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Les commanderies de France triées par département

Département du Cantal

Carlat   (15)
Maison du Temple de Carlat
Département Cantal, Arrondissement d'Aurillac, Canton de Vic-sur-Cère - 15


Maison du Temple de Carlat
Maison du Temple de Carlat


Ce temple, placé dans l'enceinte de la forteresse, trahit son origine. Il ne peut avoir pour fondateur qu'un vicomte de Carlat. Mais, au XIIe siècle, la vicomté était indivise entre le comte de Barcelone et celui de Rodez. De Sartiges d'Angles (1) croit pouvoir attribuer cette fondation à Raymond Bérenger, époux de Douce de Carlat. Nous adoptons son sentiment. Raymond Bérenger visita Carlat en 1133, c'est précisément l'époque où il fit de grandes donations aux Templiers. Et de fait, lui seul avait un réel intérêt à placer des Templiers dans Carlat, parce que, trop éloigné, il ne pouvait surveiller Cette partie de son domaine contre les agissements ou le mauvais vouloir d'un vassal puissant et mal conseillé par les comtes de Toulouse. En créant la maison du Temple de Carlat, il fit à la fois oeuvre politique et religieuse.
1. Dictionnaire statistique du Cantal, art. Carlat.

Hugues II, comte de Rodez, par son testament en date du 8 octobre 1176, donna aux Templiers et aux Hospitaliers 600 sols à partager et à prendre sur le village de Banassés de Marcolès (2).
2. G. Saige el vicomte de Dienne. Documents sur la vicomté de Carlat, tome II, page 9. Le village est aujourd'hui détruit.

L'un de ses successeur Henri I, par son testament du mois d'août 1219, fit héritier la maison de Carlat, de son alleu de Badailhac (3); puis, il partit en Terre Sainte à la suite des Allemands, il fut, l'hôte des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem et, leur obligé. Les services qu'il reçut d'eux et des Templiers l'obligèrent à compléter son testament. Ce qu'il fit parmi un codicille daté de Saint-Jean d'Acre, octobre 1221.
3. Archives de Monaco, G. 13, dossier III, nº 42.

Aux Templiers, il donne l'un de ses chevaux, celui qu'il acquit de Guillaume de Rochelaure; il mande à Mir de la Roque de trancher le différend survenu entre lui et Jean de Fontanes, précepteur de la maison de Carlat, à propos de Badailhac, selon les désirs des Templiers; enfin il leur concède les terres qu'il posséde dans le Limousin (4), c'est à dire les membres de Marcheix, du Couderc, d'Orleat et de Corrèze, qui firent toujours partie de la commanderie de Carlat. Ce codicille se termine par une recommandation à son épouse Alcaète de Scoraille et à ses fils de protéger, défendre et conserver le Temple de Carlat. S'il recommande si chaleureusement ce Temple, c'est que son opinion s'est modifiée en sa faveur et qu'il voudrait modifier l'opinion des siens, détruire les préjugés et les rancunes qu'ils pourraient avoir.
4. Lego cidem dommi Templi allodium et herbagium quod habeo cirica et juxta Limosam. Bib. Nat., fonds Boat, t. 169, folio 233.
Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, tome XVI (1914).


Village forteresse de Carlat
Village forteresse de Carlat - Sources: Histoire de Carlat



Maison du Temple de Carlat
1. Chef. Carlat
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Vic-sur-Cère - 15


Maison du Temple de Carlat
Localisation: Maison du Temple de Carlat


Carlat, en la Haute-Auvergne, diocèse de Saint-Flour, à 3 lieues d'Aurillac, à 4 lieues de La Salvetat, église paroissiale avec communauté de huit prêtres, dimes, rentes, justice, avec une chapelle au lieu de l'Hôpital. « Revenu 2600 livres »
Les noms latins de Carlat dans le procès: Carlat, Carlatus.

2. Membre. L'Hôpital Couraise
L'Hôpital Couraise (peut-être est-ce Saint-Jean près de Saint-Salvadour).
Ou
L'Hôpital Couraise (peut-être Corrèze ou l'Hôpital de Bar)

Annexe. Orléat
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement: Thiers, Canton: Lezoux - 63


Domaine du Temple d'Orléat
Localisation: Domaine du Temple d'Orléat


En 1221, Henri I, à Saint-Jean d'Acre, donne des alleux en Limousin (Marcheix, Orléat, Corrèze...)

Annexe. Meyrignac-l'Eglise
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Corrèze - 19


Domaine du Temple de Meyrignac-l'Eglise
Localisation: Domaine du Temple de Meyrignac-l'Eglise


En bas Limousin, diocèse de Tulle, parlement de Bordeaux, à 3 lieues de Tulle, autant de Treignac et à 12 lieues de Limoges, dimes et rentes.
« Revenu 431 »

En 1176, Hugues II, comte de Rodez, donne 600 sols à prendre sur le village de Banassès près de Marcolès (village disparu).
En 1221, Henri I, à Saint-Jean d'Acre, donne des alleux en Limousin (Marcheix, Orleat, Corrèze...)
En 1309, c'est Bertrand de Sartiges qui decra assurer la défense de son Ordre en 1312.

Les Templiers possédaient en Haute-Auvergne essentiellement trois Maisons: Ydes, Carlat, Celles.

C'est le comte Raymond Béranger III, comte de Barcelone, époux de Douce de Carlat en 1112, qui fonde une Maison du Temple à Carlat.
Les dépendances de Carlat étaient considérables:
1 — Une Maison à Albinhac avec une chapelle dédiée à Notre Dame.
2 — La Chassagne (près Jaleyrac).
3 — Le Monteil à Saint-Rémy-de-Salers, connu au XIXe siècle encore sous le nom de Terra del Commandaïro, avec une chapelle, (site disparu). Peut-être était-il près du village de Saint-Rémy.

Nigresserre, connu au XIIIe siècle sous le nom de Neira Serra, était une Maison du Temple.

3. Membre. Le Coudert
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Seilhac, Commune: Chamboulive - 19


Biens du Temple Le Coudert
Localisation: Biens du Temple Le Coudert


Le Coudert, à 2 lieues de Couraise ?, autant de Tulle, et près du château de Seignères, consiste en une église, dimes, cens, justice basse y compris le cens du village de Breuil.
« Revenu 245 »

4. Membre. Chenailler-Mascheix
Département: Corrèze, Arrondissement: Brive-la-Gaillarde, Canton: Beaulieu-sur-Dordogne, Commune: Chenailler-Mascheix - 19


Chenailler-Mascheix
Localisation: Chenailler-Mascheix


Mascheix (Mascheux), en bas Limousin, diocèse de Limoges, à 2 lieues d'Argentat, à 4 lieues de Brives et de Tulle, consiste en une église, dimes et rentes.
« Revenu 220 livres »

5. Membre. L'Hôpital
Département: Cantal, Arrondissement: Mauriac, Canton: Salers, Commune: Saint-Chamant - 15


Hôpital Champfranchisse
Localisation: Hôpital Champfranchisse


L'Hôpital Champfranchisse, en la Haute-Auvergne, diocèse de Saint-Flour, à 3 lieues d'Aurillac, à 1 lieue et demie de Salers, à demi-lieue de Saint-Martin de Valmevoux, à 7 lieues de Neuville, à 15 lieues de Mascheix, consiste en une chapelle, château, grange, prés, terres, dimes, justice.

Annexe. Dumontel
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Vic-sur-Cère, Commune: Saint-Etienne-de-Carlat, village: Runhac - 15


Dumontel, annex de l'Hôpital Champfranchisse
Localisation: Dumontel, annex de l'Hôpital Champfranchisse


Dumontel, à une lieue du membre, en la paroisse Saint-Rémy, domaine, prés, bois, justice, pacages, bestiaux de l'Etat, affirmé avec le susdit membre.
« Revenu 1000 livres »

6. Membre. l'Hôpital Barbary


l'Hôpital Barbary
Localisation: l'Hôpital Barbary


Département: Cantal, Arrondissement: Mauriac, Canton: Mauriac - 15
L'Hôpital Barbary, Huschaffont, Hortiges, autrement dit les Annexes de Mauriac, dans la Haute-Auvergne, diocèse de Clermont, à 5 lieues dudit membre, à 1 lieue de Mauriac, et à demi-lieue du château de Miramont à Chalvignac, consiste en cens, justice et un pré. « Revenu 271 »

7. Membre. Aurillac
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Aurillac - 15
Aurillac, consiste en cens. (Nota. Les Jésuites ont volé (sic) la maison et jardin joignant, situés dans la dite ville d'Aurillac, rue Saint-Jacques).

8. membre. La Salvetat
Département: Cantal, Arrondissement: Aurillac, Canton: Saint-Mamet-la-Salvetat - 15


La Salvetat
Localisation: La Salvetat


La Salvetat (Saint-Mamet-la-Salvetat), à 2 lieues d'Aurillac, à 3 lieues de celle de Maure, consiste en une maison curiale et église, dimes, rentes.

Annexe. Villedieu
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Saint-Flour-Sud - 15


Villedieu
Localisation: Villedieu


La Villedieu, où il y a chapelle et dimes, les susdits 2 membres, compris dans la ferme du Chef.
Le seul Villedieu que j'ai trouvé, il se trouve près de Saint-Flour, ce qui veut dire plus de 30 kilomètres.

Charges. 852 livres »
Commandeur: Mr Du Saillant.
Etat de la commanderie en 1745.
Carlat. Hôpital de Barbary. Marche. Orliat. Couder ou Coudes.
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne - Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors - Bâle - Genève - 1883.
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Celles   (15)
Maison du Temple de Celles
Département, Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Murat - 15


Maison du Temple de Celles
Localisation: Maison du Temple de Celles


Dans cette majestueuse et pittoresque vallée de l'Alagnon, d'où surgissent des géants de basalte, aux cimes couronnées de vieilles ruines féodales, pendant qu'à leurs pieds coulent les eaux babillardes des ruisseaux, qui vont de cascade en cascade se jeter dans la rivière, le château de Celles est assis sur le versant nord de la vallée, à l'ombre des grands bois, dans un lieu plutôt sauvage qui ne permet pas de conclure à une origine se rattachant au « sacellum gallo-romain », mais plutôt à la celle de quelques pieux ermite, qui aurait construit Là sa cellule monacale, d'où son nom de Celles.

En tout cas, au XIIe siècle Celles était un fief seigneurial, qui donna son nom à une famille, dont le dernier rejeton fut Dalmace de Celles. En 1216, il souscrit avec son frère Paterne à la donation des biens de Durand Passire au prieuré de Bredom. Un des rédacteurs du Dictionnaire statistique du Cantal affirme qu'en 1213 il donna ses biens au Temple et se fit donat. Nous n'avons pu retrouver le document sur lequel il s'appuie; mais il demeure acquis que le fief de Celles devint, dès cette époque, une des grandes maisons du Temple.

En 1246 les Templiers sont à Celles et le précepteur Pierre de Lespinasse reçoit de Bertrand de Rochefort, chevalier, la donation de cent sols de rentes assises sur le village de Sévérac (1).
1. Archives du Rhône, H 1, Inventaire Betteney, chapitre 2, n. 1.

Le commandeur et le donateur portent deux noms bien connus dans les archiprêtrés de Brioude, Blesle et Saint-Flour, et sont de races de chevaliers et de moines. Les Rochefort de très haut lignage, divisés en plusieurs branches possédent les seigneuries de Rochefort, Auronse, Mardogne, Moissac, Fortuniers, etc. Riches ils dotent les ordres religieux, les Templiers en particulier, auxquels ils donnent une maison dans « le prieuré de Bonnac », devenu aujourd'hui le village de « Tempel », corruption du mot Temple. Ce Bertrand de Rochefort d'après le Dictionnaire statistique du Cantal aurait succédé à Pierre de Lespinasse en 1247. Cette date rapprochée de celle de 1246 nous étonne un peu, d'autant que l'auteur de l'article a dressé une liste où se sont glissées beaucoup d'erreurs.

Les Lespinasse étaient originaires de Saint-Bauzire. En 1212, Aude, femme de Robert de Lespinasse, donne « les Chazeaux » aux Templiers du Puy.


Clocher de la Chapelle de Celles image Jack Bocar
Maison du Temple de Celles


En 1268, le précepteur de la maison de Celles eut raison des oppositions de Guillelmette, dite la Rodiere de Celeant, et garda toutes les dîmes du village de « Baynac » (2).
2. Archives du Rhône, H 4. Inventaire Batteney chapitre 3. n. 1. Le nom de Celeant est probablement mal orthographié et désigne ou le Sailhens, ou Celant dans la commune de Valuéjol.

L'inventaire de Batteney nous apprend qu'en 1278 le commandeur de Celles fut choisi pour arbitre du différend survenu entre Milon et Hugues de Rochefort, frères, au sujet du partage des biens paternels sis en la commanderie de Celles.

Pierre du Buisson, précepteur de Celles, fut le principal instigateur de l'affaire du Buisson longuement contée par M. Marcellin Boudet dans le « Cartulaire de Saint-Flour. » Nous ne ferons que l'effleurer renvoyant à cet auteur pour le surplus. Le seigneur du Buisson devait l'hommage au prieur de Saint-Flour, Geoffroy le Vert, il ne l'avait pas rendu depuis huit ans et n'avait point l'intention de le rendre, car il était sous l'influence de ses oncles Pierre et Raymond du Buisson, templiers.

En 1281, le prieur somma son vassal de lui rendre les devoirs féodaux. Fulcon du Buisson refusa. Pierre du Buisson, précepteur de Celles, encouragea la résistance. Le prieur déféra le conflit au juge épiscopal Etienne, celui-ci fit immédiatement occuper le château du Buisson. Le propriétaire et le prieur eurent alors recours selon la coutume de l'époque à un arbitrage. D'un commun accord ils désignèrent Guibert de Peyre, seigneur de Pierrefort, qui exigea un gage en cas de dédit. Il fut fixé à cent marcs d'argent, somme relativement élevée pour l'époque.

La sentence obligeait Fulcon du Buisson à l'hommage envers le prieur et interdisait aux deux templiers Pierre et Raymond, de mettre les pieds au Buisson, soit pour leur compte, soit pour celui de l'ordre.
3. Cartulaire de Saint-Flour, page CCLXIII.

Le précepteur de Celles ne se tint pas pour battu, il imagina une nouvelle combinaison; il possédait près des Ternes, le village du « Fayet », il en fit l'aveu au roi et passa avec lui un contrat de pariage par les soins de Pierre de Villemignon, bailli royal des montagnes, le 30 septembre 1282 (4).
4. Saige et comte de Dienne. Documents sur la vicomté de Carlat, charte XVIII.

Le prieur se contenta de parer ce coup en publiant un vidimus de la bulle du pape Nicolas III, excommuniant les usurpateurs des biens de l'ordre de Cluny. Le templier ne se crut pas atteint et fit la guerre au prieur, elle ne cessa que grâce à la haute intervention de Beraud VI de Mercoeur, suzerain en partie de Celles, qui condamna le précepteur à 300 livres de dommages et intérêts et à la restitution de ce qu'il leur avait pris aux tenanciers de l'ordre (5).
5. Cartulaire de Saint-Flour, page CCCLXIII.

Après Pierre du Buisson, chevalier, nous trouvons à la tête de la préceptorie un servant, originaire de Brioude, nommé Durand Charnier. Il reçoit diverses donations de rentes et de dîmes en 1292.

L'année suivante, Pierre et Renaud de Chapelle, exécuteurs testamentaires d'Astruge, épouse de Pierre, transmettent au précepteur tout ce qu'ils possédent de rentes sur le village de « La Chaulou », paroisse de Celles.

Guillaume Charnier, neveu du précédent, fut un de ses successeurs. Il avait été portier du pape Nicolas III, templier à « Civitta-Veechia », enfin précepteur de Celles où il acquit du vicomte Guillaume de Murat, en 1295, le village de « La Champ en Planèze. »

C'est ainsi que par donations ou acquisitions les Templiers reculaient les bornes de leurs domaines. Leur action incessante rencontrait des oppositions, nous l'avons vu pour Pierre du Buisson et Jean de Fontanes, et leurs adversaires avaient difficilement raison de leur ténacité. D'autre part leurs maisons, leurs églises ou chapelles, sur le territoire, formaient de petites enclaves indépendantes de toute juridiction civile ou ecclésiastique. Par deux fois dans le diocèse d'Auvergne, le pape était intervenu en leur faveur contre les évêques, en 1212 et 1290. Aussi avaient-ils de nombreux ennemis, surtout dans le clergé séculier et dans les ordres mendiants, ces rois, alors, de l'opinion.

Le dernier précepteur de Celles fut Hugues Charnier, frère de Guillaume, il fut reçu au Temple de « Chamberaud » par Pierre du Buisson, précepteur de « Palluet », en 1280. Envoyé au temple de Tortosa, il fut à son retour nommé précepteur de Celles.
Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, tome XVI (1914).

Maison du Temple de Celles


Cloches de la chapelle de Celles image Jack Bocar
Maison du Temple de Celles


Commanderie édifiée en 1260 autour d'une église romane préexistante. Après la dissolution de l'ordre en 1312, les bâtiments, organisés en place forte sur plan carré, autour d'une cour fermée, ont été dévolus aux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem.

La maison du Temple de Celles « in domo de Cellis Arvernie »; « apud domum de Celas, Claromontensis diocesis », était située dans le diocèse de Clermont, et son chapelain était en même temps curé de l'endroit.
En 1307, ce chapelain-curé de Celles était frère Guillaume Tixier, dit aussi Guillaume de Celles. Guillaume, bien qu'octogénaire en 1311, appartenait depuis peu à l'Ordre du Temple, ayant été reçu, à Celles même, en 1304, par le commandeur d'Auvergne, Humbert Blanc, en présence de frère Durand Charneyr « Baluze, Procès de Clermont, pièce 10 et Procès des Templiers, tome II, pages 121 et page 129 »

Procès des Templiers, tome II, page 121
Post hec, die Lune sequenti, qui fuit XXVIIII dies dicti mensis Marcii, fuerunt adducti pro testibus, in domo predicta domini Petri de Sabaudia, ad presenciain dictorum dominorum commissariorum, Mimatensis et Lemovicensis episcoporum et Tridentini, aliis excusatis, fratres Bertrandus de Villaribus preceptor de Rupe Sancti Pauli Petragoricensis, Guillelmus Textoris curatus de Sellis, Claramontensis, presbiteri; Guillelmus de Mazayas Claramontensis, Guido la Chastaneda Lemovicensis, milites; Johannes de Mendaco preceptor Marchie, Johannes Senandi preceptor Folhose, Johannes Adam preceptor Turrete, Hugo Charnerii preceptor de Sancto Porciano Claramontensis, Rogerius la Rocha Bituricensis, et Bertrandus de Ansonio Claramontensis diocesium, servientes...

Procès des Templiers, tome II, page 129
Post hec, die Martis sequenti, que fuit penultima dies dicti mensis Marcii, fuit adductus ad presenciam dictorum dominorum episcoporum et archidiaconi Tridentini, aliis légitime excusatis, in domo predicta domini Petri de Sabaudia, frater Guillelmus Textoris presbiter, curatus ecclesie de Cellis Claramontensis diocesis.

Procès des Templiers, tome II, page 237
Per eundem eciam modum vidit recipi per fratrem Guidonem Dalphini militem, testem supra examinatum, fratrem Guillelmum Aynardi servientem, in capella domus Templi de Cellis Claramontensis diocesis, per annum vel circa ante capcionem eorum, presentibus fratribus Guillelmo Mazayas milite, Guillelmo Textoris presbitero, testibus supra examinatis.

Durand Charneyr, que nous venons de nommer, était apparemment le précepteur de la maison; il était à Celles, lorsqu'un autre Durand Charneyr, son neveu, fut reçu, en 1301, par Pierre de Madic, alors commandeur de l'Auvergne « Baluze, Procès de Clermont, pièce 28 et Procès des Templiers, tome II, pages 138 et pages 241 », en présence de divers Templiers dont Guibert de Carlat, curé de la maison, décédé depuis, et le précepteur de La Fouilhouze.

C'est sans doute à la même époque (1300 ou 1301) qu'il faut placer la réception, en cette même maison de Celles, de Pierre de Moncel par P. de Madic, en présence du même précepteur de La Fouilhouze « Baluze, Procès de Clermont, pièce 28 et Procès des Templiers, tome II, page 138 et page 241 »

Procès des Templiers, tome II, page 241
Lectis autem et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, respondit se nescire, nec credere, nec audivisse dici de contentis in eis nisi quod sequitur: videlicet quod ipse receptus fuerat, in Paschate proximo preterita fuerunt VIII anni, per fratrem Petrum de Madico quondam, in quadam camera domus Templi de Cellis Claromontensis diocesis, presentibus fratribus Johanne Senandi et Hugone Charnerii, testibus supra examinatis, et Humberto Charnerii, qui aufugit in capcione aliorum, et Durando Charnerii de functo.

Nous avons évoqué le commandeur de Carlat était venu recevoir, en 1306, à Celles, un chevalier du nom de Guillaume de Mazaye, en présence des frères Durand Charneyr et Guillaume Tixier, chapelain « Baluze, Procès de Clermont, pièce 27 »; or, il est probable qu'à cette époque, Durand Charneyr, le précepteur, était mort et qu'un autre, peut-être Gui Dauphin, lui avait succédé.

Le Templier Etienne d'Ydes ou de La Roussille, interrogé à Clermond, prétend, en effet, avoir été reçu, en 1304 ou en 1303, à Charnat, par Gui Dauphin, précepteur de Celles « Baluze, Procès, pièces 4 et 35 »

Précepteurs de Celles
Vers 1301, frère Durand Charneyr, sergent;
Vers 1304-1307, frère Gui Dauphin, chevalier.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les comminssions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.
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Chassagne-de-Jaleyrac (La)   (15)
Maison du Temple de La Chassagne-de-Jaleyrac
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Mauriac, Commune: Jaleyrac - 15


Maison du Temple de La Chassagne-de-Jaleyrac
Localisation: Maison du Temple de La Chassagne-de-Jaleyrac


Lanobre, Trizac et Jaleyrac ont un village de ce nom dans leur territoire; toutefois nous croyons qu'il s'agit ici de « La Chassagne-de-Jaleyrac », la plus rapprochée d'Ydes, dont Etienne La Jarousse était en 1307 précepteur.
Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI (1914).

Etienne Lajarousse, prêtre, curé d'Ydes
Frater Stephanus Laghariossa, rector ecclesie d'Isde, claromontensis diocesis, in palacio claromontensi existens, die sabbati ante festum beati Barnabe apostoli anno domini millesimo CCCº nono, juratus et diligenter interrogatus, tanquam principalis in facto suo et ut testis in alieno, super dictis articulis et capitulis in eis sibi materna linga expositis, dixit per juramentum suum quod frater Petrus de Madie, preceptor tunc Arvernie, recepii ipsum loquentem in fratrem dicti ordinis in domo templi de La Polgha, lemovicensis diocesis, decern et septem anni sunt elapsi vel circa, presentibus fratribus Petro Piot et dicto Bosone Coheta et pluribus aliis dicti ordinis; et quod in dieta receptione sua osculatus fuit per dictum recipientem in ore.

Lagarossa Stephanus
— [vers 1292-1311]; prêtre, diocèse de Clermont, curé d'Ydes.
— Reçu vers 1292, vers 1299 d'après un témoin à la Maison du Temple de La Pouge, par Pierre de Madic.
— Niant en 1309, les articles lui furent traduits. Amené à Paris en février 1310, pour défendre l'Ordre, il figure sous le nom de « Gardia, Garda », nom vraissemblable de la localité dont il était originaire; plusieur localité du Cantal portent le nom de La Garde.
— Il est présent en mars à la lecture des articles et au Verger, détenu dans la maison de Clairvaux, rue Saint-Martin à Paris.
— En 1311, toujours détenu à Paris d'après un témoin.
Sources: Roger Sève et Anne-Marie Chagny-Sève - Le Procès des Templiers d'Auvergne, 1309-1311. Editions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques. Paris 1986

Procès des Templiers, tome I
— Page 59: Stephanus de Gardia presbiter
— Page 110: Stephanus de Garda presbyter Claramontensis
— Page 160: Stephanus de Gardia presbiter
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

La Chassagne, écart commune de Jaleyrac.
— La Chassaigne, 1549 (Terrier de Miremont)
— La Chassagnie (Etat civil du Vigean)
— Las Chassaignes, 1680 (Terrier de Mauriac)
Sources: Dictionnaire topographique du département du Cantal, par M. Emile Amé. Paris Imprimerie de Nationale M DCCC XCVII.
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Garde-Roussillon (La)   (15)
Maison du Temple de La Garde-Roussillon
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Chaudes-Aigues, Commune: Lieutadès - 15


La Garde-Roussillon
Maison du Temple de La Garde-Roussillon


A l'autre extrémité du département sur les confins de l'Aveyron, commune de Lieutadès, s'élève encore la chapelle de la Garde. Le Temple avait là une importante maison, deux moulins, la paroisse de Jabrun, des bois, des pacquages, des cens considérables s'étendant à la moitié de la châtellenie de la Garde, car là, comme à Carlat, nous trouvons la même division: partie aux Templiers et partie aux comtes de Rodez à cause de la vicomté de Carlat. Cette similitude accuse le même fondateur, Raymond Bérenger de Barcelone.

L'autre partie fut donnée par Hugues de Rodez à Astorg de Peyre (1). Les de Peyre et les de Canillac furent également les bienfaiteurs de cette maison administrée, en 1307, par Etienne de Lagarde et Vital Fabre. Les comptes de Jean de Trye, en 1293, citent le précepteur de la Garde, comme ayant payé la somme de trois livres, six sols. (2)
1. Ch. Felgères. Histoire de la Baronnie de Chaudesaigues page 50.
2. Auguste Chassaing. Spicilegium, page 212.

Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI (1914).

La Garde-Roussillon
Situé dans la commune de Lieutadès (Cantal), le village de la Garde-Roussillon conserve une belle chapelle templière et les ruines d'un château réduit à un pan de tour de forme carrée.


Templiers
Chapelle de La Garde-Roussillon - image Marcel Vigouroux


Appelé la Garda en 1293 et la Garde de Rousilhon en 1508, cette ancienne maison du Temple comportait un château, détruit pendant les guerres de Religion, une chapelle, deux moulins, la paroisse de Jabrun, des bois, de vastes pâturages, et recouvrait des cens sur la moitié de la châtellenie de La Garde et percevait deux péages dont l'un au Moulin du Temple, sur la route de Rodez à Clermont.

Après son annexion à l'Ordre des Hospitaliers, cette maison dépendait de la commanderie de Montchamp (Cantal). Jusqu'à la Révolution, la justice de La Garde Roussillon s'étendait sur les paroisses de Jabrun, Chaudes-Aigues et Saint-Urcize en partie.


Croix templière La Garde-Roussillon
Croix templière La Garde-Roussillon - image Marcel Vigouroux


La Garde est mentionnée en 1293 dans les comptes de Jean de Trie, bailli du Roi en Auvergne, pour le paiement d'une somme de trois livres et six sols. En 1307, le précepteur de La Garde est Vital Fabre. Sergent du Temple, il est reçu en 1294 à Barletta (Pouilles) par Hugues de Montredon. Après son arrestation en 1307, il est emprisonné à Montferrand où il se trouve encore en 1309.
Sources: Marcel Vigouroux

La Garde-Roussillon
Maison du Temple en toute justice, située à huit lieues de Montchamp, à deux lieues de Chandegur, à trois lieues de Saint-Flour, proche de Jabrun.
Il y avait un four banal, des dimes, cens, rentes, et un moulin lui aussi banal.

Après la chute de l'Ordre du Temple, cette Maison du Temple de La Garde Roussillon était devenu un membre rattachée à la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Montchamp.
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne - Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors - Bâle - Genève - 1883.

La Garde-Roussillon
La Garde-Roussillon, gros village sur un plateau qui domine le cours de l'Yronde. Il y a une chapelle. C'était un fief dont une partie était aux seigneurs de Sévérac, et l'autre partie au commandeur de Montchamp. Il échut, en 1508, à N. Louis de Foix, seigneur de Mardogne, qui le vendit, en 1550, a N. Raymond de Jouvenroux. Frère Claude Obéry de Vatans, bailli de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, possédait La Garde-Roussillon en 1730; il était qualifié de chef d'escadre des armées navales du roi. En 1762, Alexis de Boulinard de Margon, commandeur de Montchamp, possédait aussi La Garde-Roussillon. On voit les ruines du château de La Garde près de la chapelle.
Sources: Dictionnaire statistique Histoire, description et statistique du département du Cantal. Par Jean Baptiste Déribier du Chatelet, Paul de Chazelles. M. DCCC. LVI. Note page 24.
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Jabrun   (15)
Chapelle templière de Jabrun
Département Cantal, Arrondissement de Saint-Flour, Canton de Chaudes-Aigues - 15


Chapelle templière de Jabrun
Localisation: Chapelle templière de Jabrun


Situé à une altitude de 953 mètres, sur la route menant de Saint-Urcize à la Nationale 121, par Réquistat, le village de Jabrun est agréablement situé.

Son église dédiée à Saint-Jean est de pur style roman du XIIe siècle pour les absides et ogival pour les parties reconstruites au XVe siècle.
La nef unique de forme barlongue est en hémicycle à l'intérieur et pentagonale à l'extérieur.
Le clocher à peigne, surmonté d'un toit, est percé de quatre baies renfermant deux cloches datées de 1844 et de 1865.

Cette église dépendait autrefois de l'Ordre du Temple, puis des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En 1260, Etienne de Coste était chapelain de Jabrun.


Chapelle templière de Jabrun
Chapelle templière de Jabrun - Sources Templar history


Selon le dernier état des commanderies du Grand Prieuré d'Auvergne établi en 1685, la cure de Jabrun dépendait de La Garde-Rousillon, membre de la Commanderie Hospitalière de Montchamp. A cette époque, l'église paroissiale, le four banal, les dîmes, les cens, les rentes et le moulin aussi banal assuraient un revenu de 2.000 livres. A Maisonneuve, sur le ruisseau se trouvait le Moulin du Temple, détruit en 1944.
Sources: Marcel Vigouroux

Jabrun
Jabrun, commune de Chaudesaigues.
— Jabru, XIVe siècle (Pouillé de Saint-Flour)
— Jabrun, 1662 (Terrier de La Garde-Roussillon)
— Maison du Temple, puis commanderie de l'Ordre de Malte.
— Faisait partie, avant 1789, de la Haute-Auvergne, du diocèse de l'élection et de la subdélégation de Saint-Flour.
— Régie partie par le droit écrit, partie par le droit coutumier, il dépendait de la justice seigneuriale de la Maison du Temple de Montchamp et ensuite de la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Montchamp, à cause du mandement de La Garde-Roussillon, et ressort de la sénéchaussée d'Auvergne, en appel de la prévôté de Saint-Flour.
— Son église, dédiée à Saint-Jean, dépendait de la Maison du Temple, puis de la commanderie de Montchamp, comme membre annexe, et le curé était à la nomination du commandeur de Jabrun.
— Elle a été érigée en sucursale par décret du 28 aout 1808.
Sources: Dictionnaire topographique du département du Cantal, par M. Emile Amé. Paris Imprimerie de Nationale M DCCC XCVII.
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Maitres Templiers Haute-Avergne   (15)
Liste des Templiers appartenant à l'ancien diocèse d'Auvergne
Note: La liste ci-dessous comprend les frères du Temple de l'ancien diocèse d'Auvergne, quelques-uns sans date, mais de la fin du XIIIe siècle.
Sources: Bibliothèque nationale: Rouleaux Baluse, 3 et 4 - Archives Nationales: Trésor des Chartes, J 413. - Michelel: Procès des Templiers. - Trudon des Ormes: Maisons de quelques Templiers dans Revue de l'Orient Latin. - Marcellin Boudel: Mancrits.

Chevaliers
Alboin (d'), Durand, précepteur de Montforrand.
Alliac (d), Guillaume, précepteur d'Auvergne, 1228.
Blanc, Humbert, grand précepteur d'Auvergne, 1307.
Boisset (de), Guillaume.
Bort (de), François, grand précepteur d'Auvergne, 1289.
Breuil (du), précepteur de Chanonat, 1307.
Breon (de), Pierre, 1307.
Buisson (du), Raymond, grand précepteur d'Auvergne, 1279.
Buisson (du), Pierre, précepteur de Celles, 1282.
Celles (de), Dalmace. précepteur de Celles, 1216.
Cologne (de), Pierre.
Dauphin, Guy, grand précepteur d'Auvergne, 1300.
Fontanes (de), Jean, précepteur de Carlat, 1119.
Greil (de), Robert.
Laire (de), Durand, précepteur du Chambon, 1228.
Laire (de), Guy, précepteur du Chambon, 1228.
Lastic (de), Durand, 1307.
Lespinasse (de), Pierre, précepteur de Celles, 1246.
Lespinasse (de), Robert, précepteur de Celles, 1307.
Madic (de), Guillaume, commandeur de Bellechassagne et Lormetaux, 1280.
Madic (de), Hugues, commandeur de Bellechassagne et Lormetaux, 1297.
Madic (de), Pierre, commandeur de Bellechassagne et Lormetaux.
Montgacon (de), Guillaume, précepteur de la Tourette, 1269.
Sartiges (de), Bertrand, défenseur de l'Ordre, 1310.
Sauzet (de), Géraud, grand précepteur d'Auvergne.


Prêtres
Aureilhe, Pierre, curé de Carlat, 1307.
Carlat, Guibert, curé de Carlat, précepteur de la Fonlhouse, 1307.
Durand, Aldebert, 1307.
Golfier, Guérin, chapelain au Monteil, 1307.
Lajarousse, Etienne, curé d'Ydes, précepteur de la Chassagne, 1307.
Lagarde, Etienne, 1307.
Textoris, Guillaume, curé de Celles, 1307.
Ydes (d'), Etienne, 1307.


Servants
Adam, Jean, précepteur de la Tourette, 1307.
Aleyras (d'), Pierre, 1307.
Amblard, Bernard, 1307.
Auzon (d'), Bernard, 1307.
Auzon (d'), Pierre, 1307.
Avril (d'), Guillaume, 1307.
Blanc, Jean, 1307.
Besse, Géraud, 1307.
Bonhomme, Géraud, précepteur d'Albinhac-Saint-Paul, 1307.
Bonnefons (de), Pierre, 1307.
Cellarier, Etienne, 1307.
Charnier, Hugues, précepteur de Saint-Pourcain, 1307.
Charnier, Bernard, précepteur de Saint-Pourcain.
Charnier, Robert, précepteur de Saint-Pourcain.
Charnier, Durand, précepteur de Celles, 1292.
Charnier, Guillaume, précepteur de Celles, 1295.
Delcher, Aymeric, précepteur de la Rouzière, 1307.
Derame, Pierre, 1280.
Dupuy, Michel, 1307.
Fabre, Vital, 1307.
Gascon, Bertrand, 1307.
Gascon, André, 1307.
Lapeyre, Durand, 1280.
Lespinasse (de), Guillaume, 1280.
Mazagues (de), Guillaume, 1307.
Orcet (d'), Jean, 1307.
Raynaud, Pierre, précepteur de Buxières.
Ros ou Roux, Guillaume, 1307.
Salhens (de), Hugues, 1307.
Sarrazin, Jean, 1307.
Sudre, Géraud, 1307.
Senaud, Jean, précepteur de la Foulhouse, 1307.
Ussel, Barthélémy, 1307.
Villars (de), Bernard, précepteur de la Roche-Saint-Paul, 1307.
Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI (1914).
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Montfort   (15)
Domaine du Temple de Montfort
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Mauriac, Commune: Sourniac - 15


Domaine du Temple de Montfort
Localisation: Domaine du Temple de Montfort


Montfort, autrefois dans la paroisse de Jaleyrac, aujourd'hui dans celle d'Arches, est également porté par Jean de Trye, bailli d'Auvergne, au rang des préceptories de la milice du Temple (Auguste Chassaing. Spicilegium, page 212).

Au moins un quart du village appartenait à la maison de Sartiges. Au XVIe siècle, les chevaliers de Malte y possédaient encore une maison avec une tour.
Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI (1914).

Montfort, ferme avec manoir, moulin et chapelle domestique, sur la commune d'Arches.
— Preceptor de Montfort, 1293 (Spicil Brivat)
— Reparium de Montfortis, 1346 (Archives générales de Sartiges)
— Montfort a renfermé une ancienne commanderie de l'Ordre du Temple.
Sources: Dictionnaire topographique du département du Cantal, par M. Emile Amé. Paris Imprimerie de Nationale M DCCC XCVII.
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Montheil (Le)   (15)
Grange du Temple Le Montheil
Département: Cantal, Arrondissement: Mauriac, Canton: Mauriac, Commune: Saint-Rémy-de-Salers 15


Grange du Temple Le Montheil
Localisation: Grange du Temple Le Montheil


Le Monteil était une grange du Temple, c'est-à-dire un domaine composé de maisons, granges, cours, jardins, prés, champs, montagnes et bois, situés dans la paroisse de Saint-Rémy-de-Salers, à l'endroit encore dit la terre du commandeur, « la terra del commandaïro. »

Elle avait les terres et prés du « Lanion », du « Riou-Gros », du « Claux », de la « Coste », « del Gely », de la « Barbe », de « Ribeyrolles » etc.
Dalmace Gély en est précepteur, en 1294, et y reçoit Pierre de Montchoisy, probablement un Montignac.

En 1307, Guérin Golfier, Templier chapelain, est au Temple du Monteil. Il est plus que probable que le chef-lieu de cette préceptorie était la belle maison des Templiers à Salers (Auguste Chassaing. Spicilegium, page 212).
Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, tome XVI (1914).

Le Montheil, hameau sur la commune de Saint-Rémy-de-Salers désormais rattaché à Saint-Martin-Valmeroux (15140) Auvergne - Cantal, aujourd'hui détruit.
— Le Montel (carte de Cassini)
— Le Monteil faisait partie de la Maison du Temple de Carlat.
— Un château parait y avoir existé et l'emplacement qu'il occupait est désigné au plan cadastral sous le nom de « La Terra-del-Commandaire. »
Sources: Dictionnaire topographique du département du Cantal, par M. Emile Amé. Paris Imprimerie de Nationale M DCCC XCVII.
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Murat   (15)
Maladrerie du Temple de de Murat
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Murat, Commune: Albepierre-Bredons - 15


Maladrerie du Temple de de Murat
Localisation: Maladrerie du Temple de de Murat


Le Dictionnaire Statistique du Cantal, article Murat, dit que la chapelle de Saint-Gal construite au XIIIe siècle fut donnée aux Templiers de Montferrand.

Ils y établirent en 1256 une maladrerie. Il y a évidemment beaucoup d'erreurs dans ce travail, mais généralement le fond est vrai. Saint-Gal était une léproserie, qui fut donnée aux Templiers de Murat.

Leur maison était à l'emplacement de l'église paroissiale actuelle. Cette maison fut donnée au chapitre collégial, mais en retour pierre de Bourbon, duc d'Auvergne, donna en dédommagement au commandeur de Carlat, une maison sise à Aurillac.

Evidemment si la maison de Carlat profite de cet échange, c'est que la maison de Murat dépendait de la commanderie de Carlat. En désignant Montferrand, l'auteur de l'article désigne le chef lieu des préceptories d'Auvergne, la résidence du maître de la province (1).
1. G. Saige et Comte de Dienne. Documents sur la vicomté de Carlat, tome I, pages 600 et 601.
Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI (1914).

Maladrerie de Murat
Le couvent de Saint-Gal ou de Saint-Geal était au XIe siècle un ermitage appelé Puetch-Brun, et dans d'autres titres, Puetch-Bert.

Cet ermitage aurait servi de retraite à saint Gal, évêque de Clermont, et ce serait en mémoire de lui que le nom de ce lieu aurait été changé. Une chapelle y fut construite au commencement du XIIIe siècle et donnée aux Chevaliers Templiers de la maison d'Orbiers, à Montferrand; ils établirent, en 1256, une maladrerie pour les pèlerins et croisés qui revenaient de la terre sainte, et celle qui était à Murat fut supprimée. Après la suppression des templiers, en 1312, elle fut d'abord unie au chapitre, régie par des frères hospitaliers, puis par des prieurs, et enfin donnée aux chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. On voyait dans un ancien titre que Jean de la Forêt, damoiseau, commandeur de l'ordre de Saint-Jean, qui venait de succéder aux Templiers, à Orbiers, prévint le vicomte Bégon qu'il avait été pourvu à l'office de gardien de la maladrerie de Saint-Gal.

En 1555 vivait en ce couvent, avec la réputation de saint homme, un reclus ou gardien nommé Pierre Portette, qui fit plusieurs fondations pour la maison.
En 1388, Jean Seysset, chanoine de l'église cathédrale de Saint-Flour, en fut prieur.

En 1449, Bernard d'Armagnac, fils du connétable, vicomte de Murat, voulant fonder dans cette ville un couvent d'hommes, présenta une requête au pape Martin V pour obtenir l'autorisation de faire cet établissement. L'exécution de la bulle d'érection, datée du 8 juin 1430, fut adressée au prévôt de Montsalvy, de l'ordre de Saint-Augustin, qui se rendit à cet effet à Murat. Une enquête y fut faite le 31 octobre. On choisit la maladrerie de Saint-Gal, peu éloignée de la ville, dans ses appartenances au terroir de la Milandia, dans une position agréable, sur les bords de la rivière d'Allagnon, et située aujourd'hui sur la route impériale qui conduit à Aurillac. D'après une inscription qui se trouve sur un tableau dont nous parlerons plus loin, il paraît que le comte d'Armagnac indemnisa l'ordre de Saint-Jean.

Ce bel établissement a péri par le feu dans la nuit du 24 janvier 1855. Tout y a été consumé généralement. Mais comme depuis longtemps j'avais pris une copie des actes historiques qui s'y trouvaient, les lecteurs voudront bien m'excuser si j'entre dans des détails plus circonstanciés, car ces pièces seraient désormais perdues pour son histoire.
Sources: Dictionnaire statistique: ou, Histoire, description et statistique du département du Cantal. Par Jean Baptiste Déribier du Chatelet, Paul de Chazelles, Association cantalienne, Aurillac M. DCCC. LVI.
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Tempel   (15)
Domaine du Temple à Tempel
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Massiac, Commune: Bonnac - 15


Domaine du Temple à Tempel
Localisation: Domaine du Temple à Tempel


Tempel, village et château ruiné sur la commune de Bonnac.
— Tempel; Tempelz, 1558 (Terrier de Tempel)
— Tempels; le membre de Templex; Tempez, 1581 (Terrier de la commanderie de Celles)
— Tenpel, 1640 (Etat civil)
— Tempel (Carte de Cassini)
Sources: Dictionnaire topographique du département du Cantal, par M. Emile Amé. Paris Imprimerie de Nationale M DCCC XCVII.
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Temple (Le) Cantal   (15)
Lieux Le Temple dans le département du Cantal, pour certains lieux-dits, ils ont disparu et ne peuvent donc pas être localiser sur les cartes de Cassini, IGN ou d'Etat-Major.

Le Temple
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Mauriac, Commune: Drugéac - 15
Temple (Le), maison ruinée sur la commune de Drugéac.
— La Maison du Temple, 1787 (Chabrol, tome IV)
Il n'y a plus aucune trace du nom Temple

Moulin du Temple
Département: Cantal, Arrondissement: Saint-Flour, Canton: Neuvéglise, Commune: Jabrun - 15


Moulin du Temple de Jabrun
Localisation: Moulin du Temple de Jabrun


Temple (Moulin du), hameau et moulin détruit sur la commune de Jabrun.
— Molin appellé del Templi, 1508;
— Le Moulin del Temple, 1686 (Terrier de la Garde-Roussillon).
— Le moulin du Temple avait appartenu autrefois à l'Ordre du Temple, puis avait été réuni à la commanderie de Saint-Jean de Jérusalem de Montchamp.

Tempel, village et château ruiné, commune de Bonnac.
Département: Cantal, Arrondissement et Canton: Saint-Flour, Commune: Bonnac - 15


Le Temple de Bonnac
Localisation: Le Temple de Bonnac


— Tempel; Tempelz, 1558 (Terrier de Tempel)
— Tempels; le membre de Templex; Tempez, 1581 (Terrier de la commanderie de Celles)
— Tenpel, 1640 (Etat civil)
— Tempel (Carte de Cassini)
— Tempel était un membre de la Maison du temple de Celles.
Sources: Dictionnaire topographique du département du Cantal, par M. Emile Amé. Paris Imprimerie de Nationale M DCCC XCVII.
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Ydes   (15)
Maison du Temple d'Ydes
Département: Cantal, Arrondissement: Mauriac, Canton: Ydes - 15


Maison du Temple d'Ydes
Localisation: Maison du Temple d'Ydes


Dans ses comptes, Jean de Trye porte avoir reçu du précepteur de la milice du Temple d'Ydes 36 sols (1), il nous reste de cet ancien Temple, l'église romane, monument historique, du XIIe siècle. Le porche et le chevet sont prodigieusement riches en sculptures et ne démentent pas cette affirmation d'un défenseur du Temple:« Nos églises sont les plus belles. »
Nous pourrions ajouter que de toutes les chapelles des Templiers et des Hospitaliers, la plus belle est bien Ydes.
Les autres ne méritent même pas une citation. Il fallait que le fondateur du Temple d'Ydes fut prodigieusement riche.
Quel était-il ?
Un Madic ?
Un Ventadour ?
Un vicomte de Limoges ?
Nous l'ignorons, mais la maison de Madic fournit à l'ordre du Temple des chevaliers des plus distingués, comme Pierre de Madic, maître des Temples d'Aquitaine en 1288, Pierre de Madic, maître de la milice d'Auvergne en 1294, Guillaume et Hugues de Madic, chevaliers, etc.
1. De preceptore d'Isda. Auguste Chassaing. Spicilegium, page 212.

Toutefois une transaction passée en 1549 entre Guichard de Gourtain, commandeur d'Ydes, et Joachim de Chabannes comte de Saignes et Madic, nous apprend que la commanderie d'Ydes relève en fief des seigneurs de Saignes (2). On peut semble-t-il inférer de cet acte, que le fondateur fut un des comtes de cette illustre maison, probablement Odon en 1187. Et ce qui donne encore plus de poids à cette opinion, c'est que Géraud de Sauzet, commandeur d'Ydes, transigea en 1281 pour la justice et reconnut celle de Bertrand de la Tour, comte de Saignes (3). Donc, au XIIIe siècle, les Templiers de la préceptorie d'Ydes s'avouaient vassaux de la seigneurie de Saignes.
2. Archives du Puy-de-Dôme, série 11,6.
3. Archives du Puy-de-Dôme, série 11,6.


Chapelle d'Ydes image Internet
Chapelle d'Ydes image Internet


Ce Géraud de Sauzet, dont le nom revient souvent dans les actes du procès des Templiers, était précepteur d'Antioche en 1268. Il fut victime d'une singulière négligence de la part du grand maître, Thomas Béraud.

En mai 1268, le précepteur d'Antioche était cantonné avec ses chevaliers et servants dans le fort Gastins, placé sur les contreforts de l'Amanus et gardant Antioche, lorsqu'il apprit l'arrivée du Soudan Bibars, qui avait cette dernière place pour objectif. Il prévint immédiatement le grand-maître et lui demanda des hommes et des armes. Le grand-maître lui fit répondre qu'il enverrait des hommes à Antioche pour défendre la ville. Quant à lui, il n'avait rien à craindre.

Les secours arrivèrent deux jours trop tard. La situation des Templiers était d'autant plus critique que Bibars marchait droit sur Gastins. Pendant qu'ils dînaient, un frère lai, du nom de Guy de Belain, prit les clefs de la forteresse et les porta au Soudan. Dès qu'ils eurent connaissance de la trahison, les Templiers tinrent un conseil de guerre. Les chevaliers voulaient combattre et mourir, les servants voulaient fuir. Ce dernier avis, le moins généreux, mais le plus pratique, fut suivi. Chevaliers et servants prirent tout ce qu'ils purent, brisèrent le reste et se retirèrent en bon ordre, harcelés par l'ennemi et s'en fuirent au fort Guillaume, qu'ils restaurèrent. Le grand-maître eut grande douleur. Son imprévoyance et sa haine pour Bohémond avaient causé ces malheurs.
Geoffroy de Charmon succéda à Géraud de Sauzet en 1283.

Le Temple d'Ydes possédait une seconde chapelle, placée sur un pic élevé et dédiée à « Notre-Dame-du-Puy », une « maison de maître avec sa grange, ses écuries, cours, jardins, prés et champs dit des Banieres Long », « les Champs Long », « les Champs Blot », « les Runolloix », « les Rondaux », « la Sagniolle » etc., plus un bois, des dîmes et quelques rentes (4).
4. Archives du Rhône, II. 138. L'église du Temple d'Ydes fut dédiée à Saint-Georges.

Ses membres furent « la chapelle de Courtille » avec ses prés du « Borneix », de « Courteix », de « Mathieu », de la « Gasne », ses terres du « Verdier », de La Vergne et de l'Estrade (commune de Vebret) et des rentes, et le membre de « Longevergne » dans la paroisse « d'Anglards-de-Salers. »
Sources: Bouffet (Abbé Hippolyte), Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Haute-Auvergne, dans Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, tome XVI (1914).

Maison du Temple d'Ydes
La commanderie d'Ydes dépendait dans l'origine de la milice du Temple ; elle passa au commencement du XIVe siècle à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem Malte.

Indépendamment des biens et rentes dont la Commanderie jouissait au chef-lieu et dans les villages environnants, d'après un ancien terrier renouvelé au milieu du XVIe siècle par Me Jehan de Tautail et conservé dans les archives de feu M. l'abbé Pau ; elle possédait la maladrerie de l'Hôpital dans la même paroisse et les annexes de Longevergne (Anglards de Salers) et de Courthiles (Vebret).
La chapelle de Courtilhes existait encore en 1738 et il y fut fait à cette époque des réparations en même temps qu'à l'église d'Ydes. Archives, du Rhône, Ordre de Malte.


Chapelle d'Ydes, image interne
Chapelle d'Ydes, image internet


L'église d'Ydes appartenait à la Commanderie et relevait directement du Saint-Siège en vertu de bulles obtenues par l'Ordre en 1317 du pape Jean XXII et en 1517 du pape-Léon V.

C'est un remarquable édifice roman, remontant au XIIe siècle, classé comme monument historique et récemment restauré à ce titre par les soins intelligents de M. Bonnay, architecte à Brive. Il mesure 33 mètres de long sur 9 mètres de large. Au-dessus de la moulure formant le cintre du grand portail se trouve sculpté un zodiaque, dont quelques signes ont été brisés.
L'intérieur du porche est orné de deux bas-reliefs en pierre, sculptés dans l'épaisseur du mur.

Chapelle d'YdesBas relief gauche
Bas relief gauche
Celui de droite se divise en deux parties, l'une représentant Daniel dans la fosse aux lions et l'autre un ange qui enlève par les cheveux le prophète Habacuc.
Le Bas-relief de gauche, également divisé en deux, est une Annonciation: la Vierge d'une part et l'ange Gabriel de l'autre.

Le thème représenté sur le côté sud du porche de l'église d'Ydes est extrait de l'Ancien Testament. Sous l'arc de gauche, Daniel, condamné pour sacrilège, est enfermé dans la fosse aux lions sans que ces derniers le dévorent. Le prodige se poursuit sous l'arc de droite.
Un ange tient Habacuq par la tête pour le transporter de Judée à Babylone afin qu'il nourrisse Daniel.
Le prophète tient dans ses mains le pain et l'eau. Cette double représentation illustre avec précision le texte biblique.

Chapelle d'YdesTempliers.net
Bas relief droit
C'est une scène du Nouveau Testament, l'Annonciation, qui est sculptée sur le côté nord du porche d'Ydes. A gauche, l'archange Gabriel tend une main vers Marie. Il tient une hampe terminée par une croix, sa tête bouclée se détache sur un nimbe perlé, son corps transparaît sous une tunique abondamment plissée, ses pieds sont nus et les rémiges de ses ailes sont finement striées. A droite, la Vierge voilée et nimbée présente la paume de ses mains à l'ange en signe d'acceptation.

Un clocher en forme de campanile, percé de quatre baies romanes, superposées deux par deux, s'élève au-dessus du porche sur le pignon qui termine la nef: c'est dans ce pignon que s'ouvre la porte principale. Un pilier carré en pierre en partage les deux battants, garnis de vieilles et magnifiques ferrures.

Chapelle d'YdesTempliers.net
Ydes - Abside ou chevet
L'abside et le sanctuaire sont éclairés par d'élégantes fenêtres en plein cintre, ornées de billettes et de chapiteaux historiés. Des modillons ou corbeaux artistement fouillés et d'un travail exquis, soutiennent la corniche de pierre, bordée d'une riche torsade.

Le chevet en tuf de l'église d'Ydes est rythmé par des colonnes engagées, ayant une fonction de contreforts. Elles reposent sur des bases ornées d'entrelacs ou de rinceaux et elles sont couronnés de chapiteaux à décor végétal ou historié. L'originalité du chevet d'Ydes réside dans le couronnement du mur. La corniche en pierre qui supporte l'avant-toit ne repose pas directement sur les corbeaux, comme c'est l'usage dans la région, mais sur une frise d'arceaux.

L'architecte a eu le tact de conserver malgré la différence de style, la fenêtre tréflée de la chapelle Notre-Dame appartenant au XVe siècle; il a compris qu'une restauration n'est pas une reconstruction et qu'il importe dans ces sortes de travaux de ne pas sacrifier des parties intéressantes d'une époque postérieure, à un excès d'uniformité qui serait presque du vandalisme; mais comme il a dû souffrir de se voir obligé d'annexer à la chapelle de l'est une sacristie qui la déforme et écrase l'ensemble du monument !

Il est fâcheux que l'on n'ait pu trouver une combinaison meilleure pour se débarrasser de cette sorte de cuisine avec le haut-fourneau qui lui sert de cheminée. Franchement cet appentis peut être commode et confortable; mais il manque absolument de correction et de goût. Les murs latéraux de la nef sont sévères et sobres d'ornements, tout en s'harmonisant avec le style du choeur: en un mot l'extérieur est merveilleusement réussi. Peut-on en dire autant de l'intérieur ? L'ancienne voûte, écroulée en 1680, a été rétablie en briques recouvertes d'un simple crépi; une voûte en pierres de taille eut été préférable; on peut regretter également qu'une partie des murs ait été rebâtie par plaques en moellons irréguliers: ce sont là des reproches de détail qui font tache dans une restauration aussi bien exécutée, mais qui ne sauraient nuire à l'ensemble de l'oeuvre.

Nous serons plus sévères sur ce qu'on est convenu d'appeler le mobilier de l'Eglise. On oublie trop de notre temps que l'autel était primitivement un tombeau et les exigences du culte, encouragées par l'amour du clinquant, ont fait ajouter à la table primitive des gradins et un tabernacle. Le clergé est excusable d'avoir cédé à cet engouement, s'il est vrai que la liturgie, dans son implacable rigorisme, exige ces encombrants accessoires pour nos modestes églises paroissiales et réserve les tables d'autel nues, aux basiliques et aux cathédrales; mais je le demande en toute franchise, l'usage adopté au Moyen Age, de déposer les Saintes Espèces dans le sein d'une blanche colombe qui se balançait les ailes déployées, au-dessus de l'autel, suspendue à la voûte par un fil imperceptible, ne renfermait-il pas une allégorie touchante qui méritait d'être conservée ?
La porte latérale du côté droit n'a pas plus été sacrifiée que la fenêtre ogivale de la chapelle Notre-Dame, malgré ses moulures un peu grossières du XVe siècle. Le tympan est surmonté d'un Saint George, patron de l'église, foulant le dragon sous les pieds de son cheval.

L'Eglise d'Ydes fut l'objet de fondations pieuses de la part de Bernard VII de la Tour, à son départ pour la croisade (Testament du 8 mai 1270) et de Girald de Madic (Testament du 20 juin 1414).

Etienne d'Ydes ou de la Roussille « fief situé dans la paroisse de Champagnac » figure parmi les templiers d'Auvergne interrogés à Clermont en 1309 par l'évêque Arbert Aycelin, Pierre d'Ydes, époux de Sybille de Turenne ne vivait plus le 25 janvier 1325.

Le 13 avril 1730, un grand scandale se produisit à la suite du refus du curé, Jean de Chavialle, d'autoriser l'inhumation du corps de Marthe de Chalus dans la chapelle du Chatelet et il ne fallut rien moins que l'intervention du bailli des Montagnes pour avoir raison de la résistance opiniâtre de ce curé.
Sources: Louis de Ribier. Ydes, son histoire, ses eaux minérales, essai sur leur action dans le traitement de l'obésité, page 43. Paris 1901. - Bnf
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