1187, à la bataille de Hattin près de Tibériade, l'armée franque fut anéantie et le nouveau roi de Jérusalem, Guy de Lusignan, fait prisonnier; Jérusalem alors fut reprise, après quelque quatre-vingt-huit ans de domination « infidèle »; puis, en quelques mois, lui furent ajoutés presque tout le royaume et d'importantes parties du comté de Tripoli et de la principauté d'Antioche, les Francs ne conservant plus que quelques ports reliés entre eux par mer. Les proclamations triomphales envoyées à travers le monde musulman y consacrèrent la gloire du vainqueur.

La lutte contre la croisade
Cependant, le triomphe même provoqua la plus forte crise du règne. L'émotion suscitée en Occident par la chute de Jérusalem entraîna la formation d'une nouvelle croisade, à laquelle les rois de France et d'Angleterre et l'empereur allemand s'apprêtèrent à participer en personne, ainsi que les villes marchandes italiennes dont la flotte était nécessaire. Si l'empereur mourut au seuil de la Syrie, alors que son armée était épuisée, Philippe Auguste et Richard Coeur de Lion, devancés par une partie de leurs hommes, vinrent effectivement, et l'ensemble de leurs forces constituait certainement la plus grande armée « franque » que l'Orient eût jamais vue. Guy de Lusignan, libéré, ne voulant pas abandonner au bénéfice de Conrad de Montferrat, qui avait sauvé Tyr, ses droits assez contestés à la couronne de Jérusalem, avait, avec les premiers renforts, réinvesti Acre, le principal port de la côte. Les hostilités se déroulèrent schématiquement de la façon suivante: dans Acre se trouvait la garnison musulmane, autour d'Acre l'armée assiégeante franque, mais à proximité de celle-ci les troupes de Saladin la tenant à son tour dans un demi-siège, préjudiciable à ses communications et à son ravitaillement. L'échec final des musulmans tint pour une part à leur mode de combat, insuffisamment adapté à celui de l'armée franque, mais surtout à la lassitude des alliés, voire des parents et des soldats de Saladin lui-même. Le prestige et la puissance de celui-ci avaient contraint ses alliés et ses vassaux à lui amener leurs contingents, mais jamais campagne n'avait été aussi longue, et celle-ci n'avait même pas la perspective d'un butin compensateur. Les terres dont les officiers tiraient leur revenu requéraient leur présence, et les trésors des Etats s'épuisaient à les soutenir au-delà de leur temps normal de service. Il fut impossible d'empêcher les croisés de réoccuper, après Acre, Jaffa et Ascalon, et l'on envisageait leur marche sur Jérusalem. Toutefois, eux aussi étaient fatigués, et les rois impatients de rentrer chez eux. Une sorte de trêve fut conclue entre Richard Coeur de Lion et Saladin; elle accordait aux croisés le droit de visiter les Lieux saints, laissait aux Francs les places côtières reconquises par eux, mais aux musulmans Jérusalem et le reste des conquêtes de Saladin. En fait, une sorte de coexistence pacifique résulta, pendant un demi-siècle, de la commune conscience de l'impossibilité où chacun était de détruire l'autre, et du prix démesuré payé pour les efforts contraires.

Saladin mourut le 4 mars 1193, laissant le souvenir d'une figure inégalée, mais sans avoir réalisé tout à fait ce qu'il avait rêvé. L'unité du monde musulman n'avait été que partielle; le califat, retenu par d'autres soucis, l'avait mollement soutenu; les Almohades d'Occident, dont on avait cherché l'aide navale, n'avaient pas répondu. Par scrupule religieux, Saladin avait supprimé des impôts, mais les victoires n'avaient pas procuré de rentrées équivalentes. La flotte qu'il avait reconstituée ne put être conservée.

Politique intérieure
La politique intérieure de Saladin, si elle a moins contribué à sa gloire, n'en mérite pas moins une mention. Sans parler des transformations introduites dans le régime des terres et l'organisation militaire par le seul fait de la prise du pouvoir par une armée mettant en place des institutions différentes de celles de l'Egypte, sans parler non plus de la construction au Caire de la puissante citadelle du Muqattam destinée à assurer son pouvoir, Saladin a marqué l'histoire de l'Egypte en y étendant la politique d'orthodoxie que Nur ed-din avait inaugurée en Syrie: essentiellement par la fondation de madrasas , écoles juridico-religieuses semi-officielles destinées à la formation des cadres du régime. Néanmoins, il faut rappeler que la guerre sainte, pour Saladin comme dans la Loi musulmane en général, ne signifie pas persécution des non-musulmans soumis, tant qu'ils sont fidèles: s'il convient de se méfier de quelques éléments pro-latins, on peut d'autant mieux s'appuyer sur les autres, d'ailleurs majoritaires, et, dans Jérusalem reconquise, Saladin attira les melkites (chrétiens arabisés de rite grec) et les juifs. A fortiori ne refusait-il pas un accueil favorable aux marchands italiens qui, en échange des denrées importées par eux en Europe, fournissaient le bois et le fer indispensables aux armements de Saladin contre les croisés mêmes.

L'idée dominante de Saladin a été la guerre sainte; ce fut aussi, plus tard, celle de Saint Louis. Mais, chez l'un comme chez l'autre, elle n'avait de sens qu'accompagnée d'une absolue dignité de comportement qui lui conférait sa valeur. Cette élévation a pour tous deux, au-dessus des barrières confessionnelles, forcé l'estime des contemporains et de la postérité. Le grand écrivain 'Imad ed-din al-Isfahani et le qadi Ibn Shaddad, entre autres, ont écrit des vies de Saladin, et un chef de l'Egypte moderne a relevé face à Israël le titre d'al-nasir (le victorieux) que Saladin avait porté face aux croisés. Quant à ces derniers, une fois rentrés en Europe, ils colportèrent l'image d'un prince qui eût été digne d'être chrétien et chevalier. Il y avait eu un projet de mariage entre son frère al-'Adil et une soeur de Richard Coeur de Lion. Les romans postérieurs ont fait de Saladin un personnage de souche chrétienne secrète, dont une reine de France devait être amoureuse... Aucun autre prince musulman n'a eu tel honneur !
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215 Soffrey de Beaumont 2e Croisade
Blason de Soffrey de BeaumontSoffrey de Beaumont, en Dauphiné, d'après l'histoire généalogique de sa maison par l'abbé Brifart, suivit à la croisade, en 1147, Amédée III, comte de Savoie, oncle maternel de Louis le Jeune.
Armes de gueules, à la fasce d'argent, chargée de trois fleurs de lis d'azur.
Dictionnaire de numismatique et de sigillographie religieuses, publiée par J.-P l'abbé Migne. Petit-Montrouge 1852
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54 Thibaud de Montmorency 2e Croisade
Blason de Thibaud de Montmorencyfils puîné de Mathieu de Montmorency, accompagna son suzerain Louis-le-Jeune en Palestine. Armes primitives de la maison de Montmorency: d'or, à la croix de gueules, cantonnée de quatre alérions d'azur.
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Tous les blasons ont été modifiés, aucun n'est la représentation originale

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