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Études réalisées sur les Templiers

Maison du Temple de Bazas

Département: Gironde, Arrondissement: Langon, Canton: Le Sud-Gironde - 33


Domaine du Temple de Bazas
Domaine du Temple de Bazas


25. Guillaume IV, de La Mothe, était frère d'Amanieu de La Mothe, seigneur de Langon et de Roquetaillade, époux d'Elipide de Gouth, sœur de Clément V.
Cet Amanieu était père du cardinal de La Mothe et de Raymond, évêque de Bazas en 1348.
Ce prélat ayant été transféré à Saintes par Clément V, comme nous l'avons fait observer, Théobald de Castillon, fils de sa sœur, fut nommé à Bazas ; mais l'oncle permuta avec son neveu, d'après le désir du pape Jean XXII, et vint terminer sa vie à Bazas. C'est vers la fin de l'épiscopat de Guillaume, qu'on démolit la maison des Templiers dans la rue Paillas, à Bazas. On en fit servir les matériaux, plus tard, à la construction du couvent des Cordeliers extra muros, et de leur église. (Voyer chapitre II).

26. Théobald de Castillon, nommé évêque de Bazas à la place de son oncle, transféré à Saintes.
Il assista, en qualité d'évêque de Bazas, au concile de Nougarret, en 1315, et donna aux frères mineurs les matériaux, l'emplacement et l'enclos de la maison des Templiers. Guillaume revint dans son premier siège, à Bazas, et Théobald alla le remplacer à Saintes en 1316.
Pages 190-191

Chapitre II


Le faubourg Paillas était autrefois très populeux, et s'appelait ainsi du temple de Minerve (Pallas), que les Romains y firent construire au commencement de l'ère chrétienne ; il s'étendait plus loin que de nos jours, derrière le collège, et se liait à celui de Fontdespan par une rue étroite et une place publique, où l'on a fait bâtir depuis le séminaire diocésain.
C'est aussi dans ce faubourg que fut située la maison des Templiers, ordre militaire et religieux, aussi célèbre par les services qu'il rendit dans le temps à la chrétienté, que par sa fin déplorable. Philippe-le-Bel, indigné des excès de cette milice du temple, et mû probablement par des motifs politiques, proposa au pape Clément V l'abolition de cet ordre. Le pape ne voulant pas d'abord se rendre au vœu du roi, interrogea lui-même a Poitiers soixante-douze chevaliers accusés de grands crimes, et acquit la triste conviction que les Templiers ne répondaient plus aux besoins du siècle, ni à la sainteté de leur vocation.
Leur maison à Bazas, bâtie là où se trouvent les restes du couvent des cordeliers, à côté du cimetière, fut rasée comme les autres temples en France, et l'évêque Théobald de Castillon en fit servir les matériaux, en 1314, à la construction du couvent franciscain sur le même emplacement.

Eglise d'Aillas



Bazas, Eglise d'Aillas
Bazas, Eglise d'Aillas


Cette église appartenait autrefois aux Templiers ; après l'abolition de ce fameux ordre, ses biens furent donnés en partie à celui de Saint-Jean de Jérusalem, mieux connu sous le nom de chevaliers de Malte. On y voyait les deux chapelles seigneuriales de Bouillon et de Labescaud, ainsi appelées probablement, parce que ces seigneurs les avaient fait construire ; elles sont aux deux extrémités latérales de la croix ; à l'extérieur de celle de Bouillon, sur un corbeau du rond-point, on voyait sculptée une croix de Malte, qu'on fit disparaître en 1793.
Page 370

Eglise d'Aillas


L'église Notre-Dame, de style roman, construite au XIIe siècle, propriété de l'ordre des Templiers, avait la forme d'une croix latine, se composant d'une nef unique, d'un transept surmonté d'un clocher à sa croisée, d'une abside et de deux absidioles.
Wikipedia

Langon avant 1789


Il y eut à Langon un couvent dépendant du monastère de La Sauve, et dont l'église fut dédiée sous l'invocation de la Sainte-Vierge. Les Bénédictins de La Sauve la réparèrent au XIIe siècle, sous Geoffroy, évêque de Bazas. Le clocher en fut détruit en 1821.
Il existait aussi, hors ville, à l'ouest, un couvent de Capucins, entouré d'un enclos de vignes, d'un beau verger et d'un bois de haute futaie, percé par des allées droites et diagonales. C'est là qu'avait été bâtie la maison des Templiers.
Pages 403-404

L'Hôpital


Monseigneur de Gourgue, évêque de Bazas
On ignore l'époque de la fondation de l'hospice ; mais la tradition l'attribue à Monseigneur de Gourgue, qui y fit au moins de grandes réparations, et pourvut au service des pauvres, en donnant à cette maison le revenu de la commanderie de Beaulac, qui avait appartenu aux Templiers, et dont les évêques de Bazas pouvaient disposer.
Le Couvent des Cordeliers bâti en 1315, près du collège, sur les ruines de la maison des Templiers, appartient aujourd'hui à des particuliers de Bazas.
Page 322-325
Sources : O'Reilly, Patrice-John. Essai sur l'histoire de la ville et de l'arrondissement de Bazas : depuis la conquête des Romains dans la
Novempopulanie, jusqu'à la fin du 18e siècle. Bazas 1851 - BNF


Bazas


Il s'agit d'une lettre adressée par l'official du siège épiscopal de Bazas au président de la commission ; à cette lettre sont joints quatre procèverbaux : trois datés des 6, 7 et 8 septembre 1309, rendent compte de la publication de la citation à comparaître à Paris dans divers église de Bazas, ainsi que dans les deux commanderies templières de Romestaing et Cours ; le quatrième, daté du 27 octobre, rend compte de la notification de cette même citation faite par l'official au palais épiscopal de Bazas aux huit templiers du diocèse détenus à Bazas (cinq chevaliers, un sergent et deux chapelains).
La lettre de l'official au président de la commission de Paris datée du 26 octobre, soit la veille de la notification aux Templiers ! On peut suggérer que les autorités ecclésiastiques de Bazas n'avaient nulle envie de voir leurs Templiers se rendre à Paris.
Sources : Demurger Alain. Les Templiers. Une chevalerie chrétienne au Moyen Age: Une chevalerie. Paris Le Seuil 2005

Bazas


Fasensis, Galhardus (de) ; Galard ou Gaillard de Fasenis
Chevalier de la Maison du Temple de Romestaing (Lot-et-Garonne, diocèse de Bazas)
Attesté en 1309.
Reçu avant 1307.
Emprisonné dans la prison de l'official du diocèse de Bazas avec sept autres templiers. Le 27 octobre 1309, procès-verbal est fait de la lecture de la citation à comparaître devant la commission pontificale à Paris ; il ne s'y rendra pas, empêché par l'officiale ou de sa propre volonté ; à cette date interrogé dans le cadre de la procédure contre les personnes.
Références: BNF, Latin 5490 (21) ; Demurger, Encore le Procès, 1991, pages 34 à 38 ; J.-B. Marquette, « A propos d'un document bazadais...» (1991), pages 35-40.

Bazas


Il s'agit d'une lettre adressée par l'official du siège épiscopal de Bazas au président de la commission ; à cette lettre sont joints quatre procèverbaux : trois datés des 6, 7 et 8 septembre, rendent compte de la publication de la citation à comparaître à Paris dans divers église de Bazas, ainsi que dans les deux commanderies templières de Romestaing et Cours ; le quatrième, daté du 27 octobre 1309, rend compte de la notification de cette même citation faite par l'official au palais épiscopal de Bazas aux huit templiers du diocèse détenus à Bazas (cinq chevaliers, un sergent et deux chapelains). La lettre de l'official au président de la commission de Paris datée du 26 octobre, soit la veille de la notification aux Templiers ! On peut suggérer que les autorités ecclésiastiques de Bazas n'avaient nulle envie de voir leurs Templiers se rendre à Paris.
Sources : Demurger Alain. Les Templiers. Une chevalerie chrétienne au Moyen Age: Une chevalerie. Paris Le Seuil 2005

Maison du Temple de Beaulac


Département: Gironde, Arrondissement: Langon, Canton: Le Sud-Gironde, Commune: Bernos-Beaulac - 33
L'église Saint-Vincent, édifiée par les Templiers de la Commanderie de Bernos au XIIe siècle, présente une nef et un chevet de style roman tandis que la façade ouest et le clocher à flèche de pierre, rebâtis au XIXe siècle, sont de style néoroman.

Il y eut autrefois à Beaulac une commanderie ou « hospital » où étaient hébergés les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle par la voie de Vézelay (1).
Notre Dame de Bernos était le siège d'un des sept archiprétrés du diocèse de Bazas. Celui-ci comprenait 46 rectories ou cures, 1 chapitre (celui de la cathédrale Saint-Jean de Bazas), 2 commanderies (Saint-Jacques de Beaulac et Notre Dame de Cazalis), 6 communautés d'hommes et 2 communautés de femmes.
1. Historique [archive] sur le site officiel de la commune, consulté le 19 mars 2013.
http://www.bernos-beaulac.fr/z/index.php


Notre-Dame de Benon


Département: Gironde, Arrondissement: Lesparre-Médoc, Commune: Saint-Laurent-Médoc - 33
La première chapelle (1) remontant à la fin du XIIe siècle, fut élevée par les chevaliers du Temple qui la placèrent sous le vocable de Sainte-Catherine d'Alexandrie. Cette chapelle devenant insuffisante, ils bâtirent peu après, tout à côté, une église aux proportions plus vastes qu'ils consacrèrent à la mère de Dieu (2). Les chevaliers du Temple pourvurent au service du sanctuaire et procurèrent un abri salutaire aux pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle en Espagne (3). En 1314, après la suppression de l'ordre des Templiers, Benon fut rattaché à l'ordre de Malte comme dépendance de la commanderie du Temple de Bordeaux. Il devint même le chef-lieu d'une commanderie particulière (4) de laquelle dépendaient les membres de Marsillan, d'Artigues, de Mignot, de l'Hôpital de Saint-Germain d'Esteuil qui sont portés comme dépendant de la « Juridiction de Benon et des terres du commandeur de Rhodes »
Peu après sa fondation, l'ordre de Saint-Jean batit à Benon un hôpital possédant une chapelle (actuelle sacristie de l'église de Benon), où l'on découvre encore l'empreinte de l'ordre sus-nommé, ainsi que celui de l' Ordre du Temple.
1. — Cette chapelle sert actuellement de sacristie.
2. — L'Abbé Baurein dans son ouvrage intitulé « Variétés Bordeloises » tome 1, parle longuement de Benon et de son église qu'il place au rang des belles églises du Diocèse. Benon était anciennement beaucoup plus considérable qu'il n'est à présent. Il est certain qu'il dût y avoir quelque forge ou manufacture en fer. A la fin du 15e siècle, il se trouvait dans cette paroisse des lieux appelés La Ferraye, au Ferryau, au Fourneau. On y voit même aujourd'hui en certains endroits et jusque dans les constructions de l'Eglise une grande quantité de mâchefer, parmi lesquels on retrouve des morceaux de minerai de fer qui paraît assez abondant. Benon était d'autant plus propre pour l'établissement d'une forge, qu'il est traversé du couchant au levant par un ruisseau qui conduit les eaux de la lande au moulin de Saussac pour se jeter ensuite dans la Gironde après avoir arrosé les marais de Saint-Laurent et de Beychevelle. Ce ruisseau appelé le Meyrin ou plus communément la « Jalle de Benon » prend sa source et sa dénomination d'une fontaine de même nom, située dans la même paroisse auprès d'un lieu appelé Saint-Queyran autrefois centre très important et aujourd'hui désert. Les sources ferrugineuses abondent également et prouvent l'existence des anciennes forges. La plus importante est la fontaine de Bernos renommée dans tous les environs.
3. — Les pèlerins pour ne pas traverser Bordeaux et gagner du temps franchissaient la Gironde. Il y avait anciennement un passage très fréquenté de la Saintonge à la côte du Médoc. On ne saurait imaginer la quantité de Pèlerins qui allaient autrefois à Saint-Jacques de Compostelle et à Rome. Il paraît par un titre du 8 septembre 1313 qu'à l'occasion du passage des pèlerins qui s'embarquaient pour la Saintonge soit à Soulac, soit à Talais, paroisses contigües, il y eut entre les habitants de ces deux paroisses des querelles très sérieuses et des batteries sanglantes, dans lesquelles plusieurs d'entre eux restèrent sur place. Voir Baurein, tome 1, page 46.
4. — On montre encore, à côté de l'Eglise, le pré de la commanderie.

Sources : Abbé J. E. Cazou, Curé de Notre-Dame de Benon, Saint-Laurent de Médoc, 21 janvier 1900
http://lesamisdebenon.free.fr/Files/17_notre_dame_de_benon.pdf
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