Les Templiers   Petites histoires dans la grande   Les Croisades

Quelques anecdotes trouvées ici et là concernant les Templiers et les Hospitaliers

Bourbon-Lancy
Pouillés de la province de Lyon

En réalité, le pouillé est sensiblement antérieur à l'an 1340, et l'on peut voir un indice certain de l'âge auquel il appartient, dans ce fait que les archiprétrés du diocèse d'Autun y sont appelés ministeria d'un terme évidemment tombé en désuétude, en ce sens particulier, avant le XIVe siècle. D'ailleurs sa rédaction doit être reportée au delà de l'an 1312, date de la suppression de l'ordre du Temple, car les Templiers de Bourbon-Lancy y sont mentionnés comme patrons de l'église paroissiale d'Anzy, et l'on peut supposer, d'autre part, qu'elle est postérieure à 1239, date de fondation de l'abbaye de Marcilly qui figure dans le poulllé au nombre des établissements religieux de l'archiprètré d'Avallon.

Pouillé compilé en 1436, diocèse de Langres
C'est d'après ce manuscrit, ici désigné par la lettre T, que j'ai établi le texte du plus ancien pouillé connu du diocèse de Langres, monumment dont la date est assez malaisée à fixer, mais qui pourrait bien avoir été rédigé avant l'année 1312, puisque les Templiers y sont indiqués comme les patrons des églises de la Chapelle-en-Blézy et d'Arrentières (1).
1. Page 154 du présent volume. Il est possible, en somme, que ce pouillé ne soit pas différent de celui dont il est parlé, en 1315, dans une enquête relative au droit de présentation à l'église paropissiale de Chaource. (Lalore, collection des principaux cartulaires du diocèse de Troyes, tome VII, page 207.)
Sources: M. Auguste Longnon. Pouillés de la province de Lyon, pages XVI et XXIII. Paris Imprimerie Nationale MDCCCCIV. - Bnf
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Rue des Francs-Bourgeois
Dans la rue des Francs-Bourgeois où nous ne tardons pas à arriver, les vieux souvenirs parisiens se réveillent en foule.

Au treizième siècle, cette rue s'appelait rue des Viez Poulies, parce qu'un jeu de poulies y était installé. L'établissement consacré à cet exercice produisait annuellement 20 sols parisis de rente, qu'en 1271 Jean Gennis et sa femme abandonnèrent aux Templiers.

Quatre-vingts ans plus tard, un autre bourgeois nommé Roussel fit bâtir une maison pour hospitaliser vingt-quatre bourgeois pauvres. Son gendre Pierre le Mazurier donna, en 1415, la maison et 70 livres de rente au grand prieur de France, à la condition que le nombre des hospitalisés serait doublé, c'est-à-dire qu'on en logerait deux dans chaque chambre. Le contrat fut exécuté et, à partir de ce moment, la rue prit le nom qu'elle porte parce que ces pauvres bourgeois étaient francs, c'est-à-dire exempts de tous impôts (1).
1. Cette dénomination ne s'appliqua jusqu'en 1868 qu'à la partie de cette voie comprise entre les rues Payeune et Pavée et la rue Vieille-du-Temple ; lés autres parties s'appelaient, à l'ouest, rue de Paradis ; à l'est, rues Neuve-Sainte-Gatherine et de l'Echarpe.
Sources: Martin, Alexis. Une Visite à Paris, la ville et ses promenades vues en quinze jours, page 156, 2e édition. Paris 1909-1910. - Bnf
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Le Grand-Chantier
En remontant donc le cours des siècles et en s'arrêtant au douzième, on trouve dans Sauval (1) que les Templiers possédaient à l'endroit où fut plus tard bâti l'hôtel de Clisson une maison avec un vaste enclos, nommée le Grand-Chantier (2), et qu'ils y avaient établi des boucheries ; mais ni lui, ni aucun autre historien ne nous apprend ce qu'elle est devenue après la suppression de l'ordre du Temple, et par suite de ce silence, on peut présumer qu'elle fut comprise dans le séquestre des biens des chevaliers, puis appliquée à payer les frais de leur procès ou abandonnée aux frères de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

En 1371 seulement, le Grand-Chantier du Temple fut, suivant Saint-Foix, acheté par le connétable Clisson moyennant quatre mille livres dont le roi Charles V lui avait fait présent (3) ; — suivant Pasquier et Piganiol de La Force (4), il fut au contraire donné au connétable par les Parisiens, lorsqu'après leur révolte connue dans l'histoire sous le nom de Journée des Maillotins, « ils se virent réduits par son moyen à venir crier miséricorde au roi dans la cour du palais ; et en effet les M d'or couronnées qu'on a vues longtemps sur les murailles et les combles de cet hôtel faisaient connaître qu'on les avait ainsi peintes pour insulter aux Parisiens et leur reprocher leur faute. Elles indiquent aussi la raison pour laquelle sous Charles VI et même après, on nommait cet hôtel l'Hôtel de la Miséricorde. »

Saint-Foix réfute cette version, et son opinion paraît plus raisonnable. L'hôtel de Clisson, dit-il, ne fut nommé Hôtel de la Miséricorde qu'en 1383, c'est-à-dire douze années après l'acquisition que le connétable en avait faite : et si ce dernier nom lui a été donné, c'est que les Parisiens allèrent y crier miséricorde, que Clisson intercéda pour eux et se mit dans la cour du palais aux genoux du roi pour obtenir leur grâce. Quant aux M d'or couronnées, ajoute-t-il, c'était un ornement militaire que les seigneurs mettaient sur les murs de leurs hôtels et qui figurait une espèce de coutelas appelé Misércorde, que les anciens chevaliers posaient sur la gorge de leurs ennemis, après les avoir terrassés.
1. Antiquités de Paris.
2. Il existe encore aujourd'hui une rue qui porte ce nom, et qui occupe une partie de l'emplacement de l'ancien Grand-Chantier.
3. Essais historiques sur Paris.
4. Description de Paris.

Sources: Bonnefons. Les hôtels historiques de Paris : histoire, architecture. Page 5 et 6. Paris 1852 - Bnf
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Commanderie de Villemoison
Commanderie de Villemoison
Département: Nièvre, Arrondissement et Canton: Cosne-Cours-sur-Loire - 58


Commanderie de Villemoison
Localisation: Commanderie de Villemoison


— Autrefois ce fut une commanderie de Templiers, puis d'Hospitaliers.
— Au XVIIIe siècle, ce n'était plus qu'une ferme de la Commanderie d'Auxerre.

Ses possessions sur Alligny se décomposaient
— 2 champs de 2 et 3 arpents (2 hectares 55 ares)
— 1 pré de 5 arpents 46 carreaux (2 hectares 78 ares)
— rapportant 330 livres.

Biens dépendant de la commanderie de Villemoison
Désignation des biens
— Terre. Les Ecueillics, 2 arpents.
— Terre La Courure, 3 arpents.
— Pré à Chollet, 6 arpents 46.

Mise à prix
— 600 livres
— 1.800 livres
— 5.000 livres

Dernière enchère
— 1.200 livres
— 7.000 livres
— 20.200 livres

Acquéreurs
— Louis Roblin
— Louis Roblin
— Louis Roblin

Date
— 24 Floréal an II = 1794
— 24 Floréal an II = 1794
— 24 Floréal an II = 1794

Valeur approximative en 1794 de ces biens
— 1.000 franc l'arpent
— 1.000 franc l'arpent
— 3.000 franc l'arpent.

Pour la commanderie
— 5 arpents de bois
— 5 arpents 46 carreaux de prés
Estimation: 7.400 livres.
Prix de vente: 28.400 livres
Valeur approximative en 1794 : 20.138 francs
Le 18 germinal an III (7 avril 1795), il fut décrété que la livre se nommerait désormais « franc » Le poids des pièces fut défini le 15 août 1795, la pièce d'un franc en argent devant peser cinq grammes.
Sources: Mémoires de la Société académique du Nivernais, page 102. Nevers MDCCCCIII - Bnf
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Divers lectures d'actes dans le cartulaire de Vaour
Vers 1185, Bernard Abauzits, commandeur des Templiers de Castres et de Mairessin (Mairessi), baille à cens la terre de Bieule au prix de 48 sous melgoriens et de 3 setiers de mil (2).

On pourrait objecter que les éditeurs du Cartulaire des Templiers de Vaour ont mal lu ; mais l'objection est sans valeur pour ceux qui connaissent la science et la conscience de MM. Portal et Gabié, tous deux sortis de l'Ecole des Chartes et les érudits les plus connus de l'Albigeois.

2. « Notum sit quen Bernatz Abauzits, que era coramendaire de la maio de Castras et de Mairessin (Mairessi) ... teaiz de peinz de XLVIIj sol de melg, tota la terra de Biule, dels vallalz en fora, que fo d'en Amein Cinfre, d'en Hugo del Broil, et de IIj sestiers de mil ; de tot aquest aver sobredig se tenc per pagatz Ug del Broil dels fraires del Temple. »
Sources: Cartulaire des Templiers de Vaour, page 80, édité par MM. Charles Portal et Edition Cabié, dans les Archives historiques de l'Albigeois que publie la Sociélé des Sciences, Arts et Belles-Lettres du Tarn. Congrès national des sociétés savantes, page 157. Paris MDCCCC. — Bnf

(73) — [Vers 1183]. — Bernard Abauzit, commandeur de Castres et de Saint-Laurent de Maynet, libère d'un gage de 49 sous de Melgueil le domaine de Bioule provenant d'Amiel Cincfre et possédé par Uc del Breil qui reçoit 3 setiers de maïs (je pense qu'il faut lire mil)

Notum sit qu'en Bernatz Abauzitz, que era comandaire de la maio de Castras et de Mairessin, ab cosseil delz autres fraires que aqui permaino, traiz de peinz de XLVIIII sols de melg, tota la terra de Biule, delz vallatz en fora, que fo d'en Ameil Cinfre, d'en Ugo del Broil ; et de III sesters do mil de tot aquest aver sobredig se tenc per pagatz Ug del Broil delz fraires del Temple. E, se li fraire del Temple avio contrast d'aquest peingz sobredig, Ugo del Broil lor ne mandec leal guirentia de totz homes et de totas femenas a dreig.
Sign. Bernat lo capella et Bernat Arnal et P. Durant et P. de la Casa et Bertran Forner.
Sources: Cartulaire du Temple de Vaour

M. Du Bourg Antoine
1182. Cession par Etienne, Prieur de Saint-Antonin, et tous les chanoines de son couvent, à l'Ordre du Temple des églises de Castras, de Mairessi et de Montricoux.
Sources: Du Bourg, Antoine. Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France avec les pièces justificatives et les catalogues des commandeurs. Toulouse 1883. — Bnf

Ville de Montricoux
Les diverses pièces du Cartulaire des Templiers de Vaour relatifs à Montricoux, nous montrent que cinq églises existaient au XIIe siècle sur l'étendue actuelle de la commune.
Outre l'église Saint-pierre, il faut ajouter la chapelle de Saint-Félix devenue l'église de Saint-Laurent de Mairessi, puis de Maynet, l'église de Saint-Géniés qui a disparu depuis la révolution après le rattachement de ce territoire à la commune de Montricoux, l'église de Saint-Benoît de Castres dont la construction est antérieure à l'an mille, aujourd'hui désaffectée est privée. Le culte y fut célébré jusqu'à la Révolution et un pèlerinage avait lieu tout les ans pour implorer la guérison des enfants malades, il se poursuivit jusqu'au XIXe siècle.
La cinquième église était située au lieu dit Bourbou, et dédiée vraisemblablement à Sainte-Madeleine. Il n'en reste aujourd'hui qu'un pan de mur dont l'appareillage de certaines assises à feuilles de fougère caractérise l'époque mérovingienne. Le lieu où elle se trouve était nommé « la Madeleine » au XIe siècle et à la fin du XIXe siècle, tout comme pour Saint-Géniès, dans un champ où devait être le cimetière de la paroisse, les labours faisaient souvent découvrir des restes humains.
Sources: Ville de Montricoux
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Bornes de territoire commanderie de Culhat et La Fouillouse
Bornes de territoire commanderie de Culhat et La Fouillouse
Département: Puy-de-Dôme, Arrondissement: Thiers, Canton: Lezoux, Commune: Culhat - 63


Commanderie de Culhat et La Fouillouse
Bornes de territoire commanderie de Culhat et La Fouillouse


C'est une fonction semblable que remplissait la croix de Morand, au Nord du col de Dyane, le long de l'ancienne route royale, à la limite actuelle des cantons de Besse, Rochefort-Montagne et Saint-Amand-Tallende. Cette croix, timbrée de fleurs de lys, a malheureusement disparu il y a plusieurs années; seul en subsiste le socle.

Pour un seul autre bornage du département du Puy-de-Dôme, nous avons pu, grâce aux notes manuscrites de l'abbé Adam (1), retrouver, sinon la date de leur plantation, du moins la date d'une reconnaissance des limites qu'elles marquaient le 26 avril 1477, ainsi qu'en fait foi la relation suivante : « Frère Thibaud de Cilloy, commandeur de la Fouillouse (2) et seigneur dudit lieu de Culhat, Géraud Montlison, Durant Salvagnat, Vincent Estavoy et Mathieu des Champs, déclarent à Hugues de Bonnefont, licencié en droit élu pour arbitre du comte de Boulogne et d'Auvergne, seigneur de la Tour, de Montgacon et de Joze, et à un autre homme de loi représentant le Grand Prieur d'Auvergne de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, que les limites des justices et pâturages desdits lieux de Joze et de Culhat sont à une borne de piarre posée à un terme qui est au bout de la terre qui fut de Marcel Berchonnet »
1. Notes manuscrites inédites, qui nous ont été aimablement communiquées par M. Charles Calemard, premier président honoraire de la Cour d'appel de Riom.

2. « La commanderie des Templiers était située en un lieu qui forme aujourd'hui le village de Fouillouse. Ce n'est qu'après la suppression de l'Ordre dont les biens de Culhat furent attribués à la commanderie de Gerzat, de l'ordre de Malte, que les nouveaux venus abandonnèrent le château fortifié de Fouillouse et établirent leur nouvel établissement tout contre l'église de Culhat, qui avait été édifiée par leurs devanciers. Les Templiers étaient donc seigneurs de Culhat, mais le lieu de Fouillouse était devenu de la haute justice des Montboissier, marquis de Pont-du-Château » (notes de M. l'abbé Adam). [Il est à noter que les Montboissier ne se substituèrent aux Beaufort-Canillac qu'à partir de 1511.]


« De leur côté, les consuls de Joze, Jean Acgne, Bérauld Mathieu, Jehan Bayard et Antoine Tarteyre, disent que les limitations de la justice de Joze et de celle de Culhat commencent depuis une borne de piarre assise au torral appelé vieil Allier, laquelle fait aussi limite entre les justices de Monseigneur le comte de Boulogne et M. de Canilhac, hauts justiciers, le premier de Joze et le second de la Fouillouse. »

Deux bornes en lave andésite, proches du C.D. 110, à 200 mètres environ à l'Est de Joze, témoignent encore de ces limites : l'une, de 1 mètre de haut et de 0,10 X 0,40 mètre de section, dont les écus paraissent avoir été martelés, se dresse en bordure de la route au lieu-dit « Les Charbonnières », l'autre, haute de 0,40 mètre, d'une section de 0,34 x 0,13 mètre, présentant, sur l'une de ses faces, l'écu fort bien conservé, écartelé de la croix de l'Ordre de Malte, est placée au sommet d'un tertre, à 50 mètres à l'Est de la précédente. L'examen de l'ancien plan cadastral ainsi que des témoignages recueillis sur place laissent supposer qu'une troisième borne devait exister (ou existe peut-être encore?) à 200 mètres environ au Nord des deux autres, également en limite des communes de Culhat et de Joze.

Borne en limite des communes de Joze et de Culhat, présentant l'écu écartelé de la croix de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.

Borne dressée à la jonction des communes de Joze, Entraigues et Saint-Laure, portant l'inscription « DIXME DU CHAPITRE DE CHAMALIÈRES. » - Image
Sources: Actes du 88e Congrès national des sociétés savantes, Clermont-Ferrand 1963. Section d'archéologie. Clermont-Ferrand 1963. Paris 1965 - Bnf
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Bornes toulousaines à la croix de Malte
Bornes toulousaines à la croix de Malte
Département: Haute-Garonne, Arrondissement et Canton: Toulouse, Commune: Ramonville-Saint-Agne - 31


Bornes toulousaines à la croix de Malte
Localisation: Bornes toulousaines à la croix de Malte


Sur le territoire du domaine du Palays, situé à l'extrémité sud-est de la commune de Toulouse, en bordure des limites de Ramonville, ont été recueillies cinq bornes de pierre, au sommet de forme arrondie, portant sur une face la croix de Malte (1).
1. Dimension des bornes : 42 cm de hauteur hors sol ; 31 cm de largeur ; 23 cm d'épaisseur.

Comme la localité du Palays n'est nulle part mentionnée parmi les possessions des chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem ou de l'ordre du Temple (2), j'ai essayé de retrouver des traces historiques susceptibles de confirmer et d'étayer le témoignable de ces vestiges archéologiques.
2. Ni Du Bourg (Histoire du grand-prieure de Toulouse), ni L. Dutil (La Haute-Garonne et sa région) ne parlent de ce lieu.

Au cours de recherches effectuées dans le Fonds de Malte des Archives Départementales de la Haute-Garonne j'ai finalement rencontré dans la liasse 57 (commanderie de Toulouse) un document non daté, mais antérieur au XVIIe siècle, intitulé plus tard Mémoire des fiefs de Lespinet. Ce texte énumère quelques actes parmi lesquels il est question en 1462 et en 1520 de la borde del Palais. Dans la même liasse un croquis du XVIIIe siècle donne le plan sommaire de la meterie du palais ainsi que du chemin alan au palais.

Par ailleurs, comme Du Bourg indique que L'Espinet était, avant le XIVe siècle, un membre de la commanderie des Templiers de Toulouse, il est probable que l'actuel domaine de Palays appartenait primitivement au temporel de l'ordre du Temple et qu'il passa par la suite aux mains des Hospitaliers.
Sources: L'Auta : que bufo un cop cado més : organe de la société les Toulousains de Toulouse et amis du vieux Toulouse, page 183. Toulouse 1977 - Bnf
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Sur la rose de Provins au XIVe siècle
L'on a peu de renseignements sur les commencements de la culture à Provins de la rose dite de Provins (rosa gallica). La tradition veut que le plant en ait été importé d'Orient par Thibaut le Chansonnier. Dès le XIVe siècle, cette rose règne sans rivale aux foires de Champagne, les grands marchés d'alors ; on la vend sous forme de conserves, et nous la voyons figurer parmi les présents offerts par l'échevinage aux personnes de haute distinction de passage à Provins.

La consommation qui s'en faisait à cette époque suppose une production abondante, des roseraies assez étendues. Les deux fragments de textes que je publie, extraits du censier de l'ancienne Commanderie du Temple, rédigé en 1385 et 1386, permettent d'imaginer en quel endroit s'était pour ainsi dire cantonnée la culture des rosés : au Clos Platel, lieu dit de Fontaine-Riante, parmi les pampres et les sarments de la Commanderie du Val de Provins.

Ce jardin embaumé couvrait près de deux arpents, et peut-être conviendrait-il d'en faire remonter la création au temps des Templiers.

Voici les textes :
« Les hoirs feu Jehan de Tournecy pour
demi arpent de rosiers qui fut de ... (1)
seans en Clos Platel, tenant d'une part ...
à ... (2) et d'autre à (3) ... obole. »
Archives nationales, S 5164, liasse 35, n° I

« Item pour moitié de V quartiers de
rosiers seans en Clos Platel et furent feu
Jehan Salaut et naguière à Garnier le
Doien ; de qui il les chues ne savons
cornant ..... V. S. »
(1, 2, 3). — Ces blancs existent sur le manuscrit.
Archives nationales, S 5164, liasse 35, n° 2 Victor Carrière. Page 3.

M. l'abbé Carrière, dans sa lettre du 17 janvier, ajoute ce propos : donner à la Société la primeur d'un article qu'il vient de terminer sur les Templiers de Provins et le Procès du Temple.
La Société accueillera avec reconnaissance le travail que nous annonce M. l'abbé Carrière, sur les Templiers qui ont joué un rôle important dans notre région.

M. le Président rappelle que la Commanderie des Templiers était située rue Sainte-Croix ; ils possédaient un établissement rue de la Table-Ronde et un autre très important à La Croix-en-
Brie, et qu'à Rampillon on peut voir encore accolée au portail, à gauche, une énorme tour qui porte le nom de Tour des Templiers, bien antérieure à la construction de l'église, et qui conserve dans les salles des vestiges de fresques paraissant avoir servi aux épreuves morales imposées aux chevaliers néophytes.
Sources: Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins, page 3, 4. Provins 1914. - Bnf
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