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Les commanderies de l'Ordre du Temple

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Ramoulu   (45)
Maison du Temple de Ramoulu
Département: Loiret, Arrondissement: Pithiviers, Canton: Malesherbes - 45


Maison du Temple de Ramoulu
Localisation: Maison du Temple de Ramoulu


On ne trouve aucuns titres primordiaux sur cette ancienne maison du Temple. Cependant un vidimus incomplet d'une charte mentionnée dans un inventaire des titres de la commanderie d'EtampesBien du Temple à Etampes
Domaine du Temple à Etampes
, indiquerait que Ramoulu faisait partie des domaines qui furent donnés au XIIe siècle par le Roi Louis VII aux Templiers.

Les terres de la maison de Ramoulu, au nombre de 150 arpents, étaient situées, d'après une déclaration de l'an 1376, aux lieux dits, à la Croix-Coignepuys, à la Croix-de-Boissy, à la Haste-Alix, à la Grande et à la Petite-Fouchère, et se trouvaient alors affermées avec un clos de vigne, des cens et des rentes, cinquante francs d'or, et à la charge par le fermier de nourrir le frère de l'Hôpital, qui était curé de Ramoulu.

En 1473, le ravage des guerres avait détruit les bâtiments de Ramoulu ; et Pierre Louffart, alors commandeur, avait pris le parti de donner à cens toutes les terres de son domaine, pour cinquante-neuf ans, à la charge par le preneur de lui rendre, chaque année, neuf muids de grain, moitié blé, moitié avoine, et de reconstruire à ses frais la maison et les édifices de la ferme.

Cette maison était rétablie en 1493, car nous lisons dans le procès-verbal de la visite prieurale de cette année-là:
« Il y a le membre de Ramolu qui est ung villaige de XL habitans, hommes de la seineurie, où a une cure fondée de Saint-Pierre, servie par ung frère, nommé frère Guillaume Laurent, où a une maison et grange pour le fermier, en bon estât, et peult valloir ledit lieu, tant en domaine comme censives et dismes par commune année XX livres. »

En 1508, ce n'était plus un frère de l'Ordre qui desservait l'église de Ramoulu ; le Commandeur d'alors avait fait pour la cure comme pour les autres parties de son domaine. Il l'avait affermée à un prêtre séculier, moyennant une redevance annuelle de 78 livres tournois, y compris les dimes de la paroisse et celles que le Commandeur recueillait à Piponvilliers (45), Coignepuys (45) et Boissy-le-Brouard (45).

Il ne restait plus à Ramoulu, au XVIIe siècle, qu'une grange qui servait à renfermer les récoltes des terres et le produit des dimes, dont le rapport pouvait valoir, en 1757, 800 livres, et en 1788, 2,000 livres.

Ramoulu est la commune située la plus au nord du territoire de la Communauté de Communes de Beauce et du Gâtinais. Bien que rattachée administrativement au canton de Malesherbes, la commune a souhaité préserver sa proximité avec notre territoire.

Les habitations sont majoritairement regroupées dans le bourg. On dénombre plusieurs hameaux: Boissy-le-Brouard (à l'est de la RN 152), Cognepuits, La Croix-Saint-Mathurin et Piponvilliers.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Rampillon   (77)
Hôpital de Rampillon
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement: Provins, Canton: Nangis - 77


Hôpital de Rampillon
Localisation: Hôpital de Rampillon


La localité relevait de l'archevêché de Sens et la seigneurie appartenait à la commanderie de la Croix-en-Brie. Châteaubleau, Coutençon, Rampillon eurent pour premiers seigneurs les religieux de Notre-Dame de la Charité, ordre de Cluny, dont le couvent était à Rampillon ; ils firent don de leurs biens et de leurs droits à la comtesse de Flandre qui les remit aux Templiers.
Les Fiefs
— Les abbés-seigneurs de Donnemarie et de maints territoires du Montois créèrent à Rampillon les fiefs du Bois de l'Hôpital et du Bois de la Lune au profit du commandeur. Celui-ci a fait planter en bois les dépendances du fief. Le château du Bois de la Lune existait encore en 1718.
Il reste une ferme de l'ancien couvent de la Charité.

L'église qui faisait partie d'une commanderie de Templiers a été construite au XIIIe siècle, une tour ronde dite « des Templiers » est accolée à l'angle nord-ouest de l'édifice.
L'Eglise consacrée à Saint-Elyphe a été reconstruite au XIIIe siècle par Jehanne de Nangis et les Templiers sur l'ancienne église de Saint-Savinien édifiée en 1122. Les arcs-boutants sont une imitation de la transition. Le reste est du XIIIe siècle et le portail dont la galerie des Apôtres est formée d'ogives à têtes trilobées est du XIVe siècle.
Page 753
Sources: Pignard-Péguet, Maurice. Histoire générale illustrée des départements, Seine-et-Marne : histoire des communes, guerres, seigneuries, anciens monuments, églises, châteaux. Orléans 1911 - Bnf
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Reaumont-Planaise   (38)
Maison du Temple de Réaumont ou Planaise
Département: Isère, Arrondissement: Grenoble, Canton: Rives - 38


Maison du Temple de Réaumont ou Planaise
Localisation: Maison du Temple de Réaumont ou Planaise


Pouillé de Vienne (XIVe siècle): « Praecptor de Palaveysi (lis: Palaneysi). » Ulice Chevalier, Inventaire des Archives des Dauphins, ect. Nº409: « Item quodam instrumentum factum manu Guarini notarii publici sub anno Incarnationis Dominice M. CC. LXXV. VII Calendes aprilis, continens quod preceptor in Viennesio militie Templi recognovit se tenere a domino dalphino sastrum de Planeysia cum suo mandamento et locum de Vourey. »

Le Temple de Planaise ou de Réaumont, on trouve un chemin du Temple entre Le Châtelard et Réaumont, ce chemin longe la voie ferrée, canton de Rives, arrondissement de Grenoble, avec tous ce que les Templiers avaient possédé dans ledit mandement, fut cédé par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem à Jean II, en 1317.
Sources: Roland Delachenal - Cartulaire du Temple de Vaulx, Paris Picard - 1897
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Recey-sur-Ource   (21)
Domaine du Temple à Recey-sur-Ource
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton: Chôtillon-sur-Seine - 21


Domaine du  Temple à Recey-sur-Ource
Localisation: Domaine du Temple à Recey-sur-Ource


Les Templiers obtiennent leur premier bien en 1201 et ont la permission de construire pour eux et leurs hommes dès 1234 et gardent leur droit de justice lors d'une querelle face à Jean, seigneur de Recey en février 1283.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.

Recey-sur-Ource, chef-lieu de canton, arrondissement de Chôtillon-sur-Seine.
— Rusei, 1177 (cartulaire de Lugny, page 6, n° 6).
— Rucé, 1201 (Fonds de la Maison du Temple de Bure, H 1162).
— Riciacum, Ruceium, 1211 (Lugny, H 886).
— Receium, 1233 (Auberive, l. 11).
— Recé, 1257 (Auberive, l. 11).
— Receyum, 1296 (B 10487).
— Recey, 1301 (B 10489).
— Rexeyum, XIVe-XVe siècle (Longnon, Pouillés, I, 151).
— Rissey, Reixey, 1481 (Saint-Bénigne, H 23).
— Recey sur Orce, 1574 (C 5128 bis, f° 71 v°).
— Recey sur Ource, 1635 (C 4816, f° 78 v°).
En 1789, Recey-sur-Ource dépendait de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne. Son église, sous le vocable de Saint-Remi, était le siège d'une cure du diocèse de Langres, doyenné de Chôtillon-sur-Seine, à la seule collation de l'évêque.
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
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Recoules-d'Aubrac   (48)
Domaine du Temple à Recoules d'Aubrac
Département: Lozère, Arrondissement: Mende, Canton: Nasbinals - 48


Domaine du  Temple à Recoules d'Aubrac
Localisation: Domaine du Temple à Recoules d'Aubrac


Les Templiers possédaient l'église de Recoules d'Aubrac, dédiée à Saint-Jean sous les Hospitaliers, elle était la propriété de l'Ordre du Temple.

Situé à 1080 mètres d'altitude, sur la route de Saint-Urcize à Nasbinals, le village de Recoules est établi sur un promontoire rocheux dominant la vallée où coule le ruisseau de la Cabre.


Eglise de Recoules d'Aubrac
Eglise de Recoules d'Aubrac - Sources: image Marcel Vigouroux


Situé dans le Haut Gévaudan, Recoules était anciennement un prieuré dépendant de la commanderie templière de La Capelle-Livron, au diocèse de Cahors, puis de la commanderie hospitalière de Palhers, au diocèse de Mende. L'église prieurale du XIIe siècle et les vestiges du château des chevaliers témoignent de cette époque. Dans le village et aux alentours, plusieurs croix pattées marquent encore les limites du domaine des Templiers qui ont été souvent en conflit avec l'Hôpital d'Aubrac.

Ainsi en 1250, une transaction est passée entre Gaillard précepteur du Temple à La Capelle, et Durant Dom d'Aubrac pour délimiter les appartenances réciproques de terres situées entre les paroisses de Nasbinals, Marchastel et des Hermaux. Il en est de même en 1268, à propos de droits contestés sur le mas de Cougoussac.


Borne Hospialière - Recoules d'Aubrac
Borne Hospialière - Recoules d'Aubrac - image Marcel Vigouroux


Après l'abolition de l'Ordre du Temple en 1312 et la confiscation de ses biens attribués aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, les litiges continuent.

En 1331, une transaction est passée entre le Dom d'Aubrac et Urbain de Urceria, Commandeur de Recoules, au sujet du droit de forestage dans le bois de Recoules.

A l'entrée du nouveau cimetière, on peut encore voir de très anciennes pierres tombales portant la croix de Malte; il s'agit de sépultures de chevaliers.

Il convient de remarquer le four banal situé dans le village et près du bois de Recoules, la cascade du Bouchabés et d'anciennes carrières de granit dont les pierres ont servi aux cours des âges à édifier les églises, les forts et de très belles demeures, notamment à Saint-Urcize.
Sources - Marcel Vigouroux: Saint-Urcize, village de l'Aubrac
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Recy   (51)
Maisons du Temple à Recy
Département: Marne, Arrondissement et canton de Châlons-en-Champagne - 51

Recy. Receium.
— Vocarle: Notre-Dame. Patron: l'abbé de Saint-Pierre-au-Mont.
— Une famille féodale habitait Recy au commencement du XIIe siècle, époque ou l'on trouve Renaud de Recy, chevalier (1132); Baudouin, chevalier (1185); Simon, chevalier (1188);
— En l'année 1200, Recy paraît comme seigneurie du vidamé de Châlons et y demeura jusqu'à la suppression de cette charge, mais en même temps on trouve encore au XIIIe siècle un Colard de Recy, en 1276, et Simon dit Boulé de Recy, écuyer. D'autres gentilshommes pareillement avaient des biens dans cette paroisse; d'abord le comte de Champagne qui se dessaisit de ses serfs en faveur de l'abbaye de Saint-Memmie (1197) (1); Thibaut d'Avenay donna ce qu'il possédait au prieuré de Vinetz (1200), et Pierre Ruflits d'Epernay au même monastère (1206).

— L'abbaye de Saint-Pierre-au-Mont avait une ferme à Recy;
— Les Templiers de la Neuville-au-Temple y tenaient des maisons.

Après la suppression du vidamé, cette paroisse entra dans la famille L'Hoste, passa dans celle de Le Gorlier (XVIe siècle), puis appartint aux Moet, un moment aux de Cappy et en dernier lieu aux Dorigny.
Sources: Diocèse ancien de Châlons-sur-Marne, Histoire et monuments, par Edouard de Barthélemy, Paris M D CCCLXI
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Redorte (La)   (11)
Domaine du Temple à La Redorte
Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Canton: Peyriac-Minervois - 11


Domaine du  Temple à La Redorte
Localisation: Domaine du Temple à La Redorte


Les Templiers possédaient un petit domaine, il y avait là uniquement un terroir de « villa » importantes.

1159 (n. st.), 26 mars
Guilhem Bernard de Laredorte et sa femme accordent aux frères du Temple le droit d'établir des biefs (capudaqui) dans « l'honneur » qu'ils tenaient en fief de Bérenger Boleta aux terroirs de Blomac et de Douzens ; ils leur en transmettent le dominium et reçoivent d'eux 40 sous Melgueil.
Cartulaires des Templiers de Douzens, publiés par Pierre Gérard et Elisabeth Magnou, Paris 1965
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Reffy   (71)
Maison du Temple de Réffy
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Charolles, Canton: Marcigny, Commune: Baugy - 71


Maison du Temple de Réffy
Localisation: Maison du Temple de Réffy


Reffy, actuellement hameau de la commune de Baugy, en Saône-et-Loire, a été, semble-t-il, un établissement du Temple à l'origine. Quelques constructions anciennes ayant probablement fait partie de la propriété des Templiers ou des Chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem en rappellent le souvenir.

D'après Léopold Niepce, Baugy était le lieu où ce trouvait la Maison La Foret du Temple et était unie à la Maison du Temple de Viviers dans le Cher, qui avait aussi comme membres, Le Temple de Villards, en la paroisse de Dany, justice de Châteaucloud (Cher) et La Foret du Temple, à une lieue de la ville d'Aigurande (36).
Sources: Georges CHATARD - Bulletin de la Société d'Emulation du Bourbonnais fondée en 1845. Tome 70 4e trimestre 2000.

Je vous livre mon analyse et le résultat de mes recherches
J'ai recherché sur les cartes de Cassini, sur les cartes de Géoportail, sur les cartes de Google, et le seul endroit qui me parait-être le bon se trouve près de la ville de « Cornusse ». On peut voir sur le site de Géoportail qu'il y a un champ de tir ou terrain militaire ; là est localisé le hameau « Les Templiers. »

Les Templiers
Département: Cher, Arrondissement: Saint-Amand-Montrond, Canton: Guerche-sur-l'Aubois - 18
Léopold Niepce cite la ville de « Baugy », je pense qu'il faut lire « Bengy ». Si l'on suit la route du château de Bengy, elle nous mène au village de « Cornusse » « Les TempliersBien du Temple à Les Templiers
Domaine du Temple à Les Templiers
 » et cette route va au village « Bengy-sur-Craon ».

Villar
Département: Cher, Arrondissement: Saint-Amand-Montrond, Canton: Guerche-sur-l'Aubois - 18
Au sud-est de « Cornusse », il y a un hameau qui se nomme « VillarsBien du Temple à Villars
Domaine du Temple à Villars
 »

Vivier
Département: Indre, Arrondissement: La Châtre, Canton: Neuvy-Saint-Sépulchre - 36
Près de la ville d'Aigurande, il y a deux hameaux « le Grand et le Petit VivierBien du Temple à Vivier
Domaine du Temple à Vivier
 »

La Forêt-du-Temple
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Bonnat - 23
Le nom de « La Forêt-du-TempleBien du Temple à La Forêt-du-Temple
Domaine du Temple à La Forêt-du-Temple
 », il faut situer le lieu dans la Creuse.
Analyses et Recherches de Jack Bocar
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Reilhac   (24)
Maison du Temple de Reilhac
Département: Dordogne, Arrondissement: Nontron, Canton: Bussière-Badil, Commune: Champniers-et-Reilhac - 24


Maison du Temple de Reilhac
Localisation: Maison du Temple de Reilhac


Reilhac, hameau fusionné avec Champiers.
— Relhac de Champnier (Occitant)


Chapelle du Temple de Reilhac
Chapelle du Temple de Reilhac - Sources: Jack Bocar


A l'extrême limite nord de la Dordogne, à deux pas de la Haute-Vienne se trouvait une Maison du Temple dépendant du diocèse de Limoges et de la vicomté de Rochechouard appartenant politiquement au Poitou.

Les Templiers avaient fait édifier l'église romane (MH) en granit, semi-fortifiée avec portail sculpté à cinq vousssures.


Chapelle du Temple de Reilhac
Chapelle du Temple de Reilhac - Sources: Jack Bocar


Le choeur décoré d'arcatures ogivales et de colonnes, est voûté en cul-de-four.


Chapelle du Temple de Reilhac
Chapelle du Temple de Reilhac - Sources: Jack Bocar


La tour du clocher octogonal construite sur un plan barlong, est décorée par des arcades aveugles en plein cintre.


Chapelle du Temple de Reilhac
Chapelle du Temple de Reilhac - Sources: Jack Bocar


A l'intérieur de l'église les fonts baptismaux sont creusés dans un bloc de granit.


Chapelle du Temple de Reilhac
Chapelle du Temple de Reilhac - Sources: Jack Bocar


En 1307 les Templiers furent arrêtés et emmenés à Limoges où ils seront entendus en novembre par les gens du roi et les inquisiteurs et par l'évêque de Limoges. Ensuite, dix-sept Templiers du diocèse de Limoges sont conduits à Clermont-Ferrand en 1309, puis, Elie de Chalistrat, prêtre de la Maison de Relhac, sera amené à Poitiers pour être entendu par le pape Clément V, et à Paris par la commission pontificale.

Après le départ des Templiers les curés de l'arrondissement de Nontron, firent construire une maison forte. Quand les Hospitaliers de la fondalité de Bourganeuf (Haute-Vienne) vinrent pour en prendre possession en 1600, ils furent mal accueillis et les soldats du « beau chasteau » les obligèrent à partir.

En 1617 les revenus de la commanderie de Reilhac et Milaguet (en Haute-Vienne) étaient de 120 livres.
Sources: André Goineaud-Bérard, Templiers et Hospitaliers en Périgord - Editions Pilote 24, février 2002
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Reims   (51)
Maison du Temple de Reims
Département: Marne, Arrondissement et Canton: Reims - 51


Maison du Temple de Reims
Localisation: Maison du Temple de Reims


Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem se sont établis simultanément dans l'ancien diocèse de Reims, mais les premiers ont eu d'abord une situation de beaucoup supérieure aux seconds par l'importance de leurs propriétés (1). Nous allons essayer de reconstituer séparément leur histoire dans notre pays, après avoir dépouillé les archives de la commanderie qui se trouvent complètes au dépôt des archives nationales, dans un désordre malheureusement assez grand et surtout dans un fâcheux état de conservation, nombre de parchemins étant presque entièrement pourris, par suite de leur séjour dans quelques cachettes souterraines, lors des guerres qui, aux XIVe, XVIe et XVIIe siècles, troublèrent si fréquemment le Rémois. M. Mannier a examiné ces pièces avant nous, pour la publication de son important ouvrage sur les commanderies du Grand Prieuré de France, mais composant un travail d'ensemble, il n'a pu naturellement s'étendre aussi longuement que nous nous proposons de le faire. Un certain nombre de Chartes d'ailleurs lui ont échappé. Nous avons publié dans le tome XLII des Travaux de l'Académie de Reims une note sur les possessions de la commanderie du Temple de Reims. Nous nous félicitons de pouvoir aujourd'hui la compléter.
1. Nous venons de publier dans le dernier volume des mélanges de la Collection de documents inédits de l'histoire de France, un manuscrit excessivement curieux sur les Templiers de Reims; l'obituaire de la Commanderie du Temple de Reims, manuscrit du XIIIe siècle conservé à la Bibliothèque Nationale sous le nº 15054 du fond latin et demeuré inédit. Il présente notamment une grande importance au point de vue de la liste des grands maîtres de l'ordre.

Les archives de la commanderie de Reims remplissent les cartons cotés: de 5033 à 5038, 5261, 5480 à 5484; M. 10, MM. 878, 123, 124; 32 201.

— La commanderie du Temple avait pour membres: Berméricourt, Romain, Prouilly, Mont-Saint-Remy, Vouziers.
— Les Hospitaliers y réunirent: Passy, Pontvray, Crilly, Grandchamp, Sainte-Croix et Rametz.
— L'hôtel de la commanderie porte encore le nom du Temple et sert de maison de commerce à MM. Werlé: il avait été rebâti en 1716: auparavant, il était encore en partie crénelé, comme le montre le plan de la ville de 1665.

L'enclos était lieu de franchise
— A la fin du XVIe siècle, on y joua, à deux reprises, des scènes dramatiques outrageantes pour le clergé (2). Le Chapitre intervint pour défendre à ses vassaux d'y aller, et cette mesure amena, le dimanche des Brandons et le lendemain, des scènes tellement violentes et scandaleuses que deux ans après une sentence du Grand Maître obligea les chevaliers à faire des excuses aux chanoines. C'est dans cet enclos que les confrères de la Passion se réunissaient et s'habillaient pour se rendre en procession à l'échafaud sur lequel ils devaient jouer leurs mystères.
2. P. Tarbé. Les Rues de Reims.

— C'est également dans la grande salle de la commanderie, réputée terrain neutre, qu'aux XIVe et XVe siècles, le peuple rémois s'assemblait pour procéder aux élections municipales et que les échevins venaient à la fin de l'année remettre leurs pouvoirs.

— Les Templiers avaient fondé des écoles assez importantes, dites petites écoles, pour les distinguer des grandes écoles du Chapitre. En 1463, les Hospitaliers augmentèrent notablement l'importance de leur collège.

— Sur la place de l'église s'élevait de toute ancienneté une croix: en 1675; le commandeur Bellotte y fit dresser des obélisques en pierre, dont l'un sur l'emplacement de la croix: celui-ci, assis sur le lion de bronze, était surmonté d'une croix de Malte, ciselée à jour et posée sur un globe de cuivre. C'est là qu'était allumé le feu de la Saint-Jean: le clergé du Temple en faisait le tour, tant qu'il durait, en chantant des litanies.

Nous avons terminé ce travail par une notice semblable sur la commanderie de Saint-Antoine de Reims; c'est la première fois que l'histoire de cet établissement est présentée au public. Ses archives sont également conservées au dépôt de Paris, carton I. 5480 à 5484.

Les Templiers à Reims
— Les Templiers s'établirent de bonne heure en Champagne où ils étaient particulièrement connus. On sait en effet que leur premier Grand Maître était originaire du village de Payens, dans l'Aube, et que c'est au concile de Troyes, en 1118, que leur règle fut approuvée par l'autorité pontificale. Dès 1130, ils étaient établis à la Neuville, près de Châlons (3).
3. Voir noire histoire du Diocèse ancien de Châlons, tome 1er.

— Ce n'est cependant qu'en 1170 que l'archevêque Henri les appela à Reims: d'accord avec le chapitre métropolitain, il leur donna l'église de la Trinité, ancienne collégiale, avec toutes ses dépendances, moyennant un surcens de 25 sous au profit des chanoines. Nous ne possédons pas le titre original, mais une conclusion capitulaire du 5 décembre 1740, constate le fait en mentionnant cette redevance, « pro area œdium et ecclesia Templi olim a capitulo concessa. » Cette église avait été bâtie par saint Remy en l'honneur de saint Martin, puis elle fut dédiée à la Sainte-Trinité et reconstruite dans le courant du XIe siècle par Constant, doyen du Chapitre, qui y fonda quatre prébendes, auxquelles son neveu et successeur en ajouta six autres (4).
4. Marlot, tome 1er, page 143.

— La donation de 1170 attribua tous les revenus aux Templiers, à charge uniquement, outre le surcens, de continuer le service institué par Constant (5).
5. Bibliothèque Natationale, Manuscrits Français 1515.

Nous n'avons pas rencontré de nombreuses pièces du XIIe siècle, mais nous croyons cependant que dès ce moment les donations échurent abondamment aux Templiers, car nous les trouvons en possession de nombreux immeubles dès cette époque; du moins pouvons-nous citer d'importantes propriétés dont aucun titre postérieur n'indique, pour la plus notable partie, les concessions, preuve qui nous paraît indiquer nettement qu'elles remontent aux premiers temps de l'installation de l'ordre à Reims. A ce titre, figurent d'abord les maisons possédées dans cette ville, et dont aucun acte des archives de la commanderie ne mentionne ou le don ou l'achat.
Ces maisons, outre le manoir seigneurial, l'église et l'enclos y attenant, étaient ainsi réparties:
— Une dans l'enclos
— Deux derrière le jardin
— Sept rue du Temple
— Une rue des Bouchers
— Une rue Monginglon
— Une près du cimetière Saint-Jacques
— Une rue de la Hure
— Une rue Telliers
— Une rue Neuve (1)
— Et une au faubourg Cérês (2)

Un bien plus grand nombre de maisons étaient chargées de surcens C'est à savoir:
— Une maison rue Devant-la-Cour-Notre-Dame, 1245 (3)
— Deux rue de la Mercerie, 1244, 1250
— Une rue Cochon-de-Montlaurent, 1248
— Quatre au Marché, 1211 (4), 1218 (5), 1227, 1236
— Une au Marché aux laines, 1248
— Une à la porte Mars, au coin du rempart, 1247
— Dix au Chemin neuf de porte Mars (6), 1247
— Une rue des Telliers, 1247
— Quatre rue des Bouchers, 1243, 1245, 1281
— Une au Mont-Oyson, 1245
— Une rue de la Tournelle, 1245
— Deux rue de Coucy, 1248, 1258
— Une rue Jean-le-Crès, 1251.
— Enfin « le château de Madrid », à côté de la commanderie.
1. Acquise en mai 1256.
2. Achetée en octobre 1280, sise près la porte Cérès « en viesse bos »
3. Don de Cochon de Montlaurent.
4. Surcens de 30 sous rémois, appartenant à Godart, chevalier.
5. Sureens de 12 sous rémois, don de Sybille, Ve Jean Burdin.
6. Vente pour 101 sous par Aceline, Ve Abéric Chassin.


— La justice de la commanderie s'étendait dans Reims sur l'île du Temple, les rues du Temple, de Coucy, des Boucheries, la pointe sud de la rue Monginglon et le long des remparts à l'est.

— La plus ancienne pièce du Chartier, après l'acte de 1170, est une charte de 1198, par laquelle le comte de Champagne fait savoir que noble dame Hodierne a fait don au Temple des héritiers de Thibaut-Baudel, de Damerv, savoir: Renaud BaudeL sa femme, ses frères et sœurs et leurs biens, avec l'approbation du seigneur Ertaud et autres appelés à cet effet, en présence de Gautier, chancelier.

— Mentionnons ici encore une donation de 15 sous de rente, faite au mois de novembre 1268, par Varnier de Monte-Maymo et Marotte sa femme, pour employer au luminaire de la chapelle Saint-Nicolas, en l'église du Temple, le jour de Saint-Denis.

— Originairement la commanderie de Reims était divisée entre plusieurs membres, savoir: Berméricourt, Romain, Prouilly, Passy, Grandchamp, Rametz. Nous allons énumérer séparément leurs possessions.

Arcy-le-Possart (1).
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Fismes - 51

— Don par le seigneur de Lagery, en 1210, d'une rente de dix septiers de blé sur la dîme (2).
1. Canton de Fismes.
2. Réduite à 8 septiers, après procès avec le curé du lieu, jugé le 21 avril 1487.


Berméricourt (3).
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Bourgogne - 51

— Donation par Gérard d'Aconin, chevalier, et Havvide, sa femme, de tous leurs biens immeubles, sis audit lieu, maison, terres, cens, etc., du consentement de Jean de Courlandon, chevalier suzerain (4), qui renonce à la seigneurie moyennant le paiement d'une somme de 100 livres tournois.
3. Canton de Bourgogne.
4. En 1245, Renaud, chevalier, se porte garant de cette donation.


— Le même Gérard vend aux Templiers de Reims, une censive que tenaient de lui Viart, dit clerc de Vallibus et damoiselle Isabelle, sa femme, même date.

— Vente par Renaud de Guignicourt, et Agnès, sa femme, en présence de l'official de Reims, de tout ce qu'ils possédaient audit lieu, à l'exception de la Vicomté, et moitié du four banal, au prix de 190 livres, du consentement de Henri de Soizy, suzerain, qui renonce à la seigneurie, moyennant une somme de 20 livres.

— Vente de ladite Vicomté par Simon de Lobüs chevalier, et Isabelle, sa femme, châtelaine de Bello, du consentement, de Gérard d'Aconin, suzerain (décembre 1244).

— Accord consenti par le Grand Prieur de France et les habitants du lieu, et confirmation des privilèges précédemment accordés par Gérard d'Aconin, moyennant que chaque bourgeois payerait à la Saint-Martin d'hiver un surcens d'un septier d'avoine et de deux poules (décembre 1244).

— Vente d'un cens de 5 sous 5 deniers parisis audit lieu, par Roger, écuyer, fils de Vuiter, chevalier de Berméricourt (février 1245).

— Nouvel accord entre Renaud de Vilhériis, précepteur du Temple en France, et la communauté des habitants du lieu, promettant de tenir le village suivant les us et coutumes des chevaliers Gérard d'Aconin et Renaud de Guignicourt, à charge du surcens précité. Il est stipulé que si plusieurs chefs de famille demeuraient dans la même maison, chacun sera tenu de ladite rente; si un bourgeois possédait plusieurs maisons, il ne devrait ce surcens que pour celle où il demeurerait, et n'aurait à payer pour les autres que comme au temps des susdits chevaliers; s'il en louait, le surcens serait dû, les deux poules pouvant être rachetées pour 10 deniers; toute personne acquérant immeuble à Berméricourt devrait le surcens; si quelqu'un du lieu ou du dehors y élevait une maison, il devrait le surcens toujours et un petit quartel d'avoine tant qu'il y habiterait (juillet 1247).

— Vente par Raoul de Romain, du fief qu'il possédait audit lieu, tenu de lui par Garnier de Berméricourt et Geoffroy de Chaudardre, et d'eux par Bolesmon de Wyano et Robin de Guignicourt, au prix de trente livres fortes (juillet 1249).
— Vente d'un fief audit lieu, par Geoffroy de Chaudardre, chevalier (novembre 1250).
— Vente d'un cens de 8 deniers, audit lieu, pour le prix de 9 livres de Provins, par damoiselle Aelide (1250).
— Vente d'une rente de 5 septiers de blé, 2 d'avoine avec l'ods, ventes et 10 sous de cens par dame Félize (1256).
— Vente d'une rente d'un demi-quartel de blé, autant d'avoine, une demi-poule et 8 deniers de cens, le tout provenant de Garnier de Berméricourt, par damoiselle Perette (octobre 1261).
— Vente de mêmes revenus par Robert de Guignicourt et damoiselle Isabelle, s'a femme, fille de Geoffroy de Chaudardre (an 1262).

Bétheny
Département: Marne, Arrondissement et Canton: Reims - 51

— Vente par Drouet de Dommiers, écuyer, Marie, sa femme, fille de Milon Dotel, chevalier; N..... de Escuti, écuver, fils de Gérard de Escuti, chevalier, Isabelle, sa femme, sœur de Marie, pour la somme de 210 livres parisis, de 5 journels et 77 perches « petites » de terres et don de 2 journels 1/2. Consentant: Baudoin, Renier, dit Acarin, chevaliers; Clarembaud, clerc, frères (mars 1244).

Brimont
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Bourgogne - 51
— Reconnaissance de la propriété d'une vigne donnée par Vauthier, dit Grand Banniers, et Vautier Gaillart (9 octobre 1280).

Cauroy
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Bourgogne, Commune: Cauroy-lès-Hermonville - 51
— Don de pièces de vigne, par Gervais, fils de Raimond le Barrois, de Cauroy, et vente d'autres pour 24 sous (1256).
— Autres données par Vauthier, dit Grand Banniers (octobre 1280).

Cernay-les-Reims
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Beine-Nauroy - 51
— Perception de part de dîmes.

Châtillon-sur-Marne
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Châtillon-sur-Marne - 51
— Vente d'une maison, sise rue Corbellon, faite au prix de 40 livres, par Jean Bocquetin, bourgeois de Paris, et Anceline, sa femme (décembre 1235) (Louée 20 sous en 1309)

— L'ordre y possédait encore, avant 1309, 20 setiers de vin de rente, à 9 sous le sentier; 113 arpents de bois rapportant alors 80 livres, et un vivier, rue Lecomte, loué 100 sous.

Cierges
Département: Aisne, Arrondissement: Château-Thierry, Canton: Fère-en-Tardenois - 02
— Le tiers des dîmes valant 10 setiers de grains: tous les trois ans le droit sur les bêtes tirant, évalué au même rapport.

Cormicy
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Bourgogne - 51
— Vente d'un champ et don d'un autre par Baudoin.... (décembre 1244).
— Vente des bois de Cormicy, par l'abbaye de Saint-Thierry (l'année 1245).

Courcelles
Département: Marne, Arrondissement: Epernay, Canton: Angluzelles-et-Courcelles - 51
— Lieudit: Le Pré du Temple, justice, fief et seigneurie avec mairie, lods et ventes, part de dîmes. A la Saint-Rémy, chaque journel devait 3 sous chaque quartel 9 deniers, chaque homme 2 deniers.

Courtagnon
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Châtillon-sur-Marne - 51
— Tiers des dîmes et deux tiers des offrandes des trois grandes fêtes.

Epernay
Département: Marne, Arrondissement et Canton: Epernay - 51
— Maison au faubourg Saint-Laurent.
— Prés, bois et vignes, dites encore les « Tempières »

Epoye
Département: Aisne, Arrondissement: Château-Thierry, Canton: Beine-Nauroy - 02
— Part de seigneurie avec mairie, justice, treizième des dîmes; droit d'un pot de vin sur chaque tavernier.

Hermonville
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Fismes - 51

— Maison rue Monset, avec un pressoir et quelques vignes.
— Canton dit du Temple, entre Hermonville, Cormicy et Cauroy, avec mairie, etc.
— Achat de terre et bois à Baudart, de Cormicy. (décembre 1224).
— Achat de bois à l'abbé de Saint-Thierry (janvier 1225).
— Accord entre l'abbaye de Saint-Thierry et Hugues, précepteur de Reims et Mellaut, au sujet des vignes et de la maison des Templiers, audit lieu (1260).

Liry
Département: Ardennes, Arrondissement: Vouziers, Canton: Monthois - 08
— Vente par Viter de Challerange, chevalier, de sa dîme du lieu pour 275 livres (mai 1221).

Ludes
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Verzy - 51
— Reconnaissance par Adam Parmentier, d'un surcens de 10 sous sur un jardin audit lieu (1257).
— Vente du bois dit Asperchetes, entre le bois du Temple et le bois Adenet, pour 38 sous par Jaquet dit Gustaux, et Marie, sa femme (1258).
— Vente d'un champ audit lieu, pour 50 sous, par Jacquemin dit de Ulitio de Ludes et Gilles, sa femme (février 1260).
— La commanderie avait la seigneurie de la rue dite du Temple, à l'est, entre le presbytère et la forêt.
— Droit d'audience au banc de la porte du cimetière.
— Offrandes aux grandes fêtes.
— Quart des grosses dîmes.
— Droits de rouage, forage, à raison d'un pot par pièce.

Mont-Saint-Rémy
Département: Ardennes, Arrondissement: Vouziers, Canton: Machault - 08
— Vente de la seigneurie, par Thibaut, fils de dame Mathilde de Mont-Saint-Rémy (octobre 1241).
— Vente par ledit Damoiseau, d'une rente qu'il tenait en fief de la commanderie (décembre 1242).

Monthelon
Département: Marne, Arrondissement: Epernay, Canton: Avize - 51
— Don d'un cens de 3 sous rémois et un obole sur une vigne appartenant à l'ordre, par Isabelle, fille de .... (décembre 1225).
— Don d'une vigne sous un cens de deniers parisis, par Jean dit de Wasno, seigneur de Monthelon (mai 1254).

Mont-Saint-Martin
Département: Aisne, Arrondissement: Soissons, Canton: Braine - 02 ou Département: Ardennes, Arrondissement: Vouziers, Canton: Monthois - 08
— Quart des dîmes et dîmes sur 3 journels de terre, dits dons d'autel.

Pouillon
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Bourgogne - 51
— Vigne, dite du Temple.

Villers-Agron
Département: Aisne, Arrondissement: Château-Thierry, Canton: Fère-en-Tardenois, Commune: Villers-Agron-Aiguizy - 02
— Dons de tous leurs biens, par noble Louis de Villers, et Pierre, son fils, terres, prés, bois, censives (4e vendredi après les Rameaux 1244).

Villers-Franqueux
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Bourgogne - 51
— Mairie, avec moyenne et basse justice, maison, jardin, censives, vignes, etc.
— Don d'une vigne, par Vautier dit Grand Banniers (octobre 1280).

Vouziers
Département: Ardennes, Arrondissement et Canton: Vouziers - 08
— Pierre, chevalier de Burco, vendit à l'abbaye de Saint-Thierry tout son aleu de Vouziers, pour la somme de 60 livres rémoises, en 1208; ce domaine comprenait le cours de l'Aisne, depuis le pont de cette ville jusqu'à l'embouchure du ruisseau de Fournelle (1).
1. Intervinrent à cet acte: Milon, Chevalier et Raoul, fils de Pierre; Isabelle, sa femme, Pierre fils d'icelle; Garnier, frère de Pierre et Gilles, ses fils; Belisver, sœur de Pierre et ses enfants; Colard, son gendre; Guillaume de Funiis, gendre de Pierre; Richaude, sa femme; Albert, Archevêque; Foulques, abbé de Saint-Vincent. — Sur l'écu du sceau on distingue une face

— Henri, fils du comte de Grandpré, se porta caution de cet acte, moyennant payement par les moines d'une somme de 40 livres (décembre 1208).

— Peu après, Henri de Vouziers, chevalier, céda à l'abbaye, pour 80 livres rémoises, la rente de 8 muids de blé qu'il possédait sur les moulins de Vouziers (mesure du château, dit Burgum), l'eau de la rivière, depuis sa maison jusqu'à l'eau des moines, sous le pont de Vouziers, avec la pèche, les ventaux, eaux mortes et vives; plus l'usage pour les troupeaux des fermes de Suriana et d'Yda de pâturer dans les prés au-delà de l'Aisne, le droit de parcours dans toute la seigneurie (2). Sous l'épiscopat de l'archevêque Samson, Olric d'Ardeuil avait donné en pure aumône les moulins avec l'eau et la pêche, biens provenant de la succession de sa femme (3).
2. Intervinrent à cet acte: Ponce, sa femme; Baudoin, Nicolas, Ulric, Guy, leurs fils, Marguerite, Isabelle, Sybille, leurs filles; Mathilde, Aveline, religieuses à Origny, sœurs d'Henri; Guy de Cernay, Gérard, clerc, son frère, Guy de Belestre, son oncle; Guy, châtelain de Monte, suzerain. Pleiges: Odon du Chêne, Garnier de Brecy, son neveu; Colin de Vendy, frère de Ponce; sans date.
4. Sans date.


— Henri de Vouziers n'avait pas oublié les Templiers dans ses libéralités, et au mois de mai 1212, du consentement de Baudoin de Saint-Pierre, chevalier, il leur avait donné une maison à Vouziers avec des terres et des prés (4).
4. Sur le sceau, dans un écu triangulaire, un dextrochère tenant une massue.

— Les moines de Saint-Thierry, trouvant trop dispendieux l'entretien de ces moulins, sis sur le ruisseau de Marizy, s'en défirent au profit des Templiers en échange des moulins d'Auberive, avec les cens, rentes, etc., que l'ordre possédait en ces lieux et à Herpignécourt, au mois de mai 1271. Cette cession comprenait la rivière depuis les moulins jusqu'à la vieille Fournelle, deux fauchées de pré et une saussaie contiguë aux écluses et quelques cens. Les moines seulement se conservèrent le droit de faire moudre gratuitement les blés provenant des fermes de Ide et de Suriennes et reçurent une soulte de 600 livres. Il y a lieu de croire que l'abbaye fut amenée à cet arrangement par des contestations qu'elle dut avoir avec les Templiers, ceux-ci s'étant fait céder, dès le mois d'octobre 1260, par Geoffroy, et Pasqueranne, sa femme, du consentement de Jean, fils de Fillette de Flandres et Maresane, sa femme, tout ce qu'ils pouvaient posséder sur les susdits moulins (5). Ces moulins furent successivement loués: 50 livres en 1487; le double en 1544, avec deux porcs et un plat de poisson; 150 livres; en 1558, avec 150 livres de lard et un plat de poisson; 500 livres en 1651, 1,000 livres en 1757 et enfin 2,800 livres en 1788. 
5. Un accord intervînt pour des réparations, en 1323 entre l'Ordre des Hospitaliers (héritier des Templiers) et Gobert, Vaucher et Henri, écuyers, fils de Jean de Vouziers, chevalier.

Passy-Grigny
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Châtillon-sur-Marne - 51
— Passy est une commune du canton de Châtillon et la maison de l'Ordre du Temple était située sur la rive gauche de la Semoigne, entre Passy et Villers Agron. Les Templiers y furent établis de bonne heure, car une charte de 1214 nous apprend que Pierre et Hodierne, sa femme, leur cédèrent une rente de cinq setiers de blé qu'ils percevaient dans ce lieu (1).
1. Charte de Haimon, évêque de Soissons.

— Milon de Venteuil, Ventolio, chevalier, renonce à ses prétentions sur 10 arpents au bois Fouilloux ou Feuilleuse pour désintéresser les Templiers de leur revendication à un droit de pâture dans la forêt (octobre 1229) (2).
2. Sis au-dessus du village de Sainte-Gemme.

— Henri et Guy de Passy concédèrent, dans le même but, sept arpents de bois audit lieu (mai 1230) (3).
3. Jacques, évêque de Soissons; déclare l'accord.

— Renonciation par Guillaume Raïer, de Fismes, et Robin, son frère, à leurs prétentions sur un champ près l'étang des Chevaliers ou du Temple (décembre 1237).

— Henri de Passy, chevalier, renonce, pour 13 livres fortes à la rente de 12 sous 1/2 forts que l'Ordre lui devait sur les cens du lieu, du consentement d'Ermine, sa femme, qui se déclare suffisamment indemnisée par l'abandon du trécens de la vicomté (septembre 1235).

— Cession de tous ses biens, meubles et immeubles, sis « in territorio de Coupigniaco versus Paciacum », par Herri, curé du lieu (juin 1240), ce qu'approuve Jacques, dit de Ware, chevalier, au mois de mai 1241.

— Enguerrand de Villers, chevalier, renonce pour un cens de 2 sous à sa réclamation au sujet du don fait par sa mère d'un champ sis près le jardin de la maison, du Temple (1242).

— Alix, dame de Nanteuil, veuve de Gaucher, seigneur de Nanteuil, Erard, hoir et seigneur dudit lieu, font savoir que Alain de Verneuil, chevalier, Robert d'Aguisy, chevalier, et Hardoin le Rammager ont été acceptés pour arbitres par le Temple d'une part et d'autre part par Hermine, veuve d'Henri de Passy, chevalier, Jean, son fils; Agnès, veuve de Guillaume de Passy et Witer, son fils, pour terminer leurs différends au sujet de leurs propriétés de Passy (octobre 1256) (4).
4. Sceau rond en cire jaune: +. S. ERARDI, DOMICELLI, E NATHOLIO. L'écu de Châtillon dans le champ.

— Viet, dit Galien, rémois, renonce à ses prétentions sur une terre, sise au territoire du Temple, à Passy (novembre 1280).

— Le commandeur avait haute justice et seigneurie en son domaine qui comptait 300 arpents de terre et 270 de bois, aux bois Roullu, vers Reims, Fouilloux, au-dessus de Sainte-Gemme, et de l'Aumône à Voicy, sur la Marne. Le manoir renfermait une chapelle et les Templiers y eurent des précepteurs particuliers.

Nanteuil
Nanteuil-la-Forêt, Marne ou Nanteuil-la-Fosse, Aisne ou Nanteuil-Notre-Dame, Aisne ou Nanteuil-sur-Aisne, Ardennes ?
— Hugues Silvestre, chevalier, et Jacques, son fils, donnent deux champs sis au Mont près Nanteuil, et se réservent le terrage (mars 1208) (1).
1. Haimon, évêque de Soissons déclare l'acte.

Romain
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Fismes - 51
— Jean, damoiseau de Romain, renonce à ses prétentions sur une terre audit lieu dont il réclamait un cens de 7 sous (année 1229).

— Jean, damoiseau de Romain, devenu chevalier de Romain, et Hélinde, sa femme, vendent des champs à Romain (octobre 1230), prés et vivier contigus au moulin (novembre 1247).

— Au moment de la réunion des biens du Temple à l'Ordre de Saint-Jean, la « maison » de Romain comprenait 18 setiers de terres arables rapportant 50 sous tournois; six de vigne, rapportant 8 livres; le quart d'une fauchée de pré valant 6 sous et diverses masures louées 40 sous. Le commandeur avait la basse Justice de son domaine et quelques cens. L'inventaire de 1333 qualifie la maison de « Magna domus. »

Prouilly (Proelium)
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Fismes - 51
— Ebale de Prouilly, chevalier, et Agnès, sa femme, donnent pour la fondation d'une chapelle en l'église de la commanderie:
— Une rente de 12 setiers de blé d'hiver (mesure du lieu), à prendre sur le moulin du village
— Une rente de 8 muids de vin du lieu, dus audit Ebale, par Milon de Saint Lambert, chevalier
— Une rente de 20 sous monnaie rémoise, sur la pêche de la Vesle, audit lieu
— La vigne du moulin à Usseume
— Une rente de 10 sous sur les cens du village
— Plus après eux, une augmentation de 4 muids de vin sur les vinages de Prouilly
— Enfin lesdits donateurs autorisent Antoine Reinier, clerc de Prouilly, pourvu de cette chapellerie, à lui laisser tous ses biens, à la réserve des cens dus au Seigneur. Il est stipulé qu'après la mort dudit Reinier, la chapellerie appartiendra entièrement à l'Ordre du Temple (décembre 1231).

— Confirmation de ladite charte par Jean de Tannoye, chevalier, sire du Chastel et Agnès de Vervins, sa femme (octobre 1352).
Sources: Le Comte Edouard de Barthélemy - Travaux de l'Académie Nationale de Reims - Histoire, Notes sur les Etablissements des Ordres Religieux et Militaires du Temple, de Saint-Jean de Jérusalem et de Saint-Antoine de Viennois, dans l'ancien archidiocèse de Reims. Bnf

Maison du Temple de Reims
Département: Marne, Arrondissement et Canton: Reims - 51
Après la chute des Templiers, les Hospitaliers de Saint-Jean se sont installés dans l'ancienne commanderie et chef lieue de baillie de Reims des Templiers.

Elle était située rue du Temple, dans un vaste enclos où se trouvait leur église, sous l'invocation de la Trinitè. Cette église, d'après les historiens de la ville de Reims, aurait été donnée vers 1170, à l'Ordre du Temple, par le doyen du chapitre de Notre-Dame, du consentement de l'archevêque, qui était alors Henri de France. Elle venait d'être restaurée et rebâtie en partie sur les fondements d'une autre église plus ancienne, qui avait été èrigée par saint Rèmi, et dédiée à saint Martin.

C'est dans cette église que nous voyons en 1231, un seigneur de Prouilly, du nom d'Ebalus, et Agnès, sa femme, fonder une chapelle et donner aux frères du Temple, plusieurs rentes pour cette fondation, savoir: une rente de douze setiers de blé d'hiver à prendre sur le moulin de Prouilly, «
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Remecourt ou Ragnicourt   (60)
Maison du Temple de Rémécourt
Département: Oise, Arrondissement: Clermont, Canton: Clermont - 60


Maison du Temple de Rémécourt
Localisation: Maison du Temple de Rémécourt


L'un des Templiers interrogés en 1307, Gui de Ferrières, prêtre, nous apprend qu'il demeurait en une maison du diocèse de Beauvais, que nous n'avons pu identifier sûrement: « morans apud Ragnicourt, diocesis Belvacensis »; serait-ce Rémécourt au nord de Clermont ?
Procès des Templiers, tome II, page 413
Item frater Guido de Ferreriis presbiter dicti ordinis, etatis quinquaginta annorum, morans apud Ragnicourt diocesis Belvacensis, juratus eodem modo de se et aliis in causa fidei dicere veritatem, et interrogatus de tempore et modo sue recepcionis, dixit per juramentum suum quod receptus fuit apud Laigneville, in capella dicte domus, XII anni sunt elapsi; per fratrem Nicolaum preceptorem de Latigniaco Sicco, presentibus fratribus Reginaldo et Johanne capellanis dicte domus.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

La carte de Cassini indique assez au sud de cette localité une ferme de l'HôpitalBien du Temple à l'Hôpital
Domaine du Temple à l'Hôpital
contre Erquery, et aussi le Bois Saint-Jean ; de plus, Rémécourt n'est pas éloigné de Cernoy, Cressonsacq et Grandvillers, localités qui donnérent leur nom à plusieurs frères du Temple.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
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Renemenil   (14)
Seigneurie du Temple de Rénémenil
Département: Calvados, Arrondissement: Caen, Canton: Bretteville-sur-Laize, Commune: Le Bû-sur-Rouvres - 14


Seigneurie du Temple de Rénémenil
Localisation: Seigneurie du Temple de Rénémenil


La terre et seigneurie de Rénémesnil était une dépendance du Temple de Bretteville-le-Rabet. Une charte non datée, mais qui parait être du XIIe siècle, et dont il nous reste copie, fait connaître qu'un seigneur, appelé Guillaume Tavatin, a donné, avec l'approbation de Guillaume, comte de Pont-Audemer, à Dieu et aux chevaliers du Christ, sa maison dans Rénémesnil, « in Regnerii magninerio », avec l'église du lieu et soixante-deux acres de terre, y compris un clos de vigne ; le tout libre et exempt de tous tributs et de coutumes.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Rennes   (35)
Maison du Temple de Rennes
Département: Ille-et-Vilaine, Arrondissement et Cantons: Rennes - 35


Maison du Temple de Rennes
Localisation: Maison du Temple de Rennes


La charte de 1182 mentionne comme il suit les possessions des Chevaliers du Temple à Rennes: « Domus Radulphi archidiaconi Raenes juxta ecclesiam Sancte-Marie et unus burgensis in eadem civitate, et una elemosina juxta forest ejusdem civitatis. »

En 1681, le commandeur du Temple de la Guerche avait encore la mouvance de certaine maison située « près la porte Mordelaise », et par suite à côté de la chapelle de Notre-Dame de la Cité.
C'est bien là l'emplacement de la maison de l'archidiacre Raoul ; il parait que cet ecclésiastique, qui fit en 1168 le voyage de Terre-Sainte, avait donné sa maison aux Templiers. Le commandeur avait aussi quelques vassaux dans les rues de la Minterie, la Charbonnerie, Saint-François, la Basse-Baudrairie, Trassart et Saint-Georges.

Dans plusieurs de ces rues, souvenir est demeuré des Chevaliers: ainsi, dans la rue du Vau-Saint-Germain, qui n'est qu'une continuation de l'ancienne rue de la Basse-Baudrairie, existe une maison, dont la vieille cour porte encore le nom de cour de l'Hôpital ; au coin de la rue Saint-Georges et de la rue Trassart subsiste un hôtel qui continue de présenter, sculptée aux frontons de ses lucarnes, la croix que tout tenancier de la commanderie devait entretenir au faite de sa maison comme signe de ses privilèges et de sa dépendance.

En dehors de la ville, le commandeur de la Guerche avait la mouvance de la métairie de la Touche, située au Tertre de Joué et appartenant en 1681 aux jésuites de Rennes, « lesquels doibvent audit commandeur un homme vivant, mouvant et confiscant, pour l'indemniser de son fief aliéné. »
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

Porte Mordelaise


Rennes Porte Mordelaise
Rennes Porte Mordelaise


Lieux et bâtiments historiques de l'administration et de la Justice en Bretagne : Rennes Porte Mordelaise (ou porte Royale, XVe siècle)

Vestiges des remparts de la ville. Edifiée vers 1440, des vestiges gallo-romains attestent de l'existence de fortifications bien antérieures (1). Les ducs de Bretagne et les évêques de Rennes prêtaient serment devant sa herse baissée. Jusqu'au XVIe siècle, le capitaine ou gouverneur de Rennes y demeure. Elle sert encore de magasin, surtout pour l'artillerie ; les bourgeois y tenaient fréquemment des réunions avant de disposer d'une maison de ville et la Chambre des comptes s'y réunissait aussi au XVe siècle. Fermée pendant les guerres de la Ligue, elle est louée par le gouverneur de la ville, à partir de la fin du XVIIe siècle, pour l'habitation des particuliers. La porte est afféagée en 1723, alors qu'elle se trouve en très mauvais état. La Révolution la baptise « Porte Marat » et la transforme en prison, tandis que J.-D. Lanjuinais (2), avec la complicité des rennais, se cache à quelques mètres de là (rue des Portes Mordelaises (3) durant la Terreur. Elle accueille aujourd'hui des services municipaux. Des fouilles archéologiques y sont encore pratiquées.
1. Selon P. Banéat, page 449, une pierre de granit, visible jusqu'en 1874, présentait une inscription à la gloire de l'empereur Gordien III (238-244) et mentionnait un Ordo Redonum (sénat rennais).
2. Portrait tiré de E. H. Lemay (dir.), Dictionnaire des Constituants (2 vol.), Paris, Universitas, 1991, vol. 2.
3. D'après M. le Professeur M. Denis.

Sources: Université de Rennes
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Renneville (Marne)   (51)
Domaine du Temple à Renneville
Département: Marne, Arrondissement: Châlons-en-Champagne, Canton: Vertus, Commune: Villeneuve-Renneville-Chevigny - 51


Domaine du Temple à Renneville
Localisation: Domaine du Temple à Renneville


Renneville, à 21 kilomètres de Châlons, très petite commune qui a une église, un ancien château, et un moulin à eau alimenté par la Berle.

— Cette localité était tributaire des Templiers.
— Les Templiers de la Neuville, possédaient des biens à Renneville. Voir le cartulaire de La Neuville-au-Temple, de M. Edouard Barthélemy.
Sources: Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne. Editeurs H. Laurent, imprimeur de la société académique, Châlon 1861.
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Reorthe (La)   (85)
Métairie et Moulin de la Réorthe
Département: Vendée, Arrondissement: Fontenay-le-Comte, Canton: Sainte-Hermine - 85


Métairie et Moulin de la Réorthe
Localisation: Métairie et Moulin de la Réorthe


Les Templiers de la Maison du Temple de Champgillon possédaient la Métairie de la Réorthe paroisse de Notre-Dame de la Réorthe, et le moulins de Poislefeu, paroisse de Notre-Dame de la Réorthe.
Possessions territoriales des Ordres Militaires et Religieux en Bas-Poitou, par M. Louis de la Boutetière. Société d'émulation de la Vendée. Volume 2, Série 2, La Roche-sur-Yon 1872


Sur les Carte de Cassini, l'on peut voir deux endroits possibles pour ce bien des Templiers puis des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
1. La Réorthe - L'Hopitau
Département: Vendée, Arrondissement: Fontenay-le-Comte, Canton: Sainte-Hermine, Commune: La Touche - 85


La Réorthe - L'Hopitau
Localisation: La Réorthe - L'Hopitau


2. La Réorthe - La Commanderie
Département: Vendée, Arrondissement: La Roche-sur-Yon, Canton: Chantonnay, Commune: Bournezeau - 85


la Réorthe, la Commanderie
Localisation: la Réorthe, la Commanderie

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Repentigny   (76)
Maison du Temple de Repentigny
Département: Seine-Maritime, Arrondissement: Dieppe, Canton: Gournay-en-Bray, Commune: Montroty - 76


Maison du Temple de Repentigny
Localisation: Maison du Temple de Repentigny


— A une lieue de Gournay, près du hameau de Folleville, paroisse de Mont-Roty, entre le chemin conduisant à Gournay et celui menant à Launay, se trouvait la commanderie du Temple de Repentigny, composée d'une habitation seigneuriale avec chapelle et une ferme, comprenant 180 acres de terre labourable et 100 arpents de bois.

Cette commanderie est indiquée sur la carte de Cassini, sous le nom de Saint-Jean-du-Temple, entre Folleville, Mont-Roty et Neuf-Marché.

Le Commandeur était seul seigneur de Repentigny, avec la haute, moyenne et basse justice. Il avait un grand nombre de cens et de rentes foncières dans les villages environnants à Neuf-Marché, à Estrepagny, à Saint-Pierre-ès-Champs, au Tronquoy, à Ferrière, aux Authieux, à Bézu-la-Forét, à Maulhois, à la Jonquière, à Frauville, à La Villette, à Neuville-sur-Aulne, à Saint-Gervais-les-Rouen, etc.

A Gournay, la commanderie possédait des rentes sur une maison dans la Grande-Rue, nommée la Maison de l'Etal-aux-Poissons, qui avait autrefois pour enseigne: L'Homme-Armé; et sur deux autres, dans la rue du Moulin et dans celle du Gros-Horloge.

Le commandeur de Repentigny touchait encore chaque année une somme de cinquante livres sur le domaine de la ville de Rouen, et pareille somme sur celui de Neufchâtel-en-Bray.

Un fief relevait de la seigneurie de Repentigny. C'était le fief de la Perruque, autrement dit du Petit-Temple, comprenant une maison et 28 acres de terre, tenant à la Haye de Neuf-Marché, aboutissant au chemin de Piétons, et chargé d'une rente de sept livres au profit de la commanderie.

Ce fief appartenait, en 1650, à Damien le Vaillant, seigneur du Rouge-Fossé, et précédemment à Jean de Maries, chevalier, seigneur d'Omécourt.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Replonges   (01)
Domaines du Temple de Replonges
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Replonges, Commune: Bâgé-le-Châtel - 01


Domaines du Temple de Replonges
Localisation: Domaines du Temple de Replonges


— In villa Rinplongio ou Ruitplongio ; villa que dicitur Replungium ; in villa Riplungio ; de Replungo, de Replongio ; Hospitalarii de Replonge ; Replunjon, Replonjo.
— Très-ancienne paroisse sous le vocable de saint Martin. Le prieur de Saint-Pierre de Mâcon nommait jadis à la cure.
— Replonges apparaît dès le commencement du Xe siècle. A cette époque, il était le chef-lieu de l'Ager Respiciacensis.

— Les Templiers de Laumusse possédaient dans cette commune de riches domaines.
En 1206, Hugues Nerel et Elisabeth, sa femme, leur donnèrent leur maison, le bois et la grange que tenait d'eux noble Renaud de Feillens, les granges de Vatel et de Billon, des terres, des prés et la part des dîmes qu'ils avaient en fief d'Ogier Boche.
Cette donation considérable fut confirmée, en 1219, par l'archevêque Renaud de Forez.

— Au mois d'avril 1238, Etienne de Châtillon leur donna aussi tout ce qu'il y possédait et, en 1286, Guillaume Rebulin, chevalier, prit en fief d'eux divers fonds et, en outre, ce que les hospitaliers de Replonges tenaient de lui au-delà de la Saône.

— Parmi les bienfaiteurs de l'église on comptait Pierre de Sachins, curé de Chavagnat, qui lui fit un legs en 1350.
— Replonges a vu naître le littérateur Louis Desnoyers.
— Cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon, pages 181, 213, 249 et 362.
— chartes 310, 311, 371, 430 et 598.
— Cartulaire de Savigny et d'Ainay, tome II.
— Documents de Dombes, tome I, page 112.
— Cartulaire A, mss. de Cluni, fº 88, charte 13.
— Archives du Rhône, titres de Malte.
— Invent, de Laumusse de 1027, fº 23; mss. H, 2242.

Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Repose-Pucelle   (17)
Vignoble du Temple de Repose-Pucelle
Département: Charente-Maritime, Arrondissement: La Rochelle, Canton: La Jarrie, Commune: La Jarne - 17


Vignoble du Temple de Repose-Pucelle
Localisation: Vignoble du Temple de Repose-Pucelle


Les Templiers possédaient en ce lieu, peu éloigné de Sèchebouc, un « treuil », c'est-à-dire une exploitation viticole qui apparaît dans un acte de janvier 1257 (n.st) par lequel Pierre Cornuau, d'Angoulins, et sa femme vendent à Pierre Clerc, de la maison du Temple de La Rochelle, une vigne pour 11 livres.
Il est dit que cette vigne est « ...davant le troil aus Templers qui est apelez le troil de Repose Dameisele » et qu'elle touche d'autres vignes appartenant déjà aux Templiers.
Sources: Les commanderies des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Anne-Maris Legras - Editions du CNRS - 1983

Domaine du Temple de (Repose-Demoiselle) ou Repose-Pucelle
Le treuil des Templiers appelé le treuil de Repose-Demoiselle est mentionné dans les titres de la commanderie du Temple de La Rochelle en 1256 et 1265, au sujet des redevances qui y étaient dues.

Les biens de Repose-Pucelle seront aliénés par les Hospitaliers et deviendront seigneurie. Le plus célèbre des seigneurs de Repose-Pucelle sera Jean Guiton, maire de La Rochelle à l'époque du Grand Siège de 1627-1628.
Jean-Claude Bonnin - Les Templiers de La Rochelle. La commanderie, la chapelle, les fiefs, seigneureries et maisons templières. La Rochelle : J.-C. Bonnin. 2005
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Retaud   (17)
Fief du Temple de Rétaud
Département: Charente-Maritime, Arrondissement: Saintes, Canton: Gémozac - 17


Fief du Temple de Rétaud
Localisation: Fief du Temple de Rétaud


On posséde peu d'informations sur cette maison, si proche des Epeaux qu'il paraît fort probable que les Templiers en furent les fondateurs.

Pendant la période hospitalière, en 1351, le commandeur des Epeaux, frère Eudes d'Orléans acheta, pour 40 livres, 8 journaux de pré situés dans la paroisse de Rétaud et jouxtant des prés déjà possédés en ce lieu par l'Hôpital.
Sur les droits et possessions de la commanderie des Epeaux dans la paroisse de Rétaud du XIVe au XVIIIe siècle.
Voir Archives départementales de la Vienne, 3H1, 423.


L'enquête de 1373 indique que Rétaud, membre de la commanderie des Epeaux, ne possédait pas de chapelle. Cette maison, de peu d'importance, semble avoir disparu avant la fin du XIVe siècle, les Hospitaliers ne conservant à Rétaud qu'un fief et quelques possessions.
Sources: Les commanderies des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Anne-Maris Legras - Editions du CNRS - 1983
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Reuilly (Paris 12)   (75)
Domaine du Temple à Reuilly près de Paris XIIe arrondissement
Région: île-de-France, Département: Paris, Canton: Paris 12e - 75


Domaine du  Temple à Reuilly
Localisation: Domaine du Temple à Reuilly


Barrière de Reuilly hors les murs de Paris, au faubourg Saint-Antoine, maintenant le 12e arrondissement
Cette maison, située au faubourg Saint Antoine, près de l'ancienne abbaye de Saint Antoine des Champs, était, comme nous l'avons dit, dès l'origine, en dehors des murs de Paris. Il reste peu de titres sur cet ancien domaine des Templiers, un des premiers qu'ils aient possédés aux environs de la capitale, et qui leur fut donné en partie au XIIe siècle, par Mathieu de Beaumont, grand-chambellan du Roi de France. En effet par ses lettres, datées de l'an 1152, ce seigneur déclare faire donation aux frères du Temple de Salomon, d'un four qu'il avait devant la porte de Paris, d'un cens de quarante sols et de dix-sept setiers, une mine d'avoine avec des poules, le tout à prendre dans la terre de Reuilly. Il leur abandonne en outre la maison de Frogier Lasnier, située devant les barres, avec la justice et le port touchant à la maison. (Frogier Lasnier a donné son nom à la rue depuis appelée: rue Geoffroy Lasnier.)


Abbaye Saint Antoine des Champs
Abbaye Saint Antoine des Champs


Certains titres du XIIIe siècle mentionnent l'acquisition faite par les Templiers, de quelques terres à Reuilly ; mais ces acquisitions sont insignifiantes, comparativement au domaine qu'ils laissèrent là aux Chevaliers de l'Hôpital-Saint-Jean-de-Jérusalem et qui comprenait, au moment où ceux-ci en prirent possession, près de trois cents arpents de terre.
Une des descendantes de Mathieu de Beaumont, la veuve de Robert d'Artois, habitait en 1362, la maison de Reuilly.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Templiers de Paris
Les Templiers furent tous arrêtés à Paris et dans les provinces le 13 octobre 1307 ce qui prouve que leur puissant et perfide ennemi avait longtemps médité et préparé cet acte de violence et de trahison.

Mais ce fut seulement le 12 mai 1310 après avoir subi durant trois années la plus dure captivité et les tortures inventées par le fanatisme religieux que cinquante quatre de ces braves guerriers furent brûlés vifs au faubourg Saint Antoine.

Les mêmes horreurs exercées sur les membres de cet ordre infortuné furent renouvelées plusieurs fois à Paris et dans diverses provinces de France ou des commissions inquisitoriales les livrèrent au bras séculier c'est à dire au bourreau.
Paris, ou le livre de cent-et-un, tome VII - 1832
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Reusanville   (54)
Domaine du Temple de Reusanville ou Bouzanville
Département: Meurthe-et-Moselle, Arrondissement: Nancy, Canton: Meine au Saintois - 54


Domaine du Temple de Reusanville ou Bouzanville
Localisation: Domaine du Temple de Reusanville ou Bouzanville


On n'a pu jusqu'à présent déterminer la position de ce Temple, dont les biens ont dû être réunis au domaine ducal, et qui n'est mentionné que par les anciens pouillés du diocèse de Toul (1).
1. Reusanville est peut-être Bouzanville, où, comme on vient de le voir, le commandeur de Xugney était patron de la cure. H. L.
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Domaine du Temple de Reusanville
Reusanville, Bellieuvre, Baru ou Barrois, dont on ne trouve rien ni dans la notice de Lorraine, ni dans le Pouillé du Pere Benoît ; Bellieuvre se trouve rappellée dans un traité d'accommodement tiré des archives de la Cathédrale de Toul, par lequel les Chanoines cedent au Commandeur de cet endroit le tiers des droits seigneuriaux à Grimonviller, dans le Comté de Vaudemont.
Sources: Histoire critique et apologétique de l'Ordre des Chevaliers du Temple de Jérusalem, dits Templiers, par feu le R. P M. J. Chanoine régulier de l'ordre Prémonté. Paris M. DCC. LXXXIX.

Domaine du Temple de Reusanville
Le Pouillé de 1402 mentionne onze maisons du Temple qui, après la suppression de l'ordre, furent données aux Hospitaliers : ce sont celles de Brouvelieures, Cercueil, Couvertpuits, Dagonville, Libdeau, Lunéville, Norroysur-Vair, Virecourt, Xugney, et deux autres, dont la première est appelée Barrut et la seconde Bousainvilla.

La même liste est donnée par le P. Jeune, prieur d'Etival, dans son Histoire critique et apologétique de l'ordre des Chevaliers du Temple ; seulement, il appelle les deux dernières maisons Baru ou Bru et Reusanville, et il y ajoute celle de Jezainville. M. Digot a reproduit cette nomenclature dans son intéressant Mémoire sur les établissements du Temple en Lorraine (1) ; mais, pas plus que le P. Jeune, il n'a pu déterminer la situation des préceptoreries de Baru et de Reusanville ; tout ce qu'on sait, c'est qu'elles étaient comprises dans le diocèse de Toul (2).

Les recherches auxquelles je me suis livré pour tâcher de résoudre ces difficultés, n'ont pas produit un résultat qui me satisfasse, et j'en suis réduit à émettre des suppositions : ainsi, les dénominations de Bousainvilla et Reusanville me semblent devoir s'appliquer à une seule et même localité, que je crois être le village de Bouzanville. Rien ne prouve, il est vrai, que les Templiers aient jamais eu une maison dans ce lieu ; mais les pouillés du diocèse de Toul disent que le patronage de la cure appartenait au commandeur de Xugney, et cette circonstance parait confirmer mon hypothèse.
1. Congrès archéologique de France, 1846.
2. Les temples situés dans le Barrois relevaient de la bailli de Champagne ; mais ceux de la Lorraine constituaient une baillie particulière qui était, sans doute, sous l'inspection du grand précepteur d'Allemagne.


Quant au Barri, Baru, Bru ou Barrois, je ne vois pas d'autre nom correspondant que celui de Braux, où il est certain que l'ordre du Temple posséda un établissement (1), et où il y avait encore, au siècle dernier, une commanderie de Malte. Il faut ajouter, toutefois, que cet endroit était du diocèse de Châlons-sur-Marne, mais à la limite du diocèse de Toul, dans lequel il est possible qu'on l'ait placé par erreur.
1. Il avait été fondé en 1250, par Renaud, troisième fils de Henri II, comte de Bar.

En ce qui concerne la maison de Jezainville, je n'ai trouvé aucun document ancien, et je dois m'en tenir à l'assertion du P. Jeune, corroborée par ce passage de l'Histoire de Metz, des Bénédictins : « Outre leur maison de Metz, les Templiers en avaient, dit-on, plusieurs dans le Scarponais, comme à Jezainville, à Mousson, à Champé, à Landremont, à Saint-Blaise, aujourd'hui ermitage sur le bord de la Moselle, près de Charpague... Mais ces villages sont trop près les uns des autres pour imaginer qu'il y eût autant de maisons de ces religieux hospitaliers dans une si petite étendue de pays. Peut-être n'étaient-ce que des dépendances de celle de Millery »
Sources: Mémoires de la société d'archéologie de Lorraineseconde série, volume V, Nancy 1863- Livre numérique Google
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Reze   (44)
Domaine du Temple de l'Ile aux Chevaliers
Département: Loire-Atlantique, Arrondissement: Nantes, Canton: Rezé, Canton: Bouaye - 44


Domaine du Temple de l'Ile aux Chevaliers
Localisation: Domaine du Temple de l'Ile aux Chevaliers


En Rezé, l'Ile aux Chevaliers avait été donnée, en partie du moins, dès 1285, par Olive, veuve de Guillaume Mathieu de l'Isle, aux Templiers qui l'afféagèrent ensuite.
L'an 1282, Olivier, sire de Rezé, reconnut devoir à la commanderie de Nantes, chaque année au temps des vendanges, une pipe de vin fait à Rezé.

Domaine du Temple de à Rezé
En 1673, outre la maison du Temple de Rezé, voisine de la chapelle Notre-Dame-la-Blanche, plusieurs maisons du bourg de Rezé étaient tenues de la commanderie de Nantes « et sur le faîte de chacun logis, il y a une croix de fer pour faire voir qu'ils relèvent de ladite commanderie. »

Domaine du Temple de l'île Botty


Domaine du Temple de l'île Bottye
Localisation: Domaine du Temple de l'île Bottye


En Saint-Pierre de Bouguenais, l'île Botty, dans la Loire, fut donnée aux Templiers, partie en 1212 et partie en 1254 ; le commandeur de Nantes y avait encore 7 livres de rente en 1580.

En 1239, la vicomté de Rezé, créée vers 995, s'agrandit par l'achat de la Motte de Bougon. C'est aussi à cette époque que les Templiers s'installent dans notre région: ils possédent une maison à Rezé et bénéficient de nombreux dons de seigneurs locaux, dont l'île Botty, située en face de Bouguenais.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902
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Ribeuf   (27)
Fiefs et domaines Temple de Ribeuf
Département: Seine-Maritime, Arrondissement: Dieppe, Canton: Offranville, Commune: Ambrumesnil - 76


Fiefs et domaines Temple de Ribeuf
Localisation: Fiefs et domaines Temple de Ribeuf


Les Templiers avaient à Ribeuf sur la Saane, « apud Riboel super aquam Sedane », une maison avec des terres, qui faisait partie des biens à eux donnés en 1207 par Richard de Saint-Denis. Elle était alors tenue en fief de Gilbert de Moreville ; et en arrière-fief, de Gaudefroy de Saint-Denis, père du donateur.

Tous les fiefs consistaient principalement en cens, rentes et autres redevances seigneuriales que le commandeur de Sainte-VaubourgBien du Temple à Sainte-Vaubourg
Domaine du Temple à Sainte-Vaubourg
percevait chaque année sur des maisons, terres et héritages dans les lieux sus-désignés.

Le même Commandeur touchait encore les reliefs, quand ils échéaient, des fiefs qui mouvaient de sa commanderie. Ces fiefs étaient à Angiens: le fief de Silleron (1), qui était au XV, siècle une vavassorerie, connue sous le nom de Vavassorerie de la Gaillarde, appartenant en 1461 à Charles Lefebvre, conseiller au parlement de Rouen ; en 1537, à Nicolas Lefebvre, président de Caudebec et seigneur d'Escalles ; et en 1605, à Charles Lefebvre, conseiller audit parlement de Rouen. - 1. Silleron: Département: Seine-Maritime, Arrondissement: Dieppe, Canton: Fontaine-le-Dun - 76

A Emanville (2), le fief de Brumey, dans la rue de Calleville - 2. Emanville: Département: Seine-Maritime, Arrondissement: Rouen, Canton: Pavilly - 76
Le fief Auvray, dans la rue de Calleville, allant à la mare de la Chapelle
Le fief Houden, au sentier des Planques à Baudouville
Le fief au Maigre, à la rue des Planques
Le fief au Graveren, en la dite rue.

A Barantin (3), le fief du Matrey, à Hatraumont, sur la route de Rouen, appartenant en 1623 à Georges du Hamel, écuyer, seigneur de Cracouville, de La Charmoye et d'Hatraumont. - 3. Barantin: Département: Seine-Maritime, Arrondissement: Rouen, Canton: Pavilly - 76
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Richebourg   (52)
Maison du Temple de Richebourg
Département: Haute-Marne, Arrondissement: Chaumont, Canton: Arc-en-Barrois - 52


Maison du Temple de Richebourg
Localisation: Maison du Temple de Richebourg


Les Templiers avaient sur son territoire une chapelle et une maison nommée « Epilan », construite au milieu de la grande forêt de Château-Villain.
Ils prélevaient la dîme sur toute la paroisse de Richebourg, et dès 1199 jouissaient de droits d'usage dans les bois de cette seigneurie.

Un Templier du diocèse de Langres, nommé Jean de Ricenbort fut entendu dans le procès en 1309.
Procès des Templiers tome 1, Ricenbort vel Richenbort (F. Johannes de), pages 66, 110.

Le commandeur de Mornant et le commandeur de Bure-les-Templiers, possédait par indivis la seigneurie de Villiers-sur-SuizeBien du Temple à Villiers-sur-Suize
Domaine du Temple à Villiers-sur-Suize
.
Sources: César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.

Village de Molay près de Richebourg
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Auxonne, Commune: Annay-sur-Serin - 21


Village de Molay près de Richebourg
Localisation: Village de Molay près de Richebourg


Le chapitre de Noyers et l'abbaye de Saint-Germain-d'Auxerre furent les coseigneurs du village jusqu'en 1789. L'église paroissiale était priorale et remonte au 13e siècle.

Les habitants furent affranchis par le duc en 1441, sans frais vu leur pauvreté.

En 1579, par lettres patentes du roi Henri III, le village, où se tenaient des foires et des marchés, fut fortifié ; des ruines et une porte subsistent de ces anciennes fortifications.

Molay est séparé du hameau d'Arton par le Serein.
Une commanderie de Templiers possédait dans ce hameau un moulin sur le Serein, une métairieBien du Temple à Molay
Domaine du Temple à Molay
et une léproserie, appelée l'Hermitage de Saint-Blaise ; elle relevait de la commanderie d'Auxerre.

Une ferme, propriété des Templiers, devenu au XVIIe siècle un manoir, s'élève en bordure du Serein dans le second hameau, Richebourg.

Dans la duxième moitié du XIXe siècle, des carrières furent exploitées, de même qu'une scierie qui fonctionnait encore dans la première moitié du XXe siècle.

Description du village de Molay, il est situé au nord-ouest de Noyers, en Basse-Bourgogne.
Ses hameaux, Richebourg et Arton, sont traversés par le Serein.
Arton est séparé de Molay par le Serein.
Le bourg de Molay est bordé de bois et de terres cultivables, où selon M. Courtépée, au XVIIIe siècle, poussait de la vigne.
La commune est proche des vignobles de Châblis.
Molay est relié à Noyers par la D. 144 et la D. 86.
La commune était traversée par une voie romaine.
L'habitat de Molay est de type groupement compact, celui d'Arton de type groupement lâche.
Sources: Patrimoine de France: service régional de l'inventaire Bourgogne

Richebourg, canton d'Arc-en-Barrois.
— Ecclesia de Ispielent, cum capella Divitis Burgi, 1101 (archives de la Côte-d'Or, et Gallia christiana, IV, instr., col. 149).
— Ecclesia de Richiburgo, vers 1136 (Pflugk-Harttung, page 152).
— Richeborc, 1219 (Val-des-Ecoliers).
— Richebourt, 1320 (Auberive).
— Richebours, 1436 (Longnon, Pouillés, I).
— Richebourg, 1445 (Val-des-Ecoliers).
En 1789, Richebourg faisait partie de la Bourgogne, bailliage de la Montagne ou de Châtillon-sur-Seine, intendance de Bourgogne.
Son église paroissiale, dédiée à saint Nicolas, était du diocèse de Langres, doyenné de Châteauvillain, et auparavant du doyenné de Bar-sur-Aube.
La collation de la cure appartenait à l'évêque.
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Haute-Marne — Par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCIII.

Epilant, hameau, commune de Châteauvillain ; ancienne paroisse.
— Ecclesia de Ispielent, cum capella Divitis Burgi, 1101 (archives de la Côte-d'Or et Gallia christiana, IV, instr., col. 149).
— Espielant, 1145 (archives de la Côte-d'Or, Molême).
— Espyelant, 1236 (Fonds de la Maison du Temple de Morment).
— Espillan, 1503 (Archives nationales, Page 1742, n° 305).
— Espillant, 1543 (Fonds de la commanderie de Morment).
— Epilan, 1769 (Chalmandrier).
— Espilan, XVIIIe siècle (Cassini).
— Epilans, 1889 (annuaire Haute-Marne).
épilant a été détaché de Richebourg et uni à Châteauvillain par arrêté préfectoral du 19 germinal an XIII.
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Haute-Marne — Par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCIII.

Villiers-sur-Suize, canton d'Arc-en-Barrois.
— Viler, 1143 (archives de la Côte-d'Or, Morment).
— Villers sur Suyze, 1374 (Auberive).
— Villarium super Suisam, XIVe siècle (Longnon, Pouillés, I).
— Villers sur Suyse, 1445 (Fonds de la commanderie de Morment).
— Villiers sur Suize, 1615 (Recueil Jolibois, VIII, f° 177).
— Villier sur Suize, 1732 (Pouillé de 1732, p. 126).
En 1789, Villiers-sur-Suize dépendait, en partie, de la province de Bourgogne, bailliage de la Montagne ou de Châtillon-sur-Seine, intendance de Bourgogne, et, pour l'autre partie, de la province de Champagne, bailliage, élection et prévôté de Chaumont.
Son église paroissiale, dédiée à saint Remi, était du diocèse de Langres, doyenné d'Is-en-Bassigny.
La présentation de la cure appartenait au grand-prieur de Champagne.
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Haute-Marne — Par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCIII.

Maison du Temple de Richebourg
163. — (mai 1253)
Ego Galterus dominus Vangionis rivi, notum facio omnibus presentes litteras inspecturis, quod, in mea presencia constitutus, Federicus quondam senescallus de Vangione rivo, recognovit se veudidisse et etiam vendidit fratribus milicie Templi, laude et assensu Federici et Pariseti, filiorum suorum, grangiam suam sitam in vico de Richeborc (Richebourg) cum appendiciis, pro quadraginta libris pruviniensium fortium, de quibus quadraginta libris dictus Federicus se tenuit pro pagato in pecunia numerata. Predictam autem venditionem laudavi et approbavi et teneor garantire contra omnes. Et ut hoc sit ratum et stabile et permaneat inconcusum, ad requisitionem parcium, presentes litteras sigilli mei munimine roboravi.
Actum anno domini M° cc° quinquagesimo tercio, mense maii.
Original : Archives de la Côte-d'Or, Templiers de Mormant, titres sur Richebourg, H. 1181.
Sources: Cartulaire du prieuré de Saint-Etienne de Vignory, publié, sous les auspices de la Société historique et archéologique de Langres, page 257. Langres 1882. - Bnf
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Richemont (Allier)   (03)
Domaines du temple de La Motte de Richemont
Département: Allier, Arrondissement: Montluçon, Canton: Bizeneuille, commune: Deneuille-les-Mines - 03


Domaines du temple de La Motte de Richemont
Localisation: Domaines du temple de La Motte de Richemont


C'est une plateforme circulaire, dénommée Les Chapelles, et qui fut l'assise d'un château ayant appartenu aux Templiers puis aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
L'emplacement du château de forme quadrangulaire se reconnait sur le terrain grace à la végétation: l'oseille sauvage y pousse en abondance.

En 1242, Guillaume de Richemont figure parmi les signataires de la charte d'affranchissement de Montluçon. Richemont est mentionné avec Magnet comme possession templière, en 1279.

A cette date, François de Bort, précepteur de la Milice du Temple en Auvergne, reconnait que Robert comte d'Artois, et Agnès dame de Bourbon, ont amorti la moitié de la forêt de Magnet acquise par l'Ordre du Temple, mais en se réservant la haute justice sur les hommes du Temple qui demeurent dans le village de MagnetDomaine du  Temple à Magnet
Domaine du Temple à Magnet
et de (acte 657).
— Les toponymes: Les Chapelles, Le Champ de l'Abeille, La Champ de l'Hôpital conservent le souvenir de la fonction première de la Motte Richemont.
— A. Huillard-Bréholles, Titres de la maison de Bourbon, nº 657.
— M. Piboule, Mémoire des communes, Du bocage au Val-de-Cher, pages 38-40.

Sources: Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais Par René Germain, Dominique Laurent, Annie Regond, Michel Thévenet. Edition De Borée 2004.
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Richemont (Charente)   (16)
Maison du Temple de Richemont
Département: Charente, Arrondissement et canton Cognac, Commune: Cherves-Richemont - 16


Maison du Temple de Richemont
Localisation: Maison du Temple de Richemont


Avant de quitter la Saintonge pour l'Aunis, il faut évoquer le problème posé par Richemont. On trouve en effet sur cette commune deux lieux, assez voisins, appelés « la Templerie » et « la Commanderie », où ne subsiste aucun vestige, mais qui laissent penser que les Templiers possédaient là un établissement. Aucune source archivistique ne fait mention de cette maison, ni pour la période templière, ni pour la période hospitalière.

Il se peut que la maison de Richemont ait disparu très tôt. On peut envisager également qu'elle ne soit pas passée à l'Hôpital lors de la dévolution des biens du Temple. On sait, en effet, que les Hospitaliers eurent parfois beaucoup de difficultés pour entrer en jouissance de biens templiers, usurpés par des laïcs entre 1307 et 1312, et qu'ils en perdirent un certain nombre. Il n'est pas impossible non plus que les Hospitaliers, entrés en possession de cette maison, l'aient vendue dans les années 1320-1325, période pendant laquelle ils aliénèrent, dans tous les prieurés, des biens de moindre importance afin d'éteindre les dettes contractées pour financer la conquête de Rhodes et payer à la couronne de France les sommes énormes exigées pour accepter la dévolution des biens du Temple à l'Hôpital.


Logis de la commanderie de Chèvres-et-Richemont
Logis de la commanderie de Chèvres-et-Richemont - Sources image Bnf


J. Nanglard et, après lui, Chales Daras, mentionnent la maison de Richemont, qu'ils situent dans la paroisse de ce nom au nord-ouest du bourg, la disant placée sous le patronage de saint Jean, tout en reconnaissant qu'ils ne possédent aucune information sur ses origines et son histoire. Certains auteurs ont fait de la crypte de l'église paroissiale de Richemont, dédiée à saint Georges, un vestige de l'ancienne chapelle du Temple sans apporter le moindre argument étayant cette assimilation.

Il convient donc de rester prudent en ce qui concerne Richemont et de reconnaître que, dans l'état actuel de nos recherches, on ne peut que supposer l'existence d'une maison templière en ce lieu.
Sources: Les commanderies des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Anne-Maris Legras - Editions du CNRS - 1983
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Richemont (Moselle)   (57)
Maison du Temple de Richemont
Département: Moselle, Arrondissement: Thionville-Ouest, Canton: Fameck - 57


Maison du Temple de Richemont
Localisation: Maison du Temple de Richemont


On n'a aucun renseignement sur le temple de Richemont ; mais une tradition, qui nous semble respectable, place un établissement de Templiers dans ce lieu, qui est situé à peu de distance de la Moselle, et au-dessus de Thionville (1).
1. V. Dictionnaire du département de la Moselle, par M. Viville, tome II
Sources: M. Auguste Didot. Mémoire sur les Etablissements de l'Ordre du Temple en Lorraine (Duchés de Lorraine et de Bar, évêchés de Metz, Toul et Verdun). Tome I, Nancy MDCCCLVI.

Richemont, canton de Thioville, à gauche de l'Orne et de la Moselle.
— Richemons, 1303 (Fonds de Malte, inventaire liasse c)
— Ancien domaine des Templiers, donné en 1311 au comte de Roussy.
Sources: Dictionnaire Topographique de l'ancien département de la Moselle. Par M. De Bouteiller. Paris, Imprimerie Nationale M.DCCC.LXXIV.
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Richerenches   (84)
Maison du Temple de Richerenches
Département: Vaucluse, Arrondissement: Avignon, Canton: Valréas - 84


Maison du Temple de Richerenches
Localisation: Maison du Temple de Richerenches


Entre le printemps et l'automne 1136, sans doute guidé par Pons de Grillon, Arnaut de Bedos est à Richerenches où il reçoit d'Uc de Bourbouton et d'une dizaine d'autres familles la donation initiale qui constituera la future commanderie du lieu. Entre la fin de l'année 1136 et la fin de l'année 1138, celle-ci se trouve rapidement complétée par d'autres apports gracieux dans les terroirs environnants reçus entre ses mains et celles de ses compagnons, dont la mémoire est conservée dans le cartulaire de Richerenches.

Cartulaire de Richerenches, nº 1 ([19 mars-10 novembre 1136]), 14 ([fin 1136 ou 1137]), 38 (10 novembre 1136), 23-24 (mars 1138), 25 ([1138]), 2 (15 juin 1138), 33 et 47 ([après le 16 juin 1138]), 34 (12 octobre 1138), 4-5 (13 octobre 1138), 28 [(1138]), 45 ([1138 ou début 1139]) et 55 ([1138-début 1140])
Sources: Damien Carraz - l'Ordre du Temple dans la Basse Vallée du Rhône - 2005. PUL

La création de la Commanderie des Templiers de Richerenches
En 1136, le seigneur Hugues de Bourbouton (petite seigneurie à 2km de Richerenches) fait don de certaines terres à l'Ordre du Temple, dont celle de Richerenches, alors inhabitée et inculte. La première Commanderie des Templiers de Provence y est créée. Les marais sont asséchés et la production agricole s'oriente autour des élevages de chevaux et moutons. C'est au cours de l'année 1138 que la Commanderie des Templiers atteint son plein développement, elle devint chef-d'ordre ou préceptorie (les autres commanderies de Provence en dépendaient) et l'un des plus grands haras de France. La même année, Hugues de Bourbouton entre dans l'ordre comme chevalier et fait don de tous ses biens: il devint commandeur. La commanderie est alors installée dans un quadrilatère de 74 mètres au nord, 81 mètres au sud, 58 mètres à l'est et 55 mètres à l'ouest, entouré de remparts et de tours. On y trouve des logements, une chapelle, une forge, des bâtiments agricoles et des ateliers d'artisanat.

L'Enclave des Papes
Richerenches dans une enclave ! En venant à Richerenches, vous pénétrez dans un territoire géographique et administratif unique en France. Vous êtes dans l'Enclave des Papes, morceau de Vaucluse enclavé dans la Drôme composé de quatre villes et villages: Valréas, la capitale, Richerenches, Grillon et Visan.

Pour comprendre les origines de l'Enclave des Papes, il faut remonter au temps où les Papes vivaient encore en Avignon.

En effet, pendant tout le 13e siècle, des luttes sans merci déchirent le nord de l'Italie. A Florence et dans Rome, où les ruines dévorent la ville, les Guelfes, partisans du Pape, s'opposent aux gibelins, partisans des empereurs germaniques. Le trône de Saint-Pierre est si fortement menacé que les papes quittent Rome et transportent le Saint-Siège en Avignon où ils résideront au cours du 14e siècle. En quelques décennies, cette ville rhodanienne devient une opulente cité commerciale et intellectuelle qui brille en Europe d'un éclat sans pareil.

Les papes ne cessent d'acquérir des terres d'Avignon, afin d'agrandir leur domaine et d'en tirer de substantiels revenus et surtout d'asseoir leur pouvoir face aux Etats du Royaume.

En 1317, après son élection à Lyon, le Pape Jean XXII, très malade, au cours d'une étape sur le chemin d'Avignon, goûta un vin de Valréas. « Il s'en trouva fort ragaillardi », et même très vite guéri. Il conclut que ce vin était miraculeux. Aussi, pour en disposer à sa convenance, il acheta la cité au Dauphin du Viennois. L'Eglise, héritant les biens des Templiers, Richerenches agrandit le territoire en 1320, puis Visan en 1344 et Grillon en 1351. L'Enclave était née ! Cette enclave permettait surtout au Pape de posséder une place-forte papale au sein des Etats du Dauphiné, propriété du Royaume de France. Elle fut délimitée par des bornes papales que l'on peut encore admirer à certains endroits (le circuit est disponible au Point-Tourisme).

Mais, curieusement, en traçant les limites définitives, l'administration pontificale s'aperçut qu'une petite bande de terrain, appartenant au Dauphiné, séparait toujours le Comtat Venaissin de la Région de Valréas. Le Pape s'efforça donc de racheter cette petite bande de terrain mais, en vain, le Roi de France s'y opposa, inquiet de l'avancée du Saint-Siège dans le Midi. Toute communication entre les deux possessions pontificales était donc impossible, sans franchir le territoire français. Mais, en 1791, après la Révolution, l'Enclave des Papes, dépendant du Comtat Venaissin, fut rattachée à la France et, à la formation des départements, les habitants de l'Enclave des Papes, désirant rester provençaux, devinrent vauclusiens. Ainsi, l'Enclave des Papes fut rattachée au Vaucluse malgré son isolement dans la Drôme.

L'Enclave des Papes devint une véritable enclave vauclusienne en terre drômoise, unique en son genre !
Sources: Patrimoine Templier de Richerenches.

Maison du Temple de Richerenches - Trudon des Ormes
Le Temple de Richerenches était d'ancienne fondation, puisqu'elle aurait été créée vers les années 1135-1136. Le premier nom que nous rencontrons dans le Procès, à propos de Richerenches, est celui de Raymbaud de Caromb, chevalier. Raymbaud, enquêté dès le 10 novembre 1307, était alors commandeur de Chypre; il avait soixante ans, et avait été reçu, en cette maison de Richerenches, dans le Comtat Venaissin, vers l'an 1265, à la Pentecôte, par le commandeur de Provence, frère Ronssolin de Fos. Ces réceptions de chevaliers se faisaient souvent avec un certain apparat; des parents ou des amis accompagnaient le jeune chevalier en vue de la cérémonie de profession et Raymbaud nous apprend que son oncle, l'évêque de Carpentras, était au nombre des assistants.

Un des commandeurs de Richerenches fut un chevalier, nommé frère Raymond Chambaraut, au dire d'un Templier du pays, frère Bertrand Arnoud de Valréas, reçu par lui,« apud Richarenches », en qualité de sergent, en 1280 ou environ.

Un autre Templier qui avait habité longtemps la grange du Temple de Peyrolle, dit avoir été reçu, en 1294, en la maison de Richerenches, par Pons de Brozet souvent cité.

Précepteur de Richerenches: vers 1280, frère Raymond Chambaraut, chevalier.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Maison du Temple de Richerenches - Laurent Dailliez
Les Templiers arrivèrent dans la région par la ville épiscopale: Saint-Paul-Trois-Châteaux, le 19 mars 1136. Deux donations ce jour-là, implantaient les Templiers dans le nord de la Provence. Donc, en ce vendredi, quelques seigneurs: de Pierrelatte, de Saint-Pastor. Veteris et Carbonel donnent à la Milice du Temple, plusieurs pièces de terre, ce qu'approuvent l'évêque et les chanoines de la cathédrale réunis en chapitre (1). L'évêque, s'il confirma la donation, fut généreux envers les Templiers puisque le même Jour, en présence des coseigneurs de la ville, les seigneurs de Viadier, de Saint-Paul et de Donzère octroyait au Temple, l'église Saint-Jean, le palais du même nom qui lui est contigüe et le quartier de la ville de Saint-Paul entourant ces deux édifices. Anne de Saint-Paul confirme la donation et se garde un obit sur les redevances des fours, moulins et eaux (2).

Durant l'été, entre le mois de mars et celui de novembre, le futur lieu de Richerenches est donné à la Milice du Temple par plusieurs seigneurs, parmi lesquels se trouvait le principal: Hugues de Bourbouton. Douze seigneurs au total font donation d'un franc-alleu situé au nord de la rivière d'Elson (3), à l'est de l'étang de Granouillet. L'acte précise que c'est dans ce lieu que sera construit le monastère (sic). Trois frères du Temple sont cités: Arnaud de Bedos, Hugues de Panaz et Guichard (4). Le lieu est occupé au fur et à mesure. Au cours des mois qui allaient suivre, les Templiers purent acquérir toute la seigneurie de Bourbouton et purent même essaimer pour fournir aux frères de nouvelles fondations: Orange et Roaix.

Le 16 juin 1138, le donateur principal, Hugues de Bourbouton, fait sa profession dans l'Ordre du Temple. Cette mention prouve bien qu'il y avait un temps de probation pour entrer dans l'Ordre, puisque le donateur-fondateur s'était donné à l'Ordre du Temple en 1137. Ce 10 juin, donc, toute la famille est réunie pour régler les affaires des propriétés. Hugues, en présence de Gérard, évêque de Saint Paul Trois Château fait sa profession et se donne au Temple avec une partie de ses biens. Les parents: Hugues, sa femme, Bertrand leur neveu et Ripert Folraz donnent tout ce qu'ils possèdent au lieu de Bourbouton en faisant quelques restrictions, permettant à la femme et aux enfants de subvenir à leurs besoins (5).

Arnaud de Bedos va recevoir tout le territoire au fur et à mesure que les accords seront passés entre les coseigneurs et étendra de ce fait son champ d'action et celui de la nouvelle communauté.
Vient ensuite Hugues de Montségur avec sa donation à la fin du mois de juin 1138 (6).
Le lundi 26 septembre ce sera l'acquisition de la future commanderie d'orange par Guillaume Richard (7).
Le territoire de Bourbouton devient Richerenches. L'importance de la maison se fait déjà sentir et le 13 octobre 1138, les biens du Temple s'agrandiront par la donation des bois situés entre le chemin qui va vers Valréas et Saint-Amand et la rivière de Lauzon (8).
La donation totale sera faite le treizième jour par Hugues, son fils Nicolas et tous les héritiers (9). Tout le territoire de Richerenches appartiendra désormais aux Templiers qui avaient entamé les constructions du monastère (sic).

A la fin de l'année 1138, l'église était construite ainsi que le signale un acte de donation émanant de la famille de Sabran. Les seigneurs donnent tout ce qu'ils ont au territoire de Brento. Il s'agit d'une condamine qui s'étendait de Visan à l'église Sainte-Marie de Richerenches et se terminant par la voie qui allait de Valréas à Beaume (10).

A partir de cette date, Richerenches devient une maison régulière. Arnaud de Bedos, en sa qualité de maître en Provence et partie des Espagnes, va céder sa place de supérieur de Richerenches à un commandeur régulier qui continuera l'élan donné au moment de la fondation. Le premier commandeur titulaire sera Gérard de Montpierre. Il recevra de nombreux biens de la part des seigneurs de la région comme Bertrand de Beaume de Venise (11).

En dix ans, les Templiers de Richerenches seront les seigneurs de tout le territoire. Ils reçurent des cens, des droits, des rentes, des serfs, etc. A partir du mois de mars 1139, on connaît l'orientation de la commanderie quant à sa destinée économique et aux revenus. Les procès et les contestations n'allaient pas tarder à apparaître. C'est ainsi qu'en 1139, Hugues de Bourbouton étant commandeur de Richerenches, se trouve devant Gérard, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux pour un jugement que demande Pierre Dubois. Au cours de cet arbitrage, les Templiers sont soutenus par le témoignage du chanoine Guillaume Ranoard (12).

L'action d'Hugues de Bourbouton ira en croissant. Son rôle, en dehors de commandeur et de supérieur d'une communauté, fut de remembrer toute la propriété tant et si bien qu'à sa mort, les templiers possédaient une richesse foncière et juridique de la plus grande importance. Hugues de Boubourton n'apparaît plus en qualité de commandeur à la fin de l'année 1141. Il avait été remplacé par Hugues de Panaz.

L'élan des premières années sera poursuivi durant tout le XIIe siècle. Hugues de Bourbouton aura tout de même la joie de voir son fils Nicolas entrer dans l'Ordre. En effet, le 3 décembre 1145, un texte nous précise que Nicolas de Bourbouton, imitant l'exemple de son père, Hugues troisième commandeur du Temple et commandeur de Richerenches fait profession dans l'Ordre du Temple en présence de dom Lauzon, abbé de Notre-Dame d'Aiguebelle (13).

Hugues de Bourbouton mourut dans les six premiers mois de l'année 1151. Il faut penser qu'il quitta ses frères vers le mois de juin de cette année puisque nous le trouvons dans les actes, en qualité de témoin jusqu'à la fin mai et que le 18 juin 1151, il était remplacé par Déodat de l'Etang lors de la réception, comme Chevalier du Temple, du seigneur Dalmas de Beaume (14). Cela n'empêcha pas les membres de la famille du fondateur commandeur de continuer leurs largesses en faveur de la commanderie. Le 28 août 1152, le neveu du commandeur, Bertrand est reçu dans l'Ordre du Temple par Pierre de la Rovière, maître du Temple en Provence et partie des Espagnes, en présence de Déodat de l'Etang commandeur et bailli de Richerenches. Ce document est intéressant surtout en ce qui concerne la hiérarchie des frères. Bertrand de Bourbouton, tout en se donnant à l'Ordre du Temple, ainsi que tous ses biens, se réserve les revenus tant qu'il vivra dans le siècle à condition de donner le superflu à la maison de Richerenches et de vivre célibataire. Bertrand de Bourbouton, comme le comte de Barcelone, Raymond-Bérenger et bien d'autres dont les textes rapportent l'admission, sont de l'ordre quant aux participations et aux bénéfices spirituels (15).

La vie religieuse était aussi bien établie et bien réglée. Une communauté de vingt frères est signalée en 1171. Ces frères sont des Chevaliers du Temple (16). Deux et même trois chapelains servaient la communauté

On s'aperçoit que la première maison régulière de Provence est bien implantée. Ses biens s'étendent dans toute la région et les acquisitions des XIIe et XIIIe siècles permirent aux templiers, soit de fonder de nouvelles maisons, soit de créer des fermes et des granges. Les lieux dans lesquels se trouvaient des acquisitions aux alentours sont:

— Beaume de Transit: serfs, biens divers, terre, droit de faire tisser deux pièces de toiles gratuitement chaque année (acte du 18 juin 1151).
— Alcion: biens divers.
— Colonzelle: biens divers, terres, eaux, près, bois, garrigue, rentes.
— Grillon: biens divers, dîmes.
— Valréas: biens divers.
— Brente: biens divers, près, terres, dîmes.
— Montségur: serf, rentes.
— Conzonaz: droit de pacage.
— Visan: rentes, gages, droits de pacage.
— Grignan: serf, biens divers.
— Graneuil: rentes, près, étang, terres.
— Saint-Auban: terres.
— La Garde-Adhémar: terres, droit de leyde et de pacage.
— Chansanz: biens divers.
— Jonquières: condamine.
— La Couronne: franc-alleu.
— Saint-Marcellin-les-Vaisons: terres, pacages, eaux, bois, droits.

Et les unions spirituelles furent établies avec l'abbaye de Notre-Dame d'Aiguebelle dès la fondation. Une autre union s'établira avec les chartreux du Val Saint-Hugon (17). Les chartreux venaient de fonder leur nouveau monastère et voulant grouper leurs terres et les biens, ils demandèrent aux templiers de Richerenches de leur céder leurs biens du Val. C'est en 1173-1174 qu'Albert de Vaux et Isinidon d'Aix, procureurs des maisons de l'Ordre du Temple de Salomon en deçà des mers, du consentement d'Arnaud de la Tour Rouge, maître en Provence et partie des Espagnes, du couvent réuni de Richerenches, des frères de cette maison et du commandeur de Bourgogne, à la prière de Guigues et des frères de la Chartreuse, cèdent tout ce qui appartient à l'ordre dans le territoire du Val Saint-Hugon, à la condition de participer aux bienfaits spirituels de l'Ordre et de la maison de la Chartreuse (18).

Les relations spirituelles n'empêchèrent pas les Templiers de s'en prendre aux évêques. Il faut dire aussi que les prélats, devant l'indépendance de plus en plus grandissante du Temple, perdirent beaucoup de leurs prérogatives. En 1230, un différend s'étant élevé entre Geoffroy, évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux et Bertrand de la Roche, commandeur de Richerenches, l'évêque de Die donna raison à son confrère. Le commandeur n'accepta pas la décision et en appela au pape. Un arbitrage fut définitivement réglé par Jean Brusseau, évêque de Toulon qui demanda aux templiers de porter honneur et respect à l'évêque et sollicita du prélat de protéger l'Ordre du Temple (19).

La commanderie rayonna dans toute la région durant toute son existence et même en 1296, lorsque l'Ordre du Temple semblait décliner avec un nombre restreint de religieux, le maître en Provence, Guigues Adhémar et Guillaume Hugolin, commandeur de Richerenches, recevaient en fief le château de Grillon avec toutes ses dépendances (20).

L'influence de Richerenches s'étendra sur toute la Provence par les filiales que fonderont les templiers.

Commandeurs du Temple de Richerenches
Arnaud de Bedos, 1136-1138 - maître en Provence partie des Espagnes - procureur de Richerenches.
Gérard de Montpierre, 1138-1139.
Hugues de Bourbouton, 1139-1141.
Hugues de Panaz, 1141-1144.
Hugues de Bourbouton, 1145-1151.
Déodat de l'Etang, 1151-1161.
Guillaume de Biais, 1161.
Déodat de l'Etang 1162-1173.
Foulques de Bras, 1173-1179.
Pierre hier, 1179.
Hugolin, 1180-1182.
Raimond, 1200-1203.
Déodat de Bruissac, 1205-1212.
Bermond, 1216-1220.
Bertrand de la Roche, 1230.
Rostang de Corris, 1232.
Raymond Seguis, 1244.
Raymond de Chambarand, 1260-1278.
Ripert Dupuy, 1280-1288.
Guillaume Hugolin, 1288-1300.
Pons d'Alex, 1300-1304.
Raimbaud Alziari, 1304.
Guillaume Hugolin, 1308.
Sources: Laurent Dailliez - Les Templiers en Provence - Editions Alpes - Méditerranée - Nice 1977

Maison du Temple de Richerenches
Cette maison, l'une des plus anciennes et des plus renommées de Provence, entretien des rapports suivis avec Roaix. La liste suit de ses commandeurs, appelés « maîtres » vers le milieu du XIIe siècle.

En mars-novembre, Hugues de Bourbonton et sa famille donnent des terres aux Templiers en la main d'Arnaud de Bedoz et de Hugues de Panaz.

Le 15 juin 1138, les mêmes donnent des terres en franc alleu à l'Ordre du Temple, en la main d'Arnaud de Bedoz et de Gérald de Montperreux. On commence à construire la commanderie de Richerenches.

Le 15 juin 1139, Hugues de Bourbonton donne tous ses biens à la commanderie de Richerenches, et se fait Templier, en la main de Gérald de Montperreux.

Hugues de Bourtonton (Hugo de Bolbotone) sans titre - 1140-1141
Hugues de Panaz (Hugo de Panaz) - 1141
« frère du Temple et gouverneur de cette maison » en octobre 1141

Le 15 mars 1144, une charte est attestée par Gérald de Montperreux, Bernard de Rollan, Rostanou Le Chapelain, Hugues de Bourbonton. « Nous quatre commandeurs de Richerenches »: un bel exemple de bonne humeur et de fraternité.

Hugues de Panaz, sans titre, en 1144; en 1146 il est à Gérone, et ne revient plus en France. (Cartulaire d'Albon).
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Commandeurs du Temple de Richerenches
Arnaud de Bedoz (Arnaldus Bedocius) - 1136-1138
Gérald de Montperreux (Geraldus Montepetroso) - 1138-140
Hugues de Bourbonton (Hugo de Bolbotone) - 1140-1151
Hugues de Panaz (Hugo de Panaz) - 1141-1144
Raymond de Crussol (Raymundus de Crusolls) « maître » - 1146

Dieudonné de L'Estang (Deodatus de Stagno) - 1151-1175
Foulques de Bras (Fulco de Bras) - 1175-1179
— Commandeur de Roaix 1179-1182 q.v.

Pierre Iter (Petrus Iterius) - 1179
Hugolin (Hugolinus) - 1170-1182
— Cf. Roaix, même date.

Bermund (Bermundus) - 1200
— Commandeur de Ruou en 1203, 1211
— Commandeur de Toulouse 1205, 1206
— Commandeur de Jalez en 1206
— Maître en Provence 1195-1202

Dieudonné de Brissac (Deodatus de Bruissaco) - 1205-1212
(Brissac, Hérault, arrondissement Montpellier, canton Ganges)
— Maître en Provence 1195-1202

Bermund de Casteljau (Bermundus de Castrogaug) - 1219
(Casteljau, Ardèche, arrondissement Largentière, canton Les Vans)

Rostan de Comps (Rostagnus de Conis) - 1232
— Commandeur de Ruou q.v.

Raymond Seguis (Raimundus Seguis) - 1244
Raymond Chambarut (Raumundus Cambarutus) - 1263-1272, 1280
— Commandeur Sainte Eulalie 1266 (v. Finke, II, p. 351)

Ripert du Puy (Ripertus de Podio) - 1284
— Commandeur de Saint Gilles 1287-1289 q.v.

Guillaume Hugolin (Guilelmus Hugolnus) - 1290, c. 1300-1308
(v. Finke, tome II, pages 348-349)

Pons de Alixan (Poncius de Alexiano) - c. 1300
(Alixan, Drôme, arrondissement Valence, canton Bourg-de-Péage)
V. Finke, tome II, page 344

Raimbaud d'Alziar(Raimbaudus Alziarii) - 1304
Bernardus de Boazon (Bernardus de Boazone)
— Porte-clés et bailli de la maison en 1142

Dans le voisinage de Richerenches, les Templiers possèdent une Maison à Valréas, et le bourg de Visan (Avisanus) dans le canton de Valréas.
Fonds:
— Cartulaire du Temple de Richerenches,
— Bibliothèque d'Avignon, ms 2488.
— Marquis de Ripert-Monclar, Cartulaire de la Commanderie de Richerenches et de l'Ordre du Temple, 1136-1214, Avignon et Paris 1907, in 8º.
— Cf. Trudon des Ormes, op. cit. p. 259.

Sources: E.-G. Léonard. — Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, suivie d'un Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs. — Paris, E. Champion, 1930. ln-8º, xv-259 pages.

Vous pouvez aussi aller sur le site officiel de Richerenches, vous y trouverez des informations sur la commanderie, et des informations sur l'enclave de Papes
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Rigny-le-Ferron   (10)
Domaine du Temple de Rigny-le-Ferron
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Aix-en-Othe - 10


Domaine du Temple de Rigny-le-Ferron
Localisation: Domaine du Temple de Rigny-le-Ferron


La maison de Rigny-le-Ferron, devenue membre de la commanderie de Coulours comprenait, d'après la déclaration de 1338, le gagnage ou la ferme de Gerbeau et de Rigny, « gagnagium de Gerboyau et de Regny », la dîme et les terrages du village de Rigny, « ville de Regniaco », les moulins de Gerbeau, les prés de FlacyBien du Temple à Flacy
Domaine du Temple à Flacy
, « de Flaciaco », avec plusieurs censives et revenus seigneuriaux à Gerbeau et à Rigny.

Un terrier de l'année 1460 nous dépeint l'état de ruine où la guerre avait plongé Gerbeau.
« A l'Hôpital dé Coulours est appartenant ung lieu et place inhabitable et ruyneux, nommé Gerbreau, membre de ladite commanderie de Coulours, auquel lieu et place souloit avoir jadis maison manable, cour, jardins, granches, estables, avecque deux molins à blé estans en iceluy hostel, lequel estoit fermé de fossez, contenant arpent et demi; auquel lieu on ne demeura passé cinquante ans et plus, et est tout par terre en boys et en buissons. »

Les moulins, comme la maison de Gerbeau, étaient établis sur la petite rivière de Serilly. Il n'en restait plus qu'un au siècle dernier, lequel était afférmé en 1788, avec la ferme de Rigny, d'une contenance de 188 arpents de terre.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Maison de Rigny-le-Ferron
La maison de Rigny-le-Ferron, devenue membre de la commanderie de CouloursBien du Temple à Coulours
Domaine du Temple à Coulours
comprenait, d'après la déclaration de 1338, le gagnage ou la ferme de Gerbeau et de Rigny, « gagnagium de Gerboyau et de Regny », la dîme et les terrages du village de Rigny, « ville de Regniaco », les moulins de Gerbeau, les près de Flacy, « de Flaciaco », avec plusieurs censives et revenus seigneuriaux à Gerbeau et à Rigny.

Un terrier de l'année 1460 nous dépeint l'état de ruine où la guerre avait plongé Gerbeau: « A l'Hôpital de Coulours est appartenant ung lieu et place inhabitable et ruyneux, nommé Gerbreau, membre de ladite commanderie de Coulours, auquel lieu et place souloit avoir jadis maison manable, cour, jardins, granches, estables, avecque deux molins à blé estans en iceluy hostel, lequel estoit fermé de fossez, contenant arpent et demi; auquel lieu on ne demeura passé cinquante ans et plus, et est tout par terre en boys et en buissons »
Les moulins, comme la maison de Gerbeau, étaient établis sur la petite rivière de Serilly.

Il est parlé, dans le Procès, d'une réception faite en 1303, à la fin de l'année, par le précepteur de France, Gérard de Villiers, en présence du prêtre du Temple, Albert de Thors, « in camera domus Templi de Gelboe, Lingonensis diocesis »
Procès des Templiers, tome I, page 561
Videlicet quod,ipse receptus fuerat per fratrem Gerardum de Villaribus preceptorem tunc Francie, circa festum beati Andree proximo preteritum fuerunt septem anni, in camera quadam domus Templi de Gelboe Lingonensis diocesis, presentibus fratribus Alberto de Van de Tors presbytero, Jacobo de Botencort milite, Lamberto de Toysi serviente, quos credit vivere, in hune modum nam cum requisivisset panem et aquam societatis et pauperem vestitum ordinis, et obtulisset se perpetuo velle esse servum esclavum Terre sancte, dixerunt ei quod bene deliberaret, quia juvenis erat, et videbat eos cum magno apparatu equorum et vestium, et ipse forsitan talia non haberet, et oporteret ipsum a se abdicare propriam voluntatem, esurire quando vellet comedere, vigillare quando vellet dormire, et multa dura et aspera sustinere; et cum respondisset quod omnia bene sustineret propter honorem Dei, preceperunt quod exiret dictam cameram, et ipsi deliberarent [...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Or, la maison ainsi désignée serait la petite localité de Gerbeau, voisine de Coulours, dont le dictionnaire topographique du département de l'Aube, indique des formes anciennes telles que: Jabael, Gerboeal, Gerboyau.

Il subsiste, en outre, un fragment de recette des maisons « de Coullors » et « de Girboyau », de la fin de l'année 1307 et de 1308, qui vient confirmer notre attribution « Bibliothèque nationale manuscrits latin 9035 »
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
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Rilhac-Treignac   (19)
Maison du Temple de Rilhac
Département: Corrèze, Arrondissement: Tulle, Canton: Treignac, Commune: Rilhac-Treignac - 19


Maison du Temple de Rilhac
Localisation: Maison du Temple de Rilhac


Nous savons qu'à Bellechassagne le chapelain était en même temps curé de la localité ; peut-être aurions-nous dû ajouter, ce qui n'est d'ailleurs qu'une supposition, que la chapelle de la commanderie avait dû servir d'église aux habitants, puisqu'il est parlé de fonts baptismaux dans la chapelle.

Pour ce qui est de Rilhac il n'est question précisément que du chapelain du Temple, curé de la localité, « frater Helias de Chalhistrac, presbyter curatus ecclesie de Relhatus, Lemovicensis diocesis »
Procès des Templiers, tome I, page 75
Item, eisdem die et loco fuerunt adducti coram eisdem dominis commissariis (excepto domino archidiacono Magalonensi, qui jam, quoad ea que dicta die restabant agenda, se excusavit) fratres subscripti, qui adducti fuisse dicebantur de Pictavia, videlicet fratres Iterius de Lombihacho miles Lemovicensis, Petrus de Lonihis Remensis, Guillelmus de Sanzeto Lemovicensis, Helias Aymerici Lemovicensis, Galterus de Pinçon Cameracensis, Aymericus Boeti Engolismensis, Guillelmus Vigerii Engolismensis, Matheus de Alveto Cameracensis, Petrus de Rupe Turonensis, Matheus de Stagno Turonensis, Helias de Chalhistrat presbyter curatus ecclesie de Relhatus Lemovicensis, Guillelmus Barbot Pictavensis, Raynardus de Bondis Parisiensis diocesium. Qui singulariter et separatim interrogati, si volebant dictum ordinem deffendere, dixerunt et responderunt quod sic.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

La présence de ce prêtre du Temple à Rilhac, ne semble avoir de raison d'être que par l'existence d'une maison de l'Ordre à Rilhac ou aux environs, Sans doute Rilhac en Bas-Limousin, Corrèze, arrondissement de Tulle, canton de Treignac.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Rilhac-Treignac
Sous les coups de la Papauté et de la Royauté disparurent les établissements des Templiers dans le Bas-Limousin, comme partout ailleurs. On ne vit plus errer sous les frais ombrages de Puy-Joubert (1), de Langlade, de Rilhac, près de Treignac, sur les rochers de Nazareth ou dans les forêts de l'hôpital Saint-Jean, le manteau blanc et la croix rouge des défenseurs de Jérusalem.
1. Podium Wiberti


Eglise de Rilhac-Treignac
Eglise de Rilhac-Treignac - Sources Rilhac-Treignac


A peine reste-t-il aujourd'hui quelques rares vestiges de leur puissance, quelques pans de mur des manoirs où ils avaient suspendu si longtemps leur longue épée et leur cotte de maille couverte de la poussière des combats et des lointains voyages.
Nazareth pourtant conserve quelques vieux bâtiments de cette époque, quelques tourelles du haut desquelles le Templier voyait venir de loin ses frères de la Palestine.
Le voyageur, qui connait l'histoire du pays, est frappé de tristesse à l'aspect de cette vieille église si pauvre, si délabrée où le gardien de la tombe du Christ, le protecteur du pélerin, venait incliner son front meurtri par les batailles.
Le couvent des dames du Temple, situé sur le coteau de Puy-Joubert, au-dessus de celui des Chevaliers, est entièrement détruit.
La malédiction de l'Eglise a été satisfaite, le peuple n'a plus souvenir de ces hôtes fameux.
Auprès de Rilhac, non loin des vieilles ruines du Temple, on voit aussi celles d'un château fort qui avait échappé à la colère de Philippe-le-Bel ; les guerres de la réforme et les passions du seizième siècle le renversèrent de fond en comble.
Sources: M. Marvaud, Histoire politique, civile et religieuse du Bas-Limousin depuis les temps anciens, page 161. Volume 2 (Livre numérique Google)
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Rimondeix   (23)
Eglise du Temple de Rimondeix
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Jarnages - 23


Eglise du Temple de Rimondeix
Localisation: Eglise du Temple de Rimondeix


Rimondeix ou Reymondeix
— Sebrand, évêque de Limoges, donna cette église aux chevaliers du Temple (XIIe siècle).
— Succursalle de 260 communiants.
— F. Vocable de Saint-Pierre-es-liens.
— Ancienne Maison du Temple.
— P. Commandeur Hospitaliers de Blaudeix, 1572
Sources: Pouillé historique du diocèse de Limoges, Manuscrit de l'abbé Joseph Nadaud, 1775. Publié par M. l'abbé A. Leclerc (Table spéciale)


Eglise du Temple de Rimondeix
Eglise du Temple de Rimondeix - Sources: Jack Bocar


Temple de Rimonbdeix
En 1262. Accord par lequel Roger de Laront, seigneur d'Ajain, consent à ce que le comte de la Marche établisse sur ses terres de Rimondeix et de Saint-Arey, une commune franche, suivant les coutumes et les libertés de la ville de Saint-Pierre-le-Moutier, et à condition que les revenus et les droits à percevoir dans cette commune seront partagés entre eux par moitié.
Sources: Chartes communales et franchises locales du département de la Creuse, par Louis Duval. Guéret 1877.

Rimondeix est une commune du canton de Jarnages
— Le nom de cette localité a peu varié ; on trouve :
— Capellanus de Rimondeys, 1282 (Archives de la Haule-Vienne, Cartulaire O Domina, f° 70, v°).
— Parrochia de Rimondesio, 1440.
— De Rimondoix, 1472 (Terrier des Ternes).
— Paroisse de Raymondayx, 1482 (Chartes des Ternes).

— Sebrand-Chabot, évêque de Limoges de 1171 à 1198, donna l'église de Rimondeix aux chevaliers du Temple.
— En 1282, nous voyons que Rimondeix était l'église matrice dont dépendait Blaudeix ; les chevaliers du Temple présentaient alors un de leur religieux à l'évêque de Limoges qui le nommait à cette cure.

— En 1266 Roger de Laron se concertait avec le comte de la Marche pour fonder une ville franche sur ses terres de Rimondeix et de Saint-Arey, suivant les coutumes et les libertés de la ville de Saint-Pierre-le-Moutier ; les revenus et les droits à percevoir dans cette ville devaient être partagés entre eux par moitié.

— La carte du diocèse de Limoges, par J.-B. Nolin commet une erreur en plaçant Rimondeix et Blaudeix dans l'ancien archiprêtré d'Anzême ; ces deux localités appartenaient à celui de Combrailles.

— Au siècle dernier Rimondeix qui était devenu succursale de Blaudeix avait 260 communiants, ce qui suppose 350 habitants.
— Sa fête patronale était celle de Saint-Pierre-es-Liens.
— Aujourd'hui on y fait celle de Saint-Jean-Baptiste comme à Blaudeix.
— Le commandeur de Blaudeix y nommait les titulaires en 1572.

— L'église de Rimondeix a été construite du XIIe et au XIIIe siècle. « C'était un petit édifice mesurant onze cannes sur trois, et où les visiteurs de l'ordre de Malte en 1616 ne rencontrèrent rien qui soit digne de remarque. Elle était desservie par un curé dont la portion congrue était de six setiers de seigle et de douze livres. »

— Au siècle dernier Rimondeix était une succursale de Blaudeix, et par suite avait le même curé. N... Robert avait été nommé curé de Rlaudeix-Rimondeix en 1756. N... Vilate en 1782. Jean Monet fut nommé curé de Rimondeix par le marquis de la Celle, comme fondé de pouvoir d'Alexandre de Fricon, commandeur de Blaudeix le 7 novembre 1788.
Après la Révolution Louis Pevroulx fut nommé curé de Rimondeix en 1804. Il était encore curé de Blaudeix et Rimondeix en 1829. Louis Couraud fut nommé curé de ces deux paroisses en 1848 ; Jean Fournet en 1860 ; Martin Alasseur en 1878.
Sources: Dictionnaire Topographique, Archéologique et Historique de La Creuse, par André Lecler, Limoges 1902
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Riolat, Riollais   (36)
Maison du Temple de Riolat, Riollais, Roleis
Département: Indre, Arrondissement et Canton: La Chatre, Commune: Montlevicq - 36


Maison du Temple de Riolat
Localisation: Maison du Temple de Riolat


Riollet, était membre de Farges. Il possédait en outre une métairie dont on peut voir encore les bâtiments dans le village.

Riollais
Riollais en Berry, à une lieue de Châteaumeillant et à 2 de La Chatres et à 4 de Farges, consistait en une chapelle, un oratoire, dîmes, cens, moulin et métairie.
« Revenu 300 livres. »
Sources: Sources Léopold Niepce, Le Grand Prieuré d'Auvergne - Lyon 1883

Roleis - Riollais - Riolat
Le nom de la maison du Temple de « Roleis », dans le diocèse de Bourges, est donné par Raymond de Bassignac, à cause d'une réception qu'il y fit.
Procès, tome I, page 235
Item, dixit quod ipse testis, existens tunc preceptor dicte domus Templi de Bilheda, recepit in fratrem servientem dicti ordinis Bertrandum la Marcha Lemovicensis diocesis, in domo Templi de Roleis Bituricensis diocesis, et Johannem de Pratemi Lemovicensis diocesis, in fratrem militem dicti ordinis in dicta domo de Bilhida, et in recepcionibus eorum servavit et servari fecit per eos, et eis precepit et dixit omnia que servata fuerant et facta, dicta et precepta in recepcione sua, prout supra deposuerat, hoc excepto quod non fuerunt eum osculati in umbilico, nec precepit eis quod conculcarent crucem, nec dixit dicto militi quod posset commiscere se cum aliis fratribus, quia dictus miles erat senex.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 — Imprimerie Nationale — Paris — M. DCCC. LI.
« Le Grand-prieuré d'Auvergne, par Léopold Niepce, page 307 »

Ce nom de Riollais ne semble pas figurer sur les cartes.
A moins que ce ne soit le lieudit le Temple dans la commune de BeddesBien du Temple à Beddes
Domaine du Temple à Beddes
, à une lieue de Châteaumeillant.
D'après le patrimoine de France, sic: A Beddes (18), en 1422, une commanderie de Templiers est attestée.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France. La plupart de ces informations sortent des archives départementales, de la bibliothèque nationale et des textes rédigés par Michelet sur le Procès des Templiers.

Le Temple, Commune de Beddes.
— Domus de Bede et de Rolays, 1422 (A.D. 18-8 G, chapitre Saint-Etienne de Bourges)
— La mestairie du Temple de Bedde, 1583 (A.D. 18-1 G, archevêché de Bourges)
— Visite du membre du Temple de Bedde deppendant de la commanderie de Farges, Une chapelle, laquelle nest parroisse desdiée soubz le tiltre de Saint Laurent, 19 octobre 1616 (A.D. 69-48 H 139, fol. 376)
— Visite du Temple de Bedde, membre despendant de la commanderie de Farges, Une chapelle dédiée sous le tiltre de Saint Laurent, laquelle nest parroisse ains un orattoire de dévotion, 17 aout 1640 (A.D. 69-48 H 140, fol. 340)
— Procès en règlement de comptes entre la commanderie de Farges et les fermiers de la métairie du Temple de Beddes, 8 octobre 1723 (A.D. 36-2 B 298)
— La métairie du Temple, paroisse de Beddes, 1778 (A.D. 18-51 G 2)
— Le Temple, XVIIIe s. (Carte de Cassini)
— Le Temple, 1810 (Cadastre)
— Le Temple, 1847 (B.N.-Ms Français 9844)
— Le Temple, 1961 (Cadastre). Membre dépendant de la Commanderie de Farges-Allichamps.
Sources: Dictionnaire Historique, Géographique et Statistique de l'Indre, par M. Eugène Hubert, archiviste-adjoint aux Archives de l'Indre. Paris, Châteauroux 1889
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Ris-Orangis   (91)
Maison du Temple d'Orangis
Département: Essonne, Arrondissement: Evry, Canton: Ris-Orangis - 91


Maison du Temple d'Orangis
Localisation: Maison du Temple d'Orangis


L'ancien domaine des seigneurs d'Orangis devint, au XIIe siècle, la propriété du Temple, comme nous l'apprend une charte d'Alix, reine de France, portant en 1194, confirmation et amortissement du don fait à la maison de la Chevalerie du Temple, par Fouques d'Orangis et Regnaut, son frère, de soixante arpents de terre qu'ils avaient à Orangis, en chargeant Bauduin d'Orangis, leur autre frère, de tenir désormais des Chevaliers du Temple, à douze deniers de cens par an, leur maison d'Orangis, « domum de Orengiaco », avec le pourpris, ensemble la terre, le bois et le pré en dépendant.

Les Templiers ne tardèrent pas à entrer en jouissance de cette maison, par la mort de Bauduin qui arriva quelques années après.

La terre d'Orangis, où le Grand-Prieur avait toute justice, contenait 440 arpents. Son revenu était en 1558 de 80 livres, en 1666 de 600 livres, en 1733 de 800 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Domaine du Temple de Fromont


Domaine du Temple de Fromont
Localisation: Domaine du Temple de Fromont


Maison de Fromont, on ignore comment et à quelle époque les Templiers acquirent le domaine seigneurial de Fromont, qui se composait d'un château, avec basse-cour et terres en dépendant, de la haute, moyenne et basse justice du lieu et de plusieurs rentes et redevances, tant à Fromont, qu'à Crosne, Ris, Evry et Misery.

Tout ce qu'on sait, c'est que l'Ordre du Temple possédait déjà des biens à Fromont en 1173. Des lettres de cette date de Maurice, évêque de Paris, portent que Gaudry de Savigny, en prenant l'habit de la religion du Temple, a donné à l'Ordre tout ce qu'il possédait à Fromont, « apud Fortem montem. »

Jusqu'en 1246, les acquisitions de terres sur Fromont sont faites au nom des Templiers de Paris; mais après, elles se font pour le compte de ceux de la maison de Fromont. Nous trouvons cette maison mentionnée pour la première fois dans des lettres de l'official de Paris, du mois de janvier 1250, par lesquelles Léger de Crouselhes et Alpedis, sa femme, ont vendu aux frères de la Chevalerie du Temple de Fromont, « fratribus militie Templi de Forti monte », un demi arpent de terre arable, tenant à la terre des Templiers, pour le prix de trente sols parisis.

Passée en la possession des Hospitaliers, la maison de Fromont fut longtemps administrée par des frères de l'Ordre qu'y plaçait le Grand-Prieur de France. Mais cette administration plus ou moins bien dirigée, coûtait beaucoup et absorbait souvent le revenu qu'on pouvait en tirer. C'est ce qui décida le Grand-Prieur à affermer Fromont, en 1564, à M. de Thou, conseiller du Roi et premier président du Parlement de Paris, moyennant un fermage de cent livres.

Le bail étant expiré en 1574, M. de Thou, dans le désir de conserver cette terre, proposa à Pierre de La Fontaine, alors Grand-Prieur, de l'acheter pour une rente perpétuelle, double du fermage qu'il payait. Après avoir pris l'avis du Grand-Maître de l'Ordre et de son conseil, le Grand-Prieur accéda à la demande de M. de Thou et lui vendit le domaine seigneurial de Fromont, moyennant une rente foncière et non rachetable de deux cents livres par an.

En 1625, le Grand-Prieur, messire Alexandre de Vandosme, voulut faire annuler cette vente, comme ayant été faite contrairement aux statuts de l'Ordre. Un procès s'engagea avec le propriétaire de la terre de Fromont, qui était alors M. Arnould de Nouveau, maître de la chambre aux deniers du Roi. Mais le Grand-Prieur fut débouté de sa demande, devant la Chambre des requêtes du Palais, comme devant le Parlement où il avait appelé.

Après la famille de Nouveau, Philippe de Lorraine posséda la terre de Fromont, et la vendit en 1704, à la marquise de Clérambaut. Elle appartenait, en 1733, au seigneur Julliot, secrétaire du Roi.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Domus Orengi (91)
Un frère servant, maître charpentier en la maison du Temple de Paris, reçu dans l'Ordre vers l'an 1291, dit avoir assisté entre autres réceptions à celle d'un humble frère servant « agricola domus de Orengi »
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Procès, tome II, page 331.
Item dixit per juramentum suum quod vidit recipi simili modo fratrem Petrum, natum prope Yvriacum, agricolam domus de Orengi, et fratrem Johannem ejus fratrem morantem in domo de Puteolis juxta Luparas, et abnegare et spuere sicut supra.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 — Imprimerie Nationale — Paris — M. DCCC. LI.

Ris-Orangis (91)
Le château de Fromont, connu sous le nom de Fromondus de Trosolio, appartenait vers 1150 à Gui de Trousseau.

L'ordre des Templiers, le roi de France Philippe de Valois, Jacques de Thou et Jérôme de Nouveau en furent successivement propriétaires.

Le premier château dont nous avons connaissance était très probablement une grosse maison fortifiée qui devint la propriété de l'Ordre du Temple qui y installa une Commanderie.

Après la chute des Templiers le roi de France Philippe de Valois en fait don à l'abbaye de Saint-Magloire. Laissé longtemps à l'abandon, il servit de carrière de pierres aux Rissois qui venaient y chercher les matériaux pour la construction de leur maison.
Sources: Groupe Histoire Locale de RIS-ORANGIS
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Rivau (Templerie La)   (86)
La Templerie de Rivau
Département: Vienne, Arrondissement: Châtellerault, Canton: Saint-Gervais-les-Trois-Clochers - 86

Templerie (La), lieu détruit, près de Rivau, commune de Vellèche.
— Les Terres de la Templerie appartenaient aux Templiers.
— La Templerie, 1482, 1736.
— La Temprye, 1556.
— La Temprye, terres qui furent aux Templiers (Seigneurie de Mondiou).
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Vienne, par M. L. Rédet, Paris, M. DCCC. LXXXI
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Rives   (38)
Domaine du Temple de Rives
Département: Isère, Arrondissement: Grenoble, Canton: Tullins - 38


Domaine du Temple de Rives
Localisation: Domaine du Temple de Rives


Rives, 4 novembre 1296
... Ind. 9...,après Ripas, en la maison vulgairement appelée de Festerna (Isère).
Compromis entre Ogier de Pierre-châtel (Petracastri), commandeur des maisons du Temple de PlanaiseBien du Temple à Planaise
Domaine du Temple à Planaise
(Isère) et de VoureyBien du Temple à Vourey
Domaine du Temple à Vourey
(Isère), près Moirans (Isère), et Guigues de Rives, seigneur dudit lieu, son épouse Béatrix, fille d'Humbert Laure, chevalier, et Guionet de Peladru, damoiseau, coseigneur de Rives, et Pierre de Quint, jurisconsule, au sujet des limites du mandement de Rives et des domaines du Temple de Vourey; par sentence arbitrale de Mallein Rovoire, prieur de Saint-Vallier de Rives, à la suite d'enquêtes et audition de témoins, le mandement de Vourey est attribué à la Maison du Temple de Rives, etc.
— Archives de l'Isère, B. 4326, original parchemin CCCXXVIJ.
— (Inventaire IV, 186A, 312b); B. 4456, inventaire.
— Inventaire Saint-Marcellin, II, 1466-7.

Sources: Regestre Dauphinois ou Répertoire Chronologique et Analytique des documents imprimés et manuscrits, relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349. Par le chanoine Ulysse Chevaliers, tome III. Vienne Mars MCMXXVI.
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Rivière   (37)
Domaine du Temple à Rivière
Département: Indre-et-Loire, Arrondissement: Chinon, Canton: Chinon - 37


Maison du Temple de RiviRivièrere
Localisation: Maison du Temple de RiviRivièrere


Dans l'ouvrage de M. Alain Jacquet, « Les Templiers et les Hospitaliers en Touraine », on peut lire: L'Hôpital de la Rivière, Membre de Brizay depuis 1403, elle est connue depuis 1148 par les textes. Si les frères dont il est question dans lacte du cartulaire de l'abbaye de Noyer sont bien ceux de la Haye (Haia), ancien nom de Descartes, cela en ferait le plus ancien établissement des ordres en Touriane. L'hôtel de la commanderie était le château de la ville.
Sources: Alain Jacquet - Templiers et Hospitaliers en Touraine - 1193-2001 - Edition Alan Sutton - 2002

L'Hopitau, ou l'Hopital, ferme sur la commune de Balesmes.
— L'Hopitaux, carte d'Etat-Major et Cassini.
— C'était le siège de l'ancienne Maison du Temple de la Rivière
Sources: Dictionnaire Géographique, Historique et Biographique d'Indre et Loire et de l'ancienne province de Touraine par J.-X Carré de Busserolle, tome IV, Tours 1882.

Balesmes, commune du canton de La Haye
— Ecclesia S. Petri de Balcema, 1047 (Charte de l'abbaye de Beaulieu)
— Balema, Balcelma, 1107, 1131 (Cartulaire de Noyers)
— Bellesma, 1216 (Charte de l'abbaye de la Merci-Dieu)
— Parocia de Balesma, Balismo, XIIIe siècle (Cartulaire de l'archevêché de Tours)
— Ballème, (Carte de Cassini)
— Balesme est arrosée par la l'Esves, qui fait mouvoir les Moulins du Temple, de la ville de Moulin-Neuf.
— Moulin-du-Temple (Le)
— Sur l'Esves, commune de Balesmes.
— Moulin-du-Temple (Le)
— Commune de Saint-Denis-Hors (28 habitants)
— Les lieux, hameaux et qui en dépendent:
— Le Temple, ancienne propriété de la Maison du Temple de la Haye.
— L'Hôpitau, ancienne propriété de la Commanderie de la Haye, et ensuite de celle de l'Ile-Bouchard.
Sources: Dictionnaire Géographique, Historique et Biographique d'Indre et Loire et de l'ancienne province de Touraine par J.-X Carré de Busserolle, tome IV, Tours 1882.

La Haye-Descartes
Haye-Descartes (La), commune, chef-lieu de canton, arrondissement de Loches.

Hôtel de La Rivière
— Cet hôtel appelé primitivement commanderie de La Rivière, a été possession des commandeurs de La Haye. Il fut détruit pendant les guerres de religion. La métairie de la Maulière et le moulin du Temple en dépendaient. Lorsque les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem prirent possessions des biens du Temple, ces propriétés furent anexées à la commanderie du Temple de l'Ile-Bouchard, vers la fin du XVIe siècle.
Sources: Dictionnaire Géographique, Historique et Biographique d'Indre et Loire et de l'ancienne province de Touraine par J.-X Carré de Busserolle, tome IV, Tours 1882.
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Riviere-les-Fosses   (52)
Domaine du Temple à Riviere-les-Fosses
Département: Haute-Marne, Arrondissement: Langres, Canton: Prauthoy - 52


Domaine du  Temple à Riviere-les-Fosses
Localisation: Domaine du Temple à Riviere-les-Fosses


A Rivière-les-Fosses, les Templiers de La Romagne y possédaient des cens, rentes, forêts et grand domaine.
Sources: César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.

Riviere-les-Fosses, canton de Prauthoy.
— Riviera, 134 (Terrier de Langres, folio 176 v°)
— Rivières-les-Fousses, 1464 (Archives Nationales, page 1743, n° 330 bis)
— Rivières-les-Fosses, 1675 (Archives de la Haute-Marne, G. 85)
— Rivières-les-Fosses, 1732 (Pouillé de 1732, page 34)
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Haute-Marne — Par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCIII.
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Roaix   (84)
Maison du Temple de Roaix
Département: Vaucluse, Arrondissement: Carpentras, Canton: Vaison-la-Romaine - 84


Maison du Temple de Roaix
Localisation: Maison du Temple de Roaix


La fondation de cette commanderie est assez énigmatique si l'on compare les textes et certaines données d'interprétation. Ce fut le 8 novembre 1138 que Rostaing Milon, son fils et ses héritiers donnent à perpétuité tout ce qu'ils possèdent sur le territoire de Roaix.
Les frères de la Milice du Temple représentés par Arnaud de Bedos, frère et ministre, reçurent les biens et s'y installèrent (1).
1. — Chevalier, Cartulaire des Hospitaliers, n° 108.

Cette donation sera suivie d'une autre faite par Raymond et Hugues Rogier, le 14 octobre 1138 (2). Toutefois la fondation sera effective au début de l'année 1137.
2. — Chevalier, Cartulaire, n° 112.

Les deux premiers actes furent signés à Richerenches, mais dès le mois d'octobre 1138, un chapelain régulier était installé à Roaix. L'évêque de Vaison-la-Romaine, Bérenger de Mornas, était très favorable à une donation et à une fondation des Templiers dans son diocèse. Son voisin n'avait-il pas Richerenches ? Aussi le 26 février 1137, du consentement des chanoines parmi lesquels se trouvait Rostaing, abbé de Saint-Thiers de Saou, concède la condamine qu'avait en tenure Pierre Jean. Les ecclésiastiques donnent ce bien aux frères du Temple représentés par Arnaud de Bedos, chevalier de la milice du Temple de Jérusalem.
Dans cet acte, on note aussi la donation faite par Pierre Rostaing d'une terre jouxtant la condamine ainsi qu'une autre terre donnée par Pierre Guillaume (3).
3. — Ulice Chevalier, Cartulaire n° 103. Le document porte: Scripta fuit carta mense martii, IIII kalendas martii, feria VI, anno ab incarnato Domini M° C° XXX° VIII°. Il ne faut pas oublier qu'en Provence l'année commençait le 25 mars. Or, en 1138 le 4 des kalendes de mars tombait un samedi, mais c'est en 1137 que le 26 février tombait un vendredi, d'où la confusion et l'énigme. Il est plus probable que le copiste du cartulaire au XIIIe siècle ait ajouté une barre de plus à l'année étant donné que le jour reçu exact. Nous avons en plus une donnée très exacte. A la fin du mois de février 1138, Arnaud de Bedos se trouvait dans le Roussillon et c'est en 1137 que nous le trouvons en Provence. M. Durbec, donne la date de 1138 comme le cartulaire.

Le même jour, dame Gotulde, ses enfants, Raimbaud de Vaison, sa femme et ses enfants, Raymond Arta Nova et ses enfants donnent en franc-alleu ce qu'ils ont à Roaix, à Dieu et à la Milice du Temple de Salomon entre les mains d'Arnaud de Bedos, chevalier et bailli de ladite milice.
Cette propriété est comprise entre la voie publique et la limite du château de Buisson. Ils font cette donation sans rien retenir pour eux en bois, eaux, terres, près et pacages: Guillaume de Saint-Véran donne lui aussi ce qu'il possède dans le territoire.
Bérenger, évêque de Vaison-la-Romaine, en union avec ses chanoines et ses clercs libèrent les Templiers de tous les droits. Il leur octroie le droit de construire une église, un cimetière et de recevoir des offrandes ainsi que les droits ecclésiastiques (4).
4. — Chevalier, Cartulaire, n°104.

L'évêque encouragea les donations et lui-même, le mardi 10 juin 1147, donnera une île située devant Saint-Véran, sur l'Ouvèze (5). Ce jour-là nous avons la certitude qu'une communauté régulière était établie et bien installée: nous avons la mention du premier commandeur: Geoffroy de Saint-Saturnin.
5. — Chevalier, Cartulaire, n° 115.

Les biens n'allaient pas tarder à occasionner des contestations, mais il semble que les commandeurs de Roaix, au moment du remembrement des terres qui s'opéra tout au cours du XIIe siècle, furent des administrateurs éclairés car dans toutes les tentatives de procès, les instigateurs échouèrent. La commanderie de Roaix s'enrichit d'une propriété d'un seul tenant.
Quelques biens immobiliers furent donnés à Cairanne et à Malagarde qui deviendra rapidement une grange importante de Roaix.

Le début du XIIIe siècle verra les débuts de l'acquisition d'une partie du territoire de BuissonBien du Temple à Buisson
Domaine du Temple à Buisson
qui donnera naissance à la commanderie de La Villedieu.
On trouve aussi une maison dépendante à Beaulieu-MirabelBien du Temple à Beaulieu-Mirabel
Domaine du Temple à Beaulieu-Mirabel
dont nous n'avons pratiquement pas de renseignements sinon sur les possessions.

Toutefois les biens de Roaix et de Richerenches furent divisés ou plutôt remembrés entre les deux. Richerenches prit tout ce qui se trouvait sur la rive droite de l'Aygues et Roaix, la rive gauche.
Ainsi les possessions se trouvent établies à:
Vaison-la-RomaineBien du Temple à Vaison-la-Romaine
Domaine du Temple à Vaison-la-Romaine

SéguretBien du Temple à Séguret
Domaine du Temple à Séguret

RasteauBien du Temple à Rasteau
Domaine du Temple à Rasteau

CairanneBien du Temple à Cairanne
Domaine du Temple à Cairanne

Saint-Roman de MalagardeBien du Temple à Saint-Roman de Malagarde
Domaine du Temple à Saint-Roman de Malagarde

Mais là nous avons pratiquement le prolongement du domaine direct de Roaix, tandis que Violès, Gigondas et Travaillan avaient seulement quelques tenures.

Commandeurs de Roaix
Arnaud de Bedos, 1137-1141, maître en Provence
Geoffroy de Saint-Saturnin, 1141-1142
Raimbaud, 1143-1150
Etienne Johannaz, 1150-1154
Raimbaud, 1154-1157
Pierre, 1157-1160
Etienne Johannaz, 1160-1168
Raimbaud, 1168-1170
Guillaume de Saint-Paul, 1179-1182
Foulques de Bras, 1185
Hugolin, 1186-1191
Robert de Thille, 1198-1201
Guillaume Raymond de Gigondas, 1201-1202
Robert de Thille, 1202-1203
Guillaume Raymond de Gigondas, 1203-1205
Robert de Thille, 1206
Guillaume Raymond de Gigondas, 1206-1207
Robert de Thille, 1208-1211
Pons Pelletier, 1211-1229
Pierre Dalmas, 1250
Hugues de Santés, 1284
Jean Daumas, 1300
Raymond Hélias, 1308
Sources: Laurent Dailliez - Les Templiers en Provence - Alpes-Mediterranée Editions, 1977, Impres'Sud - Nice

Maison du Temple de Roaix
Alors que Pons de Grillon s'investissait en faveur de la maison de Richerenches, l'évêque de Vaison, Bérenger de Mornas (c. 1137-1178), participait pleinement à la fondation de celle de Roaix sise dans son diocèse. En donnant en février 1137, sur le conseil de ses chanoines, une condamine au lieu-dit «Volpillaco», il est en effet à l'origine de la dotation foncière initiale qui permettra à cette maison de s'installer (20). Par le même acte, il conforte encore son action en incitant deux propriétaires à donner leurs terres qui jouxtent la dite condamine. Peu de temps après sans doute, alors que les possessions templières s'accroissent rapidement sous l'effet des donations laïques, il confirme à l'ordre toutes les dîmes des terres obtenues dans le territoire de Roaix et l'autorise à élever un oratoire avec un cimetière, n'importe où sur ces mêmes terres (21). Par la suite, il permettra encore aux frères d'agrandir leur emprise territoriale en monnayant la cession d'une île proche de la maison (22). Tout au long de son épiscopat, Bérenger affirmera sa présence à Roaix (23). Une présence motivée tout autant par le souci de faire respecter ses droits que par celui de perpétuer son patronage sur la fondation templière (24). Mais loin de limiter son action au diocèse de Vaison, ses interventions visant à encourager les donations en faveur de la maison de Richerenches montrent bien l'influence de ce prélat de haute naissance sur l'aristocratie du marquisat (25). Pour autant, malgré l'incontestable attention prodiguée au Temple, jamais ce dernier n'aura l'occasion d'installer une dépendance dans la cité de Vaison, voire même d'y acquérir des biens. Les successeurs de Bérenger de Mornas, en se manifestant régulièrement auprès des frères à Roaix, semblent avoir veillé au maintien de cette politique (26).
20. Cartulaire du Temple de Roaix, n° 103 (26 février 1137).
21. — Cartulaire du Temple de Roaix, n° 104 ([février 1137 °]): Et ego Berengarius Vasionensis episcopus supra memoratus, cum consilio et assensu canonicorum meorum, (...), concedimus (...) Deo et prefatis Christi militibus decimam tocius territorii suprascripti, quod nos et alii donatores in presenti eis donamus (...) et concedimus supradictis Dei militibus ut ubicumque eis placuerit in predicto territorio de Roaissio aecclesiam constmant, quam liberaliter eis damus et concedimus cum cimiteriis et oblationibus et omni ecclesiastico jure perpetuo possidenda.
22. — Cartulaire du Temple de Roaix, n° 115 (juin 1141). Les Templiers poursuivront les acquisitions à cet endroit afin d'y édifier un moulin, n° 116 (s.d.).
23. — Il est témoin à Roaix: Cartulaire du Temple de Roaix, n° 112 (octobre 1138), 110 (août 1148), 136 (1155), 117 (juillet 1157), 129 (1164), 165 (21 mars 1176).
24. — Il intervient ainsi plusieurs fois en faveur des Templiers dans des litiges mettant ces derniers aux prises avec des propriétaires locaux, Cartulaire du Temple de Roaix, n° 118 (mars 1153), 159 (1168), 160-161 (juin 1179). Mais il veille aussi à ne pas laisser échapper les dîmes à prendre sur les terres données au Temple, n° 130 (s.d.).
25. — Témoin: Cartulaire du Temple de Richerenches, n° 60 (11 septembre 1147), 207 (1er avril 1169) et 201 (15 février 1174) ; donations faites sur son conseil: n° 92 (15 septembre 1157), 190 (avril 1161) et 96 (1er avril 1169). Sur Bérenger de Mornas, L.-A. Boyer, Histoire de l'église de Vaison, p. 99-101 ; et Cartulaire du Temple de Richerenches, p. XVIII-XIX.
26. — Bertran de Lambesc arbitre un litige entre le Temple et un laïc et approuve une donation, Cartulaire du Temple de Roaix, n° 160 (juin 1179) et 185 (mai 1182). Raimbaut est témoin à Roaix, n° 153 (septembre 1203) et 174 (avril 1211). Ripert fait sceller un acte de son sceau, arbitre un litige et est témoin à Roaix, n° 175 (février 1215), 173 (janvier 1221) et 176 (1222). Deux actes du cartulaire mentionnent en outre la présence à Roaix de R. de Mévouillon, un évêque inconnu des listes épiscopales, n° 150 (août 1202) et 151 (septembre 1202). L'hypothèse de Ripert-Monclar, Cartulaire du Temple de Richerenches, p. xix, qui y verrait un anti-évêque suscité par le comte de Toulouse, est plausible.


On se rappellera enfin qu'à l'instar des zones mises sous la protection de la paix de Dieu, leurs domaines étaient fréquemment bornés par des croix (101). Et c'est bien dans cette perspective que l'on peut interpréter le geste de l'évêque Bérenger de Vaison et de ses chanoines qui, après avoir donné une condamine aux Templiers de Roaix, prennent la peine de la borner par des croix, sans doute afin de garantir l'inviolabilité du domaine sur lequel va s'ériger la commanderie (102).
101. — Les exemples sont légion en Provence ; citons seulement les nombreuses terres ainsi délimitées à Richerenches, Cartulaire du Temple de Richerenches, n° 1, 19, 28, 30, 34, 89, 103, 119 et 199. Plus tard, il reste fréquent que les Templiers implantent des croix aux limites des domaines nouvellement acquis ou bien confirmés à la suite de litiges, Chartrier du Temple d'Arles, n° 034 (1197-1198) ou 064 bis (février 1216/7). Les chartes signalent fréquemment des bornes de pierre en limite des domaines templiers, sans préciser si elles sont cruciformes, Chartrier du Temple de Saint-Gilles, n° 351 (mars 1202/3), 367 (novembre 1209) ou 482 (mars 1265/6).
102. — Cartulaire du Temple de Roaix, n° 103 (26 février 1137). Cette mesure évoque les zones de salvatio, elles aussi protégées par des croix, établies depuis le siècle précédent autour des monastères immunes, et en premier lieu autour de Cluny, G. Constable, The Reformation, p. 242-243 ; et sur la matérialisation de l'immunité clunisienne dans l'espace, D. Méhu, Paix, p. 59-86 et 133-193.


La dernière marque de la capacité technique et financière des seigneuries templières et de leur œuvre colonisatrice réside dans la construction de moulins à eau. L'intérêt des Templiers pour ces instruments de production, qui a été mis amplement en lumière, se trouve confirmé dans la région du Bas-Rhône (124). Peu de temps après leur arrivée à Roaix, les frères ne tardent pas à construire un moulin sur une île formée par l'Ouvèze (125).
124. — Ch. Higounet, «Hospitaliers et Templiers», p. 69 ; A. Soutou, «Les moulins des Templiers à Sainte-Eulalie de Cernon», AM, n° 103, 1991, p. 369-378 ; L. Macé, «L'utilisation des ressources hydrauliques par les Templiers de la commanderie de Douzens», Archéologie du Midi médiéval, t. 12, 1994, p. 99-113.
125. — Cartulaire du Temple de Roaix, n° 116 (s.d.), 118 (mars 1153) et 129 (1164).

Sources: Extrait de l'ouvrage de Damien Carraz, L'ordre du Temple dans la Basse vallée du Rhone (1124-1312) - Presses Universitaires de Lyon - 2005 - Livre numérique Google
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Roche Liphard (La)   (91)
Maison du Temple de La Roche-Liphard
Département: Essonne, Arrondissement: Etampes, Canton: Saint-Chéron, Commune: Saint-Cyr-sous-Dourdan - 91


Maison du Temple de La Roche-Liphard
Localisation: Maison du Temple de La Roche-Liphard


C'était, au XVIe siècle, un fief composé d'une maison, d'une chapelle et de 45 arpents de terre, situé, comme nous l'avons dit, à Saint-Cyr-sous-Dourdan, touchant aux terres de la seigneurie de Bistel.
Il ne restait plus, en 1757, de La Roche-Liphard, que 28 arpents de terre qui étaient affermés, avec quelques censives à Dourdan, 95 livres.
La maison et la chapelle n'existaient plus depuis longtemps.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Roche-des-Arnauds (La)   (05)
Maison du Temple de La Roche-des-Arnauds
Département: Hautes-Alpes, Arrondissement: Gap, Canton: Gap-Campagne - 05


Maison du Temple de La Roche-des-Arnauds
Localisation: Maison du Temple de La Roche-des-Arnauds


Dès 1243, les Templiers possédaient de nombreuses propriétés à la Roche, une maison dite le Temple.
Un domaine dit le CondamineBien du Temple à Condamine
Domaine du Temple à Condamine
.
Une chapelle dédiée à sainte Marie-Madeleine et un hôpital.

Ces biens passérent des Templiers aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Le 16 mai 1311, cet ordre les céda à celui de Saint-Antoine-en-Viennois, mais cette cession n'eut probablement point d'effet, car en 1667, l'ordre de Malle possédait encore, à la Roche, six terres et une vigne portant le nom du Temple.
Sources: Tableau historique du département des Hautes-Alpes. Etat ecclésiastique, administratif et féodal antérieur à 1789, histoire, biographie, bibliographie de chacune des communes qui le composent - par J. Roman. A. Picard (Paris) - 1887-1890

Maison du Temple de La Roche-des-Arnauds
Temple (Le), quartier de la commune de La Roche-des-Arnauds.
— Domus Militi de Rocha, 1243.
— Domus Militi Templi de Rocha, 1257.
— Campum Templeriorum, 1270.
— Crosum Templi, vers 1300, (Bouches-du-Rhône, Malte, commanderie de Gap).
— Crosum dal Temple, 1422, (Ibidem).
— Crosum de Templo, 1478, (Ibidem).
Sources: Dictionnaire Topographique du département des Hautes-Alpes - par M. J. Roman - Paris Imprimerie Nationale - 1874.

Commandeurs du Temple
Les Maisons du Temple dans le diocèse de Gap et d'Embrun (05), sont régies au moins à une certaine période du XIIIe siècle, par un seul commandeur, sous l'autorité du Maître de Provence.

Pons Niel (Poncius Nielus) remplissait ces fonctions en 1243 et 1252.
Ozile (Ozilius) est parfois appelé « commandeur de Gap. »

Ainsi est-il impossible de dire si Roncelin (Ronsolinus) commandeur d'Embrun en 1300.
Guillaume de Ranc (Ranc d'Avenue, Ardèche, canton de Joyeuse, commune Grospierres), « commandeur des Maisons du Temple dans les environs de Gap » en 1305, exerçaient des fonctions limitées ou non.

Les territoires régis par ces deux commandeurs embrassent: La Roche-des-Arnauds, Moysans, Tallard, Embrun, et Briançon.
Fonds:
Archives des Bouches-du-Rhône, H2 57.
Consulter J. Roma, « L'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans les Hautes-Alpes » bulletin de l'académie Delphinale, 3e série, T, XVIII 1884.
Et, Dictionnaire Topographique du département des Hautes-Alpes - par M. J. Roman - Paris Imprimerie Nationale - 1884.

Sources: E.-G. Léonard. - Introduction au Cartulaire manuscrit du Temple (1150-1317), constitué par le marquis d'Albon et conservé à la Bibliothèque nationale, suivie d'un Tableau des maisons françaises du Temple et de leurs précepteurs. - Paris, E. Champion, 1930. ln-8º, xv-259 pages.

La Roche-des-Arnauds
1289. 7 avril (jeudi après Pâques, 7 des ides d'avril).
Vente par Jeanne Séas, de la Roche, à Berthaud, Jean Sarrasin étant procureur, d'une terre à la Font-Aribaud pour 20 sous viennois.
La Roche, maison des Templiers.
Originale, archives des Hautes-Alpes

1243. 30 juillet (2 des cal. d'août).
Donation par Isoard d'Ays, seigneur de Châtillon [en-Diois], à Durand Clari et Durand Escofier, procureur de Berthaud, de tout ce que cette maison avait acquis à Quint, à la condamine de Boyno, près du torrent de la Béoux, jusqu'au rocher du Ferrant, dans ses fiefs de Montmaur et de la Cluse.
Témoins: Osasica, Lantelme de Jarjayes, W. de Pontis, Eudes de la Roche, Lantelme de la Piarre, Rodolphe de la Font, Lantelme de Tersoant, chevaliers, Arnaud, fils d'Osasica, Alamand de la Cluse.
La Roche [des Arnauds], dans la maison du Temple.
Originale. Archives des Hautes-Alpes

1257. 5 novembre (nones de novembre).
Vente par Rostaing du Boys, précepteur de l'ordre du Temple à la Roche [des-Arnauds], approuvé par Othon, évêque de Gap, à la chartreuse de Berthaud, Pons étant procureur, de deux prés, moyennant 40 brebis, 20 agneaux, 7 fromages et 2 fromages blancs.
Gap. Originale. Archives des Hautes-Alpes.

1261. 2 mai (6 des nones de mai).
Donation par Osasica [seigneurie de la Roche], approuvé par Othon, évêque de Gap, et Arnaud, son fils, à Berthaud, Durand Clari étant procureur de toutes les dimes qu'il possède à la Roche [des Arnauds]
Témoins: Jacques, prieur de Durbon, Eudes de la Roche et Anselme, chevaliers.
Maison du Temple de la Roche.
Copie. Archives des Hautes-Alpes.

1286. 21 septembre
Echange entre Guillaume Boyer, de la Roche, approuvé par Guillemette, sa femme, et Berthaud, Jean Sarrasin étant procureur, de terres au Laus et au Serre-Boyonet, à la Roche [des Arnauds].
La Roche, près Sainte-Madeleine du Temple.
Originale. Archives des Hautes-Alpes.

1300. 12 décembre.
Echange entre Jean Aurouse, procureur de Berthaud, et Pierre André, de terres à la Roche [des Arnauds], situées à la Pérayséte et au Pontillard.
La Roche, dans la maison du Temple.
Originale. Archives des Hautes-Alpes.

1334. 31 juillet
Hommage au Dauphin par Aymar de Poitiers, comte de Valentinois, pour le haut domaine de la Roche des Arnauds.
Analyse. Inventaire de la Chambre des comptes.
Tableau historique du département des Hautes-Alpes. Inventaire et analyse des documents du Moyen âge relatifs au Haut-Dauphiné, 561-1500. Par Roman, Joseph. Editions Picard, Paris 1887.
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Rochelle (La)   (17)
Maison du Temple de La Rochelle
Département: Charente-Maritime, Arrondissement et cantons: La Rochelle - 17


Maison du Temple de La Rochelle
Localisation: Maison du Temple de La Rochelle


La Rochelle, bourg insignifiant au moment de l'établissement des Templiers, devint promptement une cité considérable, grâce aux concessions des ducs d'Aquitaine.
La commanderie s'accrut en même temps que la ville, car les rois de France, les rois d'Angleterre, les seigneurs et les bourgeois comblaient l'ordre de dons et de privilèges.

Il y eut d'abord des moulins donnés avant 1139, par Gangan de Taunay. Ces dons furent confirmés par Eléonore, duchesse d'Aquitaine, par le roi de France, Louis le Jeune, et, en 1189, par Richard, roi d'Angleterre.

En 1139, Aliénor, reine de France et duchesse d'Aquitaine, confirma le don, en propriété perpétuelle, des moulins de la Rochelle fait par Gangan de Tonnay en faveur des chevaliers du Temple, il y avait une commanderie en centre ville...

La commanderie templière de La Rochelle était la plus importante de la région et l'une des plus importantes d'Aquitaine.

Le dernier commandeur connu, Guillaume de Liège, déposa lors du procès des Templiers en 1311. Il était âgé de près de quatre-vingt ans.

Il reste quelques vestiges de la commanderie, notamment une salle basse voûtée, des fragments de pierres tombales et quelques restes d'une porte qui donnait accès à la chapelle.

Il y eut a la Rochelle une des plus importantes maisons de l'Aquitaine et du Poitou; cette ville faisait alors partie du diocèse de Saintes. Le Temple de la Rochelle eut sa chapelle comme toutes les maisons conventuelles de l'Ordre; les réceptions y étaient faites sur l'ordre du maître du Poitou (et de l'Aquitaine), ainsi que nous l'apprend son dernier précepteur; ajoutons que les Templiers tinrent parfois chapitre à la Rochelle: « in dicta domo de Rupella, ubi fratres tenebant suum capitulum. »

Sans vouloir autrement rechercher dans le passé de cette maison, nous voyons, par un bail à cens du mois de février 1249-1250, que le commandeur de la Rochelle était alors frère P. Bos, le chapelain frère Michel, le clavaire frère Renou et le commandeur d'Aquitaine frère Foulque de Saint-Michel.

Vingt ans après, vers 1270 environ, le précepteur de la maison de la Rochelle est frère P. de « Legione »; après lui vient Guillaume de Liège, sergent du Temple. Nous ignorons à quelle époque, Guillaume, qui était octogènaire en 1311, eut la direction de la maison. Il est probable qu'il en était déjà précepteur, lorsqu'il assistait à une réception faite vers l'an 1283 au Temple de Bernay, et, à plus forte raison, lorsqu'en 1286 ou environ, il allait recevoir en la maison de l'Aumagne; on le trouve souvent à Auzon, parfois pour y procéder à des admissions, ainsi en 1293, à un chapitre général qui y fut tenu en 1296, en 1299 et en 1303.

D'ailleurs, si Guillaume alla recevoir ailleurs que chez lui, il lui arriva aussi de n'être qu'assistant en sa maison de la Rochelle, comme lorsque Pierre de Madic y reçut, en 1300, un anglais nommé Jean de « Hinquemata », frère Rainaud étant chapelain, et frère Etienne clavaire; ou plus anciennement (vers 1290) lorsque le maître du Poitou vint y recevoir le futur précepteur du Temple de Granselve ou Grandselve (Somme 80) en Ponthieu.

Il est aussi question de la maison de la Rochelle dans le journal du trésor du Temple:
(7 juillet 1295), de preceptore Rupelle, 4900 livres t, etc.
(9 juillet 1295), de preceptore Rupelle, 17 livres, 10 s. t, etc.
(17 juillet 1295), de Johanne Luppo, 180 livres t, super preceptorem Rupelle, etc.
(4 novembre, 1295), de preceptore Rupelle, per Gaufridum Gomar, 519 livres 10 s, etc.

Précepteurs de la Rochelle
1249-1250, frère P. Bos.
1270, frère P. de « Legione »
1283-1307, frère Guillaume de Liège, sergent.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Procès des Templiers tome II, page 7
Quo facto, dictus frater Guillelmus de Liege serviens, preceptor de Rupella Xantonensis diocesis, testis supra juratus, mantellum ordinis et barbam defferens, qui fuit protestatus quod non intendit recedere a deposicione per eum facta coram domino archiepiscopo Xantonensi, per quem absolutus et reconciliatus fuerat apud Rupellam, octuaginta annorum vel circa, lectis et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, respondit se nichil scire, credere vel audivisse dici de contentis in eis nisi quod sequitur.

Procès des Templiers tome II, page 90
Requisitus ubi, quando, a quo et qualiter receptus fuerat et alios recipi viderat, respondit se fuisse receptum in capella domus Templi de Monte Gauguerii Pictavensis diocesis, in instanti festo Ascensionis Domini erunt XLI anni, per fratrem Johannem Francisci militem quondam, presentibus fratribus Reginaldo Bertrandi milite, preceptore dicte domus, Petro de Valle Gordonis preceptore de Ouson, et Petro Normanni et Roberto de Chesac servientibus, deffunctis, in hunc modum: nam cum peciisset caritatem et societatem ordinis, et obtulisset se velle fieri servum esclavum Terre Sancte et ordinis, et responsum ei fuisset quod bene deliberaret, quia oporteret eum a se abdicare propriam voluntatem et subjici aliene, et multa dura et aspera sustinere; finaliter cum dictus receptor deliberasset eum recipere, poscito ab eo sine juramento quod non erat servilis condicionis, nec excommunicatus, nec matrimonio, alteri religioni nec debitis que non posset solvere obligatus, nec habebat infirmitatem latentem, fecit eum vovere et jurare castitatem, obedienciam, vivere sine proprio, et servare bonos usus et bonas consuetudines qui tunc erant in ordine, et qui in posterum imponerentur cum consilio proborum ordinis; et imposito sibi mantello, receptor et alius miles fuerunt eum osculati in ore; et eo instructo quot Pater noster pro horis suis diceret et qualiter se in ordine regeret, recesserunt; et per eundem modum vidit recipi infrascriptos, videlicet fratres Guaufredum Goumar militem quondam Xantonensis diocesis, et Johannem de Ruans, testem supra juratum sed nondum examinatum, servientem similiter, circa instans festum beati Barnabe erunt XII anni vel circa, in capella domus Templi de Ouso, per fratrem Petrum de Villaribus quondam, tunc preceptorem Pictavie, presentibus fratribus Guillelmo deu Liege preceptore de Rupella, teste supra examinato, Petro de Turonis et Guillelmo de Blere, qui detinebatur apud Caynonem Pictavensis diocesis, Gerardo de Anguihaco, alias cognominato Judicis, teste ante eri examinato, et pluribus aliis.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 — Imprimerie Nationale — Paris — M. DCCC. LI.

Procès des Templiers tome II, page 174
Requisitus si viderat aliquos alios recipi in ordine, respondit quod sic: fratrem Matheum Ganant militem quondam, Turonensem, in dicta capella d'Auson, sunt circiter decem et octo anni, per magistrum Pictavie quondam, et credit quod esset frater Amblardus, presentibus, ut sibi videtur, fratribus Guillelmo deu Liege preceptore Rupelle, teste supra examinato, et pluribus aliis de quibus non recordatur.

Le Temple de La Rochelle
Modeste bourgade de pêcheurs, La Rochelle allait connaître, après 1130, un essor foudroyant encouragé par les ducs d'Aquitaine. Ces derniers avaient en effet choisi son site, qui constituait un havre excellent, pour implanter un nouveau port destiné à remplacer celui de Châtellaillon détruit par les Aquitains après le siège de 1130. Très vite des immigrants affluèrent de toutes parts vers la ville nouvelle où les Templiers ne tardèrent pas à s'installer (1).

En 1139, Aliénor, reine de France et duchesse d'Aquitaine, donna aux Templiers de La Rochelle, en propriété perpétuelle, les moulins qu'elle y possédait, moulins qu'Isambert de Châtellaillon avait détenus de son vivant et que Gangan de Tonnay avait réclamés, au nom d'une donation du comte de Poitiers, pour les céder ensuite aux Templiers. Elle renouvela aussi leurs privilèges: exemption de tous droits, sauf le tonlieu, pour leurs maisons de La Rochelle et exemption de tous droits sur les marchandises transportées à leur usage (2). La même année, Louis VII fit aux Templiers de La Rochelle une donation identique à celle de son épouse.

Vers le milieu du XIIe siècle, Eble de Mauléon concéda à l'abbaye de la Trinité de Vendôme certains biens, situés à Saint-Georges d'Oléron, par un acte donné en la maison du Temple de La Rochelle (Actum est apud Rochellam, indomo militum Templi).
Les Templiers avaient établi leur maison au coeur même de la ville. Elle y occupait un vaste espace, avec sa chapelle et ses dépendances, le tout formant enclos.
Un acte du début du XIIIe siècle (vers 1205) cite les noms des neuf frères qui résidaient à la commanderie de La Rochelle, dont le commandeur, frère Hélie de Burzac, et le chapelain de l'église, frère P. de Capdeuil.

Bénéficiaires de nombreuses donations, confirmations de biens, exemptions, octroyées par les rois d'Angleterre, ducs d'Aquitaine, seigneurs locaux et simples particuliers, les Templiers de La Rochelle se trouvèrent bientôt richement possessionnés tant à l'intérieur de la ville qu'à l'extérieur. A La Rochelle même, et hors les murs, ils disposaient de biens dans les paroisses Saint-Barthélémy, Saint-Sauveur, Notre-Dame-de-Cougnes, Saint-Jean-du-Perrot; ils possédaient des moulins à marée sur le chenal de Maubecq, près de l'église Saint-Sauveur, d'autres au faubourg du Perrot, sur le chenal de la Verdière. Dans les environs de La Rochelle, ils avaient des possessions sur les paroisses d'Aytré, Marsilly, Angoulins, Nieul, La Jame, Laleu, Salles, Thairé, etc.

Excellents administrateurs, les Templiers conclurent des accords pour mettre en valeur leurs marais situés dans la châtellenie de Marans. C'est ainsi qu'en février 1249 (n. st.), ils s'associèrent avec les abbayes de la Grâce-Dieu et de Saint-Léonard-des-Chaumes pour faire creuser le canal de Langle, paroisse de Marans. Ils renouvelèrent l'opération en s'associant, en 1270, avec les abbayes de Maillezais, de Saint-Michel-en-l'Herm et de Saint-Léonard-des-Chaumes pour faire creuser un grand canal servant de décharge aux eaux de leurs marais, toujours du côté de Marans.

Les Templiers de La Rochelle ne se contentèrent pas de gérer leur patrimoine foncier; des actes nous prouvent qu'ils eurent, au XIIIe siècle, des activités bancaires et commerciales non négligeables. Le 2 juin 1214, ils paient, pour le roi Jean-sans-Terre, la libération d'otages du comte de La Marche; le 6 septembre de la même année, ils s'engagent à verser, sur l'ordre du roi Jean, 30000 livres poitevines en cinq ans au comte d'Eu.
A diverses reprises, en 1219 et 1221, ils servent d'intermédiaire pour régler des dépenses faites par le roi Henri III pour la défense de ses terres poitevines. En 1224, ils sont chargés par Henri III d'effectuer plusieurs paiements au comte de La Marche, suite à un accord passé entre le roi et ce dernier. En 1281, Guillaume de Legé, commandeur du Temple de La Rochelle, est désigné comme exécuteur testamentaire de Gui de Lusignan qui a légué 1 500 livres pour la défense de la Terre Sainte. Chaque année, Guillaume de Legé devra faire parvenir 250 livres, prises sur ce legs, au Maître du Temple, outre-mer.

Sur le plan commercial, les Templiers de La Rochelle se livrent, au XIIIe siècle, à de fructueuses activités facilitées par leurs exemptions et les lettres de sauvegarde qu'ils obtiennent du roi d'Angleterre pendant les hostilités franco-anglaises. Le vin tient la première place dans leur négoce et ils l'exportent surtout vers l'Angleterre et la Flandre.

Le transport est effectué soit sur des navires appartenant à des particuliers, soit sur les propres navires des Templiers. En 1230 et 1231, il est ainsi fait mention de « La Templère » et de « La Buszarde de Templo » appelée aussi « Le Buscard de Templo. »

Les facilités données par le roi d'Angleterre aux Templiers de La Rochelle pour effectuer leur négoce s'accompagnaient probablement de certaines contreparties; c'est ainsi qu'en février 1230 (n. st.), Henri III autorise un bateau du Temple à quitter Portsmouth à condition que le Templier qui le commande et tout l'équipage jurent de ramener le navire à Portsmouth avant les Rameaux pour le mettre au service du roi.

La puissance acquise par les Templiers de La Rochelle, fondée sur leurs possessions foncières et leur opulence financière, et probablement aussi l'arrogance de leur comportement, furent la source de conflits sérieux avec la municipalité et le roi. Vers 1220, le maire de La Rochelle, Gualerne, écrivit au roi d'Angleterre pour se plaindre des violences et exactions commises dans la ville par des Templiers. Un peu plus tard, Henri III s'adressa au pape pour lui exposer ses griefs contre les Templiers de La Rochelle et lui demander d'intervenir. Il leur reprochait d'abuser des libéralités que leur avaient faites son aïeul, le roi Henri, son oncle, le roi Richard, et de s'emparer indûment, à son préjudice, de tous les hommes, maisons et terres qu'ils pouvaient appréhender dans le domaine royal, ne permettant plus que les droits du roi puissent s'y exercer. Il les accusait aussi de s'opposer à un vieil usage en vigueur à La Rochelle qui voulait que tout étranger qui y avait demeuré pendant un an et un jour devînt, de ce seul fait, sujet du roi d'Angleterre. A la suite de cette plainte, Honorius III adressa, le 23 juin 1222, aux abbés de La Grâce-Dieu et de Saint-Léonard-des-Chaumes, un bref les chargeant de s'informer sur ces faits et de régler le litige par un accord à l'amiable ou un jugement. On ne sait quelles furent les suites de l'affaire.

Le dernier commandeur templier de la commanderie du Temple de La Rochelle fut frère Guillaume de Legé qui resta en fonction près de quarante ans puisque le premier acte dans lequel il apparaît est daté du 30 novembre 1269. Arrêté en 1307, comme les autres Templiers du royaume, Guillaume de Legé comparut, le 8 mars 1311, devant les commissaires pontificaux. Son interrogatoire (Michelet, Procès des Templiers, t. II, Paris, 1851, p. 6-11) nous apprend qu'il était frère sergent, âgé d'environ 80 ans, et qu'il n'entendait pas revenir sur la déposition qu'il avait faite précédemment devant l'évêque de Saintes, lequel l'avait absous et réconcilié à La Rochelle. Il déclara avoir été reçu dans l'Ordre environ 62 ans auparavant, une veille de Noël, en la chapelle du Temple des Roches, au diocèse de Poitiers, par frère Hugues Grisard, précepteur du Temple en Aquitaine, en présence de plusieurs commandeurs et frères. Racontant comment s'était déroulée la cérémonie, il rapporta qu'aucun acte sacrilège ou immoral n'y avait été commis. Guillaume de Legé déclara avoir, au cours de sa longue carrière, reçu vingt ou vingt-cinq frères dans l'Ordre sans que jamais aucun de ses supérieurs ne lui eût demandé d'exiger des postulants quoi que ce fût d'indécent ou de sacrilège.

Il ne nia pas avoir entendu parler de rites impies, tel le crachat sur la croix, et avoua même qu'il pensait qu'ils étaient réellement pratiqués lors de certaines réceptions de frères. Pour lui, il s'agissait de perversions introduites par quelques supérieurs de l'Ordre. Que faut-il retenir de ces aveux faits par un octogénaire emprisonné depuis près de trois ans ?
Personne ne saura probablement jamais la vérité au sujet des turpitudes prêtées aux Templiers, sur lesquelles on a déjà beaucoup écrit, et qui continuent, de nos jours encore, à alimenter les oeuvres des auteurs avides de sensationnel.

Dans leurs dépositions, deux Templiers dirent avoir été reçus en la maison du Temple de La Rochelle, Jean de Saint-Benoît, commandeur de l'Ile-Bouchard et Jean l'Anglais, du diocèse de Londres (Michelet, Procès des Templiers, t.1, Paris, 1841, p. 178, 193).

Atteinte par les guerres et la crise du XIVe siècle, la commanderie du Temple de La Rochelle devait perdre beaucoup de sa superbe. En 1373, elle était une chambre magistrale gouvernée, pour le Maître, par frère Jean d'Orléans, prêtre de 40 ans environ. Résidaient avec lui quatre frères prêtres, un frère sergent et cinq donnés (deux prêtres, deux clercs et un laïc). Un domestique, une servante et un carpentator (charron ou charpentier) complétaient la maisonnée.

Ses rentes annuelles en argent étaient passées de 760 livres 3 sous 4 deniers 1 obole à 515 livres 8 sous 3 deniers 1 obole depuis le début des guerres. Ses quatre moulins à eau, sis à La Rochelle, ne rapportaient plus que 50 setiers de froment par an contre 120 autrefois. Ceci en raison des destructions, mais aussi, précise le document, parce que beaucoup de moulins à vent avaient été récemment construits près de La Rochelle. Des 120 tonneaux de vin produits anciennement chaque année par les 55 quartiers de vignes de la commanderie, il ne restait plus que 45 tonneaux et une pipe. Les oblations faites à l'église procuraient 35 livres par an.

Le total des revenus de la commanderie montait, en 1373, à 1 221 livres 13 sous 3 deniers 1 obole et celui de ses charges à 1 570 livres 11 sous. Le déficit était donc de 348 livres 17 sous 8 deniers 1 obole. Malgré cette situation financière désastreuse, si les chiffres fournis sont sincères, on continuait à donner l'aumône aux pauvres, comme par le passé.

La baillie du Temple de La Rochelle se composait alors, en Aunis, des maisons de Bernay, Sèchebouc, La Cabane et de celles du Mung et de Goux, situées en Saintonge.

Le 8 septembre 1374, Robert de Juilly, Maître de l'Hôpital, confia à frère Guillaume Arnaud, commandeur de Bourgneuf-en-Aunis, la gestion de la chambre magistrale du Temple de La Rochelle; il devait occuper ce poste de gouverneur jusqu'à sa mort survenue à la fin de 1392 ou au début de 1393.

Sur sa requête, le roi Charles VI adressa, le 3 juillet 1385, au sénéchal de Saintonge, des lettres exemptant les Hospitaliers, qui s'étaient plaints des exactions des gens du roi, des droits de « truage » (tonlieu) sur les blés, vins et autres marchandises qu'ils embarquaient à La Rochelle. En dépit de la guerre, les Hospitaliers de La Rochelle continuaient donc le négoce autrefois pratiqué par les Templiers.

Le 19 juin 1392, quelques mois avant sa mort, Guillaume Arnaud avait donné aux frères chapelains de l'église Notre-Dame du Temple de La Rochelle 10 livres de rente annuelle qu'il recevait de Pierre de Lo Maria, bourgeois de la ville. En échange, les chapelains « ...seront tenus de prier pour l'ame de lui, ses père et mère et parents et amis » et de célébrer quatre services par an « ...avec vigiles des mors de neuf leçons, messe a note, a diacre et sous diacre, avec quatre cierges de cere, chascun du poids d'une livre de cere, a ardoir tant que ilz demourront a fere célébrer ledit office. » L'acte fut confirmé le même jour par le chapitre du prieuré d'Aquitaine tenu à Angers.

Après la guerre de Cent Ans, le Temple de La Rochelle rétablit sa situation financière sans retrouver cependant, au XVe siècle, sa prospérité d'autrefois.

Vers 1475, ses revenus annuels, charges déduites, étaient estimés à 261 écus. Ce chiffre plaçait la commanderie au deuxième rang des commanderies d'Aunis, après Bourgneuf (275 écus) et avant Saint-Jean-du-Perrot (120 écus).

Dès le début des guerres de religion, en 1562, la chapelle du Temple de La Rochelle fut saccagée. Le procès-verbal de visite de la commanderie établi en 1564 mentionne les réparations effectuées dans la chapelle après ces déprédations: « ...sommes entrez en l'église; avons veu deux autelz reffaictz à cause que le tout avoit esté rompu durant les troubles, lesquels estoient garnis de ce qui estoit nécessaire...

Item, nous a esté dit que ledit de Semur [le commandeur] avoit fait racoustrer des orgues... qui ont esté du tout rompues durant les troubles...
Item, nous sommes enquis à quelle occasion le Corpus Domini n'estoit audit lieu, comme de toute ancienneté il avoit accoustumé; nous a esté fait responce, tant par ledit de Semur et religieux susditz que, à cause que la ville n'est encores pacifique pour l'adimosité (sic) de Religion, n'ont encores osé le remettre, ne moins faire reffaire aucuns images; lesquelles portes, autelz, vitres rompues, couverture de ladite église coustent selon les papiers de mises qu'avons veu et calculé... vingt sept livres dix soulz quy ont esté payez tant à Hives Goddefroy, marchand, que Jaques Noyeau, recouvreur... »

La chapelle possédait encore ses cinq cloches « dont l'une nous a esté affirmé par Jean Duman, fondeur de ladite ville, avoir esté faite par luy en l'an mil cinq cens soixante un... »

Les vases sacrés, reliquaires et objets précieux n'avaient pas été emportés ou détruits lors des troubles puisque le même procès-verbal de visite mentionne « ...trois calices d'argent, dont l'un est doré, deux croix d'argent, l'une pour porter en procession et l'autre petite, un porte Dieu, une custode, une image sainct Cler, un petit bras saint Biaise et une autre petite relique de sainct Christophe, le tout couvert d'argent... »

Sortant de la chapelle, les visiteurs se dirigent ensuite vers le logis: « Item, de ladite église, par un cloître, nous nous sommes transportez au logis composé, par le bas, de sale, cuisine, despence, chambrette; en ladite cuisine, bolangerie, deux celliers et, au dedans, de long, une cave et, au dessus, deux chambres hautes avec leurs estudes et garderobes et, au dessus desdites chambres, des greniers, tous les-quelz sont bien et deuement entetenus et garnis de meubles nécessaires...
Item, avons veu un grand cellier dont le pan de muraille d'un cousté a esté reffaict... »

« Item, avons veu un jardin dont une partie des murailles ont esté reffaictes a neuf... »

« Item, avons veu et visité les logis des religieux et nous a esté dit qu'ilz sont obligez de les faire racoustrer et sont en bien bon estat par le présent... »

« Item, et sur ladite cuisine et celliers y a un galletas au bout duquel est une petite chambre joignant laquelle y a une tour voûtée, fermant à quatre clefs en laquelle avons veu plusieurs tiltres concernant les droitz de ladite maison... »

Après avoir inspecté les bâtiments de la commande rie, les commissaires se rendent aux moulins de Maubecq:

« Item, nous sommes allez à deux moullins sur la mer, joignant l'église Sainct Sauveur, en laditte ville; lesquelz avons trouvez en fort bonne et deue réparation et avoir été remis tout à neuf par ledit de Semur, les moullanges, portes, tonnes, grandes portes et petis conduictz, rouetz, et nettoyés les archenaux ...
Item, en l'an mil cinq cens soixante trois, à cause des grandes innondations a fallu reffaire les grandes portes desditz moullins, qu'avons veu lui couster... cent soixante six livres. »

Des moulins de Maubecq, les visiteurs vont « au lieu des Gouttières (Paroisse de Cougnes), où sont les vignes et trueil de ladite commanderie, et avons veu un corps de logis où il y a deux petites chambres basses pour le bordier, un grand trueil ou cellier, auquel y a une met et pressoir à faire vin, une grande thonne contenant dix huict pipes, trois thonneaux contenant trois pipes chacun, ou environ, pour faire cuver le vin clairet. Plus y a un cellier pour mettre lesdits vins; tous lesquelz logis sont en bonne réparation tant de couverture que de massons; et nous a esté monstre un pignon audit cellier refaict à neuf par ledit de Semur, aussy les deux chambres susdites... »

Dans les années suivantes, la chapelle du Temple subit à nouveau les attaques du vandalisme qui détruisit la plupart des édifices religieux de La Rochelle. Ce fut peut-être au moment du siège de 1573 qu'elle fut presque totalement abattue. On sait qu'en 1588, sur son emplacement, et sur celui de son cimetière, fut bâtie, par décision des magistrats municipaux, « une halle avec plusieurs loges toutes couvertes en tuiles pour y tenir le marché du pain, des chairs à pourceau, de la poulaillerie... »

Un document, daté de 1644, mentionne ce qui restait alors des vestiges de la chapelle: « ...Nous nous sommes transporté dans une place appelée vulgairement la Halle du Temple, à l'entrée de laquelle et au bout de la rue appelée la petite rue du Temple, avons remarqué un grand édifice basti et construit de pierre de taille qu'on nous a dit estre le lieu ou estoit le clocher de l'église ou chapelle de la commanderie magistrale du Temple de cette ville, les pignons duquel advançans à plomb sur la rue et pan vers lesdictes halles de deux pieds hors la construction et bastiments d'icelluy; sur lesquels pignons et par le hault, quoyque ruiné, il y a apparence de quelque reste de vouthe sur laquelle y a de grandes pierres assemblées qui avoient esté du degré pour monter oudit clocher et, nous estans advancés plus avant, dudit costé à main destre, avons remarqué une grande muraille bastie de pierre de taille, de largeur de quatre vingt pieds, de haulteur de quarante cinq à cinquante, au dessus de laquelle muraille y a du vestige de trois voûtes et au milieu d'icelle y a deux grands vitraux et, à costé, quelque marque de peinture de portraicture de quelques personnages, tous qui tesmoignent que ladicte muraille a servie, comme l'on nous l'a assuré, d'un costé de l'église ou chapelle de ladicte commanderie... »

Ces quelques vestiges de la chapelle, dont une partie du mur nord, sont représentés sur le plan dressé par l'ingénieur Masse au début du XVIIIe siècle.


Templiers<br />
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Enclos du Temple, plan de la commanderie du Temple dressé par Claude Masse au XVIIIe siècle. Reproduit par E. Couneau - Image I.R.H.T.


A - Porte du Temple
B - Vestiges des restes de l'église des Templiers
C - Chapelle de Saint-Jean (qui n'a rien de remarquable)
D - Logement et maison du Temple (c'est maisons n'ont rien de remarquable, qu'une confusion de maisons louées à des particuliers)
E - Halle du Temple
F - Boucherie du Temple (marché au pain)
G - Partie de la rue du Palais
H - Rue du Temple
I - Allée couverte qui communique de la rue du Temple sur la rive
K - Tour de l'enceinte du côté du port
L - Parie du Havre
M - Petite rue du port
N - La Poissonnerie
O - Grande rue du Port
P - Ancienne porte de la rue du Port ou de la Poissonnerie
Q - Partie du Poids du Roy
R - Tours fort élevées où logeainet autrefois les gouverneurs anglais, et aujourd'hui habitées par des particuliers
S - Fontaine de La Caille
T - Commencement de la rue Saint-Yon
V - Commencement de la rue Saint-Sauveur
X - Jardin du Temple
Y - Partie de la Petite rue du Temple

Un croquis, dessiné vers 1856, montre ce qui restait du mur nord à cette date. On y voit les deux ouvertures romanes déjà mentionnées en 1644. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, ce dernier pan de mur devait disparaître, en partie démoli ou englobé dans de nouvelles constructions. Seule l'archivolte d'une des fenêtres a pu être sauvée, achetée par la ville; elle est aujourd'hui déposée au musée d'Orbigny-Bernon, à La Rochelle où sont également conservés plusieurs fragments de pierres tombales et de couvercles de sarcophages trouvés, lors de travaux effectués à différentes dates, sur le site du cimetière de la commanderie.


Chapelle des Templiers La Rochelle
Vestiges du mur nord de la chapelle des Templiers de La Rochelle vers 1856 - Image I.R.H.T.


Ce sont les substructions d'une travée de l'église des Templiers que les intéressantes fouilles conduites par le Groupe de Recherches Archéologiques Rochelais ont mises récemment à jour. En attendant la publication du rapport détaillé des fouilles, on peut déjà dire qu'on se trouve en présence d'une église large d'une vingtaine de mètres, comportant trois nefs séparées par des piliers composés de huit colonnettes.

Une très belle base de pilier, attribuable au début du XIIIe siècle, présente une scotie très profondément creusée et à l'ouverture très étroite, des griffes d'angle et un tore inférieur non débordant.

On constate aussi que les murs extérieurs de l'église fuient nettement vers l'est. L'église, sans doute une église-halle, avait peut-être un plan trapézoïdal, comme la cathédrale de Poitiers, par exemple.

Parmi les nombreux fragments d'architecture et de sculpture mis à jour lors des fouilles, on notera principalement une belle clef de voûte, ornée de feuillage, du XIIIe siècle, une Vierge à l'Enfant du XIVe siècle, mutilée, la plate-tombe de Pierre de Legé, commandeur du Temple de La Rochelle, mort en 1269, et une très belle plate-tombe en schiste, portant les dates de 1373 et 1375, où sont gravées les figures de trois personnages: une femme entre deux hommes.


Clef de voûte chapelle des Templiers
Clef de voûte provenant de la chapelle des Templiers de La Rochelle - Image M. Miguet


Après la visite prieurale de la commanderie effectuée en 1668, le prieur d'Aquitaine, frère Gilbert de Vieilbourg « ...ayant trouvé qu'il ne se disoit aulcunes messes dans icelle, pour estre l'églize entièrement ruynée et dont il ne reste qu'une grande longière en forme de peignon... » avait ordonné qu'une chapelle fût construite. Le commandeur de Brienne fit donc édifier, en 1669-1670, une petite chapelle, dédiée à saint Jean-Baptiste, sur l'emplacement de la partie occidentale de l'ancienne église Notre-Dame. Cette chapelle, d'après les procès-verbaux de visite de 1682 et 1699 était pourvue de deux portes, dont l'une donnait sur la vieille cour du Temple, et était éclairée par quatre vitraux, deux en oeil-de-boeuf aux pignons est et ouest, deux de forme ovale sur les murs nord et sud.

Au-dessus de l'autel figurait un tableau d'environ « huict pieds de hault représentant le baptesme de Nostre-Seigneur. » On y voyait aussi une statue de saint Jean-Baptiste qui avait été faite, nous rapporte la visite de 1675, pour être placée « au dessus du grand portail qui respond à la rue du Temple et qui sert de passage pour venir en ce lieu et pour aller à une halle... », mais la statue n'avait pu être mise sur le portail « attendu que les voisins d'iceluy s'y sont opposez quoyque leurs maisons... relèvent de cette commanderie; sur quoy il y a procès intenté. » On ne sait comment se termina le procès mais la statue était toujours dans la chapelle en 1721. La desserte était assurée, quotidiennement, par les Capucins de La Rochelle.

A la fin du XVIIIe siècle, le commandeur fit élever un mur pour séparer la chapelle de la cour voisine attendu, lit-on dans un document de 1783, « ...que cet endroit retiré servoit de retraite la nuit aux débauchés, débauchées et soldats qui s'y entregorgeoient; que d'ailleurs, toutes les nuits, les bouchers et autres voisins y apportoient des immondices et encombremens qui occasionnoient annuellement à monsieur le commandeur une dépense assés considérable pour les faire enlever. » La chapelle fut détruite pendant la Révolution.

En 1645, après une longue procédure, l'ordre de Malte avait repris possession des ruines de l'ancienne église et des halles, confisquées à la ville par le roi après le siège de 1628. Les commandeurs successifs en jouirent jusqu'en 1671, date à laquelle le commandeur de Brienne s'en laissa déposséder par négligence. Un procès fut intenté qui rendit les halles à la commanderie.

Lors de la visite de 1682, les commissaires rapportent: « Et après, sommes allés voir les halles de ladicte commanderie qui sont dans la plasse dite la plasse des halles, faictes de cherpante contenant cinq travées, sans les apents, ellevées sur poteaux qu'avons veu en bon estât, à la réserve que les encoigneures des deux bouts sont gâtées par les charettes qui passent et qui, heurtant contre les poteaux, pourroient cauzer un domage considérable. Sur quoy avons ordonné estre mis deux bornes de pierre dure, aux deux coings de ladicte halle; le long de laquelle sont neuf eschopes qui appartiennent à divers particuliers... » Devenues vétustés, les halles furent détruites sous la Révolution ou peu après.

Les moulins de Maubecq continuaient à tourner et, lors des visites prieurales de 1675, 1682, 1699, 1721, les commissaires les inspectent soigneusement, notant par le détail toutes les améliorations apportées ou toutes les réparations jugées nécessaires. Il est dit,en 1721, qu'ils travaillent « ...toutte l'année, sans discontinuer, par le moyen du flux de la mer et qu'il y a deux roues, lesquelles sont en état... »

Le plan du quartier du Temple, dressé par l'ingénieur Masse au début du XVIIIe siècle, montre que les divers bâtiments de la commanderie, chapelle, logis, les maisons qui en dépendaient, les jardins, constituaient un vaste ensemble, sorte d'enclos (3), auquel on pouvait accéder soit par un passage donnant sur la rue du Temple, soit par la Petite rue du Temple. Le porche de l'entrée rue du Temple était surmonté d'une splendide niche flamboyante dont Masse a laissé un dessin. Si des constructions nouvelles ont peu à peu pris la place des bâtiments et dépendances de la commanderie, le quartier n'en est pas moins resté profondément marqué, dans sa configuration et sa toponymie, par l'empreinte de l'enclos des Templiers. La rue du Temple a subsisté, la Petite rue du Temple est devenue la rue des Templiers. Il existe toujours une cour du Temple, un passage de la Commanderie, une cour de la Commanderie dans laquelle on peut encore voir dans un mur, à main gauche, une porte du XVe siècle, aujourd'hui murée, surmontée d'un arc en accolade et d'un blason portant la croix de Malte.
1. — Sur le Temple de La Rochelle, voir J.-C. Bonnin, Les commanderies templières et hospitalières du Pays d'Aunis, La Rochelle, 1982, pages 28-35 et 57-67. On y trouvera notamment une liste détaillée de tous les commandeurs qui s'y sont succédé sous la période templière et la période hospitalière.
2. — Acte édité par L. Meschinet de Richemond, Chartes de la commanderie magistrale du Temple de La Rochelle (1139-1268), dans Archives historiques de la Saintonge et de l'Aunis, tome I, pages 25-26 (1874).
3. — Sur cet ensemble, voir E. Couneau, op. cit., p. 265-266; B. Coûtant, La Rochelle. La commanderie magistrale du Temple, l'Hôtel de Ville, les rues des Gentilshommes, de la Grille et Dupaty, dans Cahier nº 4, La Rochelle, 1974; Bonnin, op. cit., p. 66-67 (profils de la commanderie du Temple en 1723).

Sources: Les commanderies des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Anne-Maris Legras - Editions du CNRS - 1983

Domaine du Temple à Marans
Département: Charente-Maritime, Arrondissement: La Rochelle, Canton: Marans - 17


Domaine du  Temple à Marans
Localisation: Domaine du Temple à Marans


En 1224, Guillaume, abbé de la Grâce-Dieu fait un accord avec Pierre Boson, commandeur du Temple de la Rochelle, pour faire travailler à un canal de dessèchement (1).
Les abbés de Saint-Michel et de Saint-Léonard, et le grand maitre des Templiers d'Aquitaine conviennent en 1270, de faire creuser un grand canal pour servir de décharge aux eaux de leurs marais situés dans la châtellenie de Marans (2).
1. — Guillelmus abbas paciscitur cum Petro Bosone praeceptore militiae
Templi apud Rupellam, pro canali regio. (Arcère, tome I)
2. — ...ad faciendum excursum à Ponte qui est super Brimma, usque ad Portum piscatorum (Arcère, tome I)

Sources: Bulletin monumental, publié sous les auspices de la Société française pour la conservation et la description des monuments historiques; et dirigé par M. de Caumon. Série 2, tome 6, volume 16. Lance Paris 1834.
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Roches (les) ou Roche-Villedieu   (86)
Maison du Temple de Roche
Département: Vienne, Arrondissement: Poitiers, Canton: Lusignan, Commune: Cloué - 86


Maison du Temple de Roche
Localisation: Maison du Temple de Roche


Sur la commune de Cloué se trouvait la Maison des Templiers de Roche-Villedieu. La fondation de la commanderie de Roche remonte probablement au XIIe siècle. Les derniers commandeurs, Matthieu de l'Estang et Baudoin de Chiri ont été accusés lors du procès des templiers. Le second, d'avoir ordonné à un de ses disciples de cracher trois fois sur l'image du Christ, tandis que le premier a été arrêté en 1307 et emprisonné à Niort avant d'être conduit à Paris.

« Domus Templi de Roches », « de Rochis juxta Lezigniacum », « de Rochos prope Pictavam », maison du Temple, dont le dernier précepteur fut Mathieu de l'étang, détenu plus tard à Niort et qui est dit avoir assisté à des réceptions faites, en 1300, au Temple de Fretay, et vers 1303, à Auzon.

Avant lui, c'est-à-dire vers 1302, le précepteur des Roches avait été frère Baudouin de « Chiri », chevalier; un Templier de la suite du commandeur du Poitou « morans cum preceptore Pictavensi », fut précisément reçu par lui à cette époque.

C'est aussi en la chapelle du Temple des Roches, que le vieux précepteur de la Rochelle avait été reçu Templier, en décembre 1258 environ, par Hue Grisard, commandeur d'Aquitaine, entouré des précepteurs de Benet, de l'Ile-Bouchard et d'un futur précepteur du Limousin, Francon de Bort.

précepteurs des Roches
Vers 1302, frère Baudouin de « Chiri », chevalier.
Vers 1303-1307, frère Mathieu de l'étang.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Procès des Templiers, tome II, page 94
Deinde fuit instructus ab eodem receptore quot Pater noster diceret pro horis suis, qualiter regeret se in ordine, et fuerunt ei expositi casus propter quos poterat incurrere diversas penas; et eadem in omnibus et per omnia vidit servari in recepcione fratris Mathei Velhier predicti, qui fuit similiter et ab eodem et eisdem presentibus receptus cum eo; et in recepcionibus infrascriptorum, scilicet fratrum Guaufredi Gommerii militis, et cujusdam alterius militis de circa Petrusiam Lemovicensis diocesis, cujus nomen et cognomen ignorat, deffunctorum; Johannis de Ruans, testis jurati sed nondum examinati, et cujusdam alterius servientis Picardi deffuncti, cujus nomen et cognomen ignorat, qui quatuor simul recepti fuerunt in capella domus Templi de Ouso Pictavensis diocesis, circa instans festum beati Barnabe erunt octo anni vel circa, per fratrem Gaufredum de Gonavilla militem, preceptorem Pictavie, presentibus fratribus Guillelmo deu Liege preceptore de Rupella, teste supra examinato, Johanne de Turonis preceptore de Banes Xantonensis diocesis, qui detinetur in Turonia; Guillelmo de Blere preceptore de Campo Gilonis, qui detinetur apud Caynonem; Johanne preceptore dicte domus de Oyson, cujus cognomen ignorat; Matheo de Stagno preceptore de Rochos prope Pictavam, et pluribus aliis vivis et deffunctis.

Procès des Templiers, tome II, page 350
Item frater Johannes de Sancto Remino Suessionensis diocesis, morans cum preceptore Pictavensi, etatis XXVI annorum vel circa, eodem modo constitutus, juratus et requisitus, dixit per juramentum suum quod bene sunt quinque anni vel circa elapsi quod fuit receptus in domo de Rochis juxta Lezigniacum Pictavensis diocesis, per fratrem Balduinum de Chiri militem, preceptorem dicte domus de Rochis, presentibus fratre Audeberto de Porta et fratribus Matheo et Johanne sociis, in dicta domo, nec pluribus quod recolat.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Maison du Temple de Roche
Roche, hameau commune de Cloué; ancienne maison de Templiers unie à l'ordre de Malte.
— Praeceptor de Rupibus, 1216 (Fonteneau, terrier XXII, page 39).
— Hospital de Roches, 1381 (commanderie de Roche).
— Preceptor templi de Rochis, 1383 (taux du décime, page 31).
— Temple des Roches, 1499 (fief de Guron).
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Vienne, par M. L. Rédet, Paris, M. DCCC. LXXXI

Maison du temple de Roche
M. le colonel Babinet offre, au nom de M. l'abbé Jarlit, curé de Lusignan, une pale ou palle de calice en bambou, provenant de l'ancien supellectile de la chapelle de la commanderie de Roche, située dans la paroisse de Cloué, tout près des bords de la Vienne.
Cette commanderie du Temple passa, après la destruction de l'Ordre, aux chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, plus tard de Rhodes et de Malte, et forma la prébende d'un de ces chevaliers. Elle eut beaucoup à souffrir, au XVIe siècle, des guerres de religion; les bâtiments furent en partie ruinés, mais la chapelle resta intacte et ses richesses furent sauvées du pillage. Toutefois elle ne fut pas rendue au culte, et le curé de Cloué acquitta dès lors dans son église paroissiale la messe hebdomadaire qu'il allait y célébrer.

Vendue nationalement pendant la Révolution, la commanderie de Roche devint la propriété d'une famille de Lusignan, dont le dernier représentant la revendit lui-même, vers 1855, en se réservant la chapelle qu'il fit démolir; il fit cependant reconstruire le joli portail roman qui servait d'entrée à cette chapelle, en le transportant pierre à pierre sur un champ qui lui appartenait, à droite de la route de Poitiers, à environ 200 mètres du cimetière de Pranzay. Il le destinait à lui servir de tombeau, et, en effet, son corps y est déposé depuis le 10 février 1887.

Quant au supellectile de la chapelle, qui consistait principalement en riches étoffes de soie et en fines tapisseries, il fut enlevé et dispersé à l'époque de la Révolution, et il n'en restait entre les mains du descendant des acquéreurs de la commanderie que la pale, offerte aujourd'hui à la Société par H. l'abbé Jarlit.
Sources: Bulletins de la Société des Antiquaires de l'Ouest, troisième trimestre de 1888. Sources Bnf
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Roches-Mazuras (Les)   (23)
Chapelle du Temple Les Roches-Mazuras
Département: Creuse, Arrondissement: Guéret, Canton: Bourganeuf, Commune: Saint-Pardoux-Morterolles - 23


Chapelle du Temple Les Roches-Mazuras
Localisation: Chapelle du Temple Les Roches-Mazuras


Les Templiers ont construit l'église de Mazuras lieu-dit « Le Petit-Mazuras. » Il y avait une procession le 8 septembre, jour de la nativité de Notre-Dame, de la chapelle aux roches de « Mazuras. » On peut voir encastrées dans le sol des pierres tombales.

Les Roches Masuras étaient une dépendance de la Maison du Temple de Bourganeuf.
Sources: Léopold Niepce: Le Grand-Prieuré d'Auvergne - Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Lyon, Librairie Générale Henri Geors - Bâle - Genève - 1883.
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Rocourt-Saint-Martin   (02)
Domaine du Temple de Rocourt
Département: Aisne, Arrondissement: Château-Thierry, Canton: Neuilly-Saint-Front - 02


Domaine du Temple de Rocourt
Localisation: Domaine du Temple de Rocourt


Les archives du Grand-prieuré de France ne nous ont laissé aucun document sur cette ancienne maison du Temple, qui nous parait avoir été une dépendance de celle de Saint-Quentin.
Si aucun titre n'en fait mention, c'est que les Hospitaliers ne l'ont jamais possédée et qu'elle avait été vendue ou aliénée du temps des Templiers.
En effet, nous avons trouvé dans un cartulaire de Saint-Quentin-en-l'Ile, des lettres de Hugues de Perraud, « de Perraudo », visiteur général des maisons du Temple, en deçà des mers, de l'année 1302, par lesquelles, de l'avis de ses frères et d'après le conseil d'hommes recommandables, il avait accordé à rente perpétuelle ou à cens, « ad perpetuam admodiationem sive censivam », aux religieux de l'abbaye de Saint-Quentin-en-l'Ile, la maison de Rocourt, près de Saint-Quentin-en-Vermandois, « domum nostram dictam de Rouecourt prope villain sancti Quintini in Veromandia », avec ses dépendances, tant en terres, eaux, près, pêcheries, qu'en revenus et autres choses, à la charge de payer chaque année, dans l'octave de la Nativité, aux frères du Temple du Vermandois, en leur maison de Saint-Quentin, « in curia nostra domûs nostre sancti Quintini », quarante muids de grain à la mesure de cette ville, savoir: 32 muids de froment, à deux sols moins du prix payé par les bourgeois, six muids d'avoine et quatre voitures de paille.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Rocourt, hameau et moulin à eau, commune de Saint-Quentin.
— Roucourt, 1110 (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Quentin-en-l'Ile, page 13)
— Roulcourt, villa de Roucourt, 1252 (Mémoire du Vermandois, tome II)
— Rooucourt, Roecourt, 1310 (Cartulaire de Saint-Quentin-en-l'Ile, folio 35, v°, archives de l'Empire, LL 1016)
— Raulcourt, 1586 (Titres de l'abbaye de Saint-Prix)
— Raucourt, 1735 (Intend. d'Amiens, G 801)
Sources: M. Melleville - Dictionnaire Historique du département de l'Aisne, tome I et II. Paris 1857. Livre numérique Books.Google
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Romagné   (17)
Maison du temple de Romagné
Département: Charente-Maritime, Arrondissement: La Rochelle, Canton: Lagord, Commune: Saint-Xandre - 17


Maison du temple de Romagné
Localisation: Maison du temple de Romagné


Cette maison ne nous est connue que par l'unique mention qui en est faite dans le terrier du Grand-Fief-d'Aunis, dressé vers 1246.

Nous avons déjà signalé que l'administration royale s'est très probablement emparée de cette maison lors des tractations concernant la liquidation de la succession du Temple. A remarquer qu'étant située sur le domaine royal du bailliage du Grand-Fief-d'Aunis, elle devait intéresser au plus haut point les agents du roi.
Jean-Claude Bonnin - Les Templiers de La Rochelle. La commanderie, la chapelle, les fiefs, seigneureries et maisons templières. La Rochelle : J.-C. Bonnin. 2005
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Romagne (La)   (21)
Maison du Temple de la Romagne
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Fontaine-Française, Commune: Saint-Maurice-sur-Vingeanne - 21


Maison du Temple de la Romagne
Localisation: Maison du Temple de la Romagne


La Maison du Temple de La Romagne était l'une des plus richement dotées de toutes celles du grand-prieuré en Bourgogne. Elle avait son chef-lieu nominal sur le territoire de la commune de Courchamp, canton de Fontaine-Française, à l'extrême limite de notre province, de celle de la Champagne et de la Franche-Comté.

La résidence du commandeur était fixée, lit-on dans le procès-verbal des visiteurs de l'ordre de Malte de 1783, dans l'antique castel de la Romagne fermé par des fossés qui baignaient les pieds d'une épaisse muraille flanquée de plusieurs tours, laissant ouverture par un pont-levis à une grande cour au milieu de laquelle est une chapelle et un fort donjon, etc.

Dans les chartes de donations faites aux Templiers en 1114, 1224 et 1246. Cette résidence était désignée « domus tempti de Romaniaco in pago Attuariorum. »


Commanderie de la Romagne
Commanderie de la Romagne - Sources: Jack Bocar


On retrouve le nom de cet établissement dans le procès dirigé contre ces chevaliers, et on voit que le frère Gérard de Passage avait été reçu à Châlon, en Bourgogne; de là on l'avait envoyé en Chypre où il avait séjourné trois ans; revenu d'outremer, il avait été fixé dans une des maisons de l'ordre du diocèse de Langres, appelée la Romagne « apud Romagnolia »
Sources: César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.

Procès des Templiers, tome I, page 217
Requisitus in quibus domibus fuerat commoratus, respondit quod in Cipro per trienium, post modum rediit citra mare et fuit moratus in domo ordinis predicti vocata de Roellis, Lingonensis diocesis, quasi per dimedium annum, et ex inde in alia domo dicti ordinis vocata de Romanioha, ejusdem Lingonensis diocesis, sed non recordatur per quantum temporis, et ex inde in Lotarengia in quadam domo dicti ordinis vocata de Somis, quasi per unum annum, et est Tullensis diocesis, et ex inde in Picardia in alia domo vocata Aymo prope Boloniam, per annum cum dimedio, ut sibi videtur, et exinde ivit Triveris in Allamania, ubi fuit per II annos, ut sibi videtur.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 — Imprimerie Nationale — Paris — M. DCCC. LI.

Maison du Temple de la Romagne
Maison mentionnée dès 1144 où les Templiers perçoivent des droits de dîmes et possédent la métairie de l'Envieuse. Cette commanderie, installée dans ce qui deviendra une forteresse au XVe siècle, jouit d'une dotation répandue sur une vingtaine de villages de la Côte-d'Or, de la Haute-Marne et de la Haute-Saône.


Commanderie de la Romagne
Commanderie de La Romagne - Sources: Jack Bocar


C'est avec Bure, la plus importante du diocèse de Langres. Elle a son siège sur le territoire de Chaume et de Courchamp, à l'est de la route de Dijon à Langres.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.

Maîtres et Précepteurs de La Romagne
Guiardus de Blondefontaine, 1185 « magister de Romagna »
Guillaume li Vaffres, 1221 « preceptor in baiulia Romanie »
Gui, 1221 « preceptor de Romagna »
Humbert, 1228 « preceptor de Romagna »
Hertaud, 1228 « magister de Romagna »
Arnulphus, 1254, 1257
Henri de Dole, 1269 « domorum militie templi in balliviis Buriarum et de Romania »
Hugues, 1277, 1286 « preceptor Romanie »


Commanderie de la Romagne
Croix entrée du Domaine - Sources: Jack Bocar


Maison du Temple de La Romagne
En 1260, Anseau de Fouvent, chanoine de Langres, notifie qu'Henri, seigneur de Vergy, sénéchal de Bourgogne, a donné plusieurs hommes aux chevaliers du Temple de la Romagne.
Originale, Archives de la Côte-d'Or, fonds des Templiers de la Romagne, H. 1243.

Maison du Temple de La Romagne
En 1271 décembre, Jean de Vergy, sénéchal de Bourgogne, seigneur de Fouvent, vend aux Templiers de la Romagne ce qu'il avait à Saint-Maurice-sur-Vingeanne, et divers biens de son fief, appartenant à Marguerite de Mirebeau, femme de Richard de Vadans, chevalier.
Originale Archives Côte-d'Or, H. 1242.
Sources: Histoire des ducs de Bourgogne de la race capétienne, avec des documents inédits et des pièces justificatives. T. 5 - par Ernest Petit. - Lechevalier (Paris) - 1885-1905

Hôtel de la Romagne
Cet un rare exemple architectural en Côte d'Or. Vous pouvez si vous le désirer y faire une halte pour une nuit ou plus encore et faire comme cet hôte illustre, Henri IV qui y installe son camp. Sur place déjà, attendent les souvenirs des commandeurs: Pierre de Boresdon Aimé et féal conseiller et chambellan du Roi Louis XI, réhabilita en son temps la majeur partie des bâtiments de la Romagne et laissa ses armes sur la porte Saint-Jean.


Commanderie de la Romagne
Hôtel de la Romagne Porte Saint-Jean - Sources: Jack Bocar


Dans le récit des divers séjours faits par lui dans les possessions de l'Ordre, un Templier dit avoir séjourné entre autres « in alia domo Ordinis vocata de Romanioha (sic), Lingonensis diocesis »; il s'agit de La Romagne, en la commune de Saint-Maurice-sur-Vingeanne.

La Romagne, hameau sur la commune de Saint-Maurice du Vingeanne.
— Maison du Temple.
— Commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
— Domus Templi de Romania, 1144 (Archives de La Romagne, H 1230)
— Domus Romanes, 1163-1179 (Ibidem)
— La Romanne, 1185 (Ibidem, H 1237)
— Templarii de Romaigne, 1212 (Ibidem, H 1230)
— La Romaingne, 1241 (Ibidem, H 1237)
— La Romaine, 1491 (Ibidem, H 1238)
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.

Hôtel de la Commanderie de La Romagne


Commanderie de la Romagne
La Romagne, Salle petit déjeuner - Sources: Jack Bocar


Si vous avez envie de connaître l'hôtel et éventuellement y faire une réservation, Mr et Ma Xavier Quenot vous donnent des renseignements: La Romagne
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Romain   (51)
Maison du Temple de Romain
Département: Marne, Arrondissement: Reims, Canton: Fismes-Montagne de Reims - 52


Maison du Temple de Romain
Localisation: Maison du Temple de Romain


Nous avons dit que la cure de cette paroisse était à la collation du commandeur de Reims.
Les Templiers avaient déjà des terres à Romain au commencement du XIIIe siècle, ainsi que nous le voyons par une transaction intervenue entre eux et Jean, seigneur du lieu, au mois de janvier 1219, par rapport à une terre qu'ils revendiquaient chacun de leur côté, et que les Templiers prétendaient tenir de l'église de Romain.

Le seigneur Jean ayant renoncé à ses prétentions, leur vendit plus tard, c'est-à-dire au mois de novembre 1247, une autre terre avec un vivier, située à Roumains, au lieu dit le Moulin des Naves, tenant à un pré où existait précédemment le vivier du Prieur de Ventelay, « Prioris de Ventelaio. »

On trouve, dans le Procès, un prêtre du Temple, dit curé de Romain « frater Nicolaus de Marra, presbyter, curatus ecclesie de Romanis, Remensis diocesis », et ailleurs « fratrem Nicolaum de Marra, curatum de Romanis, presbyterum », or, il s'agirait ici de la localité de Romain, qui se trouve bien dans le diocèse de Reims.

Si un prêtre du Temple était curé de Romain, c'est qu'il y avait dans le voisinage, sinon à Romain même, une maison du Temple, et M. Edouard de Barthélémy semble exprimer le même avis dans ses Notes sur les établissements des ordres religieux et militaires, etc., dans l'ancien archidiocèse de Reims; Edouard Mannier dans son livre sur l'Ordre de Malte: Les commanderies du grand prieuré de France, dit seulement que cette paroisse de Romain fut sous le patronage des Templiers et nous devons reconnaître que le Procès n'en dit pas plus.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.

Procès, tome I, page 147
Postmodum accessimus ad domum Guillelmi de Marcilhiaco predictam, ubi erant IX Templarii predicti, qui per nos interrogati utrum hodie misissent coram dictis dominis commissariis predictos fratres Nicolaum de Marra curatum de Romanis, presbiterum, et Dominicum de Verduno de societate eorum ibidem presentes, dixerunt omnes quod miserunt eos, et de mandato eorum iverunt et ratum habent quod per eos actum est et propositum die ista, et dicunt quod si minus plene dixerunt, adhuc sunt parati dicere et proponere ad defensionem ordinis quod Deus ministrabit eis, et statuerunt predictos fratres Nicolaum et Dominicum ad dicendum et proponendum, hac instanti die Mercurii, coram dictis dominis commissariis, ad defensionem ordinis, illud quod interim occurrerit eis. Acta fuerunt hec predictis die et locis, presentibus dicto magistro Amisio, me Floriamonte Dondedei, et aliis notariis supra proximo nominatis.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 — Imprimerie Nationale — Paris — M. DCCC. LI.

Romain, canton de Fismes
— Romeins, 1156 (Cartulaire d'Igny, folio 10 r°)
— Romani, 1154-1159 (Ibidem, folio 2 r°)
— Rommainz, 1164 (Saint-Thierry c. 7)
— Romayns, 1172 (Cartulaire de la Val-Roy, 10945, folio 12 v°)
— Roumains, les Roumains, vers 1222 (Livres des vassaux de Champagne)
— Roumani, 1265 (Cartulaire d'Igny, folio 2 r°)
— Rommains, 1303-1312 (Archives administratives de Reims, tome II, page 1059)
— Le commandeur du Temple de Reims présentait à la cure.
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Haute-Marne — Par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCIII.
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Romestaing   (47)
Maison du Temple de Romestaing
Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement: Marmande, Canton: Bouglon - 47


Maison du Temple de Romestaing
Localisation: Maison du Temple de Romestaing


Immédiatement après sa fondation, Cours était devenu pour les Templiers, un centre, autour duquel ne tardèrent pas à se grouper un certain nombre de dépendances dues à la générosité des seigneurs de la contrée. Un jour, vers le milieu du XIIe siècle, la petite ville de Bouglon présentait un aspect d'animation inaccoutumée; elle renfermait, en effet, dans ses murs une brillante et noble assemblée: on y voyait, à côté de Pierre, comte de Bigorre, entouré des chevaliers de sa cour, l'évêque de Basas, Guillaume-Arnaud de Tantalon, accompagné de deux de ses chanoines, Etienne, abbé de Fontguilhem, etc; au milieu de ces guerriers et de ces prélats, les chevaliers Augier de Bedeisan, Maître du Temple en Agenais, et Helie de Focald, premier commandeur de Cours, cachaient leurs armures sous leurs manteaux monastiques. Tous ces illustres personnages s'étaient réunis à la prière des seigneurs de Bouglon, Raymond et Amanieu son un fils, qui avaient voulu rehausser ainsi la solennité, mais surtout assurer la validité de l'acte pieux qu'ils se proposaient: « Pour le salut de leurs âmes et de celles de leurs parents », ils se dépouillent en faveur de l'Ordre du Temple de la moitié des dîmes de Saint-Hilaire-de-Cavaniac. Cette donation, dont la date n'est pas indiquée, est antérieure à l'année 1165, époque de la mort de l'abbé Etienne et de celle de l'évêque Guillaume-Arnaud. Après ce récit, nous lisons, dans le vieux cartulaire de la commanderie, qu'Amanieu de Coutera et ses petits-fils, Forton et Bernard, cédèrent leur terre de Romestang au commandeur de Cours, pendant que W. du Bosc faisait donation du quart de la dîme de Saint-Loubert. Dans le siècle suivant, nous voyons encore le seigneur Wilhem-Raymond donner au Temple, avec sa personne, sa terre de Castelpergous (1226).


Romestaing
Eglise de Romastaing - Sources image: philippe laborderie


Toutes ces différentes possessions constituèrent le membre de Romestang, dépendant de la circonscription de Cours et qui devait lui rester uni dans toutes ses transformations successives.

La seigneurie entière de Romestang, avec la haute justice, avait été donnée aux Templiers, qui en jouissaient paisiblement, lorsqu'on l'année 1267, Bertrand de Got, prévôt des lieux de Coultures et de Loustrange pour l'archevêque de Bordeaux, s'avisa d'élever des doutes sur la légitimité de cette possession et de vouloir s'adjuger, au nom du prélat, cette juridiction. Dans ce but, il recourut au moyen que nous avons vu si souvent employer ailleurs; il organisa une expédition contre Romestang; ses hommes d'armes forcèrent les portes de la prison et en enlevèrent un détenu. Mais, dès que Pierre d'Audiran, précepteur de Romestang, eût prouvé ses droits devant la justice, à l'aide de nombreux témoins et de l'exhibition de ses titres, le prévôt dût reconnaître ses torts et restituer le prisonnier aux officiers du Temple.

Cours
Département: Gironde, Arrondissement: Langon, Canton: Le Sud-Gironde - 33


Maison du Temple de Cours
Localisation: Maison du Temple de Cours


Vital de Caupène, commandeur de Cours, acheta en 1283, de Bernard, comte d'Albret, sa part des dîmes de Romestang, de sorte qu'au moment de leur chute les Templiers se trouvaient, tant au spirituel qu'au temporel, les seuls seigneurs de cette ville et de son territoire, dont héritèrent intégralement les Hospitaliers.

Commandeurs Templiers de Romestaing
1267. Pierre d'Audiran.
Vital de Caupène. 1289.
1289-1292. Arnaud de la Croix.
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse - Toulouse - 1883.

Romestaing Situation géographique et topographique


Maison du Temple de Romestaing
Localisation: Maison du Temple de Romestaing


Campée au milieu d'un plateau harmonieusement vallonné, à 136 mètres d'altitude, se dresse dans le calme solennel des champs, la petite cité de Romestaing.

Les pentes rapides et boisées qui l'encadrent, descendent, au nord et à l'ouest, dans la fraîche vallée, où coule avec majesté le riant ruisseau le Lysos. Au sud dans le pittoresque vallon d'Auzac, s'élève à flanc de coteau une petite et modeste église, et, à l'est vers le lieu de Balahade coulent diverses sources qui réunies forment le coquet et frais ruisseau le Sérac.

Situé à deux kilomètres de la route qui va de Cocumont à Grignols, elle fait surgir coquettement la tour carrée du clocher de sa curieuse et remarquable église du XIe siècle, ainsi que les toitures des maisons qui l'entourent, dont les, murailles lorsqu'elles sont dorées par le soleil paraissent s'endormir parmi la solitude des collines.

Romestaing est une commune de 367 habitants du canton de Bouglon, de l'arrondissement de Marmande et du département de Lot-et-Garonne.

La situation topographique, toute particulière de Romestaing, fut sûrement remarquée dès les premiers temps de l'occupation romaine puisque certaines marques de haute antiquité visibles encore de nos jours, permettent de supposer qu'elle fut un point important dans la région lorsque les deux grandes villes Bordeaux « Burdigala » et Agen « Aginum » étaient unies par les voies militaires et économiques qui suivaient la vallée de la Garonne. Et à mesure que les Romains, ces grands colonisateurs devinrent maîtres du pays, ils construisirent une seconde voie pour le service des villas et des bourgades élevées sur les coteaux et autres points culminants.

C'est sur cette seconde voie que se trouvait comme terme d'étape pour ceux qui venait de Fines « Calezun » ou d'Ussubium, « ville disparue située près du Mas-d'Agenais », la station-relais de Romestaing. A peu de distance de ce point d'arrêt, formant carrefour, partaient cinq routes se dirigeant:
1° vers Bazas par Sendets;
2° vers Campin;
3° vers Cocumont;
4° vers Goutz (Cours);
5° vers Grignols (1).

Les croisements de routes étaient généralement indiqués aux voyageurs sous le nom de mansiones ou stationes et servaient aussi à désigner les distances kilométriques.

La station de Romestaing fut mentionnée sous le nom latin de Romana statio qui a été retenu et a servi de désignation à ce lieu. C'est du reste l'opinion des étymologistes et des toponinistes.

Un autre chemin dit Carrère de Lestrade (via strata) qui coupait la première voie militaire de Fines à Romestaing, passait au pied des buttes de Mel et de Saboureau, pour arriver à Cocumont (2).

La butte ou tuque de Mel était un refuge et camp retranché que la culture a complètement transformé. Une cachette monétaire y fut découverte, mais malheureusement les pièces qu'elle contenait furent dispersées avant d'avoir pu être déterminées (3).

A 1600 mètres environ de ce lieu, à proximité du ruisseau le Sérac, se dresse la Tuque de Saboureau, dont la forme demi-ronde, en terre rapportée, est isolée d'un côté et défendue par des pentes naturelles. Les quelques débris de murs ne laissent aucun doute sur l'existence d'un château au sommet de cette éminence. Un très grand nombre d'objets en fer et restes de poterie épaisse, d'un grain grossier y ont été découverts par M. Daret, propriétaire à cette époque. Sur la pente nord-est il a été reconnu aussi une sépulture. Le mort gisait accroupi dans une fosse de forme circulaire dont l'orifice était étroit (4).

Au-dessous de cette butte existait un souterrain dont l'entrée, complètement bouchée, se trouvait sous la route de Cocumont à Bouglon et reliait le château au ruisseau le Sérac.

Les origines de ce château, ainsi d'ailleurs que celles de ses maîtres, se perdent dans la brume des temps, aussi la présence de cette forteresse, comme toute chose inexplicable, a défrayé maintes légendes que la tradition, a précieusement recueillies et que l'on rapporte encore à nos jours. Mais pendant la guerre de Cent ans, ce point stratégique aurait servi de poste de garde aux Anglais (Notes de M. Tholin).

Avant la Révolution, Romestainig était paroisse et juridiction de l'évêché de Bazas, du gouvernement militaire de Guyenne et Gascogne, du Parlement, de la Généralité, de l'Intendance de Bordeaux et de l'élection de Condom.

Commandeur de la commanderie de Romestaing
Le commandeur de la commanderie de Romestaing était seigneur spirituel et temporel, haut, moyen et bas justicier, foncier et directe. Il percevait la dîme de toutes sortes de grains, gros et menus, du vin, des agneaux, du lin et du carnelage (5). En qualité de seigneur spirituel il nommait à la vicairie perpétuelle et en qualité de seigneur haut justicier faisait exercer la justice en son nom par les officiers de Cours et seigneur foncier et directe, prenait les censives, rentes, droits de lods et ventes et prélations. (6).

La paroisse de Romestainig, dont la superficie était de 1559 hectares, avait Mazerolles pour annexe.

L'église paroissiale placée sous le vocable de Saint Christophe daterait de la fin du XIe siècle.


Romestaing
L'église de Romastaing - Sources image: Cocumont Aquitaine


Origines de la commanderie membre de Romestaing
Les archives de la mairie de Romestaing ne possèdent aucun document concernant la commanderie des Templiers et Hospitaliers. Pour en connaître les origines, nous avons dû consulter Le fonds de l'Ordre de Malte conservé aux archives départementales de la Haute-Garonne, à Toulouse (7). Les précieux manuscrits qui y existent constituent un heureux appoint intéressant son histoire depuis le XIIe siècle à la Révolution. Mais nous devons, au sujet de la création de cette nouvelle commanderie, indiquer qu'au cours de la seconde moitié du XIIe siècle, les Templiers avaient établi près de la ville de Nérac, à Argenteins, le centre de leurs principales commanderies du Midi. Aucune date ne peut être fixée, la plus reculée serait:

« Arnaud d'Argenteins préférant l'abjection dans la maison du seigneur à l'habitation sous la tente du pêcheur, donne à l'Ordre du Temple, tous les biens et les droits qu'il possède soit dans la ville de Nérac, soit à l'extérieur et notamment le fief situé autour de l'église de Sainte-Marie-d'Argenteins (8). Cette donation fut suivie d'une autre faite par le seigneur Garsias Marra (de la Roque) sa femme et nièce et leur fils. L'accord eut lieu « au mois d'avril, le 11° des Calendes de mai, le premier jour de la lune », sous le règne d'Henri d'Angleterre et l'épiscopat d'Elie de Castillon, année 1159. Peu de temps après, ils construisirent un puissant château à Cours pour y installer un établissement. Raymond de Bouglon (de Bogliono), frère de Raymond de Pins et son beau-frère Bernard de Ravignan, firent don de leur terre de Courtz. Le sire d'Albret ajouta le fief qu'il possédait devant la potence de la ville. De même Arnaud de Greiset donna sa terre de Saint-Martin sous le règne de Henri d'Angleterre et l'épiscopat de Bertrand de Bordeaux, soit antérieurement à l'année 1173, date de la mort de ce prélat (9).

« D'après les diverses pièces extraites des parchemins et vieux papiers, nous croyons que ce fut peu de temps après la fondation de Cours que l'ordre des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem créa un établissement à Romestaing dépendant de la circonscription de Cours. »

Elle aurait eu lieu très probablement en l'année 1160 et serait due à des libéralités pieuses. Aucun document ne permet de l'affirmer, cependant certains faits permettent de le supposer. Ainsi, un jour vers le milieu du XIIe siècle, la petite cité de Bouglon présentait une grande animation. Les seigneurs de Bouglon, Raymond et son fils Amanieu avaient convoqués à Bouglon une brillante et noble assemblée où on y voyait à côté de Pierre, comte de Bigorre, entouré des chevaliers de sa cour, Guillaume-Arnaud de Tontolon, évêque de Bazas, accompagné de deux de ses chanoines, Etienne, abbé de Fonguillem, Hélle de Focald, premier commandeur de Cours et au milieu de ces guerriers et de ces prélats, certains chevaliers cachaient leurs armures sous leurs manteaux monastiques.

En invitant ces illustres personnages à assister à une réunion en cette ville, le seigneur de Bouglon avait voulu assurer la validité d'un acte pieux qu'il se proposait de faire en faveur de Romestaing et rehausser ainsi ce geste de générosité qui indiquait que: « Pour le salut de leurs âmes et celles de leurs parents, ils se dépouillaient en faveur de l'Ordre du Temple de la moitié des dîmes de Saint-Hilaire de Cavaniac (Romestaing) (10). »

La présence de Guillaume-Arnaud de Tontolon, évêque de Bazas de 1152 à 1165, et de Hélie de Focald, commandeur de Cours de 1160 à 1175, et l'existence du donateur Raymond de Bouglon, que nous voyons comme témoin dans un acte de confirmation de privilèges en faveur de l'abbaye de la Sauve, en 1157, affermissent cette opinion et rendent vraisemblable l'année 1160, comme date de fondation de la Commanderie de Romestaing.

Les chevaliers de Saint Jean qui étaient à la fois de l'ordre monastique et militaire, avaient choisi l'emplacement de Romestaing pour siège de cette nouvelle commanderie, non pas comme point stratégique mais comme lien de contrôle sur une vieille route romaine. Son rôle semble avoir été au début celui d'une hôtellerie chargée d'apporter soulagement et repos aux voyageurs dans ce gîte d'étape.

Libéralités, Donations et Acquisitions.
Le recueil des actes concernant les vieilles et antiques donations faites à la commanderie du Temple de Romestaing et les inventaires des titres et reconnaissances qui y figurent ne permettent pas de préciser le mode de fondation des domaines que les chevaliers ont possédés depuis 1160 à 1789. Cependant le cartulaire ou charte descriptive des terres acquises par achats, engagements ou donations, fait connaître la volonté expresse des donateurs ainsi que la provenance des terres et domaines.

La donation de 1167, inscrite au numéro 30, par les amples détails qui sont donnés, montre que les donateurs n'ont d'autres soucis par la concession de leurs biens temporels « pour eux et pour toute leur race que de s'assurer la participation aux biens spirituels de l'Ordre. »

En voici la teneur: « Au nom de la sainte et indivisible trinité, moi Raymond de Bouglon et moi Amanieu son fils, nous donnons librement, du conseil et assentiment de nos neveux Etienne et Anessant, pour nous et pour toute notre race, la moitié de la dîme de Saint-Hilaire de Cavagnan et aussi les hommes et les femmes de Cridalauze, avec tout ce qui leur appartient et encore les moulins de Tumamoton, avec leurs appartenances. Nous avons fait cette donation à Dieu et à la maison de Romestaing dans la main de frère Auger et d'Hélie de Foucauld. Nous avons fait cette donation le jour de la Nativité du Seigneur a Bouglon. Témoins Pierre comte de Bigoere, Sans Amanieu de Bouglon et bien d'autres. Afin que cette donation ne puisse à l'avenir être annulée, nous la confirmons dans la main de Guillaume, évêque de Bazas, et de ses chanoines Vital Corbelli et P. Scotelli, en présence de Etienne, abbé de Fonguillem (11), et de ses frères, l'an de l'incarnation du Seigneur, mil cent soixante-sept. »

Et à la même date sous le n° 31, il est inscrit: « Encore plus, moi Amanieu de Bouglon, j'ai donné à Dieu et aux chevaliers du Temple, deux cents sous morlas sur le fief de Cridalauze, 100 sous pour moi et les autres 100 sous pour le salut de l'âme de mon frère Etienne. Je concède aussi ma part des moulins de Trumamoton (12). »

Au sujet des terres achetées par les Templiers, nous relevons sous le n° 5, que Arnaud de CouturesDomaine du  Temple à LascouturesDomaine du Temple à Lascoutures donne sa personne et sa terre à Dieu et aux chevaliers du Temple. Sa terre fut payée 26 sous morlas et 6 conques, mesure de Bazas, 3 de froment et 3 de fèves. - Département: Gironde, Arrondissement: Langon, Canton: Le Sud-Gironde, Hameau: Lascoutures - 33

Sous le n° 6, Aimerie, cousine d'Arnaud de Coutures, femme d'Arnaud de Cantecorp, donna sa terre qu'elle avait à Romestaing à Dieu et aux chevaliers du Temple. Elle reçut par charité 8 sous morlas et un boeuf. Les fils, Pierre et Vidal, approuvèrent cette donation et s'en portèrent garants.

De même Raymond, Guillem de Casepriounde, (case profonde), donna toute sa vigne de Casepriounde à Dieu et aux chevaliers du Temple. Les chevaliers lui donnèrent par charité 50 sous morlas et 3 boeufs.

Une donation donnée avec garanties et responsabilité est intéressante par les conditions qu'elle comporte. Elle est inscrite sous le n° 61 et est ainsi libellée:

«  Moi Amanieu de Cantiran j'engage à Pierre de Sainte-Marthe et à la maison du Tempe, la terre de Figairols, cultivée ou non, la forêt, la vigne et les hommes pour 100 sous morlas. Fidéjusseurs, Amanieu de Cantiran lui-même. Forton de Cantiran son neveu, W. Aramont Delbosc. Les hommes de cette terre demeurent responsables et déibiteurs. Donation faite dans la main de W. Client, commandeur de Cours (13) et en présence des témoins W. Espéron, W. Raymond, chapelain et bien d'autres. »

Une acquisition faite en 1180, sans limite de contenance, offre une description particulière, elle porte le n° 33 et établit ce qui suit:

« Pierre fils de Raymond de Beujac, je donne aux frères du Temple, la vigne que je possède à Casepriounde, autant que peut fouir trois bôcheurs. » Cette donation fut faite avec l'approbation de ses père et mère et payée 3 Sous morlas.

Celle de nourrir toute sa vie le donateur est inscrite sous le n° 54 et indique que Bernard Tison se donna à Dieu et aux chevaliers du Temple, avec sa terre de Romestaing, cultivée ou non et la maison lui donna à manger toute sa vie.

Parmi les nombreuses donations et concessions faites aux chevaliers, nous en relevons une qui fit l'objet d'une contestation, c'est celle inscrite au n° 65.
« Guillaume Vital et Raymond frères donnent à Dieu et aux chevaliers du Temple toute la terre et la dîme de Saint-LoubertDomaine du  temple à Saint-LoubertDomaine du temple à Saint-Loubert. » Cette terre fut payée 24 sous morlas et Forton le Renard, Bertrand. Espèros et Vital Arribat élevèrent des protestations au sujet de cette donation, mais ayant reçu 40 sous de charité, cessèrent tous leurs prétentions. - Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement: Marmande, Canton: Les Forêts de Gascogne - 47

Les actes de donation de la Commanderie de Romestaing, qui se trouvent dans les vieux cartulaires n° 1 à 8 des cartons de l'Ordre de Malte conservés aux Archives départementales de la Haute-Garonne, à Toulouse, sont si nombreux que nous avons dû nous borner à citer seulement ceux dont la teneur des libéralités paraissaient apporter des détails intéressants la création et les débuts de cet établissement.

Ces élans de générosité s'étaient manifestés particulièrement à l'occasion des croisades par des personnes qui n'avaient pu y participer. Elles furent pour la commanderie des témoignages de considération et de respect, car les fondateurs étaient en général d'anciens combattants de Terre Sainte qui représentaient une longue période de foi chevaleresque faite d'action religieuse et militaire. Ce sont ces profonds sentiments de piété qui suscitèrent ces nombreuses donations.

La commanderie de Cours qui venait à peine d'être fondée en 1160 environ, grâce aux bienveillantes libéralités des seigneurs de la région, devint rapidement une grande puissance foncière et un centre important. Ce temple groupa en peu de temps, sept membres: Saint-Loubert, Coutures, Romestaing, La Tour d'Avance, Bouglon, Asques et Barbefère. La plupart des fondateurs avaient participé aux croisades et c'est leur présence qui produisit cet enthousiasme dans les consciences. Tous espéraient par la concession de leurs biens, s'assurer après leur mort la continuation de l'oeuvre à laquelle ils avaient consacré leur vie.

De tous côtés on cherchait à apporter aide et protection, ainsi nous citerons la reconnaissance féodale datée du 20 mars 1274 en faveur de Amanieu de Bouglon, au sujet de ses possessions dans les paroisses de Mozero ! (Mazerolles) et Codz (Cours) (14).

De même pour rétablir certains, privilèges tombés en désuétude, le 24 mai 1289, le prince Edouard Ier fils de Henri III, roi d'Angleterre, ratifia les acquisitions faites par Vital de Caupène, commandeur des temples de Cours et Romestaing à Raymond Garcia de Sancto-Salvador (Saint-Sauveur) à Rapines de la paroisse d'Esquerdes, ainsi que dans la paroisse de Sancti-Johannis Dausak et du lieu de Lamalon, paroisse de Mazerolles (15).

La commanderie des Templiers et des Hospitaliers de Romestaing
Le chevalier Vital de Caupène à l'occasion de sa nomination de Commandeur en 1289, décida de fonder autour de son donjon une bastide et octroya à cet effet une charte de coutumes aux habitants de Cours. Ces coutumes, dont nous publions les extraits ci-après, établissent:
1. — Qu'il jura d'être bon seigneur pour ses vassaux et les défendra contre tout ennemi extérieur et reçut leur serment de fidélité;
2. — Les habitants paieront les fiefs, avec les ventes de chaque, sol un denier et d'engagement une maille;
3. — Si quelqu'un meurt sans enfant ou sans faire de testament, la moitié de son bien sera à la commanderie et l'autre moitié à ses plus proches parents;
4. — Ceux qui battront quelqu'un s'il y a pilaye, paieront au commandeur 66 sols et l'amende au blessé à la cognaissance de la cour du diet seigneur;
5. — Tout larron de jour aura l'oreille coupée et s'il l'a eue déjà il sera justicié et ses biens confisqués au proffit du seigneur, excepté les larrons des fruits qui seront punis suivant la coutume de la maison;
6. — Ceux qui feront vendre par justice les meubles sans crier, paieront au commandeur 60 sols;
7. — Ceux qui outrepasseront les dictes criées faites par le seigneur lui paieront 6 sols; plus de toute petite criée le commandeur aura 6 sols;
8. — Tous ceux qui seront condempnès auront par la cour dudict seigneur leurs biens confisqués à icelluy;
9. — Tout homme adultère, surpris au liet sera amené tout nud avec la fame par ledict lieu;
10. — Si quelqu'un se sent grevé par le juge de Cours, pourra estre appelant devant le commandeur d'Argenteins, et d'icelluy au grand; prieur de Saint Gilles;
11. — Si quelqu'un quitte le lieu il peut vendre tous ses biens à des habitants dudict Cours et non à autres ou au commandeur qui peut retenir à mesme prix les choses susdictes vendues;
12. — Ledict commandeur doit défendre et protéger les dicts habitants et leurs biens;
13. — Plus pour tout dommage de bestail causé aux bled, vignes et preds, paiera quatre liards à cellui qui trouvera ledict bestail pour chaque grosse teste et un liard pour chaque mesme beste, outre il paiera le dommage;
14. — La forge dudict lieu appartiendra au commandeur comme cy-devant et restera au lieu où elle est;
15. — Les habitants sont tenus d'aller moudre aux moulins dudict sieur commandeur suivant qu'il a esté réglé cy-devant par Vital Caupène, commandeur de Cours et les habitants dudict lieu par acte retenu par seigneur Gasc, notaire de Casteljaloux;
16. — Chaque feu allumant paiera une poule la veille de Noël;
17. — Les bois de Larraque, d'Ausac, de Garrifets demeureront défendus aux dicts habitants;
18. — Personne ne pourra coupper du bois ver ni sec au bois appelé Doal Gassiès soubs peine de six sols d'amande et lorsqu'il y aura glands audict bois, on ne pourra y mestre aucun bestail jusqu'à la Saint Martin auquel cas le commandeur; y mettra ses pourceaux pendant quinze jours et après lesdicts habitants les leurs; que s'ils les y mettent depuis la Nativité Nostre Dame jusqu'au quinzième après la Saint Martin ils paieront le dommage comis au preds;
19. — Pourront les dicts habitants faire depaistre leur bestail et couper bois pour leur usage dans les autres bois de la dicte maison, exceptés les cy-dessus défandus, se réservant le commandeur de pouvoir vandre le gland;
20. — Les dicts habitants ne peuvent amasser de glands soubs peine de 6 sols d'amande.

Cette charte des coutumes fut donnée le mardi avant la fête de Saint Martin d'hiver en 1289 et approuvée et ratifiée par Bernard de la Roque, commandeur d'Argenteins. Elle fut complétée par divers autres accords, ceux de 1304 avaient pour but de régler les droits de dépaissance dans les bois de la commanderie et ceux de 1305 d'établir la fixation du paiement des dîmes. Ces diverses chartes n'étaient pas spéciales à la Commanderie de Cours, car elles devaient servir à régir tous les membres qui composaient cette circonscription. Malgré les différentes transactions qui eurent lieu, Romestaing resta toujours uni à Cours.

Les droits dont disposait le commandeur lui imposaient des devoirs correspondants envers ses vassaux, dont les principaux étaient:

« 1° Le commandeur devait pourvoir la paroisse d'un vicaire perpétuel ou recteur;
2° Ce prêtre devait appartenir à l'Ordre de Saint Jean, ou autre ordre qui veuille en faire profession. Son traitement était fixé et servi suivant la décision du chapitre provincial; les grosses et menues réparations et le renouvellement des objets du culte étaient complètement à sa charge. »

Les visites générales de la commanderie étaient faites tous les cinq ans. Les commissaires étaient au nombre de trois et comprenaient un chevalier, un prêtre chapelain et un notaire greffier.

Les deux commanderies de Cours et de Romestaing restèrent longtemps gouvernées par le même commandeur et seigneur et régies par les mêmes coutumes.

Vicaire Perpétuelle
La commanderie-membre de Romestaing quoique comprise dans la circonscription de la commanderie-chef de Cours, le commandeur de Romestaing était seigneur spirituel ou curé primitif et avait droit à la présentation de la vicairie perpétuelle.

Il devait supporter tous les frais du culte et à ce titre prélevait toute la dîme et la prémices. En 1289, c'est le commandeur d'Argenteins, Barrau de Graynhia, qui par lettres de collation et de provision en faveur de Arnaud de Bineys de l'église de Romestaing, établit qu'il aura Victum et Vestitum, dans la maison de Romestaing et outre les offrandes et les oblations de l'église, excepté le jour de Saint Christophe, les droits de mortuaire et espouille et autres droits curiaux.

Par les lettres de collation il est entré en saisine de la cure et suivant les formalités de la tradition a reçu les clefs de l'église, le gond de la porte, les cordes du clocher, le calice, le missel, a embrasé l'autel et les reliques (16).

En 1650, au procès-verbal de la visite de la Commanderie d'Argenteins, Romestaing figure comme membre, et à la visite de 1679, le recteur vicaire, perpétuel, fait connaître qu'il dit deux messes chaque fête de dimanche, une à Saint-Loubert et l'autre à Romestaing et qu'il reçoit une pension de 180 livres (17).

Les droits du commandeur étaient affermés 700 livres par an et un tonneau de vin, soit 4 barriques.

Selon la charte de 1305, concernant les redevances et dîmes dues par les habitants les Novales (18) étaient exclusivement réservées au vicaire.

Au sujet des visites pastorales faites par l'évêque de Bazas, la coutume exigeait que chaque feu allumant devait, pour cette circonstance, fournir une poule.

A la visite générale qui eut lieu le 2 juillet 1711, à Romestaing, par le grand prieur de Toulouse, frère Gaspard de Pontevès-Bargène, chevalier de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem,. Conseiller du Roi en tous ses conseils, le sieur Gautier, vicaire perpétuel, a déclaré que cette paroisse est annexe de Saint-Loubert et que la maison presbytérale appartient aux paroissiens. Il a déclaré, en outre, qu'il avait été nommé par M. le chevalier de Cayx, procureur de feu son oncle commandeur en l'année 1708 et qu'il jouissait en qualité de vicaire perpétuel, de la commanderie, du domaine qui en dépend et d'une pension de 250 livres, pour le service des deux églises. Le casuel ou vérolh lui était entièrement réservé de même le bis in die et que l'église de Romestaing ne possédait qu'un seul obit (19) de 30 sols et qu'il y avait environ 170 communiants.

Au cours de cette visite pastorale, plusieurs habitants de Romestaing et en particulier les sieurs Jean Luflade, François Laville et Jean Barthe, furent appelés et invités à donner sur le sieur Gautier, vicaire perpétuel, des renseignements sur sa conduite sacerdotale et privée. Tous furent unanimes à déclarer que ledit vicaire perpétuel remplit très bien tous les devoirs d'un zélé et charitable pasteur, que tout le monde dans la paroisse est fort satisfait de son service et de sa conduite. Au surplus le dénombrement des droits dudit sieur commandeur est exact et qu'ils « scament qu'il y ait d'usurpation, alvénation, ni obmission à ce qu'il jouit paisiblement du contenu en icelluy. » (20).

A ces renseignements nous devons ajouter que sur présentation du Commandeur d'Argenteins, Mgr. de Gourgues, évêque de Bazas, ratifia cette nomination et fixa Les provisions appartenant à l'a cure de Romestaing et Saint-Lubert. Le commandeur de Cours était le sieur Laborde. Le tout fut insinué et contrôlé à Bazas, au greffe des insinuations ecclésiastiques, le 16 avril 1708 (21).

La paroisse de Romestaing, tantôt annexe de Cours et d'Argenteins, tantôt indépendante, tantôt annexe de Saint-Loubert, a toujours eu Mazerolles pour annexe. La paroisse de Saint-Loubert est aujourd'hui supprimée.

Les commanderies de Cours et de Romestaing furent souvent gouvernées par le même seigneur, mais toujours régies par les mêmes coutumes et traditions. Ainsi, le 26 septembre 1759, la commanderie-membre de Romestaing faisait partie de la commanderie d'Argenteins ainsi que le mentionne le procès-verbal de la visite générale faite à cette date par Messire frère Bernard de Roquette-Buisson, grand-croix de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem et bailly de Manesque. Ce jour-là, accompagné de commissaires, visiteurs généraux, de son secrétaire et en présence du sieur Dubourg, vicaire perpétuel, le vénérable bailly de Roquette, en sa qualité de commandeur de Romestaing, fit faire un dénombrement que nous résumerons ainsi:

Seigneur spirituel et temporel, il perçoit la dîme dans toute la paroisse, de toutes sortes de grains, gros et menus, du vin, des agneaux, du lin, du carnelage, à l'exception de la dîme de la filasse qui est prise par la fabrique de l'église. Il nomme à la vicairie perpétuelle tant de Romestaing que de Saint-Loubert, et le casuel ou vérolh, appartient au vicaire perpétuel.

A la visite de l'église, tous les objets et ornements servant au culte furent inventoriés et inscrits dans l'ordre suivant:
1. — Un ciboire d'argent doré en dedans;
2. — Une chasuble de satin fleuri blanc et te devant d'autel le même;
3. — Deux chasubles, une de camelot violet et noir et la deuxième de satin à petites rayes vert, blanc et rouge;
4. — Une chasuble de moire blanc qui a besoin d'être tournée;
5. — Une chasuble de taffetas rouge;
6. — Ung chasuble d'étamine violet;
7. — Une chasuble de camelot vert;
8. — Un pluvial d'un bord de toute couleur;
9. — Un devant d'autel de taffetas rouge;
10. — Une aube de camelot noir;
11. — Une écharpe de taffetas blanc pour la bénédiction;
12. — Trois aubes, une bonne, les autres usées et quatre corporaux bons et trois usés;
13. — Quatre nappes fines et quatre grossières pour l'autel, non comprises celles qui sont sur l'autel;
14. — Un missel et un cahier pour les morts et un rituel neuf; une croix processionnelle de laiton et l'encensoir et sa navette qu'il faut raccommoder;
15. — Un fanal pour porter le viatique;
16. — Une clochette pour l'élévation. (22)

Et de plus le procès-verbal de cette visite mentionne « que conduit avec les cérémonies accoutumées devant le maître-autel et après nos prières et donné au peuple la bénédiction du Très Saint Sacrement, nous avons visité un ciboire d'argent doré en dedans, couvert d'un voile de soye, renfermé avec un soleil dont le pied est d'argent tenu dans un tabernacle orné de plusieurs pièces de sculpture, d'une niche pour l'exposition du Saint-Sacrement, garnie d'une statue de la Vierge, le dôme étant terminé par une croix, le tout doré à fond, porte sur des gradins peints de diverses couleurs sur lesquels nous avons vu six mauvais chandeliers petits et un vieux crucifix, le tableau qui est au-dessus du tabernacle représente un christ, la vierge et saint Antoine, recouvert d'un, rideau de toile bleue et le reste de la façade est en planches peintes de plusieurs couleurs. »

Redevances, dîmes, prémices
Nommé en 1279, commandeur de Cours et de Romestaing, Vital de Caupène donna à ces commanderies, par son agissante activité, son attention soutenue, un développement, une vie nouvelle et une importance exceptionnelle. Quatre années après, en 1283, il acheta au comte d'Albret sa part des dîmes de Romestaing. Puis il fonda autour de son donjon de Cours une bastide et octroya, le mardi avant la fête de Saint Martin d'hiver de l'année 1289, une charte des redevances où il établit nettement ce qui était dû par les paroissiens pour raison des dîmes, prémices, offrandes et autres droits paroissiaux.

Le commandeur était entier décimateur et le vicaire perpétuel avait sur les revenus paroissiaux la portion congrue nécessaire à sa subsistance. (23)

L'évêché de Bazas avait certainement des droits sur le dîmaire de la paroisse de Romestaing, puisque en 1280, l'évêque Hugues de Rochefort, donna la dîme de Romestaing à un de ses archidiacres. (24) Et l'année de sa nomination de commandeur de Cours en 1279, Vital de Caupène, par collation du chevalier Bernard de La Roque, commandeur d'Argenteins, accorda à l'église de Romestaing en faveur d'Arnaud de Bineys, victum et vestitum, et en outre les offrandes et oblations de l'église, excepté le jour de saint Christophe, patron de la paroisse, ainsi que le droit de mortuaire, espouilles et autres droits curiaux. De même, le 24 mai 1289, Edouard Ier roi d'Angleterre ratifie les acquisitions et conquêtes faites par Vital de Caupène dans les paroisses d'Auzac et d'Esquerdes (25).

En 1305, c'est par une sentence arbitrale rendue entre noble Jean de Caumont, commandeur de Cours, et Arnaud, chapelain de l'église de Cours, que furent établis les droits paroissiaux dus par les habitants pour raison des dîmes, prémices, offrandes, etc. Cette charte qui fixait et assignait à chaque paroissien le devoir qu'il avait à remplir selon les circonstances, ordonnait à Cours ainsi qu'à Romestaing ce qui suit:
« 1. — Les habitants paieront au commandeur et chapelain la dixme des bleds, lins et chanvres au sillon et du vin en vendange; plus ils paieront la prémices des dicts bleds au trentième, comme il est de coutume au diocèse de Bazas;

2. — Chaque paroissien qui tiendra une paire de boeufs ou plus donnera après la moisson vers la Saint Martin deux pugnères de bleds rases, deux de mixture, une de millet et une autre de palmale, celui qui ne tiendra qu'une beste pour labourer paiera une pugnère froment et une autre de mixture et qui ne tiendra pas de beste paiera demi pugnère froment et demi pugnère mixture de la mesure indiquée dans une pierre creuse pour qu'elle ne puisse être diminuée, ni augmentée;

3. — Chaque feu allumant paiera ratione, commestionne au profit de la paroisse, deux sols bourdelais ou lui donnera un repas un choix des dicts habitants;

4. — Pour le mariage le mary donnera 6 pains, de ceux qui se fairont pour les nopces et 2 pintes de vin de meilleure mesure d'aprésent de Casteljaloux et une pitance de chair la meilleure après la première et deux poules pour le souper; la fame sy elle est d'une autre paroisse donnera la mesme choses à la réserve de deux poules du souper; que sy elle est de la mesme paroisse ne donnera que deux poules; que sy elle espouse un estranger avec dessein de demeurer dans la paroisse elle ne donnera que 2 poules et le mary donnera la mesme que les aultes paroissiens comme il est de coutume; que sy c'est un jour maigre on donnera audit curé une portion équivalante en poissont et fromage, ou eschaingera ladite portion de chair en argent; sy le mary va se marier hors de la paroisse à dessein d'y habiter, il paiera 7 sols bourdelais et la fame se mariant aussy hors de la paroisse paiera 2 poules, moyennant quoy le recteur leur donnera permission pour aller espouser;

5. — Les fames venant à l'esglise après les acouches donnera à l'offrande un cierge de demi quart et deux pains et un denier pour l'évangile et 15 deniers pour le repas du recteur;

6. — A l'évangile qui se dit sur l'enfant baptisé le parrain donnera deux deniers et un cierge de demi quart et la marraine un pain ou un denier en obole à son choix;

7. — Aux comfessions de caresme le maistre de la maison donnera deux deniers bourdelais et deux deniers pour le cierge pascal, les aultres donneront chascuns un denier tournois;

8. — Sy c'est une fame qui tienne maison elle paiera deux deniers, plus pour l'administration du sainet sacrement à un malade elle donnera un denier bourdelais, pour l'extrêsme onction elle donnera au recteur 4 deniers bourdelais et au clerc 2 deniers;

9. — Pour les sépultures il sera payé pour les enfants jusques à l'âge de sept ans 12 deniers bourdelais et de 7 jusqu'à 13 ans, deux sols et pour tout autre âge de ceux qui ne serait pas mariés sera payé 6 sols et ne seront pas obligés de faire dire les septaine ny trentenaire;

10. — Pour tout autre qui ne sera point chef de maison sera payé 5 sols et des habits des défunctz mariés il sera donné une tunique ou autre chose au choix du recteur et ne sera tenu ny l'un ny l'autre au septième ou trentenaire;

11. — Pour le maistre de maison ou maistresse sera payé 6 sols au Commandeur, 4 sols au curé et 12 deniers au clerc et pour la septaine huict sols et pour le trentenaire 4 sols et deux habits de ceux qu'aura le deffunct pourvu qu'il en ait trois au choix du recteur et un cierge de chasque prestre qui ascistera aux sépultures sera donné 4 deniers bourdelais et un cierge et au clerc deux deniers et un cierge;

12. — Chaque feu allumant paiera une poule chaque année lorsque Monsieur l'evesque de Bazas fera la visite de la paroisse;

13. — Pour les dixmes du carnelage paieront les habitants des aigneaux, chevraux, pourceaulx, essaing d'abeilles de dix un et ceulx qui n'en auront pas dix paieront ce qui sera jugé à propos;

14. — Pour chaque poulin, veau de laict, asnon paiera un denier marlas;

15. — Les offrandes aux festes se fairont à la dévotion de chascun » (26).

Un différend survenu en 1323, à Saint-Sardos (Lot-et-Garonne), entre le seigneur de Montpezat et les gens du roi de France, provoqua la guerre de Cent ans, cette longue lutte armée entre Français et Anglais, que le comte de Valois, frère de Philippe le Bel, porta rapidement en Guyenne et particulièrement dans le Bazadais. Cette lamentable guerre, par les ravages et usurpations qu'elle suscita, sema la ruine de tous côtés, car en 1347 le commandeur de Romestaing fit connaître à l'évêque de Bazas, Gaillard II de Latrave, que ses revenus ont été sérieusement diminués par les guerres incessantes qui ont ravagé le pays. Que de plus, les nobles et les seigneurs, par la plus sanglante dérision ont provoqué des haines mortelles et placé les églises et les ecclésiastiques dans un état déplorable (27).

Aussi des rancunes funestes et des querelles intolérables prolongèrent cette période désastreuse et la marquèrent par des actes de violence exercés sur les prêtres et les consuls. Le clergé, en présence d'un sauvage esprit d'insubordination fit ressortir les devoirs qui devaient exister entre le prêtre et le peuple.

Puis en 1460, par un accord conclu entre l'évêque de Bazas et le commandeur, il fut établi et reconnu que le lieu de Cours ne fait aucun devoir audit évêque, n'y celui de Romestaing, seule l'annexe de Saint Loubert est tenue de lui faire une pugnère de froment et une de seigle (28).

Nous citerons aussi la ratification qui fut faite par le chapitre provincial de Toulouse, en 1512, entre Jean Boutet, chevalier, et frère Bernard Goulard, commandeur d'Argenteins, et libellée ainsi:

« Bernard Goulard donne audit Boutet, pour raison de délaissement, la dîme et autres droits qu'il avait sur les rectories de Cours, Romestaing, Saint-Loubert, Saint Sylvestre, Auzac, les moulins de Saint-Pastour, avec la pension de deux florins d'or. » (29)

Et lorsque Maistre Saubat de Pommiers, conseiller du roi et président es enquestes en la Cour du Parlement de Bordeaux, ordonna la levée du don gratuit, par lettres patentes données en la Cour de France, à Saint-Germain-en-Laye, le 21 juin 1523, à cotiser, asseoir et imposer sur tous les gens d'église, clergés et bénéficiaires de l'évêché de Bazas, le commandeur de Courtz est imposé pour C livres et le recteur de Courtz et Romestaing pour 12 livres. Cette levée du don gratuit imposée à tout le clerigé du royaume avait pour but d'aider, subvenir et résister aux entreprises des ennemis et adversaires. (30)
Sources: M. Veilhon. Revue de l'Agenais, bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Arts d'Agen. Agen 1951.

Romestaing - Notes
1. L. Dubos, Quelques voies Romaines, Revue de l'Agenais, 1917, page 14.
2. L. Dubos, opuscule cité, pages 17 et 18.
3. Recueil des travaux de la Société des Sciences et Arts d'Agen, tome V, 2e série, 1877, page 393.
4. Silos funéraires. Tombes creusées en rond ayant en moyenne 1 m. 50 de largeur, 1 m. 20 de hauteur, 0 m. 40 de largeur de l'orifice. Ces tombes circulaires qui sont attribuées à l'âge de fer servaient à la crémation entière des cadavres. Le dessus des tombes étaient des débris de toutes sortes, toriques, etc. — Recueil des travaux de la Société des Sciences et Arts d'Agen, tome V, 2e série, 1877, page 393.
5. Le terme de carnelage désigne la dîme du croît des moutons, agneaux, chèvres et porcs.
6. Nous devons un témoignage de reconnaissance pour le généreux appoint de ses notes et de ses conseils à M. Martin, archiviste adjoint à Toulouse, qui a bien voulu faciliter mes recherches aux Archives départementales de Toulouse et aider mon effrayante insuffisance en pareille matière.
7. Supplément aux études sur l'architecture religieuse de l'Agenais, par G. Tholin, page 30.
8. Archives départementales de la Haute-Garonne, Archives d'Argenteins, L. 1.
9. Gailla Christiana, tome II.
10. Cette donation est antérieure à l'année 1165, époque de la mort de l'abbé Etienne et de celle de l'évêque Guillaume-Arnaud. — Gallia-Christania, tome I.
11. Poniguillem (Gironde) près de Flaujagues (Grignols) arrondissement de Bazas, abbaye de l'Ordre de Cîteaux, fondée en 1124.
12. Archives départementales de Haute-Garenne, Romestaing, Cartulaire N° 8.
13. W. Client fut commandeur de Cours de 1180 à 1190.
14. Archives historiques de la Gironde, tome III, page 41.
15. Archives historiques de la Gironde, tome II, page 123, n° CXII.
16. Archives départementales de la Haute-Garonne. Ordre de Malte, série 1, n° 36, côte n° 32.
17. Argenteins, L. VI.
18. Novales, revenu établi à la fin du XVe siècle pour les lettres terres défrichées.
19. Obît, Service fondé pour le repos de l'âme d'un mort.
20. Archives départementales de la Haute-Garonne. Registre des visites N° 423, page 42.
21. Archives départementales de la Haute-Garonne. Romestaing et Saint-Loubert, 1708, n° 83.
22. Archives départementales de la Haute-Garonne. Ordre de Malte. Registre des visites, N° 432, page 401.
23. De quelques commanderies de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Agenais, par Mlle Chaumié, page 155.
24. D'après la chronique bazadaise et le Gallia Christiana, Hugues de Rochefort fut évêque de Bazas de 1277 à sa mort en 1294.
25. Archives historiques de la Gironde, Tome II, page 123. Collection Bréquigny, tome II.
26. Carton des chartes, transactions et achapts de Cours, pièce N° 48. Archives départementales de la Haute-Garonne.
27. Ordre de Malte. Archives de Romestaing, L. I.
28. Archives départementales de la Haute-Garonne. Ordre de Malte. Liasse des titres, n° 178.
29. Archives historiques de Haute-Garonne. - Liasse des titres de Cours, n° 165.
30. Archives historiques de la Gironde, tome 28, pages 313, 314, 315.

Sources: M. Veilhon. Revue de l'Agenais, bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Arts d'Agen. Agen 1951.

Domaine du Temple de Casepriounde (?)
En 1160, Les Templiers de Romestaing reçurent de Raymond Guilhem de Casepriounde sa vigne de Casepriounde.

Pierre, fils de Raymond de Beujac, donna la vigne qu'il possédait à Casepriounde, à Hélie de Focald, précepteur de Cours, pour la fondation de la Maison du Temple de Romestaing.
Sources: Extrait des textes de Monique Sieuzac - Templiers et Hospitaliers dans le Lot-et-Garonne - Editions Cheminements. 2007
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Romillé   (35)
Maison du Temple de Romillé
Département: Ille-et-Vilaine, Arrondissement: Rennes, Canton: Bécherel - 35


Maison du Temple de Romillé
Localisation: Maison du Temple de Romillé


Ancienne propriété des Chevaliers du Temple, le membre de Romillé, au XVIIe siècle, ne s'étendait pas dans moins de vingt et une paroisses, appartenant pour la plupart aux diocèses de Rennes et de Saint-Malo; ces paroisses étaient: « Romillé, Hédé, Saint-Jean et Saint-Nicolas-de-Montfort, Monterfil, Saint-Maugand, Bédée, Saint-Gonlay, Saint-Malon, Langan, Meillac, Irodouër; Pleumeleuc, Saint-Gilles, la Chapelle-Thouarault, Mordelles, Iffendic, Bréal, Talensac, le Verger et Miniac-sous-Bécherel. »

Il semble avoir été composé de trois anciens Temples: « HédéBien du Temple à Hédé
Domaine du Temple à Hédé
; Romillé; et Montfort, signalés en ces termes dans la charte de 1182: « Molendinas de Haduc et stagnum, elemosina de Romillé et elemosina de Montort sources: Anciens évêchés de Bret. » Mais en 1681, le Temple de Romillé ne conservait plus guère qu'un vague souvenir de son antique importance.
Il avait pour chef-lieu la terre de la Metterie, en Romillé, et renfermait les bailliages de Romillé, Langan, Miniac, Montfort, Irodouer et Hédé.

Nous n'avons pas de documents sur ce qu'étaient à l'origine les Temples de Romillé et d'Hédé. La Metterie de Romillé, voisine d'un village appelé le Temple, n'était évidemment que la métairie de l'ancien manoir des Templiers, aliéné à une époque inconnue.

La métairie du Temple d'IrodouërBien du Temple à Irodouër
Domaine du Temple à Irodouër
eut le même sort, car, en 1733, Guy Aubert, seigneur de Trégomain, la tenait du commandeur de la Guerche « à cause de son membre de Romillé. » Ce seigneur déclara même devoir pour cette terre du Temple audit commandeur: « une rente de 50 sols et une paire de gants garnis d'un filet d'argent, à la grand-messe dite le jour de Noël en l'église d'Irodouer. » - Département: Ille-et-Vilaine, Arrondissement: Rennes, Canton: Montauban-de-Bretagne - 35

Les moulins et l'étang d'Hédé furent également aliénés, et les Chevaliers ne conservèrent en cette contrée qu'un fief ayant cours en la ville de Hédé et « ès forsbourgs et forges d'icelle sources: déclaration du Temple de la Guerche en 1681. »

Il est expressément dit en 1681 que les bailliages d'Hédé et de Montfort faisaient alors partie du membre de Romillé; il nous reste donc à voir ce qu'était primitivement le Temple de MontfortBien du Temple à Montfort
Domaine du Temple à Montfort
. - Département: Ille-et-Vilaine, Arrondissement: Rennes, Canton: Montfort-sur-Meu, Commune: La Nouaye - 35
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902
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Romival (la)   (32)
Chapelle du Temple de La Romival
Département: Gers, Arrondissement: Condom, Canton: Fleurance, Commune: Goutz - 32


Chapelle du Temple de La Romival
Il m'est impossible de localiser la Salvetat


A une lieue au Nord-Ouest de Goutz était située la paroisse de la Salvetat ; sur son territoire s'élevait jadis une chapelle votive, appelée Notre-Dame de la Romival. Son dîmaire avait été donné aux Templiers qui l'avaient sans doute réuni à leur commanderie d'Agen.

Les Hospitaliers, après en avoir pris possession, en firent un membre de Goutz. Il s'était formé autour de cette chapelle un petit hameau sans importance, mais à qui les anciens actes donnent le titre ambitieux de ville.

En 1565 le commandeur de Goutz acheta de François de Salustes, seigneur de Canel, au prix de 3270 livres ses droits sur la ville de la Romival dont ce dernier s'était rendu acquéreur deux ans auparavant.

L'inventaire nous montre Jean Rigal, Commandeur de Goutz, disputant au chapitre d'Auch la possession intégrale des dîmes de la Romival, qui lui fut maintenue par arrêt du Parlement de Toulouse (1615). Nous lisons dans les visites de la commanderie, la description de cette petite chapelle où nous signalerons « au-dessus des gradins de l'autel, une niche où est l'image de la Sainte-Vierge et aux coustés deux petits tableaux peints à la mosaïque sur le bois, et dans la muraille du cousté de l'Evangile un tombeau affecté à la maison de Cérillac. »
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse - Toulouse - 1883.

Hôpital de Goutz
Il existait à Goutz, une commanderie d'Hospitaliers au milieu du XIIIe siècle qui fut complètement ruinée au XVIe siècle. La motte entourée de fossés visible encore à la fin du XXe siècle est considérée comme base de la commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem attachée au grand prieuré de Toulouse.
Les commandeurs fonderont une bastide qui s'appellera la bastide de Biterde. Une procédure d'expropriation pour cause d'utilité publique, datant de 1292 fera jurisprudence. Ils fondèrent une école ou l'on apprenait la chirurgie et la fabrication des remèdes, plantes médicinales préparées dans le vin et l'eau-de-vie qui deviendra l'armagnac. On y préparera un diplôme pour rentrer à l'école de médecine de Montpellier.
Source: wikipedia
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Romprey   (21)
Fief du Temple de Romprey
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Montbard, Canton: Châtillon-sur-Seine, Commune: Bure-les-Templiers - 21


Fief du Temple de Romprey
Localisation: Fief du Temple de Romprey


Les Templiers de Bure obtient le fief de Romprey en 1203.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.

Romprey, hameau, commune de Bure-les-Templiers.
— Rumpré, 1203 (Fonds de la Maison du Temple de Bure, H 1156).
— Rumpré, 1219 (Fonds de la Maison du Temple de Bure, H 1156).
— Romprey, 1323 (Fonds de la commanderie de Bure, H 1162).
— Rompratum, 1343 (Fonds de la commanderie de Bure, H 1162).
— Rompray, 1657 (C 5208, f° 95 r°).
— Rompré, XVIIIe siècle (Cassini).
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
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Ronzière (La)   (63)
Maison du Temple de La Ronsière
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement: Issoire, Canton: Champeix, Commune: Chadeleuf - 63


Maison du Temple de La Ronsière
Localisation: Maison du Temple de La Ronsière


C'est en la Maison du Temple de la Ronzière « in domo Templi de Rauseria, Claromontensis dyocesis »; « de la Rausera in Arvernia »; « apud la Rauzeyra », que Gui Dauphin, dont il est question dans d'autres maisons du Temple, avait été reçu, en 1281, par Francon de Bort.

La Ronzière
Cet endroit où Cassini ne marque qu'une maison, a été le chef-lieu d'une Maison du Temple, supprimée en 1309, et annexée à celle des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem de Montferrand, en 1312.
Elle avait un chapelle mentionnée en 1679, et qui était en ruine en 1750.

Procès des Templiers, tome I, page 415
Post hec, die Martis sequenti, que fuit XVIIII dicti mensis Januarii, fuit adductus ad presenciam eorumdem dominorum commissariorum, in domo predicta, frater Guido Delphini miles, diocesis Claramontensis [...]

Ipse tamen interfuerat aliquorum fratrum ordinis recepcionibus, et IIIIor recepit, et non vidit nec audivit quod in eis vel in aliis recepcionibus fratrum ordinis, preterquam in sua, fieret aliquid de contentis in quatuor articulis supradictis; in sua autem recepcione fuit servatus iste modus nam ipse testis, qui tunc erat circiter undecim annorum circa festum beati Jacobi, ut audivit dici, fuit adductus ad domum Templi de Ranseria Claramontensis diocesis, sunt circiter XXX anni[...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Procès des Templiers, tome II, page 280
Item anno, indicione, pontificatu, anno et die predictis, in dicta domo Templi Parisius, in dicti domini inquisitoris, nostrum notariorum publicorum et testium infrascriptorum presencia personaliter constitutus frater Guido Delphinus miles, juratus eodem modo de se et de aliis et dicta causa fidei plenam, puram et integram dicere veritatem, et interrogatus de tempore et modo recepcionis sue, dixit per juramentum suum, quod receptus fuit in ordine predicto in Arvernia, in quadam domo dicti ordinis vocata la Vausete, viginti sex annis vel circa elapsis, per fratrem Franconem de Bornio, una cum duobus aliis fratribus capellanis qui fuerunt recepti cum eo per dictum fratrem Franconem.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Un sergent du Temple reçu en la maison de Charnat, en 1293, cite parmi les personnes présentes frère Aymeri Deleheyr, précepteur de La Ronzière.
Procès des Templiers, tome II, page 246
videlicet quod ipse receptus fuerat in capella domus Templi de Chanac Claromontensis diocesis, Dominica ante instans festum beati Martini hiemalis erunt circiter XIX anni per fratrem Hugonem Saycelli militem, detentum, ut credit, apud Exodunum Bituricensis diocesis, presentibus fratribus Aymerico Deleheyr preceptore de Rauseria, Bertrando de Chanrois preceptore Montisferandi, Petro Porchayro et R. Vinee servientibus, deffunctis.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

Le commandeur de Saint-Pourçain l'appelle « Aymericus Georgii » et prétend s'être sauvé lors de l'arrestation des Templiers.
Procès des Templiers, tome II, page 144
Vidit eciam recipi in capella domus Templi de la Ransioyra Claramontensis diocesis, sunt circiter XXti anni, fratrem Stephanum de Rialhac servientem, Claramontensis diocésis, qui transfretavit, quem recipit frater Aymericus Georgii preceptor dicte domus, qui affugit quando alii capti fuerunt, presentibus fratribus Roberto de Salitanhac Claramontensis, et Georgio del Saphet Ruthenensis diocesium, servientibus qui vivebant tempore capcionis, in quorum recepcionibus vidit quod intervenirent licita et illicita confessata per eum.
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.

« Procès de Clermont, pièce 21. »
Parmi les réceptions faites à La Ronzière, figure celle d'un Templier nommé Durand Blanchier, reçu en cette maison, en 1295 ou 1294, par Raymond de Mareuil, en présence d'un certain frère Geraud Gaudet et de plusieurs autres. L'année même de son entrée dans l'Ordre, Durand se serait trouvé au Temple de Montferrand, en même temps que Pierre de Madic, devenu commandeur de l'Auvergne après Raymond.

« Procès de Clermont pièce 32. »
Humbert Blanc, successeur à son tour de Pierre de Madic, vint à diverses reprises à La Ronzière, en 1301 environ, puis en 1306, sinon avant; il reçut entre autres un chevalier, Audin de Vendac, en présence de frère B. de Sartiges, que nous avons dit être alors précepteur de Carlat.
Sources: Roger Sève et Anne-Marie Chagny-Sève — Le Procès des Templiers d'Auvergne, 1309-1311. Editions du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques. Paris 1986

Précepteur de La Ronzière: vers 1292-1307, frère Aymeri Deleheyr.
Sources: Trudon des Ormes: Les possessions templières recueillent durant les interrogatoires des templiers par les hommes de Philippe le Bel et les commissions pontificales des diocèses de France.
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Roque-Esclapon (La)   (83)
Domaine du Temple de La Roque-Esclapon
Département: Var, Arrondissement: Draguignan, Canton: Comps-sur-Artuby - 83


Domaine du  Temple de La Roque-Esclapon
Localisation: Domaine du Temple de La Roque-Esclapon


Le corps des bénéficiers de l'église de Fréjus a la dîme de cette paroisse qui est divisée en hameaux, dont La Roque est le principal.

Son église est une des plus propres du diocèse, en pierres de taille. Sainte Marguerite en est la patronne. Le vicaire a la part congrue, quelques terres et prés. Il y a un secondaire et cent cinquante communiants.

L'ordre de Malte en a la seigneurie avec de beaux domaines, francs de dîme, qui sont un membre de la commanderie de Comps-sur-Artuby.
Les Templiers en étaient autrefois les propriétaires et maîtres, et on y voit encore les ruines de leur château.
Sources: Bnf - Description historique du diocèse de Fréjus, manuscrits de Jacques-Félix Girardin et Joseph d'Antelmy. Draguignan 1872
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Roquebrune (Gironde)   (33)
Maison du Temple de Roquebrune
Département: Gironde, Arrondissement: Langon, Canton: Le Réolais et Les Bastides - 33


Maison du Temple de Roquebrune
Maison du Temple de Roquebrune


Au Moyen-âge, (avant 1170), la Maison des Templiers de Roquebrune est au coeur de la vie quotidienne, initiant le développement du village. Il en subsiste aujourd'hui quelques éléments, qui sont du aux améliorations des Hospitaliers de Saint-Jean, notamment un logis du XVIe siècle.

Ce bâtiment fait partie de l'ancienne Maison fondée par les Templiers à la fin du XIIe siècle. A la dissolution de l'ordre par le pape Clément V en 1312, les biens des Templiers, dont cette Maison, passent aux chevaliers de Malte.

Le bâtiment, du XVIe siècle, est percé de fenêtres à meneaux. L'intérieur renferme des cheminées de cette époque et, au sous-sol, des colonnes circulaires en pierre qui soutiennent le plancher du rez-de-chaussée.

Au XXe siècle, la Maison des Templiers de Roquebrune a abrité la mairie et le presbytère, puis elle a été transformée et divisée en appartements.
Sources : Bulletin archéologique et historique du Monségurais, (1972-2001)

L'église Saint-Jean-Baptiste fait partie d'une ensemble de bâtiments ayant formé une commanderie construite entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle ; en partie démolie dans les années 1794-1795, elle devient bien communal et fait l'objet d'une restauration en 1809 qui est suivie de deux autres en 1954 et 2000 ; elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 2007.
La mairie est l'un des bâtiments de cette commanderie.
Un grand porche, avancée couverte, se trouve devant l'église et sert à la fois d'abri devant son portail et de seul accès carrossable vers la mairie, située derrière l'église.

Domaine du Temple de Castelnau-sur-Gupie
Département: Lot-et-Garonne, Arrondissement: Marmande, Canton: Les Coteaux de Guyenne - 47


Domaine du Temple de Castelnau-sur-Gupie
Domaine du Temple de Castelnau-sur-Gupie


Etait un membre de la Maison du Temple de Roquebrune
Sources: dom, Réginald Biron, Précis de l'histoire religieuse des anciens diocèses de Bordeaux et Bazas. Bordeaux 1925 - Bnf
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Roquefort   (06)
Maison du Temple de Roquefort
Département: Alpes-Maritimes, Arrondissement: Grasse, Canton: Villeneuve-Loubet, Commune: Roquefort-les-Pins - 06


Maison du Temple de Roquefort
Localisation: Maison du Temple de Roquefort


Roquefort, commune désertée sur la rive droite du Loup où s'élèvent encore les ruines de la Commanderie des Templiers fermée en 1307. Ce pays s'est repeuplé au moment de la construction de l'enceinte des fortifications de Saint-Paul en 1536, et il compte aujourd'hui 800 habitants. Saint-Paul acheta ce fief, 12 mai 1241, et se le partagea en 400 parts en 1539. Les Barcillon prirent les premiers le titre de seigneurs de Roquefort.
Sources: Abbé Tisserand, Eugène. Histoire de Vence, cité, évêché, baronnie, de son canton et de l'ancienne viguerie de Saint-Paul du Var, page 231. Paris 1860. - Bnf
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Roquemont   (80)
Maison du Temple de Roquemont
Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Doullens, Commune: Longuevillette - 80


Maison du Temple de Roquemont
Localisation: Maison du Temple de Roquemont
Cette maison du Temple, dont il n'existe plus que quelques ruines, ne se trouve ni dans Cassini, ni dans la carte de l'Etat-major


Dans son histoire de Doullens, Warmé dit que d'après la tradition, il y aurait eu des Templiers à Longuevillette et qu'ils auraient été possesseurs de la ferme dite de Roquemont. Quelques vestiges de ce bâtiment, limité jadis par un fossé d'enceinte, subsisteraient même encore aujourd'hui.
La maison de Roquemont était entre Longuevillette et le bois de ce nom au XIIIe siècle.

Ayant trouvé, de notre côté, aux Archives nationales, plusieurs actes relatifs à une maison du Temple, qui devait se trouver dans cette partie du canton de Doullens, nous n'hésitons pas à affirmer l'existence de cette maison.

Un entre autres, daté de l'an 1205 porte même pour souscription: Actum apud ... mont domum templi... » Il est vrai qu'on pourrait aussi bien supposer que cet acte fut passé à Aimont, mais l'analyse, qui va suivre, de plusieurs autres documents ne permet guère d'en douter.

Il y eut donc une maison du Temple à Roquemont, maison fondée au XIIe siècle.
Par un acte daté du mois de février 1195-1196, nous apprenons, qu'à la suite d'un long différend survenu entre les Templiers et Herbert des Autheux, dont la veuve Ydore avait embrassé la cause, la dame des Autheux avait été excommuniée pour avoir contesté à ces religieux la quatrième partie du terroir de Longuevillette. Une composition eut lieu enfin entre elle et les Templiers, en présence du procureur ou précepteur du Temple pour la province de France, Pierre de « Moron. » Ydore, renonçant à ses prétentions, reconnut tenir dorénavant du Temple la terre contestée et lui devoir par an quatre muids de blé et deux d'avoine. Parmi les témoins à la rédaction de cet acte, figuraient, le précepteur du Temple en Ponthieu le frère Pierre, et deux Templiers de la maison d'Amiens, Reinaud de Gournay et Amaury de Saulty (2). Cet accord fut confirmé de nouveau, quelques années plus tard, en juin 1205, sans doute à la majorité de Robert des Autheux, fils d'Herbert.
2. Saulty. - Pas-de-Calais arrondissement Saint-Pol, canton d'Avesnes-le-Comte - Les frères du Temple qui résidaient dans les grandes villes, comme Amiens, (l'acte en question émane de l'évêque de cette ville) avaient sans doute pour mission de veiller à la rédaction des actes qui concernaient l'Ordre, et de prendre les intérêts des Commanderies

Nous voyons par cet acte que la maison de Roquemont avait une partie de la dîme du territoire de Longuevillette, et que cette dime était payée en nature.

Cet aveu de Robert des Autheux fut entouré d'une certaine solennité, car il fut fait en la maison de Roquemont, en présence du comte de Ponthieu, d'André de Coulours (3), maître des maisons du Temple dans la province de France, et du frère Gui, oncle du comte de Ponthieu.
3. Coloors, sans doute Coulours. Département, Yonne: Arrondissement: Sens, Canton: Brienon-sur-Armançon - 89

En 1230, deux frères, Roger Doisnel, chevalier, et Rainoul, avaient donné au Temple le champ des Autheux, le champ « Wace », deux boisseaux de froment, un quartier d'avoine et deux chapons ; de plus, Rainoul avait ajouté à cette donation, la moitié du champ de « Huverlant. »

Qu'advint-il de cette maison dans la seconde moitié du XIIIe siècle ? Nous l'ignorons. Existait-elle encore en 1307 ? Si, oui, elle a dû devenir la propriété des Hospitaliers de Fieffes (4).
4. Fieffes. - Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Doullens, Commune: Fieffes-Montrelet - 80

On lit dans le Livre vert, que les Hospitaliers devaient au seigneur des Autheux, un chapon et une paire d'éperons de fer doré; les éperons valant 15 sous.
Sources: Trudon des Ormes: Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie. Editions Yvert et Tellier. Amiens 1893
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Roquenégade   (11)
Domaine du Temple à Roquenégade
Département: Aude, Arrondissement: Carcassonne, Canton: Lagrasse, Commune: Pradelles-en-Val - 11


Domaine du  Temple à Roquenégade
Localisation: Domaine du Temple à Roquenégade


Les Templiers y possédaient de très nombreux biens en terres, vignes, redevances, pâturages, honneurs, bâtiments et redevances.

1169, 19 novembre
Dame Alazaïs (Aladaidis), fille de feu Bertrand de Roquenégade, son mari et ses enfants donnent en alleu aux frères du Temple un « honneur » dans le terroir de Roquenégade, et reçoivent d'eux en aumône un muid de froment (triticum) et 6 sous Ugonencos de Carcasona.

1169 (n. st.), 13 février
Raimond Rossiniol et les siens abandonnent aux frères du Temple tous leurs droits sur la moitié d'une terre qu'ils tenaient d'eux, située dans le terroir de Roquenégade.

1136, 24 avril
Bertrand de Roquenégade, ses frères et sa mère donnent à Bernard, prieur de Saint-Jean de Carrière, et à ses confrères une pièce de terre de leur « honneur » de Roquenégade que le prieur dégage en donnant 2 setiers de froment et 18 deniers à Pons Salomon, et un setier de froment et une quarterée d'orge à Pierre Savarig.

1169 (n. st.), 15 mars
Raimond de Gavait et les siens renoncent à leurs prétentions injustifiées sur la dîme de « l'honneur » que la maison du Temple de Saint-Jean de Carrière possédait sur la colline de Roquenégade, et reçoivent du Temple pour cet abandon une rémunération d'un setier de froment.
Sources: Cartulaires des Templiers de Douzens - Publiés par Gérard et Elisabeth Magnou, sous la direction de Philippe Wolff - Paris, Bibliothèque Nationale - 1965

Pons d'Aumelas
On lit dans l'Histoire littéraire (tome XXVII, p. 374): « Un conseiller de Philippe le Bel, qui paraît avoir été non moins intelligent, non moins actif que Pierre du Bois, mais dans un sens tout opposé, est Ponce d'Homelas. Homelas est un village du département de l'Hérault, dans le voisinage immédiat des terres qui furent assignées à Nogaret (1). M. Boutaric doit nous faire connaître ce curieux personnage comme il nous a fait connaître Pierre du Bois. »
1. Actes du Parlement, nº 4490 b: en décembre 1316, « monseigneur Ponces de Ourmelois » siège aux Requêtes de la langue d'oc.

En 1317, notre personnage reçut plusieurs commissions assez importantes: il fut chargé par ses collègues du Parlement d'informer sur les excès commis par les gens de la comtesse de Vendôme au préjudice du comte de Comminges ; il fut investi, en même temps que Bertrand de Roquenégade, du droit de juger en dernier ressort toutes les causes criminelles dans l'étendue de la sénéchaussée de Carcassonne ; et, envoyé comme enquêteur-réformateur dans la même sénéchaussée avec B. Gervais, juge de la sénéchaussée de Périgord, il reçut l'ordre de faire une enquête spéciale sur les articles criminels proposés au roi contre Aymeri de Cros, sénéchal de Carcassonne (2). Pendant toute l'année 1317, il parcourut le midi de la France en qualité d'enquêteur-réformateur; on relève ses traces à Rodez le 31 mars (3), à Carcassonne en avril, à Toulouse (4). Cette année-là, il épousa Sibille de Vesins, veuve de Jourdain de Rabastens, sire de la Gardiole. Nous avons une lettre de Philippe V relative à leurs conventions matrimoniales (5).
2. Ibid., nº 4565, 4582, 4702.
3. La sentence arbitrale de G. Durand, évêque de Mende, qui établit le pariage de Rodez entre l'évêque et le comte, fut rendue le 31 mars 1317 (n. st.) avec le concours du sénéchal de Rouergue, de Pons d'Aumelas et de Robert de Roye, « commis et députés par le roi à la réformation de son domaine de Rouergue » (Bonal, Comte et comté de Rodez, Rodez, 1885, in-16, p. 285).
4. Collection Doat, 52, fol. 1-5. Cf. Histoire générale de Languedoc, IX, p. 377.
5. Archives nationales, JJ 53, nº 223, fol. 94 v.

Sources: Charles-Victor Langlois, Bibliothèque de l'Ecoles des Chartes, Tome 52, année 1891.
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Rosieres (Les)   (80)
Maison du Temple Les Rosières
Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Poix-de-Picardie, Commune: Neuville-Coppegueule - 80


Maison du Temple Les Rosières
Localisation: Maison du Temple Les Rosières


Nous pourrions répéter pour cette maison du Temple, ce que nous avons dit pour celle des Correaux ; nous ne la connaissons que par le procès des Templiers.

En effet, un frère sergent du Temple, Nicolas de Miannay (1), nous apprend qu'il fut reçu en 1300, par le précepteur du Ponthieu, en personne, Guérin de Granvilliers, dans une chambre de la maison de Rosière, et en présence de Jean de Mouflières, prêtre. Le précepteur du Ponthieu, présida encore à une réception, dans cette maison, en 1301.
1. Miannay, Département: Somme, Arrondissement: Abbeville, Commune: Moyenneville - 80

Le précepteur de Rosière, au moment de la chute du Temple, était Adam de Saint-Jean-en-Brocourt (2), qui avait été reçu dans la chapelle de la maison par Robert de Beauvais, en 1302, à la Noël, en présence de Jean le Camus, frère sergent, alors précepteur de cette maison.
2. Saint-Jean-en-Brocourt, Département: Somme, Arrondissement: Amiens, canton: Hornoy - 80

Enfin, Jean de Granvilliers, frère sergent, avait été reçu dans la chapelle du Temple de Rosière, en 1302 ou environ, par Jean de Crèvecoeur, précepteur d'Oisemont, sur l'ordre de Guérin de Grandvilliers, précepteur du Ponthieu, en présence du chapelain d'Oisemont, Gilles. Dans sa déposition, Jean parle du malheureux Lucas de Sarnois et de Clément de Grandvilliers, son parent, qui avaient été tous deux brûlés à Senlis.

Maison Les Rosières, après 1312
Après la chute des Templiers, cette maison releva de la Commanderie des Hospitaliers de Saint-Mauvis (3): « le maison et les appendices de le Rosière, qui jadis fu du temple... et l'Aunoy de le Rosière, qui fu jadis du temple. »
3. Saint-Maulvis, Département: Somme, Arrondissement: Amiens, canton: Oisemont - 80

Cette maison est appelée dans le Livre Vert (1373): « les Rosiers, les Rosières. » Il y avait même la haute et la basse Rosière, l'une adossée à la forêt d'Arguel (4), l'autre située au bord de la Bresle.
4. Arguel, Département: Somme, Arrondissement: Amiens, Canton: Hornoy - 80

Le Livre Vert ne fait pas cette distinction et mentionne seulement les deux maisons, qui jadis furent du Temple, nommées les Rosières, lesquelles ne rapportaient que 25 livres. Il faut ajouter à cette somme le produit des bois et prés, soit 15 livres, et quelques menues redevances. Le revenu total était de 41 livres.

Précepteurs des Rosières.
Vers 1302. - Jean Le Camus.
En 1307 et ante. - Adam de Saint-Jean-en-Brocourt.

Chapelain.
Vers 1300. - Jean de Mouflières ?
Sources: Trudon des Ormes: Possessions de l'Ordre du Temple en Picardie. Editions Yvert et Tellier. Amiens 1893

Les Rosières et le Procès des Templiers
Autre maison du Temple en Ponthieu « in quadam camera domus Templi de Rosseria »; « in aula domus Templi vocata la Rousiera »; « in capella domus Templi de Bosseria » [sic], que les précepteurs de cette baillie visitèrent; ainsi Guérin de Grandvilliers y serait venu en 1300 et en 1301. Quand le maître du Ponthieu ne peut venir, il semble que ce soit le précepteur d'Oisemont qui prenne sa place ; c'est ainsi qu'un Templier dit avoir été reçu à la Rosière en 1303 par Jean de Crèvecoeur, sur l'ordre du précepteur du Ponthieu, et en présence de divers personnages parmi lesquels Gilles de Rotangy, lui aussi d'Oisemont.

Procès des Templiers, tomme I, page 110
Johannes de Rosseria Claramontensis

Procès des Templiers, tomme I, page 482
Ipse autem receptus fuerat in principio instantis Quadragessime erunt XI anni per fratrem Garinum de Grandi Villarii, quondam preceptorem ballivie de Pontivo, in quadam camera domus Templi de Rosseria Ambianensis diocesis, presentibus fratribus Johanne de Mofleriis presbItero, Ber Gaffelli Petro de Ligni servientibus, deffunctis in hunc modum nam cuni requisivisset panem et aquam et societatem ordinis ter, et ipse deliberasset cum fratribus astantibus, [...]

Procès des Templiers, tomme II, page 78
Dixit enim se fuisse receptum in capella domus Templi de Bosseria Ambianensis diocesis, in instanti octaba Pasche erunt octo anni vel circa, per fratrem Johannem de Crepicordio servientem, de mandato fratris Garini de Grandi Villarii quondam, tunc preceptoris de Pontivo presentibus fratribus Egidio de Rotangi presbitero, teste supra exaininato, Hugone de Gammaches, et Johanne de Hannonia servientibus [...]

Procès des Templiers, tomme II, page 47
Quo facto, frater Adam de sancto Johanne in Brocuria preceptor domus Templi de Rosseria Ambianensis diocesis, quinquagenarius vel circa, qui pro suasione aliquorum mantellum dimiserat et radi fecerat sibi barbam, cum quo inquisitum, absolutus et reconciliatus fuerat per dominum episcopum Ambianensem qui nunc est, lectis et diligenter expositis sibi omnibus et singulis articulis, respondit se nescire nec audivisse dici, nec credere de contentis in eis nisi quod sequitur [...]
Sources: Procès des Templiers, publié par M. Jules Michelet, tome 1 et 2 - Imprimerie Nationale - Paris - M. DCCC. LI.
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Rosiers (Indre-et-Loire)   (37)
Fief du Temple de Rosiers
Département: Indre-et-Loire, Arrondissement: Chinon, Canton: L'île-Bouchard, Commune: Parçay-sur-Vienne - 37


Fief du Temple de Rosiers
Localisation: Fief du Temple de Rosiers


Les Rosiers, ferme sur la commune de Parçay-sur-Vienne.
— Le Temple-des-Roziers, 1377.
— Rosiers, carte de Cassini.
— Ancien fief dépendant le la Maison du Temple de l'Ile-Bouchard (Archives de la Vienne, Prieuré d'Aquitaine)
Sources: Dictionnaire Géographique, Historique et Biographique d'Indre-et-Loire, par J.-X. Carré de Busserolle, tome I à VI. Tours 1881
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Rosiers (Vienne)   (86)
Domaine du Temple de Rosiers
Département: Vienne, Arrondissement: Châtellerault, Canton: Loudun, Commune: Ceaux-en-Loudun - 86


Domaine du Temple de Rosiers
Localisation: Domaine du Temple de Rosiers


Rosiers, village sur la commune de Ceaux-en-Loudun.
— Le Temple de Rouziers, 1616 (Commanderie de l'Isle-sur-Bouchard, 34)
— Dépendance de la commanderie de l'Ile-Bouchard.
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Vienne, par M. L. Rédet, Paris, M. DCCC. LXXXI
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Rosne   (17)
Seigneurie du Temple de Rosne
Département: Charente-Maritime, Arrondissement: Rochefort, Canton: Tonnay-Charente, Commune: Tonnay-Charente - 17


Seigneurie du Temple de Rosne
Localisation: Seigneurie du Temple de Rosne


En juillet 1270, Aeline, dame de Biard, veuve de feu Pierre Baudreu le jeune, chevalier, fit don aux frères du Temple de La Rochelle d'un pré, situé sur la Charente.
La seigneurie de Rosne ne comportait aucun bâtiment et consistait surtout en terres.
Jean-Claude Bonnin - Les Templiers de La Rochelle. La commanderie, la chapelle, les fiefs, seigneureries et maisons templières. La Rochelle : J.-C. Bonnin. 2005
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Rosny-sous-Bois   (93)
Domaine du Temple de Rosny-sous-Bois
Département: Seine-Saint-Denis, Arrondissement: Bobigny, Canton: Montreuil - 93


Domaine du Temple de Rosny-sous-Bois
Localisation: Domaine du Temple de Rosny-sous-Bois


Un fragment historique du même temps porte en outre que toutes les fois qu'une taille était imposée par le roi, Rosny y était compris pour 50 livres, et qu'il y avait aussi une assise générale (placitum generale), oû tous les habitants du village devaient se trouver et payer une petite somme à titre d'amende.

Si vous joignez à cette petite somme la quote-part de chacun dans les 50 livres de taille, dans les 60 de redevance à l'abbé, puis-la dîme, le droit de champart (partage dans les champs) et une foule d'autres menues contributions, vous pourrez juger de la position du laboureur en ces temps de détresse.

Quant aux religieux, ils étaient aussi tenus à une redevance à l'autorité supérieure comme contribution de leur propriété ; mais cette redevance était peu ruineuse : ils devaient à l'hôtel de ville six oies blanches tous les ans.
Voici ce qu'on lisait à ce sujet, il y a un siècle, dans un des manuscrits de l'abbaye :
« Ecclesia sanctæ Genovefæ parisiensis tenetur, singulis annis, reddere præposito parisiensi, nomine domini régis, sex anseres albos pro feodo de Rooniæco, in festo nativitatis beatæ Mariæ, de quibus fratres militiæ Templi tenentur reddere nobis unum, in festo nativitatis beatæ Mariæ, et fratres Vincennarum, in festo assumptionis beatæ Mariæ. »
Les religieux du Temple faisaient hommage de ces oies à l'abbaye de Sainte-Geneviève, parce que les Templiers possédaient quelques vignes à Rosny ; et les Grammontins du bois de Vincennes lui payaient aussi pareille redevance, parce qu'ils tenaient des Templiers droit de cens et de justice sur un labourage de Montreuil, dont les religieux de Grammont avaient la jouissance.
Sources: La Bédollière, Emile, Histoire des environs du nouveau Paris. Illustrations de Gustave Doré ; cartes topographiques dessinées et gravées par Ehrard, page 192. - Bnf
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Rossettes   (01)
Domaine du Temple Les Rosettes
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-d'Ain, Commune: Druillat - 01


Domaine du Temple Les Rosettes
Localisation: Domaine du Temple Les Rosettes


— La plupart des habitants de ce hameau étaient taillables liges des Templiers de Molissole.
Pouillé de Belley au XIIIe siècle, mss. 1004 de la bibliothèque nationale.
Topographie historique du département de l'Ain, ou Notices sur les communes, les hameaux, les paroisses, les abbayes, les prieurés, les monastères, accompagnée d'un précis de l'histoire du département depuis les temps les plus reculés jusqu'à la Révolution. Par Guigue, Marie-Claude. Editeurs: Gromier ainé (Bourg-en-Bresse), A. Brun (Lyon), Dumoulin (Paris) 1873.
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Rosson   (10)
Domaine du Temple de Rosson
Département: Aube, Arrondissement: Troyes, Canton: Piney, Commune: Rouilly-Sacey - 10


Domaine du Temple de Rosson
Localisation: Domaine du Temple de Rosson


Sur une partie des terres provenant de Bernard de Montcuc, situées à Rosson, et à Aillefol, « in villa Boisson et in villa de Ayllefo. » Les Templiers y construisirent une Maison.

Mais cette maison que les frères de l'Hôpital, en succédant à ceux du Temple, avaient réunie à leur commanderie du Temple d'Orient, n'existait plus au XVe siècle, car nous lisons dans un procès-verbal de visite prieurale de l'année 1456: « Y a appartenant à la commanderie d'Orient, ung membre nommé Russon, ouquel n'a nulz ediffices, car ils sont cheus et démolys de long temps par la guerre. »
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Rosson, hameau sur la commune de Doches.
— Resson, 1236 (Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Loup)
— Rosson, 1250 (Cartulaire du Temple)
— Rosse, XVIIe siècle (Pouillé)
— Moulin à vent de Rosson, XVIIIe siècle (Carte de Cassini)
Sources: Dictionnaire topographique du département de l'Aube, par MM. Théophile Boutiot et Emile Sogard. Imprimerie Nationale M. DCCC. LXXIV.
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Rouen   (27)
Maison du Temple de Rouen
Département: Seine-Maritime, Arrondissement et Cantons: Rouen - 76


Maison du Temple de Rouen
Localisation: Maison du Temple de Rouen


Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem possédaient au siècle dernier, sur la paroisse et dans la rue de Saint-Eloi, à Rouen, un grand hôtel, nommé l'Hôtel de la Commanderie. C'était l'ancienne maison des Templiers, dont les dépendances s'étendaient autrefois du côté de la porte de la Vicomté, et même au-delà vers celle de la Bourse ou de l'Estrade, presqu'en face de la rue des Cordeliers.

Un ancien document qui n'est pas daté, mais qui parait avoir été rédigé en 1222, nous représente ce domaine comme un fief relevant du Roi, et qui appartenait alors à Henri, fils de la Vicomtesse. Il passa l'année suivante en la possession de Laurent et de Jehan Salehadin ; car nous trouvons des lettres de ces deux personnages, datées du mois de décembre 1223, par lesquelles ils déclarent donner en pure aumône aux frères du Temple de Sainte-VaubourgBien du Temple à Sainte-Vaubourg
Domaine du Temple à Sainte-Vaubourg
, « fratribus Templi de domo Sancte Vauborge », leur tènement, édifice en bois et en pierres, avec les jardin et terre en dépendant, situé à Rouen, dans la rue Saint-Eloi, « apud Rothomagum in vico Sancti Eligii », compris entre la terre de Guillaume de Saint-Eloi et celle d'André de Presles, « de Pratellis », et s'étendant depuis la dite rue de Saint-Eloi, jusqu'à la terre de Gaudefroy Trentegerons.

Cette donation eut lieu au moyen de trente livres tournois que les Templiers remirent aux frères Salehadin, et à la charge en outre de leur payer à eux ou à leurs héritiers une rente de 45 sols, monnaie de Rouen, chaque année, en deux termes: à la saint Michel et à Pâques, et quatre onces de poivre, « quatuor uncias piperis », à la Noël.

Il résulte évidemment de ces lettres, que la maison du Temple de Rouen est moins ancienne que celle de Sainte-Vaubourg dont elle n'était qu'une dépendance, et qu'en faisant remonter sa fondation vers l'année 1160, comme l'ont fait le père Duplessis et divers autres historiens, il y a eu confusion de cette date avec celle où les Templiers commencèrent à s'établir en Normandie.

La bonne harmonie ne régna pas toujours entre les Templiers et les magistrats de la ville de Rouen.
En 1276, il s'éleva entre eux une grave contestation qui fut soumise à la décision du bailli de cette ville. Il s'agissait d'une insulte que les Templiers reprochaient au maire de leur avoir faite. Le bailli décida que le maire déposerait deux cents marcs d'argent dans les mains du trésorier du Temple à Paris, lequel ferait une enquête sur la réalité du fait reproché, et fixerait lui-même l'amende que le maire pourrait avoir encourue.

Les Hospitaliers, en héritant des Templiers leur maison de la rue Saint-Eloi, recueillirent d'eux également dans la ville un grand nombre de rentes foncières et de redevances seigneuriales. Ils les réunirent à celles qu'ils y possédaient déjà. Car il faut savoir que les Hospitaliers étaient en possession, au XIIIe siècle, de plusieurs maisons à Rouen, qu'ils cédèrent ensuite à cette ville. Ces maisons étaient situées près de l'église de Saint-Cande-le-Vieux.
Nous avons encore des lettres des maires et bourgeois de Rouen, du mois de février 1247, par lesquelles il est dit qu'ils ont acheté de frère André Polin, prieur de la sainte Maison de Jérusalem en France:
1 — un tènement avec la maison et les constructions qui s'y trouvaient, situé à Rouen, dans la rue de Saint-Cande-le-Vieux, « in vico Sancti Candidi Senioris apud Rothomagum », et donné autrefois à l'Hôpital, par le comte Guillaume de Mainneville, « de Magnevilla »;

2 — et un autre tènement avec une place allant jusqu'aux murs de la dite église de Saint-Cande, occupé par Gaudefroy de Montfort. Les deux tènements s'étendaient depuis la maison des religieux de Bon-Port jusqu'à la Seine.
La vente s'était faite, sous la réserve par le Grand-Prieur de France de tous ses autres biens et revenus dans la ville de Rouen, moyennant une rente annuelle de cinquante livres que la ville s'engageait à payer en deux termes aux frères de l'Hôpital de Villedieu-la-Montagne, lesquels probablement jouissaient des tènements qui venaient d'être vendus .

D'après un terrier de 1461, les rentes que le commandeur de Sainte-Vaubourg recevait alors à Rouen, reposaient sur un certain nombre de maisons et d'héritages situés:
Rue Cauchoise.
Rue de Ganterie.
Rue de l'Escolle.
A la Croix-de-Pierre.
Rue aux Chartains.
A la Porte-Martainville.
Rue des Crotes.
Rue de la Monnoie.
Rue aux Cordeliers.
Rue aux Oues.
Rue Encrière.
En l'Espisserie du costé Nostre Dame.
Rue de la Viconté.
Sur l'Hostel du curé St Jehan sur Renelle.
Sur l'Hostel de l'Escuelle d'Estain, près du Fossé aux Gantiers.
Sur la maison de la Seranière en la rue de Damiette, etc.
Au XVIIe siècle, le commandeur Hospitalier de Sainte-Vaubourg n'habitait plus son hôtel à Rouen.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)

Plaintes des Templiers contre le Maire et la Ville de Rouen, en 1276
« A tous cheus qui ches letres verront et orront le ballif de Rouen salus, sachies que comme content (contestation) fust entre les freires de la chevalerie du Temple d'une part, et le Mere et la vile de Roen d'autre por, une injure que le Mere devoit avoir fait as devans dis freires, si comme eus disoient, a la parfin le Maire por li et por la vile par le consel de bones gens le mist du tout a peine de 11 mars (200 marcs), sur le trésorier du Temple de Paris, et li gaja a amender par tel condicion que le tresorier doit enquere du fait et se il treuve enqueste faite que il appartieigne amende li tresorier puet l'amende tausser à sa volenté et li maires por et por la vele feroit l'amende tele comme elle sera taussée par le tresorier et le il ne trouvoit que il fust coupable, le maire et la vele sen devoient partir tous quites. En tesmoing de cheste chose nous avons mis a ches letres le scel de la ballie de Rouen.
« Che fu fait en lan de grace mil CCLXXVI, le vendredi avant Pentecoste »
Sources: A. N., 55,199, nº 45 (Bibliothèque imperiale)

Communiqué par M. L. Delisle
Les Templiers, ou frères de la milice ou chevalerie du Temple, s'etablirent à Rouen, vers l'an 1160, dans les limites de l'ancienne paroisse Saint-Etienne-des-Tonneliers, où ils bâtirent dans le siècle suivant une maison et une église entre la rue des Cordeliers et la porte de l'Estrade. L'emplacement qu'ils occupèrent s'étendait jusqu'à celui sur lequel a été édifié dans le siècle dernier l'hôtel des Juges Consuls, la Bourse, dont le nom fut même appliqué à la rue qui précédemment s'appelait la rue du Temple.

Dom Duplessis (tome I, en sa description de la Haute-Normandie, page 118, édition de 1740) nous dit que les Templiers eurent deux couvents à Rouen, celui ci-dessus décrit, et un autre qu'ils bâtirent vers le milieu du XIIIe siècle dans la rue des Hermites, sur la paroisse Saint-Martin-de-Renelle. Nous ajouterons, ce qui semble ignoré de nos annalistes, qu'ils possédaient une troisième Maison à Rouen, rue Saint-Eloi, car il existe une charte ou plutôt une copie autentique constatant, en 1227 (1), l'accisition de lhôtel des Templiers, en la paroisse Saint-Eloi, de Jehan Salle-Hodin, opérée devant Thibault (d'Amiens), archevêque de Rouen, qui pour plus d'authenticité de la vente, fait apposer à l'acte le sceau de la cour (autrement dire de l'officialité), et don la tradition foncière s'opère« per chirotecas », au moyen de gants donnés ou constitués en rente circonstance symbolique que nous avons consignée Page 8 de notre première partie.
1. Cette charte est transcrite en entier dans le livre terrier de Sainte-Waubourg de l'année 1672.
Elle enonce ce qui suit:
« Quoddam tenementum quod situm est apud Rothomagum in parrochia sancti Eligii Ligneum et lapideum integrum cum omnibus pertinanciis inter terram Wuillelmi de sancto Eligio (Saint-Eloi), et terram Andreae de Pratellis (de Préaux). (Archives du département) »


En 1173, Henri II, roi d'Angleterre, donne aux Templiers de Rouen sa maison de plaisance avec le parc de Sainte-Waubourgy, situés an aval de Rouen, sur la rive droite de la Seine, et après la suppréssion de l'Ordre du Temple, en 1312, ordonnée au concile de Vienne, sous Philippe le Bel, les Maisons des Templiers de Rouen« rentrèrent dans le domaine », celle de Sainte-Waubourg fut donnée aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, et qui deviendra une de leur commanderie.

En 1483, notre rue Saint-Eloi était dite de la Monnaie; - elle avait la même dénomination en 1680, où à cette époque, le tènement de maisons ci-dessous appelé comme appartenant aux chevaliers de Jérusalem, puis, en 1756, autre terrier qui relate comme possession des mêmes: L'Hôtel de Saint-Waubourg et tènement de la maisons adjacentes, situées à Rouen, rue et paroisse Saint-Eloi.

Les plus anciens titres de cet établissement sont déposés en la bibliothèque impériale, rue Richelieu, section des manuscrits, et les autres plus récents, relatifs aux biens, font partie de nos archives départementales.
Sources: Recherches historiques sur le tabellionage royal: principalement en Normandie... et sigillographie normande en XXIV planches. par A. Barabé, Alexandre Théodore (1800-1884). Editeur: H. Boissel (Rouen)
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Rouflac   (86)
Maison du Temple de Rouflac
Département: Vienne, Arrondissement: Montmorillon, Canton: La Trimouille, Commune: Villemort - 86


Maison du Temple de Rouflac
Localisation: Maison du Temple de Rouflac


Rouflac, hameau sur la commune d'Haims.
— Ancienne Maison du Temple, puis commanderie de l'Ordre de Malte, unie à la Commanderie du Blizon (Indre 36) en 1470.
— Ruflac, 1247.
— Templarii Rofflac, 1263 (maison-Dieu 127).
— Meson do Temple de Roflac, 1278 (Cahier de feu M. de Boismorand).
— Rufflac, 1339 (maison-Dieu, 127).
— Roufflac, 1465 (Commanderie de Rouflac)
— Rouflac 1481 (Commanderie de Rouflac)
— Les appellations de la haute justice de la commanderie de Rouflac ressortaient aux grandes assises de Saint-Savin, 1543 (Terrier).
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Vienne, par M. L. Rédet, Paris, M. DCCC. LXXXI
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Rougepont   (71)
Maison du Le Temple de Rougepont
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Chalon-sur-Saône, Canton: Sennecey-le-Grand, Commune: Boyer - 71


Maison du Le Temple de Rougepont
Localisation: Maison du Le Temple de Rougepont


La Maison du Temple de Rougepont étaient situés sur la grande route de Paris à Lyon, près du pont établi sur le ruisseau de Merderie, servant de limite entre la Bourgogne et le Maçonnais.

Cette Maison du Temple dépendait avant 1313, d'après un document publié par Niepce et conservé dans les Archives du Grand Prieuré d'Auvergne, de la Commanderie du Temple Sainte-Catherine de Montbellet.

Le Temple de Rougepont possédait aussi une chapelle dédiée à Sainte-Catherine. Après la réunion des biens des Templiers à ceux des hospitaliers de Saint-Jean, le Temple de Rougepont fut compris dans la baillie du Temple de Chalon ainsi du reste que celui de Montbellet.

Cet établissement, qui eut une vie autonome, sera de notre part l'objet d'une étude spéciale.
Sources: G. Jeanton - Annales de l'Académie de Macon - Troisième série Tome XX - 1916-1917 - Protat Frères, Imprimeurs.

Domaine du Temple de Sens, membre de la Maison du Temple de Rougepont
Département: Saône-et-Loire, Arrondissement: Chalon-sur-Saône, Canton: Tournus, Commune: Sennecey-le-Grand - 71


Domaine du Temple de Sens
Sources: Domaine du Temple de Sens


Un moment nous avons pensé qu'il avait pu exister aussi un établissement romain d'une certaine importance au lieu appelé Rougepont, sur les bords de la route de Sennecey-le-Grand à Tournus et près de la rive du Merderix qui jette ses eaux dans la Saône. Là, en effet, le sol accuse d'anciennes constructions, et la tradition parle des ruines d'un temple.
Mais nos recherches aux archives de Dijon nous ont fait découvrir, dans un aveu de fief fait en 1764 par le seigneur de Sennecey, que ces ruines étaient celles d'une chapelle de Templiers.

Dans cet aveu il est dit : « Le commandeur du Temple de RougepontMaison du Temple de Rougepont
Maison du Temple de Rougepont
partage les deux cinquièmes de la moitié des dîmes de Sivolières (CivolièreDomaine du Temple de Civolière
Domaine du Temple de Civolière
) avec le curé de Saint-Germain-des-Buis et le chapitre de Saint-Pierre de Chaton, seigneur de Boyer. »

Cette commanderie possédait aussi les terres au finage de Sens, au climat appelé Louche.
D'après un terrier de Jugy, de 1719, le seigneur de Civolière « avait droit de justice sur tous les meix ou héritages quelconques qui étaient mouvant des ventes et droits du Temple de Rougepont. »

Le commandeur de Rougepont avait aussi des terres au climat des Grands-Champs de La FargeDomaine du Temple de Lafarge
Domaine du Temple de Lafarge
.

A Sens, et principalement à Rougepont et à Scivolières, le commandeur du Temple de Rougepont partageait les deux cinquièmes de la moitié de la dîme avec le curé de Saint-Germain-des-Buis et le chapitre de Saint-Pierre de Chalon, seigneur de Boyer.
Sources: Niepce, Léopold. Histoire de Sennecey-le-Grand et de ses seigneurs, page 39, Chalon-sur-Saône 1866. - Bnf

Sens, hameau, commune de Sennecey-le-Grand.
— Sans, 1274 (Ferté, H 29).
— Sanz, 1360 (Archives de la Côte-d'Or, B 11538, folio 12).
— Sains, 1557 (Archives de la Côte-d'Or, C 5128, folio 27).
— Senay, alias Sanse, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2887, page 925 et 1021).
— Sens en Bourgogne, 1757 (Archives de la Côte-d'Or, C 3530, page 389).
— Sens ou Sans-en-Bourgogne, 1780 (Courtépée, III, page 400).
— Sens, 1783 (Nouvel état général, folio 297 v.) et 1951 (I.N.S.E.E., page 157, col. 2).
— Sans, 1892 (Siraud, page 178, col. 2).
En 1789, Sens formait avec La Farge (commune de Sennecey-le-Grand) une communauté des bailliage et recette de Chalon-sur-Saône.

Scivolières, ferme, commune de Jugy.
— Syvolieres, 1432 (Coll. Canat, prot. not. Chalon).
— Cyvollieres, 1473 (Archives de la Côte-d'Or, B 11723).
— Sivolières, vers 1540 (Lex, Fiefs, page 34).
— Chivolière, 1560 (Lex, Fiefs, page 45).
— Syvolière, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2887, page 925).
— Baronnie de Sivolière, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2889, page 711).
— Sivolière, 1685 (C 562/4, folio 40 v.).
— Seivolières, 1844 (Etat-major) et 1951 (I.N.S.E.E., page 77, col. 2).
— Scivolières, 1856 (Annuaire, page 251).
— Seyvolière, 1867 (Canat, ms.).
— Scivolière, 1892 (Siraud, page 179, col. 2).
— Civolière, 1950 (25 000e).

La Farge, hameau, commune de Sennecey-le-Grand.
— In villa Fargiacensi, 1065 (Cluny, IV, 3405).
— Faige, 1394 (Archives de la Côte-d'Or, B 11540, folio 37 v.).
— Farges, 1400 (Archives de la Côte-d'Or,, B 11541, folio 31).
— Ferges, 1406 (Archives de la Côte-d'Or, B 11543, folio 28 v.).
— Farge, 1499 (Archives de la Côte-d'Or, B 11551, folio 25).
— La Farge, 1503 (Archives de la Côte-d'Or, B 11730, folio 327).
— La Grande Farge, 1757 (Archives de la Côte-d'Or, C 3530, p. 390) et 1948 (25 000e).
— Lafarge, 1856 (Annuaire, p. 414).
— La Farge, 1951 (I.N.S.E.E., p. 157, col. 1).

Rougepont, lieu détruit, commune de Sennecey-le-Grand.
— Aimericus de Ponte Rubeo, 1206 (Ferté, H 26).
— Clemens de Rubroponte, 1310 (Procès des Templiers, tome I, page 103).
— Rogepont, 1313 (Niepce, page 213).
— Domus Rubripontis, 1324 (Temple de Chalon, H).
— Rougepont, Rubeoponte, 1333 (Niepce, page 242).
— Le Temple de Rougepont, 1437 (Coll. Canat, prot. not. Chalon).
— Rougemont, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2887, page 925).
— Rochepont, 1666 (Archives de la Côte-d'Or, C 2889, page 714).
— Rougepont, 1757 (Archives de la Côte-d'Or, C 3531, page 841).
— Temple de Rougepont, 1763 (Etats-Cassini).
— La Commanderie de Rougepont, 1783 (Nouvel état général, folio 36 v.).
— Rougepont, 1844 (Etat-major).
En 1789, ferme de la commanderie du Temple de Chalon-sur-Saône, avec chapelle Sainte-Catherine, de la paroisse de Boyer (Archives de la Côte-d'Or, C 3531, page 841) ; rattaché à Sennecey-le-Grand en 1831 (ordonnance du 9 août).
Sources: Dictionnaire topographique de la France Comprenant les noms de lieux anciens et modernes CTHS
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Rougeux   (52)
Seigneurie du Temple de Rougeux
Département: Haute-Marne, Arrondissement: Langres, Canton: Chalindrey, Commune: Rougeux - 52


Seigneurie du Temple de Rougeux
Localisation: Seigneurie du Temple de Rougeux


A Rougeux, seigneurie et domaine. Un acte de février 1269, attestent de leur présence en ce finage de Rougeux.
Sources: De Delphine Marie; Les Templiers dans le diocèse de Langres, Des moines entrepreneurs au XIIe et XIIIe siècle. Dominique Guéniot, éditeur.

Seigneurie de Rougeux
Les Templiers de la Romagne possédaient la seigneurie et l'ensemble du domaine.
Sources: César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.

Seigneurie de Rougeux
Rougeux, commune de Fays-Billot
— Une partie de la seigneurie appartenait à la Maison du Temple de La Romagne.
Sources: Alphonse Roserot. Dictionnaire topographique du département de la Côte d'Or. Paris MDCCCCXXIV.

Rougeux, canton du Fays-Billot.
— Rogeolus, 1198 (Beaulieu).
— Ruegol, 1213 (Beaulieu).
— Rojol, 1248 (Beaulieu).
— Roguel, 1255 (Beaulieu).
— Rojol, 1269.
— Roiguel, 1312 (Beaulieu).
— Rougieul, 1379 (Beaulieu).
— Rubeolus, 1451 (Beaulieu).
— Rougeul, 1459 (Beaulieu).
— Rougeux, 1463 (Beaulieu).
— Rongeux, 1700 (Dillon).
En 1789, Rougeux dépendait de la province de Champagne, bailliage de Langres, par démembrement de celui de Chaumont, prévêté de Coiffy, élection de Langres. Son église, dédiée à l'Assomption, était succursale de Hortes, diocèse de Langres, doyenné de Pierrefaite.
Sources: Dictionnaire Topographique du département de la Haute-Marne — Par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCIII.
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Rouillac   (32)
Domaine du Temple de Rouillac
Département: Gers, Arrondissement: Condom, Canton: Miradoux - 32


Domaine du Temple de Rouillac
Localisation: Domaine du Temple de Rouillac


La place de Gimbrède était située au milieu des domaines et sous la suzeraineté des vicomtes de Lomagne, qui peut-être l'avaient donné dans le principe à l'Ordre du Temple.

Nous trouvons dans les archives un extrait fait pendant le XIIIe siècle d'une transaction, conclue vers 1280, entre Elye de Talleyrand comte de Périgord, agissant au nom de sa femme, Philippia de « Peyratort », vicomtesse de Lomagne et le Commandeur du Temple de Gimbrède, assisté de celui d'Argentein, au sujet des juridictions de Gimbrède et de Rouillac que réclamaient les deux parties. Il fut convenu que pour le lieu de Rouillac la haute seigneurie appartiendrait à la vicomtesse et le reste de la Juridiction par indivis entre les deux compétiteurs, tandis que les Templiers auraient en entier la haute, moyenne et basse justice du lieu de Gimbrède, tout en étant tenus à l'hommage envers leur suzerain.
Sources: A. Du Bourg, Histoire du Grand Prieuré de Toulouse - Toulouse - 1883.

Maison du Temple près de Rouillac
Ses habitants sont dispersés dans une foule de villages, dont le plus important est le Temple, ancienne commanderie des chevaliers du Temple ; on y a découvert un cimetière gallo-romain, où des fouilles ont mis au jour un sabre, des monnaies de bronze, dont l'une de Marc-Aurèle, grand modèle ; une autre de Maximin, et une plus petite de Constantin.
On y a trouvé aussi une monnaie du moyen âge ; c'est un denier de Melle du XIIIe siècle.
Il reste encore un fragment de mur de l'ancienne commanderie.
Sources: M. Alcide Gauguié. La Charente communale illustrée : histoire et géographie pittoresque de la Charente, page 338. Angoulême 1868. - Bnf
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Rouillac   (16)

Maison du Temple de Rouillac
Département: Charente, Arrondissement: Angoulême, Canton: Rouillac, Commune: Sonneville - 16


Maison du Temple de Rouillac
Localisation: Maison du Temple de Rouillac


Les Templiers possédaient une commanderie que l'on nommait « Le Temple de Rouillac », elle se trouvait dans le village « le Temple » qui fût érigé autour de cette commanderie et qui d'origine templière.
Sources: Les commanderies des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem - Anne-Maris Legras - Editions du CNRS - 1983
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Rouilly   (77)
Domaine du Temple à Rouilly
Département: Seine-et-Marne, Arrondissement et cantons: Provins - 77


Domaine du  Temple à Rouilly
Localisation: Domaine du Temple à Rouilly


Pour Rouilly, cette possession était éloignée de la Maison du Temple du Val de Provins. Les Templiers, bons gestionnaires, comprirent assez vite que l'éloignement de certaines possessions et en attendant un éventuel échange ou l'achat d'autres terres pour en augmenter le rendement, estimèrent bien plus avantageux de les transformer temporairement en « tenures »
Tenure noble, féodale, concédée par un seigneur à un autre seigneur, qui en jouit moyennant une redevance annuelle.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Rouquette (La)   (24)
Domaine du Temple à La Rouquette
Département: Dordogne, Arrondissement: Bergerac, Canton: Eymet, Commune: Eymet - 24


Domaine du  Temple à La Rouquette
Localisation: Domaine du Temple à La Rouquette


L'église de La Rouquette du XIIe siècle et la grange dite « du Temple » du Font d'Eylias, étaient une possessions des Templiers.
Sources: André Goineaud-Bérard, Templiers et Hospitaliers en Périgord - Editions Pilote 24, février 2002
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Rouvray-Sainte-Croix   (45)
Maison du Temple de Rouvray-Sainte-Croix
Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire - 45


Maison du Temple de Rouvray-Sainte-Croix
Localisation: Maison du Temple de Rouvray-Sainte-Croix


Le domaine de Rouvray-Sainte-Croix était un des plus anciens membres de la commanderie de Saint-Marc. Il se composait d'une ferme avec des terres et des rentes seigneuriales, qu'un seigneur du lieu avait données aux Templiers au commencement du XIIIe siècle. Il existe encore une charte de Manasses, évêque d'Orléans, de l'année 1220, par laquelle il est dit que Robert de Rouvray, « de Roverio », avait donné en sa présence, aux frères du Temple de Saint-Marc d'Orléans, douze mines d'hivernage et autant d'avoine à prendre à la saint Remi de chaque année, sur sa terre de Rouvray, seize deniers de cens, avec la justice au Boël, « apud Boellum », et douze autres deniers au champ nommé la Pierre prenant le Lièvre, « apud Campum qui Lapis capiens Leporem nuncupatur. »

La ferme de Rouvray était louée en 1479, a Jean de Prunelle, écuyer, un muid de blé et un muid d'avoine de rendage par an.

On ne sait ce qu'est devenu ensuite ce domaine, dont les censiers et terriers du XVIe et XVIIe siècles ne font plus mention. Il en est de même d'une autre ferme dans la même contrée, appelée « la ferme de CoullemelleBien du Temple à Coullemelle
Domaine du Temple à Coullemelle
(2) », qui existait encore en 1520, et dont il n'est plus parlé depuis.
1. Coullemelle, Département: Loiret, Arrondissement: Orléans, Canton: Meung-sur-Loire, Commune de Saint-Peravy-la-Colombe - 45

La commanderie possédait encore au XVIe siècle des domaines, dont les maisons ou fermes ont été depuis démolies ou détruites. De ce nombre, il faut citer:
La terre et seigneurie de La SouveBien du Temple à La Souve
Domaine du Temple à La Souve
(2), dont la maison, située entre le chemin du Puy et celui de la Lande, fut incendiée en 1640.
Département: Loir-et-Cher, Arrondissement et Canton: Romorantin-Lanthenay, Commune: Vernou-en-Sologne - 41

La ferme, autrement dit l'Hôpital de GuénierBien du Temple à l'Hôpital de Guénier
Domaine du Temple à l'Hôpital de Guénier
, à Viabon (3), située sur le chemin de Fontenay à Liouville, démolie pour cause de vétusté en 1670.
3. Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Châteaudun, Canton: Voves, Commune: Fonteny-sur-Conie - 28

La métairieBien du Temple à La Maladrerie
Domaine du Temple à La Maladrerie
dit Petit-Marasson à Loigny (4), près du chemin de Marasson à Villejanin, avec une chapelle dédiée à saint-Marc, sise au lieu dit La Maladrerie. La métairie et la chapelle n'existaient plus au XVIIIe siècle.
4. Département: Eure-et-Loir, Arrondissement: Châteaudun, Canton: Voves, Commune: Loigny-la-Bataille - 28

Il y avait encore dans la paroisse de Saint-Aubin, châtellenie de Montlhéry, un domaine appelé le « Grand-Monmoron (?) », que frère Nicolas Lesbahy, commandeur de Saint-Marc d'Orléans, arrenta en 1483, moyennant une redevance annuelle et perpétuelle de 100 sols, portée à 8 livres en 1604, par le commandeur Gilles de Vieuxpont, et dont l'arrentataire était, en 1639, d'après un titre nouvel, maître Charles Egrot, conseiller, magistrat au siège d'Orléans, comme acquéreur de dame veuve Parent de Label, en son vivant, seigneur de la Thuille et du Grand-Chilly, demeurant à la Thuille, paroisse de Saint-Aubin.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Ruats (Moulins des)   (89)
Moulin des Templiers des Ruats
Département: Yonne, Arrondissement: Avallon, Canton: Avallon, Commune: Pontaubert - 89


Moulin des Templiers des Ruats
Localisation: Moulin des Templiers des Ruats


La Maison du Temple du Saulce-Island possédait des moulins sur le Courin, l'un deux à subsisté.
C'est aujourd'hui un hotel: le Moulin des Templiers


Moulin des Templiers - des Ruats
La date de la restauration réalisée par les Hospitaliers - 1518



Moulin des Templiers - des Ruats
Moulin des Templiers des Ruats

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Ruaz (La)   (01)
Domaine du Temple â Ruaz
Département: Ain, Arrondissement: Bourg-en-Bresse, Canton: Pont-d'Ain, Commune: Druillat - 01


Domaine du  Temple â Ruaz
Localisation: Domaine du Temple â Ruaz


Sur ce hameau, presque tous les habitants et tous les fonds de la Ruaz dépendaient du Temple de Molissole.
Sources: Alain Jantet, l'Ain des Templiers - Edition Trevoux - Archives de l'Ain, archives du Rhône, dictionnaire Topographique et historique de l'Ain
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Rublemont   (27)
Domaine du Temple de Rublemont
Département: Eure, Arrondissement: Evreux, Canton: Le Neubourg, Commune: Tourneville - 27


Domaine du Temple de Rublemont
Localisation: Domaine du Temple de Rublemont


Il y avait encore dans la paroisse de Sacquenville une maison du Temple, appelée Rublemont et aussi Riblemont, qui était distincte de celle de Brettemare, et se trouvait bâtie dans un clos de treize acres de terre longeant le chemin des Roches au Mesnil de Sacquenville, et aboutissant au chemin de Bacquepuis aux Roches.

La maison de Rublemont existait au commencement du XIIIe siècle car il nous reste une charte de 1220, de Hugues le Vavasseur de Brosville, « de Broevilla », par laquelle ce seigneur reconnait avoir donné à l'Ordre du Temple une terre touchant à l'habitation des frères du Temple de Rublemont, « juxta herbergagium fratrum Templi de Rublemont », et qui s'étendait vers la Fouetelée de Sacquenville.

En 1258, Richard et Thomas du Bois-Jocelin cédèrent aux Templiers leur Bois-Jocelin qu'ils tenaient de Guillaume, seigneur de Sacquenville, et qui commentait près de la Fouetelée, en descendant vers la vallée.

La Fouelelée ou Foutelée, était un pâturage compris entre le chemin de Rublemont à Sacquenville, et celui de Rublemont à Bacquepuis. Il fut vers la fin du XIIIe siècle la cause d'un procès entre les frères du Temple et Robert, seigneur de Sacquenville, parce que celui-ci prétendait convertir en labourage cette terre que les Templiers voulaient conserver en pâture. On finit pourtant par s'entendre, d'autant mieux que le seigneur Robert, d'après le conseil de ses amis, consentit, par ses lettres du mois de janvier 1294, à faire l'abandon de la Foutelée aux Templiers, à la condition de la conserver en pâturage. A cette occasion, le seigneur de Sacquenville déclarait qu'il voulait que les Templiers pussent jouir librement de tous les biens qu'ils possédaient, et pourraient posséder par la suite dans l'étendue de sa seigneurie, sous la réserve faite par lui de la moulte de la Couture au-dessus du Bois-Jocelin et de celle de son fief du Mesnil-Faucoin.
Le Commandeur avait la moyenne et basse justice dans son fief de Rublemont, dont le domaine comprenait 96 acres de terre arable, affermés en 1630, 250 livres.
Sources: les commanderies du Grand-Prieuré de France - Eugène Mannier - Paris, Aubry et Dumoulin, 1872 (Paris)
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Ruetz   (52)
Maison du Temple de Ruetz
Département: Haute-Marne, Arrondissement: Saint-Dizier, Canton: Chevillon, Commune: Bayard-sur-Marne - 52


Maison du Temple de Ruetz
Localisation: Maison du Temple de Ruetz


En 1219, Baudouin, Chevalier de NantoyeDomaine du Temple Nançois-le-Petit
Domaine du Temple Nançois-le-Petit
(Nançois-le-Petit), dans le Comté de LignyDomaine du Temple de Ligny
Domaine du Temple de Ligny
, du consentement de sa femme et de ses héritiers, donna par aumône à la Maison Temple de Ruetz, Diocèse de Châlons, tout ce qu'il possédait à CouvertpuisBien du Temple à Couvertpuis
Domaine du Temple à Couvertpuis
en hommes, bois, prés, terres arables, une partie de son fief.
Tout ce qu'il tirait dans les dîmes de Bacioncos (?) et de Vapincelon (?), ce qui fut confirmé par Henri, Comte de Bar, et par le Chevalier Guillaume de Pierrefite, dont le fief de Couvertpuis dépendait.

Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem
La Commanderie de Ruetz est située entre Joinville et Saint-Dizier: sous les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, elle se donne à présent à un Chevalier de justice, et consiste en un château entouré de fossés, et un petit fief situé près de Langres.

Son Commandeur est Seigneur de Couvertpuis, Patron de Levoncourt, Décimateur de Champongney (?), ayant aussi une part des dîmes de Belrain, de la Vallée, et de Levoncourt.
Sources: Histoire critique et apologétique de l'Ordre des chevaliers du Temple, Volume I. Par feu le R.P.M.J. Chanoine Régulier de l'Ordre de Prémontré, Docteur en Théologie, Prieur de l'Abbaye d'Etival. Paris Guillot M. DCC. LXXXIX.

Frères Templiers de Ruetz
Hue Chevillon, précepteur en 1274 (Trudon-des-Ormes)
Guillaume Cervain, précepteur en 1277 (Trudon-des-Ormes)
Ponce de Grandchamp, précepteur 1297 à 1303 (Trudon-des-Ormes et Jules Michelet)

Ruetz, ferme sur la commune de Gourzon.
— Maison de l'Ordre du Temple.
— Commanderie de l'Ordre de Malte.
— Maison du Temple fondée vers 1137.
— Terra que Ruellus dictur, in territorio Gourzon, 1137 (Ruetz)
— Rueys, 1193 (Fonds du Temple de Thors)
— Li freire de la chevalerie dou Temple de Rués, 1256 (Ruetz)
— Ruels, 1261 (Ruetz)
— Ruaus, 1274 (Ruetz)
— Ruiels, Ruiaus, 1277 (Ruetz)
— La commanderie de Ruel, 1763 (Archives de la Haute-Marne, C. 317)
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Haute-Marne, rédigé par Alphonse Roserot. Paris M. DCCCC. III.
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Ruffey-les-Echirey   (21)
Fief du Temple de Ruffey
Département: Côte-d'Or, Arrondissement: Dijon, Canton: Fontaine-lès-Dijon, Commune: Ruffey-les-Echirey - 21


Fief du Temple de Ruffey
Localisation: Fief du Temple de Ruffey


Ce fief, avec une antique maison appelée le petit temple de Saint-Philibert, appartenait à la Maison du Temple de Voulaines, ou au grand prieuré de Champagne.
Sources: César Lavirotte - Mémoire Statistique sur les Etablissements des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne - Membre de la Société française pour la conservation des Monuments - 1852.

Ruffey-lez-Echirey, canton de Dijon-est.
— Rufiacus, in pago Atoariorum, 735 (cartulaire de Saint-Bénigne, 335 chapitre 33).
— Rufiacum, 1066 (P. Gautier, p. 277).
— Ruffé, 1194 (Auberive, l. 5).
— Rufeium, XIIe siècle (cartulaire de Saint-Etienne, I, f° 59 r°).
— Rofeium ultra Divionem, 1199 (G 2488).
— Ruffeium juxta Divionem, XIIIe siècle (obituaire de N.-D. de Beaune, f° 28 v°).
— Roiffey, 1375 (B 11579).
— Ruffey, 1574 (C 5128 bis, f° 8 r°).
— Ruffey lès Dijon, 1673 (B 10823).
— Rufey, 1757 (B 11041).
— Ruffey-lès-Echirey, XIXe siècle (Dictionnaire des Postes).
Sources: Dictionnaire topographique du département de la Côte-d'Or, rédigé par Alphonse Roserot. Paris Imprimerie Nationale, MDCCCCXXIV.
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Ruhans   (70)
Domaines du Temple de Ruhans
Département: Haute-Saône, Arrondissement: Vesoul, Canton: Montbozon - 70


Domaines du Temple de Ruhans
Localisation: Domaines du Temple de Ruhans


Au nord-est de Ruhans, dans le bois des Chailles, vestiges d'une maison religieuse qui, d'après la tradition locale, aurait appartenu a l'ordre des Templiers. Là existent à fleur de terre des restes de murs qui avaient de 60 à 70 mètres de développement ; on y a trouvé des débris de tuiles de différentes formes et dimensions, et plus ou moins épaisses, des fragments de briques, des rognons d'un ciment très-léger quoique très-dur, des pierres noircies par le feu, etc. Ces pierres noircies semblent indiquer que la vieille maison religieuse a été détruite par un incendie.
A quelle époque ? Rien là-dessus.
Du reste il n'est nullement invraisemblable que les Templiers, qui eurent, dit-on, deux établissements dans le voisinage, l'un à QuenocheBien du Temple à Quenoche
Domaine du Temple à Quenoche
, l'autre à la VilledieuBien du Temple à La Villedieu
Domaine du Temple à La Villedieu
, en aient eu un troisième entre Ruhans et Villers-Pater.
La Haute-Saône, Dictionnaire Historique et Topographique et Statistique des Communes du Département. Par L. Suchaux. Tome II, Vesoul, 1866.
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Runan   (22)
Domaine du Temple de Runan
Département: Côtes-d'Armor, Arrondissement: Guingamp, Canton: Pontrieux - 22


Domaine du Temple de Runan
Localisation: Domaine du Temple de Runan


On croit reconnaître Runan dans le « Runargant » de la charte donnée aux Templiers en 1182. Notre-Dame de Runan - jadis trêve de Plouëc, aujourd'hui église paroissiale - se trouvait, en effet, « assise dans le fief du Palacret. » Aussi le commandeur hospitalier de la Feuiilée en prit-il possession le 5 juin 1720 en qualité de commandeur du Palacret. C'était déjà un sanctuaire très fréquenté des pèlerins, lorsqu'en 1414 le duc de Bretagne Jean V y créa une foire en faveur des habitants.


Eglise de Runan
Eglise de Runan - Sources: Jack Bocar


L'église de Runan est un fort bel édifice qui vient d'être habilement restauré; ses trois nefs sont couvertes d'écussons, comme la robe d'une grande dame au temps de la chevalerie. Dans sa magnifique fenêtre flamboyante du chevet, la verrière présente les armes de la reine-duchesse Anne de Bretagne, bienfaitrice du lieu, et plus bas les blasons de tous les gentilshommes des alentours; aux siècles derniers, les armoiries de l'Ordre de Malte et celles de plusieurs commandeurs du Palacret s'y trouvaient également. Dès 1438, le commandeur de Keramborgne fit aussi sculpter son blason, tenu par des lions, au-dessus des fenêtres. En 1617, cette église renfermait sept autels, et il s'y faisait « un très beau service journellement, car il y tombe de grands biens. » La statue de Notre-Dame de, « toute dorée », et dans une superbe niche, était accompagnée de celle de saint Jean.

Le trésor contenait: « une croix processionnelle, un soleil magnifique, des calices, ciboires et encensoirs, le tout en argent. » Il y avait quatre cloches dans la tour; dans le cimetière se trouvait un reliquaire, un « grand calvaire avec figures de saints », une chaire pour prêcher en plein air, et un oratoire avec autel où l'on disait la messe les jours de pardons, à cause de la multitude des pèlerins.


Notre-Dame de Runan
Notre-Dame de Runan - Image Internet


Malgré sa richesse, la fabrique de Runan ne devait au commandeur du Palacret que 24 sols de rente, et « pour les offrandes du lieu 100 sols, à la Nativité de Notre-Dame. » Par ailleurs, ce commandeur avait certains droits sur la halle de Runan, et jouissait de treize tenues et d'une dîme.

C'était en Pommerit-le-Vicomte (Commune du canton de Lanvollon) que se trouvait le membre de KerdanetBien du Temple à Kerdanet
Domaine du Temple à Kerdanet
. Son chef-lieu était le village de Kerdanet en la trêve de Saint-Gilles-le-Vicomte faisant partie de la paroisse de Pommerit. Il existe encore actuellement un manoir de Kerdanet, édifice du XVIe siècle, relié au manoir voisin de la Garde par un souterrain voûté en granit de 160 mètres de longueur. Mais si ce manoir a jamais appartenu aux Chevaliers, depuis bien des siècles ils ne le possédaient plus, car il n'en est point fait mention dans leurs archives.

Quant à la chapelle de Kerdanet - aujourd'hui détruite - elle se trouvait dans le village de ce nom et s'appelait Saint-Jean du Temple. Dans son vitrail on voyait en 1617 l'écusson du seigneur du Cleuziou, « par tolérance du commandeur de la Salle » qui avait même autorisé ce gentilhomme à placer un banc dans le sanctuaire; au siècle suivant on y signalait les armoiries de l'Ordre de Malte et celles du commandeur de Belthomas. En 1697 le commandeur de la Feuillée laissait au curé de Saint-Gilles un tiers des oblations de Kerdanet.
Sources: Guillotin de Corson (Abbé) - Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne - Nantes - Librairie Ancienne et Moderne L. Durange - 1902

Voir les chartes Conan IV, duc de Bretagne, relatives aux biens des Templiers et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
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Ruou (du)   (83)
Maison du Temple Le Ruou
Département: Var, Arrondissement: Draguignan, Canton, Salernes, commune: Villecroze - 83


Maison du Temple Le Ruou
Localisation: Maison du Temple Le Ruou


En 1197 un conflit s'étant élevé entre Reynier, évêque de Marseille, et les Chartreux de Montrieux, des arbitres furent nommés d'un commun accord pour apaiser le différend, et du nombre l'évêque de Toulon Didier. La contestation était celle-ci: Reynier, qui possédait la seigneurie d'Orvès, entre Toulon et la chartreuse de Montrieux, revendiquait comme appartenant à son église une terre sise en ce lieu, dont les Chartreux jouissaient depuis longtemps.

L'évêque disait que Foulques, son prédécesseur, l'avait achetée d'un gentilhomme nommé Pierre d'Orvès, mais que ne pouvant la payer, il aurait emprunté aux Chartreux la somme de 1,700 sols couronnés, en leur laissant la jouissance de la terre jusqu'à remboursement de la somme, et il offrait de faire ce remboursement. Les Chartreux niaient le fait et proposaient de faire la preuve que leur maison avait [été] acheté, avec le consentement de l'évêque Foulques, la terre de Pierre d'Orvès. Les arbitres décidèrent que les Chartreux resteraient en possession du bien en litige, mais qu'ils paieraient une censé annuelle de vingt sols royaux couronnés à l'évêque, et, comme dîme à l'église de Marseille, un muid annuel de froment, mesure de Marseille, qu'ils seraient tenus de porter à l'aire épiscopale du Beausset.

Quelques mois plus tard, Didier fut appelé à terminer, comme arbitre, des contestations survenues entre les Templiers de la commanderie de Rue et un Amel ou Amiel, de Cuers, au sujet de quelques maisons sises dans ce dernier bourg et vendues aux Templiers par un chevalier du nom de Pons de Chateaurenard. Didier décida que la propriété de ces maisons serait acquise au Temple, moyennant une indemnité de six cents sols raymondins en faveur d'Amel. La charte d'arbitrage porte le sceau de Didier: dans le champ est l'évêque, debout, bénissant et portant la crosse, avec la légende: SIGILLVM. DESIDERIL. TOLONENSIS. EPI.

Rue, de la paroisse de Villecroze. C'était une commanderie importante de Provence, ayant sous son administration de grandes propriétés et une juridiction très étendue, comme il est constaté par le procès-verbal des droits des Templiers en Provence, dressé le 6 janvier 1309, dans lequel on lit: « In commendaria domus de Rua loca aliqua existebant, que « Templarii in juridictione et vassali tenchant, videlicet... » Vient ensuite l'énumération des terres et des droits féodaux de la commanderie sur ces immeubles.
Sources: Histoire de Toulon. Partie 1, Tome 1. par le Dr Gustave Lambert. Editeur: imprimerie du Var Toulon 1886-1892

Maisons du Temple de Ruou
Comme nombre de maisons du Temple, l'origine de celle-ci qui va devenir la commanderie la plus importante de la Provence et probablement une des trois principales de la France, demeure assez obscure.

Voir l'Etude de M. Pierre-André Sigal sur la commanderie du Ruou
Sources originales Ruou

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