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Quelques mesures agraires et quelques taux monétaires

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Magistrale
Magistral, Magistrale
Chambre magistrale (histoire), Nom par lequel on désigne quelquefois les commanderies magistrales de Malte. (Page 731)
Sources: Complément du Dictionnaire de l'Académie française, publié sous la direction de membres de l'académie française, avec une préface, par M. Louis Barré. Paris 1881 - Bnf
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Maltôte
Maltote
Taxe extraordinaire levée en France à partir de 1291, durant quelques décennies, sur toutes les marchandises. (Elle provoqua une sédition à Rouen)
Sources: Dictionnaires de français Larousse

Malatolta
Malatolta est employé dès le Xe siècle. La première mention du terme maltôte semble être dans le registre des olim en 1273.
Sources: Edgard Boutaric, La France sous Philippe le Bel, Plon, 1861

Maltote
Philippe le Bel se rendit impopulaire en levant maltôte en vue de financer la Guerre de Flandre en 1292: l'impôt du denier par livre payable tant par le vendeur que par l'acquéreur qui en raison de son caractère peu populaire se verra rapidement désigner par le peuple sous l'appellation péjorative de maltôte. La maltôte était, en effet, fréquemment mal perçue par les populations qui étaient mises à contribution pour des enjeux parfois très éloignés de leurs préoccupations quotidiennes. La guerre de Flandre fut ainsi à l'origine d'une révolte populaire à Rouen qui entendait s'opposer à la maltôte.

Par extension, la maltôte désigna rapidement toute levée d'impôts extraordinaires. Le recours aux maltôtes perdura jusqu'au XVIIIe siècle.
Sources: Yves Tissier, vocabulaire de l'histoire, Vuibert, 2008
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Manse
Du latin mansus. Centre d'exploitation rurale: maison, bâtiments, annexes, enclos. Exploitation rurale complète: bâtiments, champs, prés et tous droits d'usage. Cette exploitation rattachée à un domaine. Étendue de terrain équivalent à l'étendue moyenne d'un manse. Le manse est une parcelle habitée par le « manant » (du latin manere) dans sa maison (mansio) ou mas. C'est le centre d'une petite exploitation agricole, utilisée pour la répartition des redevances et des services. A l'origine l'étendue du manse variait en fonction de la qualité du tenancier. La superficie arable et l'équipement du manse devaient permettre à une famille paysanne de se nourrir et d'acquitter les charges dues au propriétaire foncier. A l'époque carolingienne, le manse est une unité foncière servant d'assiette aux perceptions domaniales. Le manse carolingien est grevé de services en travail sur la réserve du maître ainsi que de redevances en nature et en argent.

Le manse est l'unité d'exploitation qui est institué à partir des Carolingiens. Il comprend la maison et ses dépendances, le jardin et la quantité de terre cultivable par une famille (10 à 20 hectares). On distingue trois sortes de manse:
1. Manses serviles: détenus par les serfs.
2. Manses lidiles: détenus par les affranchis.
3. Manses ingénuiles: détenus par les paysans libres.

Terre agricole, avec une maison, de taille suffisante pour faire vivre une famille, au moyen âge
Manse: ensemble regroupant au Moyen Age l'habitation, le jardin et les terres.
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Marc
Marc (unité de masse)
Le marc est une ancienne unité de masse, valant huit onces ou une demi-livre.

En France, dans les unités françaises pré-métriques, le système de masse se disait justement « les poids du marc » et le marc valait environ 244,8 grammes.

Marc: ancienne monnaie d'or ou d'argent pesant 8 onces. Ce mot désignait aussi la quantité d'or ou d'argent pesant 8 onces.
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Mazel
Mazel: banc de boucher installé sous la halle.
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Mense
La mense est le revenu destiné à l'entretien d'une personne ou d'une communauté religieuse. La mense d'un évêché est composée de la mense épiscopale qui revient à l'évêque et de la mense capitulaire qui revient aux chanoines et qui est divisée en autant de prébendes que de membres. Au niveau monastique, la mense abbatiale revient à l'abbé alors que la mense conventuelle revient aux moines.
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Mességuier
Mességuier: garde chargé principalement de surveiller les récoltes.
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Mesures pour l'Aube
Dans la plupart de ces communes, le mesurage des terres ci-devant seigneuriales est fait, depuis environ 30 ans, à la perche de 20 pieds; et celui des particuliers, à l'ancienne perche de 8 pieds 4 pouces; ce qui porte dans les déclarations l'arpent des premiers à 100 cordes de 20 pieds, et celui des seconds à 111 cordes, et le journal à 75 cordes pour les uns, et 83 et 1/2 pour les autres.

On évalue encore dans ce département les terres en mesure de terre, qui est le 6e de l'arpent, et mesure de chenevière, qui en est le 12e; Boisseau 16e d'arpent pour les chenevières, ou 12e d'arpent pour les autres terres; Journée, Ouvrée, Felte, et Homme, pour les vignes.
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Mesures pour la Dordogne
Deux systèmes de subdivisions se partagent l'essentiel de la Dordogne:
Le boisseau qui est égal à 8 picotins.
Le boisseau qui est égal à 2 mandurières qui valent chacune 4 picotins. Parfois, la « Grande mesure » équivaut à 6 picotins au lieu de 8.
Il arrive que pour une même localité, deux mesures cohabitent. Dans d'autre localité, la mesure est indiqué mais sa valeur exacte manque.
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Mesures Provencales
Mesure de longueur usitée autrefois dans le Midi; elle se divisait en 8 pans et valait deux mètres. plus ou moins selon les pays.

Cano carado, mesure de surface équivalent a quatre mètres carrés. La cano carado se subdivisait en 64 pans.

La cargo ou charge de blé ou d'amandes valait en Provence trente-deux décalitres ou environ; la charge de vin valait un hectolitre; la charge d huile 24 décalitres; la charge de bois 125 kilos et la charge de raisins à Aix valait 161 kilos. La charge de terre, mesure de superficie pour ensemencer une charge de blé, contenait 1600 cannes carrés, c'est-à-dire 63 ares environ et se divisait en 8 eimino. Aujourd'hui, la charge métrique de blé vaut à Marseille 160 litres.

La Carterée, Mesure de superficie valant deux mille mètres carrés. L'are étant 100 mètres carrés, 20 ares valent une carterée. On estime les demi guérets à 15 francs la carterée et les pleins guérets de 30 à 40 francs. Les guérets d'avril et mai doivent avoir 30 centimètres de profondeur. Les guérets pour le jardinage, étant profonds et bien façonnés, peuvent s'évaluer à 40 francs la carterée. La carterée en prairies produit environ 700 kilos à chaque coupe. La carterée en blé produit environ deux charges de blé.

Cosso Couosso à Nice; couasso dans le Var. Petite mesure pour les grains et les surfaces; c'est la vingtième ou douzième partie de l'eimino selon les pays, et la cent soixantième partie de la cargo. En certaines localités, c'est le quart de la panau; à Villeneuve-lès-Avignon, c'est la huitième partie de l'eiminado.

Coupado, Mesure de superficie usitée dans le Tarn, seizième partie de la seisteirado.

Coupo, Mesure de capacité pour les liquides valant de 20 à 30 litres. Mesure de grain équivalent au douzième ou au seizième du setier; en Limousin, douzième partie du boisseau; en Gascogne, boisseau; en Rouergue, quart de la sétérée.

Des (vieux), Borne limite d'un terrain, parce qu'on marquait les limites autrefois, comme on le fait encore aujourd'hui dans beaucoup d'endroits, avec une croix de Saint André qui ressemble à un chiffre romain.

Destré, Perche servant à arpenter. Mesure agraire usitée autrefois dans le Midi; le destré de Provence était la centième partie de l'eiminado et équivalait à huit mètres carrés, plus ou moins selon le pays; le destré d'Alais et de Montpellier se subdivisait en dix pans et valait vingt centiares; celui de Béziers valait quinze centiares soixante-dix-neux milliaires; en Languedoc, on employait aussi le destré pour mesurer les bâtiments et, dans ce cas, c'était une corde de 2 mètres 50 cent.

Eiminado, Espace de terrain que l'on peut ensemencer avec une eimino de blé; ancienne mesure agraire équivalent à huit ou dix ares selon le pays; l'eiminado de Provence était la huitième partie de la saumado et contenait 100 destrés ou 200 cannes carrées; l'eiminado du Dauphiné était la moitié de la seisteirado et l'eiminado du Roussillon valait soixante ares.

Eimino, L'eimino formait la moitié de seistier, le huitième de la saumado ou de la cargo et se divisait en 20 cossos, 8 monturen ou 8 poignadiero ou en 2 quarto.

Escandau, Mesure usitée pour l'huile et les liquides en général, ainsi que pour la chaux, c'est le quart de la miheirolo.

Journau, Mesure de superficie qui vaut près de vingt ares en Provence; environ soixante ares à Aix; vingt-neuf ares en Gascogne. Journau de vin, mesure de vigne, composée de 500 souches, dans le Tarn.

Liéuro, En Provence, Languedoc et Gascogne, la livre-poids se divisait autrefois en 16 onces et 128 gros. La livre d'Aix valait 379 gros 16; celle de Marseille, 388, 50; celle d'Arles 391,36; celle de Carpentras, 400; celle d'Avignon, 487,992; celle d'Alès, 415,89.

Miheirolo, Mesure de capacité pour les liquides, en usage en Provence. Elle contient 4 escandaus, ce qui équivaut à soixante-six litres.

Monturen, Mesure de capacité usitée à Nice: huitième partie de l'eimino, environ deux litres cinq décilitres.

Ounço, Seizième partie de la livre en Provence; elle se divisait en 8 ternaux.

Pan, Longueur d'une main ouverte, mesure de 9 pouces usitée en Provence, Languedoc et Gascogne. Le pan était la huitième partie de la cano et il se divisait en 8 menuts. On l'emploie aujourd'hui pour le quart d'un mètre.

Panau, Ancienne mesure usitée en Provence pour les grains équivalent au double décalitre. La panau est la moitié du sestier et le dixième de la cargo. Elle se subdivise en 4 civadiers ou 8 quartiers. C'est aussi une mesure agraire qui comprend 10 poignardières ou 160 canes carrées et qui est la moitié de la seisteirado ou la dixième partie de la cargo. A Aix, la cargo d'avoine est de 12 panaux et la cargo d'amandes, de 16.

Pot, Mesure de vin qui contenait 2 pintes ou 4 feuillets à Aix. Le pouet équivaut au litre.

Pougnadiero, Petite mesure de grains contenant environ trente-deux décilitres, ainsi nommée parce qu'elle est munie d'une poignée qui sert à la manier d'un seule main. C'est le quart de la quartiero, le cinquième de la panau, le huitième de l'eimino et le vingt-quatrième du setier dauphinois.

Pougnerado, Espace que l'on ensemence avec une pougnero ou pougnadiero de grains. Petite mesure agraire usitée en Dauphiné, sixième partie de la quartelade, vingt-quatrième de la seisterado et équivalant à un are quarante-deux centiares.

Quarteiro, Petite mesure pour les grains dont 8 font la panau ou 6 doubles-décalitres. Le quarteiro de Béziers équivalait à 16 litres 40. Le quartiero se divise en 4 pougandieros.

Quarto, Mesure pour les grains et les amandes valant le quart du sestier et la moitié de l'eimino, le quart du boisseau dans la Drôme; mesure agraire équivalant au Languedoc à environ cinq ares; en Rouergue a neuf ares.

Quartounado, Terre que l'on ensemence avec un quartoun de blé. Mesure agraire, quatrième partie de la seisteirado. En Limousin, le quart de la quarteirado est de 2 boisseaux.

Quartoun, Mesure de blé usitée en Gascogne. Mesure de deux litres à Béziers. Le quartoun de Toulouse valait quatre setiers au XIVe siècle.

Ras, Selier, Mesure usitée pour les grains, amandes et noix. Elle se divise en 12 pougnadieros ou 2 panaux et vaut 2 double-décalitres. Un ras de civados, une mesure d'avoine.

Saumado, Mesure de capacité usitée en Provence et en Languedoc pour les grains, châtaignes, glands; elle équivaut à 2 hectolitres, plus ou moins selon les pays, et se divise en quatre setiers ou huit eimino. En surface, elle équivaut à 8 eiminado.

Seisterado, Contenu d'un setier. Etendue de terrain que l'on peut ensemencer avec un setier de blé. Mesure agraire équivalente à vingt ares, plus ou moins selon les pays. La seisteirado de Nîmes se divisait en 100 destrés et celle de Montpellier en 75. La seisterado du Dauphiné. contenait 900 toises carrées, soit 34 ares environ; la seisterado du Limousin 25 ares; celle d'Albigeois contenait 32 boisseaux; celle de Béziers 16 ares; celle de Rodez, 2 hectares 1/2.

Sestier, Mesure de grains équivalente à 6 décalitres à Arles plus ou moins selon le pays; il vaut, en général, 2 eimino et devient le quart de la cargo de la saumado. Le sestier de Limoges contenait 50 litres et celui de Loriol 80 litres. Le muid de vin de Montpellier contenait 18 sestiers et le sestier, 32 pots.

Ternau, Huitième partie d'une once qui se divise en 3 deniers.
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Moëre
Une moëre est en réalité une étendue d'eau naturelle (lac ou mare) asséchée par pompage de l'eau.
(Marc Beyaert, La Belgique en cartes, éditeur Lannoo, 2006)
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Mortuaire
Domicile, mortuaire (jurisprudance), Lieu où une personne avait son domicile légal au moment de son décès.
Droit mortuaire.
Portion du bétail ou des meubles que l'église paroissiale prélevait en quelques endroits sur les successions.
Mortuaire, il se dit, dans l'ordre de Malte, du revenu d'une commanderie, depuis la mort du titulaire jusqu'au premier mai suivant Le mortuaire appartenait au grand maître. (Page 807)
Sources: Complément du Dictionnaire de l'Académie française, publié sous la direction de membres de l'académie française, avec une préface, par M. Louis Barré. Paris 1881 - Bnf
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Mouture
Impôt pour l'utilisation du moulin.
1 sac sur 16 au meunier.
Pour 5 minots de blé à moudre, le seigneur touche 1 boisseau.
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Muid
Le muid, du latin « modius », la mesure [principale] est une ancienne mesure de capacité pour les grains et autres matières sèches et également pour les liquides.

Sa valeur — clairement définie à Paris — pouvait tout de même varier suivant les régions et la nature des marchandises à mesurer.
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Muid de liquide
A Paris, le muid de liquides était de 274 litres (8 pieds cubes). Il fut employé en France notamment pour les mesure de vin. En province, sa contenance variait de 270 à 700 litres. Le tonneau contenant un muid s'appelle futaille.
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Muid de matières sèches
le muid de Paris valait 12 setiers de 12 boisseaux de 640 pouces cubes, soit 1,824 m³.
le muid d'avoine contenait un peu plus de 3,7 m³;
le muid de sel équivalait à un peu plus de 2,4 m³; en Lorraine, 0,52877 m³;
le muid de charbon de bois valait 4,1 m³.
Selon l'inventaire de 1155 à Cluny (dans le Mâconnais), un muid vaut 9 setiers

Notez que le muid correspondait aussi à la surface de terre que l'on peut semer avec un muid de grain.
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