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Joseph-François Michaud - Histoire des Croisades

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Première Croisade

 

5 - L'armée chrétienne quitte Nicée - La Bataille de Dorylée
Enluminure de la BNF L'armée chrétienne était partie de Nicée le 25 juin (1). Elle marcha pendant deux jours ; le soir du second jour, elle arriva auprès d'un pont, et c'est là qu'elle dressa son camp. Ce pont, qu'on voit encore aujourd'hui, est construit au lieu même où le Gallus se jette dans le Sangare, appelé en langue turque Sakarié. Les croisés se trouvaient alors près de l'ancienne Leuca, remplacée maintenant par le village de « Lefké. » Il n'y a que six heures de marche de Nicée à « Lefké », mais les chemins étaient difficiles, surtout pour une grande multitude d'hommes qu'embarrassait un vaste attirail de bagages et de chariots, et nous ne devons pas nous étonner que l'armée ait mis deux jours à faire ce court trajet. Attirés par l'abondance de l'eau et des pâturages, les croisés se reposèrent deux jours à la jonction du Gallus et du Sangare. Comme ils allaient entrer dans un pays désert et sans eau, les chrétiens crurent devoir se partager en deux troupes ; une seule terre ne suffisait pas à tant d'hommes, tant de chevaux, tant de bestiaux (Robert le Moine). Le plus considérable des deux corps d'armée était commandé par Godefroy, Raymond, Adhémar, Hugues le Grand et le comte de Flandre ; l'autre corps était commandé par Bohémond, Tancrède et le duc de Normandie. Les deux troupes devaient marcher, autant que possible, à une assez proche distance l'une de l'autre. La troupe de Godefroy se dirigea vers la droite, la troupe de Bohémond vers la gauche. Celle-ci, après trois jours de marche et vers le commencement de la quatrième journée, arriva dans la vallée appelée tour à tour « Dogorganhi », « Gorgoni » et « Ozellis. » Il y a vingt lieues de « Lefké » à la vallée de « Gorgoni », ce qui répond parfaitement aux journées de marche que nous venons d'indiquer d'après le moine Robert, témoin oculaire ; ceci prouve également l'erreur de quelques chroniqueurs tels que Guillaume de Tyr, qui ont compté une seule journée de marche ; ces derniers chroniqueurs n'avaient point vu les lieux. La troupe de Bohémond, partant du pont où l'armée chrétienne avait fait halte, dut suivre le Sangare pendant trois heures environ ; laissant ensuite le fleuve à gauche, elle s'avança dans une vallée qui la conduisit jusqu'à « Gorgoni » ; la vallée que suivit d'abord le prince de Tarente, nommée par les Turcs « Visir-Kan », est longée par une petite rivière appelée maintenant « Kara-Sou. » La vallée de « Gorgoni », dont le nom se mêle au souvenir d'une grande bataille, aboutit à la plaine de Dorylée appelée par les Turcs « Eski-Cher » ; elle est située à quatre heures au nord-ouest de cette ville. Une rivière nommée « Sareh-Sou » (eau jaune), le Béthis des anciens, arrose cette vallée couverte de prairies et va se jeter dans le Tymbrius (2). Du côté du Nord est un village turc appelé « Dogorganleh » : ce nom est une évidente corruption de « Dogorganhi », l'ancien nom cité par nos chroniqueurs. La vallée qui vit s'accomplir l'événement militaire dont l'issue décida du sort de la première croisade, s'appelle aujourd'hui « Yneu-Nu » (les cavernes), ainsi nommée des nombreuses grottes sépulcrales creusées dans les flancs des collines du voisinage. Nous sommes heureux de pouvoir indiquer avec autant de détails et de précision des lieux devenus si célèbres dans l'histoire de la première expédition de la croix.

C'est dans la matinée du 1er juillet, que la troupe de Bohémond, arrivée à la vallée de Gorgoni, vit tout à coup apparaître une immense multitude de musulmans. Kilidj-Arslan, après sa défaite de Nicée, avait rassemblé de nouvelles forces. A la tête d'une armée que les chroniqueurs latins portent jusqu'à trois cent mille hommes, le sultan de Nicée suivait les croisés épiant l'occasion de les surprendre et de leur faire payer cher la conquête de sa capitale. La division de l'armée chrétienne en deux corps lui avait semblé propice à une attaque ; il avait choisi la troupe la moins considérable, comme étant la plus facile à vaincre. L'armée de Kilidj-Arslan s'étendait menaçante sur les hauteurs de Gorgoni.

A cette vue, les chrétiens surpris hésitent d'abord ; mais Bohémond et le duc de Normandie ordonnent à tous les chevaliers de mettre pied à terre et de planter les tentes. En peu d'instants, le camp est assis aux bords de la petite rivière qui coule dans la vallée : il se trouvait ainsi défendu, d'un côté par la rivière, de l'autre par un marais couvert de roseaux. Des chariots, des palissades faites avec des pieux qui servaient à dresser les tentes, entouraient le camp. Bohémond fait placer au centre les femmes, les enfants et les malades ; il assigne aux fantassins et aux cavaliers des postes à défendre. La cavalerie, partagée en trois corps, s'avance à la tête du camp et se prépare à disputer le passage de la rivière. L'un de ces corps était commandé par Tancrède et Guillaume son frère ; l'autre par le duc de Normandie et le comte de Chartres. Bohémond, qui commandait le corps de réserve, se place avec ses cavaliers sur une hauteur d'où il peut tout découvrir et suivre les mouvements du combat.

Avant que les tentes fussent dressées, une troupe de musulmans, descendant des montagnes, avait lancé sur les croisés une grêle de flèches. Cette première attaque fut courageusement soutenue. Poursuivis par les cavaliers latins, les Turcs ne purent trouver dans leur fuite leur ressource accoutumée. Ils avaient à gravir des hauteurs, et les chrétiens les atteignirent sans peine ; aussi ce détachement périt sous la lance et l'épée ; les arcs et les flèches étaient devenus inutiles entre les mains de ces fuyards acculés au pied des monts.

« Oh ! Combien de corps tombèrent privés de la tête ! S'écrie un témoin oculaire (Robert le Moine) ; combien de corps tombèrent mutilés de diverses manières ! Ceux des ennemis qui étaient derrière poussaient ceux de devant sous le glaive meurtrier des nôtres. »
Mais, pendant que ce détachement de Turcs succombait, une multitude d'ennemis, poussant de grands cris, s'étaient précipités du haut des monts sur le camp des chrétiens ; la rivière avait été franchie ; les femmes et les enfants , les vieillards et les malades, les hommes désarmés, étaient tombés sans résistance ; dans cet effroyable désordre, les cris et les gémissements des pèlerins se mêlaient aux hurlements des barbares. Les Turcs massacrent tout ce qui s'offre à leurs coups ; ils n'épargnent que les femmes qui ont de la jeunesse et de la beauté et qu'ils destinent aux sérails. Si on en croit Albert d'Aix, les filles et les femmes des barons et des chevaliers préférèrent, en cette occasion, l'esclavage à la mort : on les vit, au milieu du tumulte, se parer de leurs plus beaux vêtements et se présenter au-devant des Turcs, cherchant, par la vue de leurs charmes, à toucher le coeur de leurs ennemis.

Cependant Bohémond vient secourir le camp des chrétiens, et force le sultan à regagner son armée. En voyant tant de cadavres couchés sur la terre, le prince de Tarente, nous dit une chronique, commença à se lamenter et à prier Dieu pour le salut des vivants et des morts. Après avoir laissé des chevaliers autour du camp pour le garder et le défendre, Bohémond va joindre les chrétiens aux prises avec l'ennemi. Effrayés par le nombre, les chrétiens étaient près de chanceler. Le duc de Normandie avait devancé Bohémond au lieu du combat : arrachant des mains de celui qui le portait son drapeau blanc brodé d'or, il s'était élancé au milieu des musulmans aux cris de Dieu le veut ! A moi, Normandie ! La présence de ces deux chefs, les efforts de Tancrède, de Richard, prince de Salerne, d'Etienne, comte de Blois, raniment les guerriers latins ; l'énergique audace des champions de la croix résiste à la nombreuse et puissante armée de Kilidj-Arslan. Les flèches des Turcs qui tombaient en pluie sur les chrétiens venaient le plus souvent mourir impuissantes contre la cuirasse, le bouclier ou le casque des chevaliers ; mais les flèches atteignaient les chevaux et répandaient le désordre dans la troupe chrétienne. Cette manière de combattre des musulmans était tout à fait nouvelle pour les croisés. Les chroniqueurs nous parlent de la frémissante douleur des chevaliers impuissants à se défendre contre un ennemi qui ne combattait que de loin et comme en fuyant. Aussi les Latins cherchaient-ils à s'approcher des Turcs, afin de pouvoir se servir de leurs lances ou de leurs épées. La tactique des ennemis consistait à éviter la mêlée et à lancer des nuées de flèches. A mesure que les croisés se présentaient devant eux, ils ouvraient leurs rangs, se dispersaient pour se rallier à quelque distance et lancer de nouveaux traits. La rapidité de leurs chevaux les secondait dans leurs évolutions, et les dérobait à la poursuite des croisés.

Dans ce combat, où l'inégalité des forces était si grande, la bravoure des compagnons de Bohémond fît des miracles. On avait dû renoncer aux dispositions faites avant la bataille ; chaque chef, chaque guerrier ne prenait plus conseil que de lui-même et s'abandonnait à son ardeur. Les femmes, délivrées des mains des musulmans, parcouraient les rangs chrétiens, apportaient des rafraîchissements aux soldats étouffés par les brûlants rayons du jour, et les exhortaient à redoubler de courage pour les sauver de la servitude. Personne ne demeurait en repos, nous dit une chronique : les chevaliers et tous ceux qui étaient propres à la guerre combattaient ; les prêtres et les clercs pleuraient et priaient ; les femmes qui n'étaient pas occupées à porter de l'eau aux combattants, traînaient sous les tentes, avec des lamentations, les morts et les mourants. A la fin de ce combat, l'innombrable multitude des musulmans avait enveloppé la troupe chrétienne, de manière à ne lui laisser aucun espace pour la fuite. Les croisés se trouvaient cernés, pressés sur tous les points ; ils étaient emprisonnés comme dans un cirque, nous dit un chroniqueur « Raoul de Caen » ; le carnage était horrible des deux côtés. Robert de Paris, le même qui avait osé prendre place sur le trône d'Alexis, fut blessé mortellement, après avoir vu périr autour de lui quarante de ses compagnons. Guillaume, frère de Tancrède, jeune homme d'une impétueuse bravoure et d'une grande beauté, tomba percé de flèches. Tancrède lui-même, dont la lance était brisée et qui n'avait plus que son épée pour défense, eût terminé sa carrière dans la vallée de Gorgoni, sans l'assistance de Bohémond.

L'admirable courage des guerriers de la croix, luttant contre des forces supérieures, rendait encore la victoire incertaine ; mais tant de généreux efforts allaient être inutiles : les croisés, épuisés de fatigues, ne pouvaient résister longtemps à un ennemi qui se renouvelait sans cesse. Tout à coup mille cris de joie annoncent Godefroy, qui s'avançait avec le second corps de l'armée chrétienne. Dès le commencement de la bataille, Bohémond l'avait fait avertir de l'attaque des Turcs. C'est Arnoul, chapelain du duc de Normandie, qui, monté sur un cheval rapide, était allé prévenir Godefroy. Le messager avait rencontré la troupe du duc de Lorraine à une distance de deux milles, au sud de la vallée de Gorgoni. Les fidèles coururent au combat, dit Albert d'Aix, comme s'ils eussent été appelés au plus délicieux festin. Lorsque Godefroy, le comte de Vermandois, le comte de Flandre, à la tête de leur corps d'armée, parurent sur les montagnes, le soleil était vers le milieu de son cours, et sa lumière se réfléchissait sur les boucliers, les casques et les épées nues ; les enseignes étaient déployées ; le bruit des tambours et des clairons retentissait au loin ; quarante mille guerriers, couverts de leurs armes, s'avançaient en bon ordre. Cette vue ranima la troupe de Bohémond, et jeta l'épouvante parmi les infidèles. Il y avait cinq heures que les compagnons du prince de Tarente soutenaient tout le poids d'une bataille inégale.

Godefroy, Hugues, Baudouin et Eustache, frères du duc de Lorraine, suivis de leurs quarante mille cavaliers d'élite, volent du côté du camp chrétien environné d'ennemis : Robert le moine les compare à l'aigle fondant sur sa proie, excité par les cris de ses petits à jeun. Les bataillons musulmans qui reçurent la première attaque du duc de Lorraine purent croire que la foudre tombait au milieu, d'eux ; les cadavres s'amoncelaient sous le glaive des Francs ; la vallée et les montagnes retentissaient des lamentations des mourants et des cris joyeux des Latins.

« Malheur à ceux que les Francs ont rencontrés les premiers ! dit le témoin oculaire Robert : hommes il n'y a qu'un instant, ils ne sont plus que cadavres ; la cuirasse et le bouclier n'ont pu les protéger, et les flèches et les arcs ne leur ont servi de rien. Les mourants gémissent, broient la terre de leurs talons, ou, tombant en avant, coupent l'herbe de leurs dents. »
Tandis que la troupe de Godefroy réunie à celle de Bohémond répandait la confusion et la mort dans les rangs des Turcs, ceux-ci furent saisis d'une terreur nouvelle à l'aspect de dix mille hommes de l'arrière-garde qui descendaient de la montagne, conduits par Raymond et par l'évêque Adhémar ; un frisson courut à travers cette multitude, dit un chroniqueur que nous citons souvent parce qu'il était présent à la bataille ; les infidèles crurent que des guerriers pleuvaient sur eux du haut du séjour céleste, ou qu'ils sortaient des flancs de la montagne, tout armés contre eux.

Le sultan Kilidj-Arslan s'était retiré sur les hauteurs avec son armée, espérant que les croisés n'oseraient point l'y poursuivre. Vain espoir ! Godefroy, Hugues, Raymond, Adhémar, Tancrède, Bohémond et les deux Robert, enveloppent les hauteurs où le sultan a cherché une retraite. Ce n'est pas seulement dans la vallée que coule le sang des Turcs : les flancs et le sommet des collines en sont rougis. Partout des cadavres jonchaient la terre : un cheval à la course ne pouvait qu'à grand peine trouver assez d'espace vide pour poser le pied.

Le combat dura jusqu'à la nuit, et les dernières scènes de cette journée furent un effroyable carnage. Maîtres du camp des ennemis situé vers le côté septentrional de la vallée de Gorgoni, les croisés y trouvèrent beaucoup de vivres, des tentes magnifiquement ornées, toutes sortes de bêtes de somme et surtout un grand nombre de chameaux. La vue de ces animaux, qu'on ne connaissait point en Occident, leur causa autant de surprise que de joie. Les chrétiens montèrent les chevaux des ennemis pour courir sur les débris de l'armée vaincue. Les ténèbres commençaient à couvrir les collines et la vallée, quand les croisés revinrent à leur camp, chargés de butin et précédés de leurs prêtres qui chantaient des hymnes et des cantiques en action de grâces. Les chefs et les soldats s'étaient couverts de gloire dans cette journée du 1er juillet 1097.

Nous avons nommé les principaux chefs de l'armée. Les chroniqueurs en citent plusieurs autres, tels que Baudouin de Beauvais, Galon de Calmon, Gaston de Béarn, Gérard de Chérisi ; tous signalèrent leur bravoure par des exploits qui leur mériteront, dit Guillaume de Tyr, une éternelle gloire. Le nombre des musulmans tués dans la bataille ou dans la fuite est porté à plus de vingt mille dans les chroniques. Les croisés perdirent quatre mille de leurs compagnons dans les divers rangs de l'armée.

Le lendemain de la victoire, les chrétiens se rendirent sur le champ de bataille pour ensevelir leurs morts ; les chants des prêtres et des clercs accompagnèrent ces funérailles ; on entendit les gémissements des mères pour leurs fils, des amis pour leurs amis. Le moine Robert nous dit que les hommes capables de juger sainement les choses honorèrent tous ces morts comme martyrs du Christ. On passa bientôt de ces cérémonies funèbres aux transports d'une folle allégresse. En dépouillant les cadavres des Turcs, on se disputa leurs habits sanglants. Dans la joie de leur triomphe, tantôt les soldats chrétiens endossaient l'armure de leurs ennemis, et se revêtaient des robes flottantes des musulmans; tantôt ils s'asseyaient dans les tentes des vaincus, et se moquaient du luxe et des usages de l'Asie. Ceux qui n'avaient point d'armes prirent les épées et les sabres recourbés des Turcs, et les archers remplirent leurs carquois des flèches dont la terre était au loin couverte.

L'ivresse de la victoire ne les empêcha point de rendre justice à la bravoure des vaincus, qui se vantaient d'avoir une origine commune avec les Francs. Les historiens contemporains qui ont loué la valeur des Turcs, ajoutent qu'il ne manquait à ceux-ci que d'être chrétiens pour être, en tout, comparables aux croisés. « Si les musulmans avaient été fermes dans la foi du Christ, dit naïvement le chroniqueur Tudebode, s'ils avaient reconnu qu'une des trois personnes de la Trinité était née d'une vierge, qu'elle avait souffert la passion, qu'elle était ressuscitée, que, régnant également dans le ciel et sur la terre, elle avait ensuite envoyé la consolation du Saint-Esprit, ils auraient été les plus braves ? Les plus prudents, les plus habiles dans la guerre, et aucun peuple n'aurait pu leur être comparé. » Ce qui prouve d'ailleurs que les croisés avaient une haute idée de leurs ennemis, c'est qu'ils attribuèrent leur victoire à un miracle. Celui qui voudra considérer cet événement des yeux de l'intelligence, dit Robert, y reconnaîtra, avec de hautes louanges, Dieu toujours admirable dans ses oeuvres. Deux jours après la bataille, dit Albert d'Aix, les infidèles fuyaient encore, sans que personne ne les poursuivît, si ce n'est Dieu lui-même. On avait vu, ajoutait-on, saint George et saint Démétrius combattre dans les rangs des chrétiens. De leur côté, les musulmans ne furent pas moins frappés de la bravoure des Latins. « Vous ne connaissez pas les Francs, disait le sultan Kilidj-Arslan aux Arabes qui lui reprochaient sa fuite, vous n'avez pas éprouvé leur courage : cette force n'est point Humaine, mais céleste, ou diabolique. »

Tandis que les croisés se félicitaient d'une victoire qui leur ouvrait les chemins de l'Asie Mineure, le sultan de Nicée, n'osant plus se mesurer avec les chrétiens, entreprit de ravager le pays qu'il ne pouvait défendre. A la tête des débris de son armée et suivi de dix mille Arabes qui étaient venu le joindre, il devança les croisés et dévasta ses provinces. Les Turcs brûlaient les maisons, pillaient les villes, les bourgs et les églises ; ils entraînaient avec eux les femmes et les enfants des Grecs, qu'ils gardaient en otage. C'est ainsi que tout fut mis en feu et changé en solitude.

Suite

Sources : Joseph-François Michaud - Histoire des Croisades. Dezorby, E. Magdeleine et Cie Editeurs. 1841
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Notes
1. C'est par erreur que Guillaume de Tyr place le départ de Nicée au 29 juin. Sept jours s'écoulèrent depuis le départ de Nicée jusqu'à l'arrivée dans la vallée de Gorgoni.

2. Tous ces précieux renseignements géographiques, qui nous ont aidés à comprendre la bataille de Dorylée, ont été puisés dans les notes de M. Baptistin Poujoulat.

Sources : Joseph-François Michaud - Histoire des Croisades. Dezorby, E. Magdeleine et Cie Editeurs. 1841

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