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Les commanderies de France triées par département

Département du Loiret

Acquebouille   (45)
Domaine du Temple d'Acquebouille
Département: Loiret, Arrondissement: Pithiviers, Canton et Commune: Outarville - 45


Domaine du Temple d'Acquebouille
Domaine du Temple d'Acquebouille


L'ancienne maison d'Acquebouille, dont l'existence est constatée vers le milieu du XIIe siècle. Elle était située dans la paroisse de Faronville, sur la route de Paris, aboutissant à la Voie neuve.

Des lettres de Manasses, évêque d'Orléans, de l'année 1171, nous apprennent que Gaudefroy Fouquier, grand-maître des maisons du Temple, en deçà de la mer Méditerranéenne, concéda, après avoir pris l'avis de ses frères, au seigneur Carduc, clerc du Roi et archidiacre de Sainte-Croix, la maison du Temple à Acquebouille, « apud Equeboiles », avec les terres en dépendant, pour en jouir pendant sa vie, moyennant une rente annuelle de trente sols parisis. Il était dit qu'à la mort du seigneur Carduc, les Templiers rentreraient en possession de cette maison, et profiteraient de toutes les améliorations et augmentations qui y auraient été faites.

En 1475, le commandeur Hospitaliers de Saint-Marc, Nicole Lesbahy, arrenta la maison d'Acquebouille avec les quinze muids de terre qui en dépendaient, moyennant une redevance annuelle et perpétuelle de treize francs un sol quatre deniers parisis, valant sept livres tournois. Cette rente se payait encore chaque année, à la fin du siècle dernier.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Beaugency   (45)
Maison du Temple de Beaugency
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency - 45


Maison du Temple de Beaugency
Localisation: Maison du Temple de Beaugency


Le titre le plus ancien où il est question de la maison du Temple de cette ville, est une charte de Simon, seigneur de Beaugency (45), relative à un droit de botage et de tabernage que celui-ci voulait exercer sur ceux qui demeuraient dans la maison des frères du Temple, et sur une vigne qu'ils avaient à l'Orme de Saint-Pierre.

Les Templiers tenaient de la bienfaisance des seigneurs de Beaugency le droit de prendre chaque année dans les prés de Chaumont, deux charretées de foin, à six boeufs; sur le moulin de Choliau, vingt mines de froment, et cinq sols sur le péage de la Loire. Le seigneur Simon racheta, en 1233, ces diverses rentes, en leur donnant en échange 55 sols parisis tous les ans sur le festage de Beaugency (Archives Nationales. S 5017, Suppl. nº 13)

Le Temple de Beaugency, remis aux mains des Hospitaliers, fut aliéné par eux au XVe siècle. Nicole Lesbahy, commandeur de Saint- Marc, voulant éviter les frais de le rebâtir, dans l'état de ruine où il était par suite des guerres qui avaient eu lieu, le concéda à une femme veuve, du nom de Jeanne Marchoin, moyennant une rente perpétuelle de six livres tournois, par un acte du mois d'août 1472, où il est dit que la maison du Temple avec ses dépendances, était située à Beaugency, dans la paroisse Saint-Firmin, rue Pavée, aussi appelée rue des Guerres, près des murs de la ville (Archives Nationales. S 5017, Suppl. nº 11).
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Beaugency et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
Il paraîtrait que les Hospitaliers avaient aussi une maison à Beaugency au commencement du XIIIe siècle. C'est au moins ce qui résulte d'une charte de frère Gervais du Plessis, commandeur de la maison du Temple de Saint-Marc d'Orléans, « magister domus Templi de Sancto Marcho Aurelianensi », de l'année 1207, par laquelle il quittait et déchargeait les frères de l'Hôpital de Jérusalem, d'une rente de cinq sols qu'ils lui devaient annuellement pour un étal dans le vieux bourg, « in veteri burgo », et d'un cens de huit deniers sur leur maison de Beaugency, « de domo eorum de Beaugentiaco. » Le commandeur du Temple reçut en échange un quartier et demi de vigne à Chessy, « Chaiciaco (Archives Nationales. MM 34, fº 52) »
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Maison du Temple de Beaugency
La Maison des Templiers (XIIe siècle) possède d'intéressantes baies romanes. Elle est contemporaine du porche de l'église abbatiale. Ce bâtiment est le plus ancien édifice civil de la ville.


Maison des Templiers   Maison des Templiers
Sources Monuments de France et Sources Mairie de Beaugency: Maison dite « des Templiers »



Plus ancien édifice civil de Beaugency (XIIe siècle), la maison dite « des Templiers » évoque le raffinement des belles demeures bourgeoises en pierre, apparues à l'époque romane. Au premier étage, les fenêtres présentent un jeu d'arcs en plein cintre reposant sur des colonnettes et des arcs intérieurs surbaissés, tous décorés de bâtons brisés.
Sources: Bnf, monuments de France et Mairie de Beaugency
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Boismorand   (45)
La grande maîtrise d'Evrard des Barres terminée, le roi Louis VII ayant acquis la seigneurie de Cormont, à Boismorand, en fait don aux Templiers de Montbouy.
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Bottière (La)   (45)
Temple de La Bottière
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Ferrières-en-Gâtinais, Commune: Sceaux-du-Gâtinais - 45


Temple de La Bottière
Localisation: Temple de La Bottière


Autrement dit le Temple de La Botterie, dans la paroisse de Sceaux. Il était situé sur le chemin qui conduit au Ponceau, et consistait en une maison et 60 arpents de terre qui furent aliénés à la fin du XVIe siècle, et dont était possesseur Philippe Canage, seigneur de Paucourt, moyennant un cens de 32 sols 4 deniers par an envers la commanderie, suivant son aveu et déclaration de l'année 1601.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Bou   (45)
Hôpital du Temple de Bou
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Chécy, Commune: Mardié - 45


Hôpital du Temple de Bou
Localisation: Hôpital du Temple de Bou


C'était un Hôpital que les Templiers avaient à Bou, et qu'ils avaient fondé vers le milieu du XIIe siècle. Des lettres de Manasses, évêque d'Orléans, de l'an 1154, portent qu'à la prière des chevaliers du Temple, Archembaud Gobib et son frère, leur ont donné une maison à Bou, « apud villam que vocatur But », pour servir de refuge aux pauvres infirmes que les Templiers devaient secourir (Archives Nationales S 5024, Supplément nº 26).

Il est probable que cet établissement n'eut pas une longue existence, car il n'en est plus question au XIIIe siècle.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Bucy-le-Roy   (45)
Biens du à Temple de Bucy-le-Roi
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Artenay - 45


Biens du à Temple de Bucy-le-Roi
Localisation: Biens du à Temple de Bucy-le-Roi


Le Temple de Bucy a été aussi appelé le Temple d'Artenay, parce qu'il était autrefois dans cette paroisse. C'est une Maison qui fut fondée au commencement du XIIIe siècle.
Des lettres du mois de Janvier 1235, de l'archidiacre d'Orléans, nous font connaitre que Guillaume de Bernode, chevaliers, sa femme et sa mère ont amorti le fief qu'ils avaient dans cent arpents de terre à Bucy « apud Bucianum », légués à la Maison de la chevalerie du Temple d'Orléans, par feu Roger d'Herblay « de Arrebleio. »

Au mois de février de la même année, pareil amortissement fut accordé par Guillaume Monehart ou Meynard, chevaliers, pour le même domaine concédé aux Templiers, et quatre arpents de bois situés à Hérici, comme dépendant du fief de Moinehart.

Le Temple de Bucy fut détruit au XIVe siècle, car nous voyons Pierre du Poule, commandeur Hospitaliers de Saint-Marc d'Orléans, accorder un bail de 50 ans à Philippe des Chastelliers, écuyer, « d'une place où souloit avoir un hostel, appelé le Temple de Bucy-Leroy, avec toutes les terres y appartenant, sis en la paroisse d'Arthenay en Beauce. »
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Chatillon-Coligny   (45)
Maison du Temple de Châtillon-Coligny (Châtillon-sur-Loing)
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Châtillon-Coligny - 45


Maison du Temple de Châtillon-Coligny
Maison du Temple de Châtillon-Coligny



Selon Paul Gâche, une commanderie de templiers est construite à Châtillon-Coligny vers 1171, le portail semble effectivement dater de cette période « des sépultures de chevaliers de l'Ordre du temple auraient été trouvées vers 1840 dans le cimetière précédant la chapelle et devenu aujourd'hui une cour. »

La chapelle a été construite au 13e siècle. Après 1312, date de la suppression de l'Ordre du Temple, l'édifice passe aux hospitaliers qui acceptent de le transformer en hôtel-Dieu de la ville vers 1375, le bâtiment situé au nord-ouest de la chapelle pourrait dater de cette époque.

L'hôtel-Dieu est incendié le 30 avril 1569 lors de la prise de la ville par Martinengo.
On le répare à la fin du 16e siècle et dans le 1er quart 17e, ce qui ne ralentit pas son déclin.
En 1685 et 1696, le roi affecte des fonds à son entretien qui est confié aux soeurs de Lorris, puis de Sainville (Eure-et-Loir), les encadrements brique et pierre de certaines baies pourraient remonter à cette période.
En 1796, l'édifice devient hospice aidé par les soeurs de la présentation de Tours. En 1865, on reconstruit la maison d'habitation, qui est actuellement le musée.

Non loin de l'église, le grenier à sel (XVIe siècle) et, à l'entrée de la ville, l'ancien hôtel-Dieu qui est - l'ancienne Maison du Temple, puis commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem -, figurent parmi les édifices anciens de Châtillon-Coligny.


Hôtel-Dieu Châtillon-Coligny
Hôtel-Dieu Châtillon-Coligny Image Monuments de France


Châtillon-Coligny était une très importante Maison du Temple, elle avait une trentaine de maisons, des granges, des secteurs cultivables au Nord, une maison administrative et un hospice avec chapelle (actuellement musée de la ville) et des droits sur plusieurs moulins.
Sources: Monuments de France, rédacteur(s): Bardisa Marie; Billon Claire; Coste Georges; Pouvreau Pascale

Le Seigneur de Châtillon-Coligny
Fils cadet d'un pauvre seigneur de Châtillon Coligny près de Gien, Renaud avait dû faire partie trente ans plus tôt des hommes de la seconde croisade. Il était venu en Terre sainte davantage en quête d'aventures et de preux exploits que pour des motivations religieuses. Par d'extraordinaires circonstances, il devint prince d'Antioche avant d'être retenu prisonnier près d'Alep environ seize années, détention qu'il mit à profit pour apprendre à connaître la langue et la coutume de ceux qu'il venait combattre.
Sources: Saladin le plus pur Héros de l'Islam - d'Albert Champdor - Editions Albin Michel; 1956
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Chaumont   (45)
Domaine du Temple de Chaumont
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Artenay, commune: Ruan - 45


Domaine du Temple de Chaumont
Domaine du Temple de Chaumont


Ancienne dépendance du Temple de Bucy. C'était un petit domaine situé dans la paroisse de Trinay, sur le chemin allant à Artenay. Le plus ancien titre qui en fasse mention, est un acte du 12 février 1460, par lequel Jean d'Alzy, commandeur de Saint-Marc d'Orléans, accorde à bail emphytéotique, à un nommé Jean Carré et à son fils, « une mesterie en ruyne et friche, appelée Chaumont, assise en la paroisse de Trinay, avec quatorze muis de terre labourable en trois pièces, au chemin de Maisières et à celui de Genneville, moyennant une rente de 48 sols parisis, mais à la charge de reconstruire en dedans douze ans, la maison et les bâtiments d'exploitation. »

La ferme ayant été brûlée vers le milieu du XVIIe siècle, les terres furent réunies au domaine de la commanderie.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Feularde (La)   (45)
Seigneurie du Temple de La Feularde
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency, Commune: Tavers - 45


Seigneurie du Temple de La Feularde
Localisation: Seigneurie du Temple de La Feularde


Terre seigneuriale à une lieue de Beaugency, dépendant de la paroisse de Tavers. Elle se composait d'une ferme et de 152 arpents de terre en une seule pièce, au couchant du chemin de Beaugency à Séris.

Le domaine avec les droits seigneuriaux rapportait, en 1757, 350 livres, et en 1783, 530 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Gabelliere (La)   (45)
Fief du Temple de La Gabellière
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Ingré, Commune: La Chapelle-Saint-Mesmin - 45


Fief du Temple de La Gabellière
Localisation: Fief du Temple de La Gabellière


C'était un fief situé dans la paroisse de la Chapelle-Saint-Mesnin, sur le chemin conduisant de la Maison-Rouge à La Gabellière. On voit dans un état de visite de 1456, que ce fief consistait en une maison, avec grange, colombier, trois « moyes » de terre, valant 18 arpents, et un clos de vigne de trois arpents.
Le revenu de ce petit domaine seigneurial, y compris les censives du lieu, était alors de 42 livres tournois.

Les Templiers d'Orléans permettaient, en 1274, à Herbert de La Gabellière, d'extraire des pierres des carrières de leur fief, à la condition qu'il leur paierait une rente de neuf muids de grains, moitié froment, moitié avoine, et 40 sols par an.

La maison de La Gabellière n'existait plus au XVIe siècle, et les terres et vignes avaient été réunies au domaine de Saint-Marc.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Gien   (45)
Maison du Temple de Gien
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien - 45


Maison du Temple de Gien
Localisation: Maison du Temple de Gien


Il ne faut pas confondre le Temple de Gien avec celui de Saint-Romain, quoiqu'ils aient été de la même paroisse et à proximité l'un de l'autre.

La maison de Gien, d'après le Livre-Vert, avait, en 1373, un revenu de 40 livres. Elle tomba ensuite en ruines, et fut aliénée comme celle de Saint-Romain. On la nommait au XVIIe siècle « la masure de Pinehault », et il en dépendait 40 arpents de terre.

Elle appartenait en 1691, à Pierre Tiphineau, seigneur des Hastes, qui possédait également la maison de Saint-Romain. Il rendait pour ces deux maisons, un cens de douze livres qu'il payait chaque année au commandeur de Saint-Marc d'Orléans.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Maison du Temple de Gien
Les Templiers possédaient de nombreux biens à Gien et dans ses environs. Ils furent transférés aux Hospitaliers à la dissolution de l'ordre en 1312.

Le Concile de Troyes approuve en 1128 l'ordre des Templiers, organisé par Hugues de Payens et Geoffroy de Saint-Omer. Se donnant pour mission de protéger l'arrivée et le séjour des pèlerins, logés dans le temple de Salomon par le roi Beaudoin II, ils prennent le nom de chevaliers du Temple.

Beaucoup de Templiers français ne quittent pas la France, car certains veulent servir. Mais se révèlent inaptes au service militaire. Ils sont affectés au service de la terre et prennent le nom de « Frères de métiers ». Ils sont également chargés de gérer les sommes importantes que les Templiers rapportent d'Orient, et les investissent en biens fonciers et immobiliers. C'est dans ces circonstances qu'une milice de cet ordre vient s'installer à Gien.

On appelle alors « Temple » la maison principale ou le siège du receveur délégué du commandeur. La ville de Gien a, à l'époque, deux temples extra muros dans la paroisse de Gien-le-Vieil. Le premier est installé à l'emplacement actuel du 26, rue de Verdun (appelée avant 1918 « rue du Temple »). Dans cette cour nommée par les Giennois « la cour du Temple », on peut encore apercevoir l'arcade de la porte (propriété privée).

Des possessions importantes dans le Giennois
L'autre temple se trouve au lieu-dit Saint-Romain, ainsi nommé en raison d'une chapelle édifiée en ce lieu situé à 6 kilomètres du centre-ville, en direction de La Bussière. Dans ce secteur de bois et de friches, cet édifice est logique: les Frères et Chevaliers sont avant tout des religieux tenus d'assister aux offices. Lorsque la distance d'un lieu de culte est éloignée, il leur est nécessaire d'en édifier un. Cette chapelle a disparu très tôt, probablement au début de la guerre de Cent ans.


Maison du Temple de Saint-Romain
Localisation: Maison du Temple de Saint-Romain, près Gien


à la suppression des Templiers, en mai 1312, leurs biens passent aux mains des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Dans le Giennois, ces biens importants s'étendent alors sur les communes de Saint-Martin, Poilly-lez-Gien, Saint-Gondon, Lion-en-Sullias, Dampierre-en-Burly, Nevoy, et comprennent des immeubles dans les quartiers Genabie et Pont-Boucherot. Ils forment « la seigneurie des Temples de Gien »


Les temples de Gien dépendent de la commanderie de Chambeugle à compter de la prise de possession de ces biens par les Hospitaliers, vers 1314. Puis, lorsque cette commanderie a fusionné, ils sont rattachés à la commanderie de Montbouy.

En 1452, la seigneurie de Gien est sous les ordres de Jehan Dubois, commandeur de Montbouy. En 1604, Montbouy est rattaché à Saint-Marc d'Orléans, donc Gien devient membre de la commanderie d'Orléans.

Des biens nationalisés
étienne Balery, marchand à Gien, devient le fermier de la seigneurie en 1611, laquelle est, en 1660, sous les ordres de François de Joigny de Bellebrune; en 1691, de messire de Fouville de Clinville; en 1724, de messire de Thiercenville; en 1736, de messire de Lammarie. Sous la Révolution, l'assemblée constituante déclare biens nationaux les commanderies et la plupart des temples sont démolis.


La maison dite des Templiers
La maison dite « des Templiers » se trouvait face à l'escalier Saint-Laurent - Sources: La Rep.fr


Les Templiers avaient une maison au centre de la ville de Gien, face aux escaliers Saint-Laurent. Cette maison n'aurait pas été transmise aux Hospitaliers, mais à la Sainte-Chapelle de Bourges, lors de la suppression de l'Ordre en 1312.
Sources: Contact de la Shag: societe-historique.gien@orange.fr
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Loisilliere   (45)
Métairie de Loisillière
Département: Loiret,Arrondissement: Orléans, Canton: Saint-Jean-le-Blanc, Commune: Saint-Cyr-en-Val - 45


Métairie de Loisillière
Localisation: Métairie de Loisillière


Petit domaine composé d'une métairie et de douze arpents de terre, situé à Saint-Cyr-en-Val, sur le chemin conduisant à Marcilly. Il rapportait en 1536, quatre livres tournois par an. Les bâtiments furent incendiés en 1653, par la faute du fermier qui, bien qu'il ait été condamné par jugement à les rétablir, ne put jamais les reconstruire.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Lorris   (45)
Domaine du Temple de Lorris
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Lorris - 45


Domaine du  Temple de Lorris
Localisation: Domaine du Temple de Lorris


Lorris
« Mais puisque Lorris, dont les coutumes étaient les plus anciennes du royaume, et qui donna le jour à un des auteurs du Roman de la Rose, ne tient plus à sa maison des Templiers, qu'on lui conserve au moins son église avec sa belle porte romane. L'intérieur de ce monument est complet; ses voûtes, sans nervures saillantes, sent élevées et en plein cintre; son choeur est fermé par un mur droit percé de trois fenêtres, dont.le symbole est connu; son architecture, en un mot, est simple et imposante.

« L'orgue, placé sous la voûte, du côté droit de la nef, est entouré d'une galerie richement sculptée en bois, soutenue par une console de même, terminée en cul-de-lampe, avec pendentifs d'une physionomie toute particulière d'élégance et de simplicité. »


Façade de la maison des Templiers
Façade de la maison des Templiers de Lorris - Sources image: Copyright Archives photographiques (Médiathèque de l'architecture et du patrimoine) CMN


Il y est précisé que Louis VII le jeune fait don, en 1145, aux Templiers implantés alors à Chambeugle, d'une rente de dix livres parisis à prendre chaque année sur le cens de Lorris (traduire sur les impôts de Lorris) le jour de la fête de la Saint-Jean-Baptiste.

Montargis
« Montargis est depuis peu de temps en possession d'un morceau d'ornementation architecturale fort curieux, dont je ne puis me dispenser de parler: c'est une partie de la façade d'une maison historique que la ville de Lorris possédait autrefois et que l'on voit aujourdhui déposée provisoirement sous un hangar de l'hôtel de la Mairie. Comment un monument d'une richesse pareille et d'une telle importance est-il venu, de Lorris, se mettre à la disposition d'une localité voisine ? C'est ce que nous ne tenons pas à savoir. Toutefois est-il que cinq arcades, qui ornaient la façade de la maison des Templiers, à Lorris, et qui sont de la plus curieuse et de la plus belle architecture du XIe siècle, se voient dans cet endroit et n'attendent que la fin des travaux de la nouvelle demeure destinée aux objets d'art, pour aller y prendre place. »
Sources: Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, Volume 3, Nº 32 à 39, 1859 - 1861. Par Jacques Debal, André Robinet. Imprimé à Orléans en 1862.

La Chapelle de Saint Sauveur de Lorris
En 1183, le Roi Philippe Auguste, qui venait de chasser les Juifs de son Royaume, ayant ordonné que leurs Synagogues seraient converties en Eglises, les Orléanais exécutèrent avec zèle les ordres de ce Prince, et fondèrent des prébendes pour des Clercs, qu'ils placèrent dans la nouvelle Eglise qui avait servi de Synagogue, dans leur Ville.
In Ecclesia quæ quondam Aurelianis fuerat Synagogo præbendas perpetuo institurunt, dit l'historien Rigord, qui nous apprend cette circonstance. Sur quoi l'Analyste de l'Eglise d'Orléans soupçonne avec assez de vraisemblance, que cette Collégiale est l'Eglise aujourd'hui connue sous le nom de Chapelle de Saint Sauveur. Sa conjecture se trouve appuyée par le don que fit le même Philipe Auguste de cette Chapelle quelque temps après aux Frères du Temple d'Orléans.
Les Lettres de cette donation sont de l'année 1200, et datées de Lorris.

L'Ordre des Templiers ayant été aboli au Concile de Vienne, et le Pape Clément V, qui y présidait, ayant, par sa Bulle du 2 Mai 1312, uni les biens de l'Ordre du Temple à celui des Frères de Hôpital de Saint Jean de Jérusalem, appelés aujourd'hui Chevaliers de Malte, ces derniers en furent mis en possession dans le Royaume, en vertu des Lettres Patentes du Roi Philippe le Bel, du 16 du même mois, adressées pour l'exécution au Bailli d'Orléans, où ces Chevaliers étaient déjà entièrement établis, le 6 de Juin de l'année suivante, les Hospitaliers, affermèrent à Vincent Bogi, harencher d'Orliens, et Adelot de Lour sa femme, un estaçon à harens vendre, qui fut jadis du Temple, assis au coing de la porte Harencherie d'Orliens.
Sources: Essais historiques sur Orléans ou Description topographique et critique de cette capitale et de ses environs, page 81. (Livre numérique Google)

Domaine du Temple de Lorris
1147. Notification par Louis VII d'un don fait par lui aux Templiers d'une rente de dix livres parisis à percevoir sur le cens de Lorris.

Ludovicus, Dei gratia Francorum rex et dux Aquitanorum, omnibus in perpetuum. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris, quod ex intuitu regie pietatis, militibus Templi Domim decem libras parisiensis monete in helemosinam singulis annis reddendas donavimus.
Stabilivimus autem, et per presentis scripti testimonium auctoritate regia confirmavimus, quod de censibus nostris apud Lorriacum eis hec helemosina nostra annuatim a prepositis et servientibus nostris, sine ulla prorsus contradictione, reddatur.
Quod ut ita in posterum ratum permaneat et inconcussum, scripto commendari ac sigtlli nostri auctoritate muniri, nostrique nominis subterin scripto karactere confirmari precepimus.

Actum Moreti, anno incarnationis Domini M CXL VII, regni vero nostri XI, astantibus in palatio nostro Radulpho, Virimanduorum comite, dapifero nostro, Guillelmo buticulario, Matheo camerario, Matheo constabulario.
Terminum vero presignate helemosine reddende in festo beati Johannis Babtiste constituimus.

Data per manum Cadurci cancellarii.
(Archives nationales, J 422, n° 3.)
Sources: Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, tome XXXI, page 405. Fontainebleau 1913
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Luat (Le)   (45)
Domaine du Temple à Le Luat
Département: Loiret, Arrondissement et Canton: Montargis, Commune: Pannes - 45


Domaine du  Temple à Le Luat
Localisation: Domaine du Temple à Le Luat


Le Luat (à Pannes) les Templiers y possédaient l'ancien péage d'une voie antique sur la Bezonde; et quelques maisons.
Pas de sources, je ne peux affirmer si c'est rigoureusement exact
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Meung-sur-Loire   (45)
Domaine du Temple de Meung-sur-Loire
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire - 45


Maison du Temple de Saint-Marc
Localisation:


La Maison du Temple de Saint-MarcBien du Temple à Saint-Marc
Domaine du Temple à Saint-Marc
possédait à Meung-sur-Loire deux maisons: l'une nommée la Croix-Blanche, dans la rue de ce nom ; et l'autre située devant l'église de Saint-Pierre, faubourg de Meung. Cette dernière avait été vendue par le doyen et le Chapitre de la dite église de Meung-sur-Loire, « ecclesie Magduni super Ligerim », à Guy de Basinville, maître du Temple dans les possessions cismaritimes, pour le prix de 140 livres parisis, ainsi que le constate la charte d'acquisition faite à Meung en 1254, dans l'octave de la fête de saint Liphart, au mois de juin, et confirmée par Robert, évêque d'Orléans, le 9 décembre de la même année année.

La Ferme de La Bovrie
C'était le nom donné à une ferme située dans la dite paroisse de Meung-sur-Loire, au lieu-dit Saint-Pierre, qui comprenait plus de 230 arpents de terre, traversés par le chemin de Meung à Gravant, et par celui de Beaumont à la Croix du Trousset, bornés au levant par le chemin de Beaugency au Pardon; au midi, par celui de Vendôme à Orléans. Cette ferme dépendait du Temple de Meung-sur-Loire.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Migneres   (45)
Domaine du Temple de Mignères
Département du Loiret, Arrondissement de Montargis, Canton de Ferrières-en-Gâtinais - 45


Domaine du Temple de Mignères
Localisation: Domaine du Temple de Mignères


A une demi-lieue de ce village, à droite de la route de Montargis à Sceaux. C'était un petit domaine, composé d'une maison et d'une cinquantaine d'arpents de terre, affermés en 1662, 40 livres, en 1788, 200 livres. A cette dernière époque, la maison n'existait plus.

Il appartenait encore à la commanderie, dans la ville de Pithiviers, quelques censives, le patronat et la collation de la cure de l'église de Saint-Jean-en-Val qui, en 1560, valait 25 livres par an.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Mont-de-Cravant   (45)
Domaine du Temple du Mont-de-Cravant
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency, Commune: Cravant - 45


Domaine du Temple du Mont-de-Cravant
Localisation: Domaine du Temple du Mont-de-Cravant


Autre dépendance du Temple de Beaugency, qu'on désignait par la « Ferme du Mont », et aussi par le nom de « Temple de Proilly », plus rapprochée de ce dernier village que de celui de Cravant. Ce domaine était situé sur le chemin de Reaugency à Villermain, et les Templiers en prirent possession à la fin du XIIe siècle. Nous avons trouvé des lettres de H. l'évêque d'Orléans, de l'année 1199, portant qu'un seigneur du nom d'Henri de La Porte, a donné à Dieu et aux frères de la chevalerie du Temple, avec le consentement de son fils Robert, sa terre située au Mont-de-Gravant, « apud Montera Cronan. » Comme cette terre était dans le fief de HuberL de Villorceau, celui-ci en consentit l'amortissement en faveur des Templiers.

Le Mont-de-Cravant, avec les terres de La Villette dont il est parlé ci-ailleur, comprenait environ 150 arpents de terre qui rapportaient, en 1757, 444 livres, et en 1783, 723 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Montbouy   (45)
Maison du Temple de Montbouy
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Châtillon-Coligny - 45


Maison du Temple de Montbouy
Localisation: Maison du Temple de Montbouy


La maison du Temple aurait été construite en 1165; la tour d'escalier semble appartenir au 15e siècle. Sources: Monuments de France, Bardisa Marie; Billon Claire

Ancienne commanderie du Temple. La maison de Montbouy était le chef-lieu d'une seigneurie assez importante, qui eut beaucoup à souffrir des guerres du XVe siècle, d'après le rapport de la visite prieurale de 1493: « A Monlboy, y a villaige où sont XXX habitans, hommes de la religion justiciables à toute justice. Audit lieu, y a maison où de présent se tient le censier; les ediffices qui estoient par le passé sont tous par terre des les guerres des Anglois. Le domaine est baillié à ung fermier qui en rend de seigle XVII setiers et autant d'avoine. »

Au siècle dernier, la terre et seigneurie de Montbouy se composait d'une maison qui était placée à l'angle formé par le chemin qui conduisait à Nogent-sur-Vernisson et la rue qui descendait vers l'église de Montbouy, avec 135 arpents de terre, droits de cens et autres revenus seigneuriaux.

Il dépendait de la terre de Montbouy le domaine de Courjanvier, situé en la paroisse de Boismorand (Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien - 45). C'était une ferme avec une centaine d'arpents de terre, sur le grand chemin de Nogent à Gien.

Il y avait aussi au XIVe siècle un fief qui relevait de la seigneurie de Montbouy, appelé le fief de La Maiserie. Il appartenait en 1374, à Guillaume Limoysin, écuyer.

La dime de Montbouy, avec celles de la Chaume, de Mousseaux, de Boisrond et de la Rabbe, appartenait à la commanderie.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Ce qui veut dire que les bâtiments qui existaient au siècle dernier sont l'oeuvre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Le seul vestige qui restait au siècle dernier des Templiers est ce porche qui permétait aux homes du Temple d'aller au village de Montbouy


Commanderie de Montbouy
Sources image: Montbouy base Mérimée Bnf


Domaine Templiers de Courjanvier à Boismorant
Il dépendait de la terre de Montbouy le domaine de Courjanvier, situé en la paroisse de Boismorand (2). C'était une ferme avec une centaine d'arpents de terre, sur le grand chemin de Nogent à Gien.

Fief Templiers de Maiserie
Il y avait aussi au XIVe siècle un fief qui relevait de la seigneurie de Montbouy, appelé le fief de La Maiserie. Il appartenait en 1374, à Guillaume Limoysin, écuyer.

La dîme de Montbouy, avec celles de la Chaume, de Mousseaux, de Boisrond et de la Rabbe, appartenait à la Maison du Temple de Montbouy.
1. Montbouy (Loiret), arrondissement Montargis, canton Chalillon-sur-Loing.
2. Boismorand (Loiret), arrondissement et canton Gien.

Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Montbouy d'après le Procès


Commanderie de Montbouy
Sources image: Montbouy base Mérimée Bnf


Plus qu'ailleurs, Montbouy, au point de vue historique, pratique l'amalgame entre toutes les phases de son histoire, où plus exactement, par choix historique, Montbouy a axé sa notoriété sur la période gallo-romaine et négligé le reste.

Il est vrai que les vestiges gallo-romains méritent l'attention des historiens, mais comment peut-on, en ce qui concerne les Templiers, occulter deux siècles de son histoire quand on a la chance d'être, de surcroît, le centre d'une commanderie régionale ?

Distinguons les Hospitaliers de Montbouy, ou Chevaliers de Malte qui n'ont fait que bénéficier des biens des Templiers, pour les faire fructifier jusqu'à la Révolution. L'amalgame vient du fait qu'ils ont la même structure que celle des Templiers, que leurs chefs s'appellent également des commandeurs et qu'ils ont habité tous les sites appartenant aux Templiers, après l'extermination de ceux-ci. (A. Charron dans « Essai Historique sur Montbouy » distingue à peine les deux ordres).

Maison du Temple, qui ne nous est connue que par une simple mention au Procès, le précepteur du Temple de Montbouy, Procès, t. I, p. 291: « de Monte Boini », au diocèse de Sens, étant, en 1307, frère Jean de Thère. Ajoutons que la maison se trouve citée dans le Journal du trésor du Temple, à deux reprises:
Les 4 et 5 juillet 1295 et que le second versement fait par le précepteur de Montbouy se trouve être inscrit immédiatement après celui fait par le précepteur d'Auvernaux, pour le compte du précepteur d'Etampes:

De preceptore Montis Boin, 140 livres 40 sous;
De preceptore Montis Boyni, 15 livres.
« Mèmoire sur les opérations financières des Templiers, pages 176, 177. »

La maison de Montbouy dépendait sans doute de la baillie d'Etampes.

Précepteur de Montbouy: 1307, frère Jean de Thère.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.

Maison du Temple de Montbouy
Je vous livre le texte tel qu'il est dans les annales du Gâtinais par Alfred Charron, il faut que vous sachiez, l'auteur de ce texte ne fait pas la distinction entre les Templiers et les Chevaliers de Malte. Montbouy était une Maison du Temple, les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem l'ont eut en héritage.

L'église actuelle a été bâtie au XIe siècle par les Frères hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et dépendait de la Commanderie de Saint-Marc d'Orléans. En forme d'une croix latine à chevet polygonal, elle est placée sous le vocable de la sainte Vierge (Assomption), et sous celui de saint Blaise, martyr, évêque de Sébaste en Arménie, patron des tailleurs de pierre, assez nombreux à Montbouy. On a fait aussi de saint Blaise le patron des bouviers, des cardeurs, des tisserands, et on le fête le 3 février. Cependant la fête patronale tombe le 29 juin, jour de la fête de saint Pierre et de saint Paul. Une seconde fête patronale, fondée en 1878, sous l'administration de M. le maire Trochet, se célèbre le lundi de Pâques.

Le portail de l'église, assez remarquable, est roman et bien plus ancien que le reste de l'édifice; il provient sans doute de l'église primitive située à la Commanderie, suivant la tradition. Le choeur est aussi roman; on y remarque, dans le pignon nord, deux ouvertures en forme de meurtrières. Les deux nefs sont gothiques et de style ogival flamboyant; une porte latérale rectangulaire date de la Renaissance. La fenêtre de la chapelle de la Vierge est du XVe siècle et posséde un vitrail ancien remarquable par son tableau de la Vierge de saint Sixte (1) le sanctuaire est aussi orné de magnifiques vitraux modernes, d'un bel autel en pierre sculptée et d'une grande mosaïque dus à la munificence de Mme la baronne de Lilate, propriétaire de Bennes. La chapelle du clocher, qui date du XIe siècle, s'appuie sur deux piliers du choeur; le clocher contient trois cloches, dont l'une a été bénite en 1611, et nommée Anne-Marie, par Marc-Etienne Bardollat, fils de M. Etienne Bardollat, procureur fiscal de Montbouy, et Marie de Haultemaison (4); l'autre est de 1859; la troisième de 1893, bénite par Msr l'évêque d'Orléans. Avant la Révolution, il y avait cinq cloches, dont la seconde avait été bénite le 8 août 1756 par messire Jean Paul Arrault des Bazins, bachelier en droit, curé de La-Chapelle-lez-Paris, et nommée Marie-Catherine par M. Jacques Carré et sa soeur, Marie-Catherine Carré, femme de sieur Etienne-Henry de la Boire. On raconte, à Montbouy, qu'on ne sonnait point les cloches quand le duc de Châtillon venait à passer, car le bourg de cette paroisse était indépendant de la châtellenie de Châtillon.

L'église posséde quelques tableaux, un grand christ en bois peint remarquablement sculpté, et d'autres statues anciennes. On voyait encore, il y a quelques années, dans le sanctuaire, de grandes peintures à fresque, assez médiocres; on remarque dans le choeur des stalles à écussons, dont on a malheureusement fait disparaître les armes; c'était sans doute dans ces stalles que se tenaient les seigneurs et leurs familles (5). Un grand nombre de personnes ont été inhumées dans l'église, entre autres Georges Robeau, lieutenant de la maréchaussée de Montargis, conseiller du roi, écuyer, le 1e avril 1707 (6); et l'on y voit encore plusieurs pierres tombales. Les fonts baptismaux actuels datent de 1778; la sacristie est toute moderne (1865). Tous les papiers, parchemins, cartulaires et titres de propriété de la paroisse furent renfermés, en 1793, dans un pilier de l'église, afin de les soustraire à la destruction; on les posséde encore (7).

Une visite de l'église de Montbouy a été faite, le 29 juillet 1762, par le frère chevalier Charles-Pierre de Saint-Pol-Hécourt (9), commandeur de Villedieu-le-Bailleul en Normandie, et le frère chevalier Hervé le Febvre-Duquesnoy, commandeur de Beauvais en Gâtinais (9), assistés de Jean-François de Thieuville, chevalier non profès de Saint-Jean-de-Jérusalem, du sieur Dumonchel, receveur général de la Commanderie d'Orléans, et du religieux seigneur frère Jean du Merle, chevalier de Blanc-Buisson, commandeur d'Orléans. Ces visiteurs ont trouvé l'église entretenue par le curé Lohou « avec le soin et le zèle d'un bon pasteur. »

1. Reproduit par Edmond Michel dans ses Monuments religieux, civils et militaires du Gâtinais, planche. LXVII.
2. Cette église, à charpente apparente, n'est pas terminée, car les colonnes engagées qui devaient soutenir les arcs doubleaux de la nef sont restées à deux mètres du sol.
3. D'après Raphaël (tableau qui se trouve aujourd'hui au musée de Dresde).
4. Les descendants de la famille de Haultemaison existent encore à La Chapelle-sur-Aveyron.
5. Les seigneurs haut-justiciers avaient le droit de placer un banc à dossier et avec accoudoir dans le choeur.
6. Les Robeau étaient nombreux autrefois à Montargis dans les offices de judicature.
7. L'abbé Patron, Recherches historiques sur l'Orléanais.
8. Chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem depuis le 29 août 1714, qui portait d'argent au sautoir de sable dentelé. Vertot, Histoire de Malte.
9. Près de Nemours.

Sources: Alfred Charron - Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais - Société historique et archéologique du Gatinais - Imprimerie E. Bourges (Fontainebleau) - 1883-1939
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Orléans   (45)
Maison du Temple d'Orléans
Département: Loiret, Arrondissement et Cantons: Orléans - 45


Maison du Temple d'Orléans
Localisation: Maison du Temple d'Orléans


Pour le moment, c'est la seule preuve que je puisse fournir qui atteste de la présence des Templiers à Orléans est celle-ci: une charte signée entre 1146 et 1185, André, chantre d'Orléans, acense aux templiers d'Orléans deux arpents de vigne. Ce qui veut dire, les Templiers ont pris en location entre 1146 et 1185, des vignes sur le territoire d'Orléans, que l'évêché d'Orléans à du recevoir en donation ou en héritage.

Il est certains que les Templiers avaient une maison à Orléans, pour certains elle aurait été fondée soit à la fin du XIIe siècle et pour d'autres, au début du XIIIe siècle, ils avaient avec cette maison une chapelle, des actes du procès confirment cette existence. Des réceptions y ont été effectuées.

Je redirais la même chose d'Orléans que pour Corbeil, Orléans était une ville royale, ce qui explique en partie la disparition totale des biens Templiers qui s'y trouvaient. On n'oublie pas la haine de Philippe le Bel à l'encontre des Templiers et lorsque ceux-ci avaient des biens dans ces villes royales: Corbeil, Orléans, Senlis, Sens etc., ces dits biens n'ont pas dus échoir dans l'héritage que les Hospitaliers ont reçu du pape, ce qui explique très certainement le manque de documentations. Ils ont probablement été revendus sans les actes de propriétés et ont disparus aux fils des siècles.

Les Templiers paraissent avoir eu une maison, à Orléans, dès le milieu du XIIe siècle, si ce n'est avant, il existe deux actes un de 1156 dans Monuments historiques. Cartons des rois, pages 284, nº 518, et un autre de l'an 1222 dans Layettes du trésor des Chartes, tome I, page 556, nº 1556; le procès ne peut que confirmer l'existence de cette maison et nous avons dit déjà que le précepteur de la baillie du Temple d'Etampes était parmi les témoins d'une réception faite à Orléans en 1283 « Procès, Tome, I, page 589 »

Il se pourrait cependant que le Temple d'Orléans ait fait partie non pas de la baillie que nous venons de citer, mais de celle de Chartres. En effet, des réceptions furent faites en la chapelle du Temple d'Orléans, vers 1293 et 1299, par le précepteur de la baillie du Temple de Chartres, frère Guillaume Gaudin ou Gaud; le précepteur d'Orléans étant alors (vers 1299) frère Simon de la Ferté « Procès, tome I, page 559, et tome II, page 185. » Il se peut que Guillaume Gaud, chevalier du Temple, ait été de la même famille que le grand-maître de ce nom.

Le dernier précepteur d'Orléans fut frère Regnaud de Provins, prêtre, ainsi appelé du nom de la maison du Temple où il avait été reçu « Procès, tome II, page 355, Frater Raynaldus de Pruino », « Reginaldus de Pruino presbyter, Senonensis diocesis, preceptor Aurelianensis », « Messire Renaut de Pruins prestre », « frère Renaut de Provins frère chapellans », etc. « Procès, Tome I, pages 100, 105, 113, 117, 126, 128, 146, 277. »

Procès des Templiers, tome II, page 3
Post hec, die Veneris sequenti, que fuit quinta dies dicti mensis Marcii, fuerunt adducti pro testibus ad presenciam eorumdem dominorum commissariorum in domo predicta fratrum Minorum, Raynandus de Pruino Senonensis, olim preceptor domus Templi Aureliariensis, Johannes de Mortuo Fonte Suessionensis, et Guillelmus de Hoymont Parisiensis diocessum presbiteri degradati in concilio Senonensi ab omnibus minoribus et majoribus ordinibus exuti tamen privilegio clericali et privati habitu Templi [...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Procès des Templiers, tome I, page 100
Post quam quidem deliberacionem, frater Raynaldus de Pruino presbyter, preceptor domus Aurelianensis dicti ordinis, et frater P. de Bononia presbyter, procurator in curia Romana dicti ordinis [...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Procès des Templiers, tome I, page 113
Ordinaverunt insuper iidem domini commissarii et preceperunt venerabili viro preposito Pictavensi, et Johanni de Jamvilla custodibus Templariorum predictis, quod, die crastina in mane, adducerent ad presenciam dictorum dominorum commissariorum in predicta capella supradictos fratres P. de Bononia, qui dicebatur esse in Romana curia prbcurator predicti ordinis, Reginaldum de Pruino preceptorem Aurelianensem presbyteros, Guillelmum de Chambonnet, et Bertrandum de Sartiges milites, qui locuti fuerant in dicta die Sabati pro omnibus aliis Templariis memoratis, et aliquos alios de discretioribus et
magis ydoneis singularum provinciarum dicti ordinis, usque ad numerum novem, vel decem aut duodecim inter omnes. Que predicti prepositus et Johannes dixerunt se impleturos [...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Procès des Templiers, tome I, page 117
Post hec, eadem die Martis accessimus ad domum quondam domini episcopi Ambianensis, juxta portam sancti Marcelli, ubi detinebantur capti XIV Templarii, de illis qui fuerant die Sabati proximo preterita in viridario domini episcopi Parisiensis, inter quos erat predictus frater Reginaldus de Pruino preceptor Aurelianensis, presbyter [...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Précepteurs d'Orléans
Vers 1299, frère Simon de la Ferté;
En 1307, frère Regnaud de Provins, prêtre.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les comminssions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.
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Poisly, Cravant   (45)
Domaine du Temple de Poisly
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency - 45


Domaine du Temple de Poisly
Localisation: Domaine du Temple de Poisly


Autre dépendance du Temple de Beaugency, qu'on désignait par la Ferme du Mont, et aussi par le nom de Temple de Proilly, plus rapprochée de ce dernier village que de celui de Gravant.

Ce domaine était situé sur le chemin de Beaugency à Villermain, et les Templiers en prirent possession à la fin du XIIe siècle.
Nous avons trouvé des lettres de H., évêque d'Orléans, de l'année 1199, portant qu'un seigneur du nom d'Henri de La Porte, a donné à Dieu et aux frères de la chevalerie du Temple, avec le consentement de son fils Robert, sa terre située au Mont-de-Gravant, « apud Montem Crouan. » Comme cette terre était dans le fief de Hubert de Villorceau, celui-ci en consentit l'amortissement en faveur des Templiers.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Ramoulu   (45)
Maison du Temple de Ramoulu
Département: Loiret, Arrondissement: Pithiviers, Canton: Malesherbes - 45


Maison du Temple de Ramoulu
Localisation: Maison du Temple de Ramoulu


On ne trouve aucuns titres primordiaux sur cette ancienne maison du Temple. Cependant un vidimus incomplet d'une charte mentionnée dans un inventaire des titres de la commanderie d'EtampesBien du Temple à Etampes
Domaine du Temple à Etampes
, indiquerait que Ramoulu faisait partie des domaines qui furent donnés au XIIe siècle par le Roi Louis VII aux Templiers.

Les terres de la maison de Ramoulu, au nombre de 150 arpents, étaient situées, d'après une déclaration de l'an 1376, aux lieux dits, à la Croix-Coignepuys, à la Croix-de-Boissy, à la Haste-Alix, à la Grande et à la Petite-Fouchère, et se trouvaient alors affermées avec un clos de vigne, des cens et des rentes, cinquante francs d'or, et à la charge par le fermier de nourrir le frère de l'Hôpital, qui était curé de Ramoulu.

En 1473, le ravage des guerres avait détruit les bâtiments de Ramoulu ; et Pierre Louffart, alors commandeur, avait pris le parti de donner à cens toutes les terres de son domaine, pour cinquante-neuf ans, à la charge par le preneur de lui rendre, chaque année, neuf muids de grain, moitié blé, moitié avoine, et de reconstruire à ses frais la maison et les édifices de la ferme.

Cette maison était rétablie en 1493, car nous lisons dans le procès-verbal de la visite prieurale de cette année-là:
« Il y a le membre de Ramolu qui est ung villaige de XL habitans, hommes de la seineurie, où a une cure fondée de Saint-Pierre, servie par ung frère, nommé frère Guillaume Laurent, où a une maison et grange pour le fermier, en bon estât, et peult valloir ledit lieu, tant en domaine comme censives et dismes par commune année XX livres. »

En 1508, ce n'était plus un frère de l'Ordre qui desservait l'église de Ramoulu ; le Commandeur d'alors avait fait pour la cure comme pour les autres parties de son domaine. Il l'avait affermée à un prêtre séculier, moyennant une redevance annuelle de 78 livres tournois, y compris les dimes de la paroisse et celles que le Commandeur recueillait à Piponvilliers (45), Coignepuys (45) et Boissy-le-Brouard (45).

Il ne restait plus à Ramoulu, au XVIIe siècle, qu'une grange qui servait à renfermer les récoltes des terres et le produit des dimes, dont le rapport pouvait valoir, en 1757, 800 livres, et en 1788, 2,000 livres.

Ramoulu est la commune située la plus au nord du territoire de la Communauté de Communes de Beauce et du Gâtinais. Bien que rattachée administrativement au canton de Malesherbes, la commune a souhaité préserver sa proximité avec notre territoire.

Les habitations sont majoritairement regroupées dans le bourg. On dénombre plusieurs hameaux: Boissy-le-Brouard (à l'est de la RN 152), Cognepuits, La Croix-Saint-Mathurin et Piponvilliers.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Rouvray-Sainte-Croix   (45)
Maison du Temple de Rouvray-Sainte-Croix
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire - 45


Maison du Temple de Rouvray-Sainte-Croix
Localisation: Maison du Temple de Rouvray-Sainte-Croix


Le domaine de Rouvray-Sainte-Croix était un des plus anciens membres de la commanderie de Saint-Marc. Il se composait d'une ferme avec des terres et des rentes seigneuriales, qu'un seigneur du lieu avait données aux Templiers au commencement du XIIIe siècle. Il existe encore une charte de Manasses, évêque d'Orléans, de l'année 1220, par laquelle il est dit que Robert de Rouvray, « de Roverio », avait donné en sa présence, aux frères du Temple de Saint-Marc d'Orléans, douze mines d'hivernage et autant d'avoine à prendre à la saint Remi de chaque année, sur sa terre de Rouvray, seize deniers de cens, avec la justice au Boël, « apud Boellum », et douze autres deniers au champ nommé la Pierre prenant le Lièvre, « apud Campum qui Lapis capiens Leporem nuncupatur. »

La ferme de Rouvray était louée en 1479, a Jean de Prunelle, écuyer, un muid de blé et un muid d'avoine de rendage par an.

On ne sait ce qu'est devenu ensuite ce domaine, dont les censiers et terriers du XVIe et XVIIe siècles ne font plus mention. Il en est de même d'une autre ferme dans la même contrée, appelée « la ferme de CoullemelleBien du Temple à Coullemelle
Domaine du Temple à Coullemelle
(2) », qui existait encore en 1520, et dont il n'est plus parlé depuis.
1. Coullemelle, Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire, Commune de Saint-Peravy-la-Colombe - 45

La commanderie possédait encore au XVIe siècle des domaines, dont les maisons ou fermes ont été depuis démolies ou détruites. De ce nombre, il faut citer:
La terre et seigneurie de La SouveBien du Temple à La Souve
Domaine du Temple à La Souve
(2), dont la maison, située entre le chemin du Puy et celui de la Lande, fut incendiée en 1640.
Département: Loir-et-Cher, Arrondissement et Canton: Romorantin-Lanthenay, Commune: Vernou-en-Sologne - 41

La ferme, autrement dit l'Hôpital de GuénierBien du Temple à l'Hôpital de Guénier
Domaine du Temple à l'Hôpital de Guénier
, à Viabon (3), située sur le chemin de Fontenay à Liouville, démolie pour cause de vétusté en 1670.
3. Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Châteaudun, Canton: Voves, Commune: Fonteny-sur-Conie - 28

La métairieBien du Temple à La Maladrerie
Domaine du Temple à La Maladrerie
dit Petit-Marasson à Loigny (4), près du chemin de Marasson à Villejanin, avec une chapelle dédiée à saint-Marc, sise au lieu dit La Maladrerie. La métairie et la chapelle n'existaient plus au XVIIIe siècle.
4. Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Châteaudun, Canton: Voves, Commune: Loigny-la-Bataille - 28

Il y avait encore dans la paroisse de Saint-Aubin, châtellenie de Montlhéry, un domaine appelé le « Grand-Monmoron (?) », que frère Nicolas Lesbahy, commandeur de Saint-Marc d'Orléans, arrenta en 1483, moyennant une redevance annuelle et perpétuelle de 100 sols, portée à 8 livres en 1604, par le commandeur Gilles de Vieuxpont, et dont l'arrentataire était, en 1639, d'après un titre nouvel, maître Charles Egrot, conseiller, magistrat au siège d'Orléans, comme acquéreur de dame veuve Parent de Label, en son vivant, seigneur de la Thuille et du Grand-Chilly, demeurant à la Thuille, paroisse de Saint-Aubin.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Saint-Brisson-sur-Loire   (45)
Domaine du Temple à Saint-Brisson
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien, Commune: Saint-Brisson-sur-Loire - 45


Domaine du  Temple à Saint-Brisson
Localisation: Domaine du Temple à Saint-Brisson


Saint-Brisson, est cité dans « le Grand Prieuré d'Auvergne » de Léopold Niepce, comme étant une annexe de la Maison du Temple de Lieu-Dieu du Fresne (Cher).

Saint-Brisson, dit le Bourigaulx, à 4 lieues de Lieu-Dieu du Fresne, appelé sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, L'Hôpital du Fresne.

J'ai recherché sur les cartes des Cassini ce lieu dans le Cher, je n'ai rien trouvé. Je pense que cette localité est dans le Loiret, car Leopold Niepce dit à 4 lieues du chef, on peut voir a quelques kilomètres Saint-Brisson-sur-Loire.
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne - Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors - Bâle - Genève - 1883.
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Saint-Marc D'Orleans   (45)
Maison du Temple de Saint-Marc-Orléans
Département: Loiret, Arrondissement et Canton: Orléans - 45


Maison du Temple de Saint-Marc-Orléans
Localisation: Maison du Temple de Saint-Marc-Orléans


Il y avait à Orléans une Maison du Temple, et une commanderie de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem. La maison du Temple se trouvait à Saint-Marc dans la banlieue de la ville. Nous n'avons pas trouvé le titre de sa fondation, mais nous savons qu'elle existait en 1171, d'après un acte qui porte cette date, et où figure un frère de l'Ordre, Simon Lecoq, qui s'en déclarait le commandeur, « Simo Gallus tune sancti Marci Templi magister. » La maison du Temple touchait à

L'église de Saint-Marc, dont la cure était sous le patronage et à la collation du commandeur.

La maison de l'Hôpital était située dans la ville, rue de Bourgogne, sur la paroisse de Saint-Germain. Le terrain où elle avait été construite provenait, suivant un acte de 1204, d'un nommé Robert Carpentier, et contenait en superficie, « XXI teleins en long et en large », près des murs d'Orléans, contre la porte de Saint-Aignan, « juxta portam Sancti Aniani (1) »
1. Archives Nationales S 5010, Suppl. nº 30.

Il y avait une autre maison que les Hospitaliers possédaient encore d'ancienne date à Orléans. Elle était située près de l'église de Saint-Michel, et leur avait été cédée en 1174, par un nommé Gobert, homme lige de l'évêque Manasses. Ce prélat, après avoir donné son approbation à cette cession, voulut ajouter un nouveau témoignage, de sa bienfaisance envers les frères de l'Hôpital, en leur accordant l'église de Saint-Lazare du Martrois, « ecclesiam Sancti Lazari de Martreio (2). »
2. Archives Nationales S 5011, Suppl. nº 8.

Une seconde église leur fut concédée quelques années après, par Philippe-Auguste. Le Roi, par ses lettres datées de Sully, « apud Soliacum (3) », l'an 1199, nous fait connaître qu'il a donné à ses chers frères de l'Hôpital Saint-Jean-de-Jérusalem, l'église de Saint-Sauveur à Orléans, où avait été précédemment la synagogue des Juifs. Les Hospitaliers ne devaient jouir de ce bénéfice qu'après la mort du chantre de cette église, qui en avait l'usufruit pendant sa vie, ou du jour où celui-ci voudrait bien en faire l'abandon aux frères de l'Hôpital (4).
3. Sully (Loiret), arrondissement Orléans, ou Sully (Loiret), arrondissement Gien.
4. Archives Nationales S 5010, Suppl. nº 29.


Après la chute des Templiers et la réunion de leurs biens à ceux des Hospitaliers, ceux-ci transférèrent en 1313 le siège de leur commanderie dans la maison de Saint-Marc. Mais les guerres du XVe siècle, qui avaient été si désastreuses pour le pays, n'avaient pas épargné l'ancienne maison du Temple. Elle avait été presque entièrement détruite; il n'en restait plus qu'un petit logement de vigneron. L'église avait aussi été démolie.

Frère Nicole Lesbahy, prieur de Saint-Jean-en-l'Ile-lez-Gorbeil, et aussi commandeur de Saint-Marc d'Orléans, répara en partie ce désastre. Il fit reconstruire l'église, mais il ne rétablit pas la maison du commandeur qui, depuis plusieurs années, était revenu habiter l'ancienne maison de l'Hôpital à Orléans.

Le commandeur avait la haute, moyenne et basse justice dans tout le domaine de la commanderie, « et en son hostel à Orléans, se tient tous les samedis, les plaitz et ressortissent à icelle jurisdicion les habilans de La Gabillière (5) de Pailly (6), l'ospilal de Cruagy (7), et ceux des Parteaux, qui sont de la paroisse de Saint-Marc. » (Visite de 1495).
5. La Gabellière (Loiret), commune de La Chapelle-Saint-Mesmin.
6. Pailly, (Loiret), commune de La Chapelle-Saint-Mesmin.
7. Peut-être Choigy.


Le domaine de la Commanderie comprenait à Orléans, deux maisons touchant à celle de l'Hôpital; une troisième, rue du Batoir-Vert; une quatrième, rue de Bourgogne, appelée maison des Carneaux; une cinquième, derrière l'Hôtel-de-Ville, nommée la Pucelle; une sixième, rue du Boeuf, et une septième, rue de Bourgogne, qu'on appelait la maison du Mortier-d'Argent.

Il comptait une vingtaine d'arpents de vigne à Saint-Marc, au clos de La Borde, au clos du Bignon, au clos Saint-Euverte, au clos Gontier, etc., et des terres ou des prairies à Saint-Marceau, à Saint-Martin-sur-Loire, à Olivet et autres lieux circonvoisins.

Le revenu de ce domaine, avec les cures et les droits seigneuriaux que le commandeur percevait chaque année, s'élevait, en 1757, à 1,700 livres; en 1783, à 3,000 livres.

Les membres de la commanderie de Saint-Marc se distinguaient plutôt par leur nombre que par leur importance. Aux XIVe et XVe siècles, on supprima dans l'Orléanais et dans le Blesois, une foule de petites commanderies qui avaient été ruinées par les guerres:
c'étaient:
Le Temple de Bou,
l'Hôpital de Saran,
le Temple de Bucy-le-Roi ou d'Artenay,
le Temple d'Acquebouille,
l'Hôpital de Bonneville,
le Temple de Beaugency,
l'Hôpital de Rougeou,
le Temple de Saugirard,
le Temple de Millancey ou de Villeloup,
l'Hôpital de Villeneuve-sur-Beuvron,
l'Hôpital de Viverot,
le Temple de Chambeugle.

Toutes ces maisons furent réunies à la commanderie de Saint-Marc sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, dont elles devinrent des membres qui, joints à ceux que la commanderie possédait déjà, en portérent le nombre à une trentaine.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Maison du Temple de Saint-Marc-Orléans
CCLX 1186
Arnaud, maître de l'ordre du Temple en deça des Alpes (1), reconnaît par acte chirographaire un échange de cens et corvées entre la maison du Temple de Saint-Marc et le prieuré de Saint-Gervais d'Orléans, les Templiers restant redevables d'une rente annuelle de sept sous payable le jour de la fête de Sainte-Croix en mai.
C, p. 233. N, Bibliothèque nationale, collection Moreau, volume 89, folio 34, copie de Dom Gérou (15 janvier 1765).
Isdiq. Inventaire de 1567, n° 59 (2).
1. Le nom du maitre de l'Ordre du Temple nous est fourni par deux bulles du pape Luce III, datées respectivement de 1182 et 1181 (daté, Regesta pontificum, 2e édition, tome II, n° 14568 et 14873).

2. Autres lectres estant en parchemin, escripte en latin en forme de chartres contenant la cession et transport de quelques censive et droictz qui appartenoient auxdits abbé et religieux, de l'an mil cent quatre vintz et six et scellées.


Frater A[rnaldus], Dei permissione magister cisalpes Templi, et ejusdem domus capitulum, omnibus ad quos litterae istae pervenerint, in Domino salutem.
Noverit universitas vestra quod cum fratres nostri de Sanco Marco prioratui de Sancto Gervasio deberent annuatim III sol, VII deniers et obolum de censu et quinque corveias, et idem prioratus praefatae domui nostrae de Sancto Marco deberet similiter annuatim VII deniers de censu et unam corveiam, pro evitandis controversiis quae de relevationibus emergebant, pro pace inter praefatas domos firmius retinenda taliter ut hinc inde statutum et bonorum virorum consilio de partium assensu compensatum, quod fratres nostri illum censum septem denariorum et corveiam sibi debitam fratribus de Sancto Gervasio omnino quiete dimiserunt, et insuper septem solidos eisdem annuatim in festo sanctae Crucis in maio reddent, et sic erga eos de omnibus quieti erunt, excepto quod nisi infra octavas ejusdem festi eos redderent priori vel alicui de domo loco ipsius deinceps cum emendatione legis reddere tenerentur.

Hocautem factum est anno incarnationis M° C° LXXX° VI°, fratre Stephano de Varenella, procuratore domus Sancti Marchi, Sevino, priore Sancti Gervasii, praesentibus ex parte nostra Malberto, Sanctae Crucis canonico,Joanne de Martreio, domini regis praeposito, Odone de Bestisiaco, Nicolao Tascherio et de fratribus nostris Garnerio Goherio, Arnulpho Bocello, Anselmo de Bruerra, Gaufrido de Fraxino ; ex parte vero prioris Sancti Gervasii, magistro Bertero, Sanctae Crucis canonico, Stephano Picam, Thoma Bertero, et Petro de Sancto Marcho, quod, ne posset in contentionem recidere sigillo nostro et chyrographo mediante volumus confirmari.
Sources: Recueil des chartes de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire. Tome 2, page 147. Paris MDCCCCXII. - Bnf
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Saint-Romain-les-Giens   (45)
Maison du Temple de Saint-Romain-les-Giens
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien - 45


Maison du Temple de Saint-Romain-les-Giens
Localisation: Maison du Temple de Saint-Romain-les-Giens


La maison du Temple de Saint-Romain était située au hameau de ce nom, quartier de Gien-le-Vieux. Elle se trouvait en ruines au XIVe siècle, comme nous le voyons dans le Livre-Vert: « La maison de Saint-Romain en laquelle souloit avoir chappelle, de présent n'y a chappelle ni maison que tout n'ay esté ars et destruict par les guerres. »

Il paraîtrait que cette maison ne fut pas rétablie. Comme dans l'état où elle se trouvait, elle ne pouvait être d'aucune utilité pour l'Ordre, le commandeur, frère Guy Picard, fut autorisé à l'aliéner ; et par ses lettres de l'année 1474, il accorda en arrentement perpétuel à un laboureur de Saint-Romain, du nom de Pierre Guffroy, moyennant une redevance de 40 sols tournois, « le maistre lieu du Temple de Saint-Romain estant en friche et désert, ainsi qu'il se poursuit en masure, fossés, courtilz, terres, prez, pastures, bois, buissons, bruieres, assis en la paroisse de Gien-le-Vieil, tenant à La Taillarderie, par bas aux terres de Raucherot. »

D'autres héritages dépendant du Temple de Saint-Romain, avaient déjà été donnés à rente perpétuelle en 1452, par le commandeur d'alors, frère Jean du Bois.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Temple (Le) Loiret 45   (45)
Le Temple
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Courtenay, Commune: Mignères - 45


Le Temple de Mignères
Localisation: Le Temple de Mignères






Le Temple
Département: Loiret, Arrondissement: Montargis, Canton: Gien - 45
Il y avait près de Gien une ferme qui portait le nom de Temple. Il n'y a plus aucun vestiges de nos jours.

Villiers-le-Temple
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire, Commune: Epieds-en-Beauce - 45


Villiers-le-Temple
Localisation: Villiers-le-Temple




Tous ces lieux rappellent des domaines appartenant à l'ordre des Templiers.
Sources: Bulletin de la Société archéologique et historique de l'Orléanais, page 168, tome XXI, n° 228, Orléans 1929 - Bnf
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Villette (La)   (45)
Domaine du Temple de La Villette
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Beaugency, Commune: Cravant - 45


Domaine du Temple de La Villette
Localisation: Domaine du Temple de La Villette


Petit domaine seigneurial situé dans la paroisse de Cravant, et dépendant de la maison du Temple de Beaugency. Il se composait d'une ferme et de cinquante arpents de terre.

Raoul, seigneur de Beaugency, avait amorti, par ses lettres du mois de mai 1256, les terres que les Templiers possédaient à La Villette, « apud Villetam », et qui relevaient de son fief, sous la condition qu'ils célébreraient après sa mort son anniversaire et celui de sa femme, chaque année, le lendemain de la fête de l'Assomption.

La ferme de La Villette ayant été détruite par le feu à la fin du XVIIe siècle, les terres furent réunies au domaine du Mont-de-Cravant.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Villiers-le-Temple   (45)
Domaine du Temple de Villiers-le-Temple
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire, Commune: Epieds-en-Beauce - 45


Domaine du Temple de Villiers-le-Temple
Localisation: Domaine du Temple de Villiers-le-Temple


L'établissement que les Templiers avaient là, était une ferme nommée la ferme de Villiers-le-Temple ; elle était située sur le chemin d'Epieds à Cintry, et se composait d'environ 300 arpents de terre.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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